Chantal Thomas

  • De sable et de neige Nouv.

    "L'insaisissable m'a donné la clef du monde."
    De sable et de neige, ou l'art de vivre l'instant. Une splendide fresque pour célébrer la beauté des choses et la puissance de leur silence, de la Grande Dune d'Arcachon et la lumière du Cap Ferret jusqu'à la ville de Kyoto sous la neige, un 31 décembre. Les vagues venant rythmer le récit, comme si l'océan était le résumé de la vie, avec sa dimension tragique, inséparable du sentiment de joie et d'harmonie qu'il sait donner.
    Chantal Thomas poursuit ici son voyage dans l'intimité de la mémoire, à travers une langue d'élégance et de grâce, pour exprimer les sensations les plus fugitives et les plus essentielles dont nous sommes tissés. Et pour dire le lien d'amour entre une fille et son père : sa force d'absolu.

  • Au milieu des années 1970, Chantal Thomas, qui vient juste de soutenir sa thèse, décide de partir. Loin. À New York, alors ville de tous les dangers. Elle s'installe chez une amie d'amie. Le désir circule, les fêtes s'enchaînent. Un puissant souffle d'aventure anime la ville.
    Au milieu des années 1970, Chantal Thomas, qui vient juste de soutenir sa thèse, décide de partir. Loin. À New York, alors cité de tous les dangers. Elle s'installe chez une amie d'amie. Le désir circule, les fêtes s'enchaînent. Un puissant souffle d'aventure anime la ville.
    Aujourd'hui, amenée à séjourner dans l'East Village pour un été, elle retrouve un quartier totalement changé. Seules quelques traces demeurent de la marginalité d'autrefois, des graffitis sur les rares immeubles non encore " réhabilités " et dont Allen S. Weiss, partenaire de ce livre, va extraire des images photographiques qui rappellent un temps révolu.
    Car l'East Village était un lieu d'immigration et de bohème pauvre, inventive, où tout le monde se rêvait poète, où se rencontraient Allen Ginsberg, William Burroughs, Herbert Huncke, et les fantômes bien vivants d'Andy Warhol, de Lou Reed et du Velvet Underground.
    Au fil des pages, sur un mode à la fois précis et romanesque, Chantal Thomas évoque St. Mark's Church, le Chelsea Hotel, les bars, les rues, les peurs, les amours, dans un flottement des genres qu'elle restitue à plaisir, comme portée par la grâce d'une mémoire à même de revivre et faire revivre l'intensité d'une époque ouverte à tout. Par les temps qui courent, ce livre est une merveilleuse évasion, et le rappel d'une chose : la liberté est possible, elle est même un excellent principe de vie...
    I remember you well in the Chelsea Hotel
    You were talking so brave and so free...
    Leonard Cohen
    Avec des photos d'Allen S. Weiss

  • Des chauffeurs de taxi, des héroïnes de faits divers, des amoureux qui enferment leur cœur au cadenas traversent ces pages. Ils croisent tout naturellement Colette, Roland Barthes, Patti Smith, Voltaire ou Corto Maltese, sans oublier quelques figures chères de mon enfance, ma mère nageuse, mon grand-père bien-aimé... On peut dès lors lire ces Chroniques en passant comme un journal de voyage, si l'on croit que chaque matin contient une occasion de départ et une chance d'aventure, émotive, intellectuelle – la quête d'une certaine qualité de vibrations.
    Ce qui a piqué mon attention relève d'un intérêt essentiellement subjectif. Les rencontres, les lectures, les images et incidents qui m'inspirent et me donnent à rêver n'entrent pas dans un cadre préétabli. Ils participent de moments fugitifs, du charme de l'instant.
    J'ai écrit les textes ici réunis de 2014 à 2018, au rythme d'une chronique par mois, pour le journal Sud Ouest. Et à la fin, en me retournant, j'ai senti qu'ils formaient un livre. Le voici.
    C.T.

