10/18

  • Brooklyn, le quartier portuaire de Red Hook et sa faune brutale : voyous désoeuvrés cognant à l'aveugle, marins sournois, ouvriers syndicalistes salaces, travestis papillonnant leur fantasme d'amour, prostituées entaulées dans des bars minables. Des vies frustrées, gonflées d'ego, obsédées par le sexe, la violence et l'alcool - qui tournoient dans un lacis de flashs hallucinés. Cru, désespéré, sublimement trash. Paru avec fracas en 1964, ce roman inclassable et culte et un chef-d'oeuvre à (re-)découvrir absolument.

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  • Le démon

    Hubert Jr. Selby

    " le démon est un chef-d'oeuvre.
    De loin le plus accompli des romans de selby. pour un monsieur qui a reçu une éducation classique, c'est l'oeuvre parfaite. avec des scènes familiales absolument magnifiques. et cette tension déchirante, à l'intérieur... le mouvement dramatique doit aboutir là où il aboutit à la fin du livre. pas une page de plus. c'est splendide, achevé... le démon, c'est le don juan de mozart, le seul que je connaisse parfaitement.
    Et le cri de don juan, au bout, n'est pas un cri de détresse, attention ! c'est " merde ", jusqu'au bout ! avec ça, d'un point de vue stylistique, selby reste très classique : mais dans ce cadre classique, ce qu'il raconte est terriblement nouveau. ça fait du démon un roman fabuleux, tellement fort.. . " marc gibot, libération.

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  • En attendant le super plan came qui les rendra riches, Harry, sa petite amie Marion et Tyron se défoncent. Accro à la télévision et aux amphétamines coupe-faim, Sara, la mère d'Harry, fantasme de parader dans son émission fétiche. Aux prises avec ses illusions, lentement chacun s'enfonce dans un cauchemar où l'ivresse tutoie la solitude. Un trip infernal, avant la chute... Paru en 1978 et porté à l'écran par Darren Aronofsky (Requiem for a Dream), ce roman sous acide conte d'une écriture vertigineuse la tragédie du rêve américain. Noir, brutal, culte.

  • La geôle

    Hubert Jr. Selby

    Ne pas décevoir les lecteurs de last exit to brooklin, l'un des romans les plus forts des années 60, telle est la gageure que tient hubert selby jr, avec la geôle.
    Non seulement le lecteur n'est pas déçu, mais il se trouve davantage encore agrippé, secoué et emporté par un flot furieux et obscène de mos, de phrases et d'images les plus violentes qui lui aient été données à lire et à concevoir. la geôle, c'est l'uppercut le plus violent jamais asséné à la gueule de l'amérique.

  • C'est l'histoire d'un homme qui voulait juste en finir, s'acheter une arme et se tirer une balle dans la tête. Mais à la suite d'un bug informatique à l'armurerie, il doit patienter quatre jours avant de posséder l'arme. Durant cette waiting period, il reconsidère son projet et décide que d'autres que lui méritent ce sort. Il retrouve alors une raison de vivre en débarrassant le pays « des salauds » qui pourrissent la vie des gens bien. À commencer par ce bureaucrate chargé de veiller aux intérêts des anciens combattants et qui les floue en permanence ! Et après ? Après, il verra, mais une chose est sûre, les candidats sont nombreux. C'est l'histoire d'un démon dans l'Amérique d'aujourd'hui, un démon ordinaire qui refuse de mourir.

    « Selby était un immense écrivain et Waiting period viendra sûrement enfoncer ce clou de désespérance dans une lecture posthume et automnale. »
    Matthieu Rémy, Rolling Stone

    Traduit de l'américain
    par Claro

    "Domaine étranger" dirigé
    par Jean-Claude Zylberstein

  • LAST EXIT TO BROOKLYN

    Hubert Selby

    • 10/18
    • 11 Juin 1993

    Consacré à la violence qui déchire une société sans amour mais ivre de sexualité, ce livre a imposé d'emblée selby parmi les auteurs majeurs de la seconde moitié de ce siècle.
    D'autres oeuvres ont suivi : la geôle, le démon, retour à brooklyn, toutes parues dans notre " domaine étranger ". last exit reste le point d'orgue de ce céline américain acharné à nous livrer la vision apocalyptique d'un rêve devenu cauchemar. où la solitude, la misère et l'angoisse se conjuguent comme pour mieux plonger le lecteur dans ce qui n'est peut-être que le effet de sa propre existence. implacablement.

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