Editions Elyzad à l'honneur

  • Ouatann

    Azza Filali

    Tunisie 2008, ciel bleu, âmes grises. Pègre et politique ont scellé leurs épousailles, l'affairisme tient le haut du pavé. Non loin de Bizerte, un village qui se meurt en silence où des jeunes embarquent pour l'Italie, les soirs sans lune.
    Dans une maison, au bout d'une corniche déserte, deux hommes et une femme se trouvent réunis : Rached, jeune fonctionnaire cupide et désinvolte, Naceur, ingénieur dont la vie, un jour, bascula, et Michkat, avocate en quête de repères.
    Tous trois soudés par un même désir, celui d'un avenir qui se fait attendre. La vie patine. À la jointure entre ciel et mer, le bonheur danse, insaisissable. Vivre, vivre... mais comment ?
    Un roman puissant qui nous donne à lire une Tunisie rarement décrite. Un tableau d'une société pré-révolutionnaire où le dénuement des uns, le luxe effréné des autres et l'atrophie programmée des valeurs citoyennes ont privé les êtres d'une dimension essentielle : le bonheur du pays partagé.

    Ajouter au panier
    En stock
  • Un jour d'été, le narrateur, un écrivain, rencontre Luz une comédienne de passage dans son pays. Cet amour naissant lui inspire un nouveau livre, le livre de sa vie.
    Entre humour et nostalgie, il confie à Luz les jeux de l'adolescence, le foot, les filles, les premiers émois amoureux. Il lui apprend les rites de la société tunisienne, ceux qui ont fait de lui un homme, dans le sillage du père et du grand-père, et comment, à écouter dans la nuit les contes orientaux d'Ommi Khadouja, on devient écrivain.

    Ajouter au panier
    En stock
  • Dans la bonne ville de Santa Clara, celle qui produit le meilleur rhum du pays, personne n'est au courant de la Révolution que le dictateur Alvaro Benitez a menée il y a une vingtaine d'années. Les habitants vivent et cultivent au gré des sérénades d'Ibrahim Santos, musicien météorologue. Alors forcément, l'intrusion des troupes armées révolutionnaires, et plus encore, l'arrivée d'un jeune ingénieur agronome brillantissime, vont quelque peu bousculer les habitudes. Sur le mode du conte, avec une pincée de réalisme magique, Yamen Manai moque ici les prouesses de nos avancées technologiques et parodie allègrement ces dictatures modernes qui souvent perdurent.

    Ajouter au panier
    En stock
  • Marie et Ridha se sont connus étudiants à Paris, dans l'effervescence des cafés et des discussions animées. On est à la fin des années soixante. Le pays de Ridha, la Tunisie, se construit avec ferveur : hôpitaux, écoles, universités... Le jeune couple décide de s'y installer.

    Tandis que son époux renoue dans la joie du retour avec ses amis et son mode de vie d'avant, Marie s'efface. Comment trouver sa place, poursuivre ses idéaux et conserver l'amour ? Dans ce monde nouveau qu'elle fait sien, confrontée à de vives turbulences, elle s'applique à tenir son passé à distance et tente de vivre au-delà des séparations.

    Un roman élégant, à l'écriture ciselée, qui nous introduit avec subtilité dans les émotions de personnages aux prises avec la culture de l'autre, l'absence et la recherche de leur propre vérité.

  • Une femme qui devient folle. C'est ce qu'entreprend de raconter Samia pendant ses longues vacances d'enseignante. Mais on ne sort pas indemne d'une telle entreprise. A force de s'obstiner à écrire l'histoire d'un être que la déraison éloigne peu à peu des lieux communs, voilà que le propos se défait, les histoires se défont : celle de la folle à propos de laquelle les mots manquent à la narratrice, mais surtout... la sienne propre.