  • Ce livre est un exercice d'admiration et de reconnaissance : j'ai eu la chance de rencontrer en Roland Barthes un écrivain totalement habité par le désir d'écrire et qui avait la particularité d'écrire pour faire sentir ce désir, pour en faire partager le romanesque. D'écrire et d'enseigner, car il s'est agi pour moi en ces pages de chercher à faire exister le talent de parole de Barthes, l'étrange sagesse portée par son enseignement (un mélange d'intelligence analytique et de distance zen). Et plus largement, mais d'une façon qui lui est liée, de transmettre un certain nombre de valeurs que chacun de ses livres, du Degré zéro de l'écriture à l'admirable Chambre claire, réaffirme : l'amour de la langue, la différence au lieu du conflit, le goût du présent, le désir. Des valeurs sous le signe de l'harmonie, mais qui recèlent, s'il le faut, une dureté, un pouvoir de résistance absolue à tout ce qui se situe du côté du stéréotype, de la répétition mécanique, de la violence. Ch. T.

  • 1810. Vienne est une ville ruinée et humiliée par le passage et la victoire de Napoléon. Agathe- Sidonie Laborde, ancienne lectrice de Marie-Antoinette, se souvient des derniers jours de la reine à Versailles les 14, 15 et 16 juillet 1789, et particulièrement de ce jour où la famille royale s'est enfuie. Elle restitue le faste de la Cour, savamment orchestré par cette reine si controversée.

  • À la fin des années 30, la maison Zaltzer était devenue un lieu de villégiature idéal. Les habitués qui sy retrouvaient chaque été, célibataires et juifs pour la plupart, venaient là avec un but précis : jouer aux cartes, boire et faire lamour. Cet été-là, Rita est la première arrivée. Elle a hâte que les autres envahissent de nouveau la pension, pour lui faire oublier langoisse diffuse qui létreint. Mais ils se font attendre. Un orage éclate, le fleuve en crue se gonfle et déverse sa boue dans la cour de lauberge. Linquiétude monte elle aussi, se glisse dans les âmes, exalte les conversations.
    Le monde vacille, et de ce tohu-bohu émergent quelques images une synagogue abandonnée, un bar, un pont sur une rivière. Et, très loin, comme en rêve, le rivage de la Terre promise. Proche de Badenheim 1939, avec sa ville deaux étrange et ses signes prémonitoires, ce roman dAharon Appelfeld est de ceux qui annoncent la fin dun monde, celui dune Mitteleuropa encore ignorante du sort qui lattend.

  • Cafés de la mémoire

    Chantal Thomas

    Avec légèreté et mélancolie, ironie et émotion, Chantal Thomas met en scène sa jeunesse, ses études, ses errances. C'est à Nice, par une nuit de Carnaval, qu'elle commence son récit. Quelques huîtres, un verre de vin. L'oeil aux aguets pour observer ses voisins. Et tous les cafés de la mémoire resurgissent, cafés-vitrines, cafés secrets, café des spectres et café des artistes... Entre le temps de l'enfance à Arcachon, Bordeaux, puis Paris, se raconte l'histoire d'une jeune fille qui, exaltée par l'exemple de Simone de Beauvoir, veut devenir philosophe, s'inventer une vie nouvelle. Mais, très vite, c'est dans le grand livre du monde qu'elle va faire son apprentissage. Alors elle accorde aux rencontres de hasard et aux ivresses qu'elles lui procurent l'entière confiance qu'elle accordait au savoir. Cette autobiographie librement menée se situe entre 1945 et 1969, entre la libération de la France et la démission du général de Gaulle, c'est dire qu'elle est aussi le tableau d'une génération, le récit du triomphe de la jeunesse, de son éclat d'insouciance et de fête.Chantal Thomas (Prix Fémina 2002) pour Les Adieux à la Reine est désormais membre du Jury du Prix Femina. Directrice de recherches au CNRS, elle est spécialiste du XVIIIe siècle et a publié de nombreux essais.

