Laïcité

Même si la loi de 1905 qui instaura la séparation de l’Église et de l’État semble pour beaucoup de citoyens bien lointaine, elle n’a jamais été aussi présente aujourd’hui au cœur de notre République et du débat public.

Cette loi fondement de la laïcité est le socle de notre liberté.

  • Ce Bêtisier du laïco-sceptique est un manuel de survie laïque en temps de polémique. Les quatre auteurs, trois chercheuses reconnues en philosophie, sociologie et sciences politiques, Renée Fregosi, Nathalie Heinich et Virginie Tournay, ainsi que le président du Comité Laïcité République, Jean-Pierre Sakoun, ont concocté avec ce livre un petit feu d'artifice qui donnera à chaque lecteur l'envie de se dire laïque.
    Il aborde, sans fard et dans un esprit positif et respectueux de la liberté, les questions que se posent les Français. En sept chapitres, quarante-trois réponses courtes et teintées d'humour, il remet la laïcité à sa place, au centre de la République, et montre qu'elle est le socle de notre liberté. De l'école à l'islamisme dans toutes ses variantes et ses tentatives d'imposer la loi religieuse, de la rationalité scientifique à la fraternité des peuples, tous les sujets sont traités avec précision.
    On sort de ce livre rasséréné et heureux de vivre en France. Les pingouins du célèbre dessinateur de presse Xavier Gorce qui émaillent le livre, délicieux, délirants et féroces, mettent le sourire voire le rire aux lèvres et rappellent que l'un des premiers droits de citoyens libres, c'est celui de rire et de faire rire. Une brève bibliographie sélective et des annexes présentant les textes essentiels qui fondent la laïcité suivent le bêtisier et permettent à qui le désire d'aller plus loin et de renforcer ses connaissances.

  • « Après les attentats de 2015, la laïcité fut invoquée et convoquée. Dans les collèges et lycées du pays, le élèves furent rassemblés et des leçons de laïcité leur furent administrées. Après l'horrible assassinat de Samuel Paty, les enseignants ont de nouveau été instruits d'informer leurs élèves sur la laïcité. Le drame est qu'ils se sentent tout autant démunis qu'il y a cinq ans, car la laïcité souffre d'une double ignorance. D'abord ceux qui lui sont attachés et sonnent parfois l'alarme, rendent sa défense impossible, faute d'arriver à la définir simplement et clairement. Du coup, elle est perçue par d'autres comme un catéchisme répétitif, un corset vide de sens, voire comme un régime de discriminations, c'est-à-dire rien de ce qu'elle est... La laïcité, qui permet aux croyants et non croyants d'être libres et égaux en droit, est au coeur de l'identité française. Mais la majorité des Français ne sont pas à même de la définir. Ils ne sont pas capables d'expliquer à leurs enfants, à leurs amis, à leurs collègues, comment elle vit en droit et en pratique. De la Laïcité offre pour la première fois et pour tous publics, une définition et une explication fondées sur le droit et sur l'histoire. Son appropriation par le plus grand nombre des citoyens est le premier instrument de sa défense efficace et légitime. ».
    Patrick Weil

  • « La laïcité est contre les musulmans. » « Les signes religieux n'ont rien à faire dans l'espace public. » « À l'école, on n'a pas le droit de parler des religions. » Régulièrement brandie comme argument massue dans les médias et les débats politiques, la laïcité fait l'objet de fantasmes. Dans un contexte de peurs multiples, nombre de discours visent à imposer un « durcissement » de la laïcité dans le but, parfois inavoué, de réduire les libertés qu'elle garantit et de multiplier les interdits qu'elle prévoit. Au risque de la dénaturer et de briser l'équilibre fragile posé par la loi de 1905.
    Les exemples de polémiques à ce sujet se sont multipliés ces dernières années, se focalisant essentiellement sur l'islam.
    Pour sortir des préjugés et garantir un débat serein, il paraît indispensable de se réapproprier point par point la laïcité telle que définie par le droit et telle qu'elle découle de notre histoire : éclaircir les confusions, déconstruire les idées reçues et les représentations fausses.
    Face aux replis identitaires (de tous ordres), aux contestations et aux pressions contre la République, mais aussi face à l'instrumentalisation dangereuse et de plus en plus courante de la laïcité, ce livre s'attache à définir ce qu'elle rend possible et ce qu'elle interdit, et sous quelles conditions.

  • C'est la laïcité qui fait que la République française est une nation unique avec un peuple unique, et non un mille-feuille de communautés. La laïcité n'est pas un gâteau que l'on partage entre les différentes religions, en en distribuant un morceau aux noncroyants.
    C'est un combat politique.

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  • "Je suis un spiritualiste convaincu", écrivit ce président du Conseil dans la relation qu'il fit de son ministère, l'un des plus longs que connut la IIIe République. Cette spiritualité d'Emile Combes fut celle qui n'accepta le positivisme que pour sa méthode. Elle fut pourtant séduite par la pensée ambivalente de Renan. Aussi est-ce à la manière d'un schisme qu'il éleva dans une cathédrale de la libre-pensée une laïcité combattante face à une Eglise universelle et multiséculaire.
    Or, le rapport d'Aristide Briand devant la Chambre des députés devait donner à la vision de Combes une autre orientation, source d'une opposition entre la vision dite globale d'Emile Combes et la vision dite libérale d'Aristide Briand. Dans cet ouvrage, l'auteur, Jacques Limouzy, apporte un regard nouveau en éclairant ce débat très français de considérations iconoclastes sur Emile Combes. Ce qui lui fait écrire que ce dernier a défendu une construction spirituelle, mais évidemment pas non religieuse de la loi de 1905, quand Aristide Briand en a fait un texte majeur du droit public des libertés.
    Jacques Limouzy donne corps à cette thèse en explorant les convulsions religieuses du pays natal d'Emile Combes, qui est aussi le sien, et son parcours comme élève puis enseignant au séminaire de cette ville jusqu'au vote de la loi de 1905.

