NOS DERNIERS COUPS DE COEUR

  • Swastika night

    Choisi par Anne

    L’auteur nous emmène dans une Allemagne nazie victorieuse qui s’est étendue bien au- delà de ses frontières actuelles. Plus de 7 siècles ont passé et le visage du monde a été totalement remodelé entre deux grandes puissances : l’Allemagne et le Japon. Militarisme triomphant, propagande et censure, lavage de cerveaux, Hitler au rang d’un dieu, femmes reléguées au rang d'animaux... Quelques personnes résistent cependant à leur manière et redécouvrent des vérités oubliées, des vérités qui changent tout et redonnent espoir en l’humanité ?
    Ecrit en 1938, ce roman est brillant. A lire !

  • Memoires d'un chasseur de renards

    Choisi par Carine

    Amateurs de littérature anglaise précipitez-vous! La maison d'édition L'Eveilleur réédite pour notre plus grand plaisir Mémoires d'un chasseur de renards de Siegfried Sassoon. Ce roman, aux forts accents autobiographiques, met en scène un jeune orphelin George Sherston, élevé par sa tante, de son enfance à la 1ère Guerre Mondiale. On y traite bien évidemment d'équitation et de chasse à courre mais ce qui nous est donné à lire c'est un roman d'apprentissage tour à tour cocasse et bouleversant. Un véritable bonheur de lecture !
     
     

  • Un an à vélo ; d'Amsterdam à Singapour

  • Ripley Bogle

    Choisi par Sandra

    Ripley Bogle, SDF de 22 ans, issu des classes laborieuses irlandaises, vagabonde dans les rues de Londres et nous raconte son histoire. Ce jeune homme arrogant, paresseux, nihiliste mais suffisamment doué pour sortir de Cambridge, s’épanche sur l’épaule du lecteur, le prenant à témoin de sa lente descente aux enfers. De digressions en arcs narratifs, alternant le «Je», le «tu» et le «il», utilisant les codes du roman comme ceux du théâtre, Robert MCLiam Wilson livre ici un premier texte d’une construction impeccable, servi par une langue absolument maîtrisée. Dans ce voyage au ras du pavé, les références à Dickens et Orwell ponctuent le récit qui constitue une sorte d’autobiographie déguisée de l’auteur, préfigurant le reste de son œuvre. Depuis longtemps épuisé, ce roman sur la misère, la douleur et le mensonge, ressort enfin en librairie. Comme son chef d’œuvre «Eureka street» l’a confirmé par la suite, Robert McLiam Wilson est un décidément immense auteur !
     

  • L'ordre du jour

    Choisi par Christine

    Prix Goncourt 2017
    Quand la littérature se mêle d’Histoire, cela donne un texte fascinant qui montre comment les grands noms de l’industrie Allemande ont participé au financement du nazisme. Il y a dans ce livre un petit air des « Damnés » de Visconti

  • Nous, les déviants

    Choisi par Marielle

    Un roman riche d’intrigues, de vengeances et d’amitié. L’amitié d’Ella, Max, Corey, Fallon et Zane, amis depuis leur plus tendre enfance, mais séparés depuis le drame qui a gâché leur jeunesse, et volé leur innocence. Un récit sombre qui entremêle la beauté d’un roman initiatique et le suspens d’un vrai thriller !
    Un roman bouleversant, plein de tensions et d’émotions !

  • Pourquoi les poètes inconnus restent inconnus

    Choisi par Charlotte

    Richard Brautigan est un romancier et un poète : un homme hors de son temps. Bien trop en avance sur une société dont il ne comprend pas tous les rouages,  il nous livre dans ce recueil d’une très grande richesse une partie de lui. Avec une émotion toujours maitrisée, l’auteur nous conte des bouts de sa vie pouvant divaguer d’un amour de soirée à une réflexion sur la société américaine.
    Amateur de poésie et adepte de la Beat génération n’attendez plus, ce recueil est fait pour vous !
     
     

  • La milléclat dorée

    Choisi par Marie D.

    Passionné de botanique, renard décide un jour de partir à la recherche de La milléclat dorée, une plante particulièrement rare qui pousse exclusivement dans la montagne et dont aucune description précise n’existe. L’occasion d’une échappée jusqu’au sommet.
    Un album sensible, à l’illustration épurée. Un trésor !
     
     

  • Dragon blood T.1 ; le sang du dragon

    Choisi par Anne

    4 espèces de dracs  (Sable, Azur, Sinople, Gueule). 4 pouvoirs différents grâce à leur sang. Une poignée d’élus.
    Un monde qui dépend entièrement du commerce du sang des dracs. Des dracs en voie de disparitions. Des conflits qui couvent et qui éclatent. Des alliances et des trahisons. Des destins qui s’entremêlent : le jeune vaurien Clay, l’espionne Lizanne, le lieutenant Hilemore notamment. Une recherche désespérée pour trouver le légendaire Drac- Argent.
    On se laisse happer par ce monde au bord de l’implosion et ces personnages pas  toujours très nets.
    Un roman de fantasy classique, qu’on lit avec plaisir !
     