  • Il est important de savoir distinguer entre ce qu'on souffre par nécessité et ce qu'il nous fait plaisir d'endurer. Faute d'accomplir la séparation, on manque, par complaisance dans la plainte sur des motifs de souffrir qui, au fond, nous sont chers, le plaisir de souffrir. Mais l'on manque aussi, en voulant se dérober à des souffrances inévitables, le lien essentiel qui unit le courage d'affronter la douleur à l'événement de la joie - à la seule possibilité d'un rapport au monde entièrement vivant.

  • "Nous sommes au milieu du XVIIIe siècle, pendant la désastreuse Guerre de sept ans, sous le règne de Louis XV.
    Deux soeurs, Apolline et Ursule, sont les héroïnes de ce récit. Elles sont nées à Bordeaux, dans un milieu très religieux. Le père, adepte de la Providence, s´adonne avec délice au bonheur de ne rien faire. La mère est en prières. La famille s´enfonce dans la misère. Ce dont Apolline s´aperçoit à peine, tandis que sa soeur aînée, animée par l´ambition et l´esprit de liberté, n´a qu´une envie : s´enfuir. Les soeurs se perdent de vue. Apolline est mise dans un couvent, puis devient préceptrice dans un château. Elle en sort pour retrouver sa soeur mourante, et découvrir, à travers un manuscrit, le récit de ses aventures.
    Ursule, rebaptisée Olympe, a réussi à se faire emmener à Paris par le duc de Richelieu, le superbe gouverneur d´Aquitaine. Elle rêve de faire carrière au théâtre, mais Richelieu l´offre à Louis XV, qui l´installe à Versailles dans sa petite maison du Parc-aux-Cerfs. Un brillant destin s´ouvre à elle...
    Comme Les Adieux à la Reine, ce roman est le fruit d´une alchimie entre érudition et fantaisie. On plonge dans une époque, ses couleurs, ses odeurs, ses rites, et dans un monde dominé par l´étrange duo que forment le duc de Richelieu, le plus célèbre libertin de son siècle, et le roi Louis XV, habité par le goût de la mort, le désir des femmes, et le sens du péché."

  • Nager. Nager pour fuir les contraintes, pour échapper aux vies imposées, aux destins réduits. Nager pour inventer sa sensualité, préserver sa fantaisie. C'est ce qu'a sans doute ressenti Jackie toute sa vie, commencée en 1919 et menée selon une liberté secrète, obstinée, qui la faisait, dans un âge bien avancé, parcourir des kilomètres pour aller se baigner sur sa plage préférée, à Villefranche-sur-Mer. Entre-temps, elle s'était mariée, avait quitté Lyon pour Arcachon, puis, devenue jeune veuve, avait échangé le cap Ferret contre le cap Ferrat, avec sa mer plus chaude, son grand été.
    Qu'a-t-elle légué à sa fille Chantal ? Quelque chose d'indomptable, ou de discrètement insoumis, et cette intuition que la nage, cette pratique qui ne laisse aucune trace, est l'occasion d'une insaisissable liberté, comme lorsque jeune fille, au début des années 30, Jackie avait, en toute désinvolture, enchaîné quelques longueurs dans le Grand Canal du château de Versailles sous l'oeil ahuri des jardiniers.

  • Ces Variations sur l'esprit du XVIIIIe siècle sont des variations sur un esprit rebelle et vagabond, fantaisiste, attaché à la jouissance singulière, au refus de tout comportement de groupe. Un esprit révolutionnaire ? Libertin et libertaire plutôt, comme va le révéler la rencontre avec les événements de 1789 et surtout avec la Terreur.

