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  • En septembre 1984, le narrateur effectue sa rentrée au lycée Toulouse-Lautrec. Il fait la connaissance d'Éric, jeune homme singulier dont la scolarité est perturbée par une grave maladie. Durant sept années, liés par une amitié inébranlable, ils partagent tout : les heures gaspillées dans des cafés ou des fêtes improbables, une forte passion pour le cinéma dans lequel ils puisent modèles et espérances, mais aussi les admissions d'Éric à l'hôpital dont la santé décline. Un septennat mouvementé qui voit défiler contre le Front national ou la loi Devaquet la génération Mitterrand, fleurir les radios de libre antenne et résonner les chansons de The Cure ou de Nougaro.
    La disparition d'Éric marque la fin de cette époque tout à la fois insouciante et amère. Vingt ans plus tard, le narrateur s'aperçoit qu'il n'en a pas fait le deuil. Telle une cicatrice, elle hante sa mémoire, pèse sur chacune de ses histoires d'amour et d'amitié. À travers l'évocation de sa jeunesse toulousaine, il se réconcilie avec lui-même, avec l'homme qu'il fut et qu'il est devenu.
         

  • Les liens defaits

    Christian Authier

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    • 1 Février 2006

    Un jour, Christophe a lâché prise. Il n'en pouvait plus. La vie le minait, elle lui a explosé au visage. Pourtant il avait tout pour réussir : des amis, un travail et une famille. Pourquoi s'est-il coupé du monde et de la réalité oe

    Le narrateur, qui l'a connu lors de ses études, a partagé avec lui la passion du football, des relations fortes, des sorties et des voyages à l'étranger. Il recompose ici les événements des dernières années pour trouver des explications. En retraçant l'histoire tragique de son ami, il brosse le portrait d'une génération désabusée, celle de l'après-68, qui a vécu les années Mitterrand, la fin du communisme, les assauts du capitalisme, et se laisse à présent gagner par le cynisme ambiant. Le 11 septembre 2001 a secoué le monde, la peur a envahi la planète et les solitudes se sont multipliées. Aujourd'hui, plus que jamais, c'est « chacun pour soi et tous contre tous ». Certains n'en sortent pas vivants.

  • Une belle époque

    Christian Authier

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    • 20 Août 2008

    Le narrateur retourne sur les lieux de sa jeunesse, ceux d'une grande ville de province, où il a connu de l'automne 1994 au printemps 1995 une certaine liberté, l'ivresse du pouvoir et un amour inoubliable. Ce fut une belle époque. Après ses études, il travaille furtivement dans une agence de communication, puis dans le quotidien régional dont les propriétaires, une famille de notables véreux, ont beaucoup à se reprocher. Un jour, s'off re à lui et à ses amis l'occasion de se mettre au service d'un maire qui rêve de destinée nationale sur fond de campagne présidentielle. Ils n'ont pas vingt-cinq ans et l'avenir leur appartient, l'argent facile et l'envie de s'amuser font le reste. Ils organisent une opération humanitaire, aident à monter une pièce de théâtre, exhument le rôle d'une âme damnée de la collaboration et trouvent même une recette-miracle contre le chômage... L'époque prête à la confusion des genres. On ne jure que par la communication et les vertus de la modernisation à tous crins. Épousant les ambitions d'une nouvelle génération de politiciens, dont les bons sentiments affi chés masquent à peine le cynisme, la petite « troupe » découvre vite les eaux glacées des calculs égoïstes et des basses manipulations. Dans cette période tourmentée, l'élégance archaïque et la grâce de la belle Clémence rappellent toutefois au narrateur que la vie vaut d'être vécue. Du moins, il ne pouvait alors imaginer vivre autrement.

  • À quarante-huit ans, Patrick Berthet vient de perdre son père. Pour cet architecte en vue dans une grande ville de province, lui-même père de deux adolescents et amoureux comme au premier jour de celle qui partage sa vie depuis près de vingt ans, vient le moment d'une remise en question. Un temps refoulées, la tristesse et la fatigue provoquées par le deuil s'invitent. Pire : Patrick apprend qu'il est frappé d'une maladie ne lui laissant que quelques mois devant lui. Stoïque, il organise le plus froidement possible son départ jusqu'à ce que les médecins lui annoncent une erreur de diagnostic.
    Au soulagement succède immédiatement une immense lassitude. Comment vivre encore quand la mort programmée et attendue laisse place à une vie supplémentaire ? Patrick choisit de se cloîtrer dans une chambre d'hôtel, loin des siens, de sa famille, de ses amis. Commence alors une retraite cocasse et propice aux désirs les plus inattendus.

  • De chez nous

    Christian Authier

    « Les frontières de notre pays sont mouvantes. Elles viennent du passé et ne cessent de se renouveler en guettant l'horizon, elles n'épousent pas une identité nationale réduite à des papiers officiels, une feuille d'impôts ou une carte d'électeur. Pour les dessiner et peindre les visages qui en composent le coeur battant, nous aurons recours à l'Histoire, à la littérature, aux poètes, aux amis, aux vivants et aux morts, à des sentiments ordinaires et rares, à des souvenirs et à des espérances. Nous emprunterons des chemins buissonniers et d'autres plus balisés, des raccourcis et des digressions, des tangentes et des lignes droites.
    Bienvenue chez nous. »

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