    Ajouter au panier
    En stock
  • Michelle Perrot rend hommage à trois figures féminines du XVIIIe et XIXe siècle. Trois femmes de lettres qui ont marqué leur époque en s'engageant contre la violence de l'ordre établi. Trois vies soumises à la brutalité de l'opinion publique et de la sphère privée.
    Olympe De Gouges (1748-1793), auteur de la « Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne », rabaissée, méprisée puis guillotinée à la sortie de la Révolution qu'elle avait tant souhaitée. Flora Tristan (1803-1844), harcelée à mort par son mari, voyageuse infatigable (Pérou, Angleterre, tour de France), qui avait pour ambition d'unifier le monde ouvrier. George Sand (1804-1876), « l'égérie de la révolution de 1848 » selon ses adversaires, amie de Balzac, Dumas, Flaubert et pourtant dédaignée, par misogynie et jalousie, par une grande partie de la société.
    Dans ses portraits enrichis des textes des trois auteurs, Michelle Perrot réhabilite la mémoire et l'héritage de personnalités longtemps oubliées et qui ont tant contribué à la cause des femmes.

    Ajouter au panier
    En stock
  • Comment le hasard a-t-il choisi l'univers rigoureux des mathématiques pour réunir ceux qu'il a séparés onze ans auparavant à cause d'un oeuf ? Comment un ouvrier sourd a-t-il fait pour aider une mère à retrouver son enfant qu'elle pensait perdu à jamais ? Et qu'est venu faire ce chat de Sidi Bou Saïd dans tout ça ?
    Dans son premier roman, Yamen Manai mêle ce qu'on est spontanément tenté de séparer : science et folklore, rêve et réalité, Nord et Sud. Dans ce monde aussi riche en paramètres qu'en particules qui le composent, peu importe l'univers dans lequel on avance, notre marche est toujours celle de l'incertitude, et le hasard, malicieux personnage principal du livre, reste "maîtres des dés".

    Ajouter au panier
    En stock
  • Un douar de l'Ouest algérien au tout début des années cinquante.
    Salim a sept ans. Sa relation avec son frère est chargée de discorde. Il en a assez de passer pour une « fillette » ou un « bébé ». Il attend avec angoisse et impatience le couteau de la circoncision qui l'élèvera enfin au rang de mâle accompli.
    Cérémonial inéluctable, sa purification est pourtant remise indéfiniment. Un handicap terrible qu'il lui faut taire et supporter alors que s'ouvrent à lui les portes de l'école française où l'attendent de nouvelles inquiétudes, de nouvelles interrogations.
    Chronique tendre et subtile, parfois cruelle, ce roman initiatique fait surgir une Algérie inattendue. De Mouloud Feraoun à Marcel Pagnol. Un souffle épique où se profilent les rumeurs de la guerre qui commence.

  • Dans le sud de l'Irak, pour restaurer l'unité du Califat, un prince-régent arbore le drapeau noir de sa dynastie, lève une armée nombreuse et donne l'assaut à ses adversaires chiites. La guerre, longue, brutale, chemine avec son cortège d'horreurs : têtes coupées, chefs crucifiés, femmes violées et gardées captives.
    Ces quelques lignes pourraient sembler d'une actualité récente. L'histoire que raconte « Rose noire sans parfum », pourtant, ne se situe pas dans le Moyen- Orient en lambeaux de ce xxie siècle naissant, mais longtemps, bien longtemps avant, au ixe siècle de notre ère. Durant près de quinze ans, de 869 à 883, l'empire abbasside est secoué par la révolte des Zandjs, ces esclaves originaires de l'Est de l'Afrique que l'on emploie, depuis plus d'un siècle déjà, pour rendre cultivables les marais du Bas-Euphrate. A leur tête, Ali ibn Muhammed, un personnage mystérieux, mi-prédicateur mi-chef de guerre, faux prophète dont on sait peu de choses. Face à lui, le régent Al-Muwaffaq et son fils dirigent l'armée califale.

    Ajouter au panier
    En stock
  • Roland et Jaffar sont chômeurs, ils sont jeunes. Ils rêvent d'amour, de révolte et d'argent.
    Ils se retrouvent en prison dans la même cellule et se racontent les coups foireux, les désespoirs, les filles des Petites Annonces. Lise la fille des hold-up, la ferme, le pays, la mère... dans leur langue, rude et émotive.
    Jaffar et Roland refusent de vivre le destin lamentable de leurs pères. Ils deviennent ainsi les héros maudits, tragiques, d'une mythologie moderne qui leur échappe.