  • Set in the French and Spanish courts of the eighteenth century, this novel is based on a true story about the fate of two young princesses caught in the intrigues and secrets of the moment Philippe d’Orléans, the regent of France, has a gangrenous heart--the result of a life of debauchery, alcohol, power, and flattery. One morning in 1721, he decides to marry eleven-year-old Louis XV to the daughter of Philippe V of Spain, who is only four. Orléans hopes this will tie his kingdom to Spain. But were Louis to die without begetting an heir--the likeliness of which is greatly increased by having a child bride--Orléans himself would finally be king. Orléans tosses his own daughter into the bargain, the twelve-year-old Mlle de Montpensier, who will marry the Prince of Asturias, the heir to the Spanish throne. The Spanish court enthusiastically agrees and arrangements are made. The two nations trade their princesses in a grand ceremony in 1722, making bonds that should end the historical conflict. Nothing turns out as expected.

  • La reine sclrate Marie-Antoinette : Reine. Autrichienne. pouse de Louis XVI. Joua la bergre. Fut guillotine. Ces mots rsument le savoir le plus commun port par le nom de Marie-Antoinette : l'vidence de sa culpabilit ne fait qu'un avec celle de sa beaut. Chantal Thomas ne nous prsente pas ici une biographie de Marie-Antoinette, mais, partir d'innombrables pamphlets, l'tude d'un mythe, celui de la reine sclrate, de l' architigresse d'Autriche , cr par les courants misogynes et xnophobes, qui transformrent une jeune princesse en une prostitue, une nymphomane, un monstre. Chantal Thomas Elle a publi de nombreux essais sur Sade (Seuil et Rivages), Casanova (Denol), Thomas Bernhard (Seuil). Elle a galement crit Comment supporter sa libert (Rivages), un livre de nouvelles, La Vie relle des petites filles (Gallimard), un roman, Les Adieux la Reine (Seuil, prix Femina 2002) et un rcit, Cafs de la mmoire (Seuil, 2008). Elle est actuellement directrice de recherches au CNRS.

  • With contributions from some of the leading experts in international trade, law, and economics, Joel P. Trachtman and Chantal Thomas have compiled a comprehensive volume that looks at the positioning of developing countries within the WTO system. These chapters address some of the most pressing issues facing these countries, while reflecting on Robert E. Hudec's groundbreaking book, Developing Countries in the GATT Legal System. In his landmark contribution, Hudec argued against preferential and non-reciprocal treatment for developing countries. He did so on the basis of a combination of economic, political and legal insights that persuasively demonstrated that non-reciprocal treatment would not benefit developing countries. It is a testament to Hudec's legacy that his analysis is still the object of scholarly discussion more than 20 years later.
    The first part of this book evaluates the general situation of developing countries within the WTO. The second part examines market access and competition law within these countries. Lastly, it discusses the special arrangements these countries have with international financial institutions, the developing country's capacity to litigate, and an analysis of the country's level of participation in WTO dispute settlements.

  • Don Juan ou Pavlov, c'est d'abord le refus profond que la publicité soit réductible à une théorie, comme si la création publicitaire, faite de perpétuels jaillissements, pouvait résulter d'une équation. Mais c'est aussi la conviction que la publicité est communication et qu'il existe des règles pour bien communiquer. Celles-ci ont été formulées de façon exemplaire par Paul Watzlawick et le groupe de Palo Alto. Tout message comporte un contenu ; mais, en même temps, il modifie la relation qui unit les personnes qui communiquent. Le contenu est nécessaire, mais, sans une prise en compte de la relation, le message ne porte pas : cet enseignement est vital pour la publicité. Ce livre, devenu ouvrage de référence, met en avant une inventivité stratégique qui, fondée sur la recherche des différences, permet aux publicitaires d'être créatifs avant même de commencer à créer et, par là, de substituer au conditionnement l'aventure de la séduction. Claude Bonnange : Publicitaire, co-fondateur de l'agence internationale TBWA ; enseigne à l'Institut des sciences politiques ; président du CESP.

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