     

  • Le groupe

    Choisi par Marielle

    Dans son nouveau roman pour ados, Jean Philippe Blondel nous invite dans une classe de lycée, au côté de dix élèves de terminale et deux de leurs professeurs. On s’incruste dans ce groupe qui se retrouve une heure par semaine pour un « atelier d’écriture ». L’occasion pour eux de se livrer, de communiquer, de briser les barrières, d’imaginer un monde meilleur, de se construire, et de rêver, ensemble !
     
    Un roman à plusieurs voix troublant de sincérité ! À mettre dans toutes les mains (que ce soit des mains d’ados ou d’adultes !)
     
     

  • Loup gris et la mouche

    Choisi par Marie D.

    Oh que cela peut être agaçant une mouche ! Surtout quand, comme loup gris, après en avoir avaler une, on se met à zozoter. Le chef de la meute n’apprécie pas du tout et Loup gris va devoir trouver une solution s’il veut garder sa place. Maxipattes l’araignée, elle, elle en mange toute la journée des mouches. En voilà une idée ! « Si z’avale Maxipattes, elle pourra manzer la mouss. Extra, mon plan ! ». Malheureusement pour Loup gris, cela risque d’être un peu plus compliqué.
    Un album désopilant à partir de 4 ans !


     

  • La coalition

    Choisi par Carine

    L'argument de ce magnifique roman qu'est La Coalition d'Emmanuel Bove tient en quelques mots. Mais quelle justesse et quelle écriture!
    Une mère Louise Aftalion et son fils Nicolas viennent à Paris après la mort du père dans le but de trouver un emploi pour Nicolas. Cependant le lecteur va rapidement s'apercevoir que ces derniers tentent de vivre de l'aide financière ou autre que leur entourage plus ou moins proche peut leur fournir. Ces deux êtres tragiquement inadaptés de velléités en inconséquences vont précipiter leur destinée dans une chute inexorable vers la misère la plus sombre.C'est un véritable bonheur que cet auteur oublié soit réédité par les éditions de L'Arbre Vengeur car Emmanuel Bove -découvert par Colette-nous offre à travers ses romans une jolie leçon de style. Il n'a pas son pareil pour plonger dans l'âme humaine et exprimer avec justesse les rapports qui régissent les êtres humains. À lire absolument!
     
     

  • Jours barbares

    Choisi par Olivier

    Grand reporter au New Yorker (il a été maintes fois récompensé pour ses reportages) c’est en écrivant sur sa passion cachée, le surf, que William Finnegan obtient en 2016 le prix PULITZER dans la catégorie récit.
    Le surf ressemble à un sport, un passe-temps. Pour ses initiés, c'est bien plus : une addiction merveilleuse, une initiation exigeante, un art de vivre.
    Élevé en Californie et à Hawaï, William Finnegan a commencé le surf enfant. Après l'université, il a traqué les vagues aux quatre coins du monde, errant des îles Fidji à l'Indonésie, des plages bondées de Los Angeles aux déserts australiens, des townships de Johannesburg aux falaises de l'île de Madère.
    D'un gamin aventureux, passionné de littérature, il devint un écrivain, un reporter de guerre pour le New Yorker. À travers ses mémoires, il dépeint une vie à contre-courant, à la recherche d'une autre voie, au-delà des canons de la réussite, de l'argent et du carriérisme : « le nouvel idéal émergeant était la solitude, la pureté, la perfection des vagues, loin de la civilisation.(…) C'était une piste qui nous éloignait de la citoyenneté au sens archaïque du terme, pour nous conduire vers une frontière à demi effacée où nous pourrions vivre comme des barbares de la fin des temps. »
    C’est avec une infinie pudeur que se dessine le portrait d'un homme qui aura trouvé dans son rapport à l'océan une échappatoire au monde et une source constante d'émerveillement.
    William Finnegan rend fabuleuses ses mémoires, sa force d'écriture est telle qu'il rend palpable toutes les sensations éprouvées par le surfeur. Certains passages sont majestueux. Comme celui ou pris dans un tube il décrit ce bout de tunnel qui s’ouvre et se ferme comme le diaphragme d’un appareil photo.
    Récit de vie intense, ode à l'enfance, à l'amitié et à la famille, invitation au voyage tout autant que réflexion philosophique "Jours barbares" capture comme rarement l’essence d’une passion et décrit comme aucun la quête de soi. Tout simplement un grand livre.

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