    Ajouter au panier
    En stock
  • Lorsqu'un chantier gigantesque s'installe avec fracas près du campement de la fière tribu des Oulad Mahmoud, le silence du désert et le fil de la tradition s'en trouvent rompus. La belle Rayhana, la nièce du Chef, attire l'attention d'un ingénieur brillant. Autour du feu, il chante et loue les qualités de la jeune fille avec talent, et finit par venir la retrouver en secret la nuit sous la tente. Prise entre menaces et sentiments, Rayhana cède. Alors qu'elle pense devenir bientôt sa femme, elle découvre un matin avec stupéfaction que les ouvriers et les monstres d'acier ont abandonné le chantier. Nulle trace de l'ingénieur. Rayhana est enceinte. Pour éviter le déshonneur, sa mère l'oblige à abandonner son enfant, puis la marie contre son gré au bon Memed, qui l'aime sincèrement. Mais Rayhana n'a de cesse de retrouver son enfant, et elle s'échappe de sa tribu pour rejoindre la ville d'Atar, puis de Nouakchott.
    Dans sa fuite, pour se venger, elle emporte avec elle le tambour sacré des siens, scellant ainsi son destin à la rage des hommes.

    Ajouter au panier
    En stock
  • De 1930 aux années 2000, de Haïfa à Genève, de mère en fille, quatre femmes libano-palestiniennes tenaces, déterminées, attachantes, nous racontent la panique des départs dus à la guerre et leur exigence de liberté. Les palpitations du Moyen-Orient du XXe siècle irriguent le récit de leurs vies. Naïma est mariée à douze ans ; Ema, étudiante hippie, se retrouve embarquée en pleine guerre civile ; Dara, jeune fille sage, fugue pour retrouver le Liban de ses origines ; quant à la petite Lila, elle peine à trouver sa place dans cette famille nomade et tourbillonnante...
    Toutes, face à l'Histoire qui se répète et à la violence des hommes, cultivent la vitalité renouvelée qui leur permet de se reconstruire ailleurs. Dans ce premier roman dynamique, où même les drames se prêtent à l'humour, Naïma, Ema, Dara et Lila, au plus près de nous, témoignent de l'exil comme d'une aspiration à exister. Grand Prix du Roman Métis, Prix du Roman Métis des lycéens, Lauréat du Festival du Premier Roman de Chambéry, Prix de la Première Oeuvre Littéraire Francophone de l'ADELF-AMOPA.

    Ajouter au panier
    En stock
  • Kenza est médecin à l'hôpital de son village. Son père lui a transmis sa passion des livres, tandis que sa mère lui a appris à tenir une maison. Depuis toujours Kenza se sent différente des autres, en rien semblable à sa mère ou à ses camarades de classe. Habitée par un vif désir de connaissance, elle fait tout pour échapper aux conventions de son milieu. Aussi, quand ses parents lui annoncent avec joie qu'un jeune homme a demandé sa main, offusquée par ce procédé, Kenza n'hésite pas à s'enfuir.
    Elle fuit cette « odeur de henné », l'emprise de la tradition et la mascarade des mariages arrangés.
    Mais déchirée entre ses aspirations à l'émancipation, les réconforts de la tradition et ses propres empêchements, Kenza finit par rejeter également cet espace de liberté qu'elle s'est octroyée en partant pour Paris.
    Cécile Oumhani fait vivre un personnage attachant, parfois irritant, qui se débat dans ses contradictions, vit intensément ses émotions, s'émancipe, mais à quel prix, et découvre à travers la souffrance une forme de liberté.

    Ajouter au panier
    En stock
  • « Tazmamart n'existe pas ». C'est ce qu'ont prétendu pendant près de 20 ans les autorités marocaines. Et pourtant. Après 18 ans de détention, en 1991, quand s'ouvrent les portes de cette prison d'un autre âge sous la pression internationale, 28 détenus survivants sortent de l'enfer. Ahmed Marzouki, qui a occupé la cellule 10 de ce mouroir, témoigne.
    Au début des années 70, 58 officiers et sous-officiers impliqués, à leur corps défendant, dans deux tentatives de coup d'État contre la monarchie, sont enfermés à l'est du Maroc dans l'Atlas. Détenus dans des conditions inhumaines, à la merci d'un directeur et de gardiens sadiques, torturés et laissés à l'agonie, à la folie et à la mort, seuls 28 survivront.

    Ajouter au panier
    En stock
empty