  • Dans cet ouvrage qui bouscule bien des évidences, Vincent Peillon s'attache à saisirl'ambition, la nature et le sens de la laïcité chez ses fondateurs républicains. Quevoulaient-ils dire lorsqu'ils parlaient de « foi laïque », de « morale laïque », de « religionlaïque », et même de « Dieu laïque » ? Prenant prétexte d'une invitation adressée par lejeune Jaurès au radical Camille Pelletan à venir le voir à Toulouse afin d'y rencontrerdes « théologiens laïques, » Vincent Peillon cherche à comprendre ce que pouvaitsignifier pour Jaurès et pour les fondateurs ce qui nous apparaît comme unecontradiction dans les termes et un monstre conceptuel : une « théologie laïque ». Il estainsi conduit à restituer à la notion de laïcité une complexité et une profondeur qui sonttrop souvent ignorées aujourd'hui.

  • La laïcité est devenue un enjeu mondial et passionnel. On lui fait dire n'importe quoi. Il y a ceux qui voudraient l'adapter à l'Islam, l'accommoder, l'ouvrir ou tout céder. Et ceux qui, au contraire, voudraient interdire le voile à la plage ou à l'université. "Ni capitulation, ni persécution", disait Ferdinand Buisson, un des pères de l'école laïque. C'est la ligne de ce livre. Il répond aux faux-procès, dévoile la guerre culturelle menée par les partisans du modèle américain, retrace l'histoire de la loi de 1905 et de l'école laïque jusqu'à nos jours, éclaire les lignes de fractures, et propose un manifeste pour une politique réellement laïque, fidèle à l'esprit de la Séparation.
    Lucide, limpide et indispensable, cet ouvrage défend une vision combattive et équilibrée du modèle français de laïcité, qui n'est pas un glaive, mais un bouclier. Un plaidoyer pour la laïcité précis et nuancé.

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  • Certains hommes croient en un dieu ; d'autres en plusieurs ; d'autres encore sont athées ou agnostiques.
    Tous ont à vivre ensemble. cette vie commune, selon la première déclaration des droits de l'homme, doit assurer à chacun et la liberté de conscience, qui exclut toute contrainte religieuse ou idéologique, et l'égalité de droit, incompatible avec la valorisation privilégiée d'une croyance. la puissance publique promeut le bien commun. elle devra donc être neutre sur le plan confessionnel et développer, par l'instruction, l'exercice autonome du jugement.
    Afin que tous apprennent à vivre leurs convictions sans fanatisme ni intolérance. ainsi comprise, la laïcité n'est pas de l'ordre d'une option spirituelle particulière, mais constitue une condition de possibilité fondamentale de la vie publique. on ne saurait en conséquence la renégocier sans cesse, notamment au gré des fluctuations du paysage religieux et des rapports de forces qui les sous-tendent.

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  • Après Abdennour Bidar, Gilles Kepel, Pierre Rosanvallon et Michel Wieviorka, invités par le Dé- partement de la Haute Garonne les années précédentes, Gérard Noiriel, spécialiste de l'histoire de l'immigration en France, a abordé lors d'une coférence en décembre 2020 la question des « valeurs progressistes de la République et du rôle civique de la science et de la culture pour combattre les discours de haine ». Une réflexion menée de concert avec le public sur les violences et l'extrémisme au quotidien et dont ce livre reprend le contenu intégral entièrement revu par l'auteur.

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  • Après Abdennour Bidar, Gilles Kepel, Pierre Rosanvallon, Michel Wieviorka et Gérard Noiriel, invités par le Département de la Haute-Garonne les années précédentes, ce sont trois spécialistes de la laïcité et du vivre ensemble en France, Fatiha Agag-Boudjahlat, Frédérique de la Morena et Georges Bringuier qui abordent, lors d'une conférence en décembre 2020, la question des intégrismes religieux dans notre société, sur le plan scolaire, juridique ou encore politique. Une réflexion nourrie par les questions du public sur les thèmes de la violence et de l'extrémisme au quotidien ; ce livre en est la transcription intégrale, revue par les auteurs.

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  • Utopie virale.
    Des idées pour mieux vivre demain La pandémie que nous venons de traverser a révélé de nombreux dysfonctionnements de notre système collectif, mais aussi d'autres manières de vivre, de travailler, de créer des liens qui peuvent faire leur chemin. Nous aurons besoin d'utopie pour nous redresser, pour résister à d'autres catastrophes et inventer de nouvelles manières d'habiter ce monde.Aussi, nous avons demandé à trente-six de nos auteurs d'exprimer leur voeu de changement en de courts textes qui tracent les grands axes de la revue dans les mois à venir. Parmi ces auteurs, quelques-uns des piliers de la revue : Jean-Marc Ferry, Etienne Klein, Paul Valadier, Hervé Le Bras, David Le Breton, Laurence Devillairs, Mazarine Pingeot... mais aussi de jeunes plumes.C'est une occasion de découvrir la revue, sa réactivité à l'actualité, sa hauteur de vue, à travers la grande diversité de ses auteurs.Ce Hors-série est illustré par les portraits d'Emmanuel Prost.

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