Actes Sud-papiers

  • Sans faim est une pièce sur le bonheur, tel que l'imaginent aujourd'hui nos sociétés occidentales : une santé mentale et physique qui coïncide le plus exactement possible avec les normes qui nous enserrent.
    Ou plutôt, c'est une mise à l'épreuve de ce bien-être idéal, à travers une famille pour qui tout va bien, dans son monde confortable et repu - pour qui tout irait bien si la part du monde qu'ils excluent ne faisait brutalement retour. texte m. est le monologue vertigineux d'un être coincé dans un trou. un être pensant, un être rêvant, un être rebelle. simon reçoit les visites de son ami, de ses parents, de sa compagne.
    Ils tentent de dialoguer avec lui, qui cherche à exprimer son malaise physique et existentiel, qui cherche peut-être à les fuir en s'imaginant une nouvelle identité.


  • a la mort du professeur bruno bonopéra, irma soulier, qui fut sa maîtresse puis sa compagne, s'ouvre, se déchire, se dévoile.
    elle cherche sa dignité de femme dans un monologue oú elle déverse le souvenir des illuminations que lui avait d'abord offertes son amant, des humiliations ensuite infligées et des savoirs qu'il lui a laissés.

  • Deuxième partie du diptyque commencé en 2004, sans faim...
    (2) présente la suite de l'histoire d'une famille "bien sous tous rapports" dont les codes ont complètement explosé précédemment. leur bien-être a disparu, le bonheur perdu peut-il être reconquis par une mise à l'épreuve archaïque de leur sécurité ?

  • La brûlure

    Hubert Colas

    Au début, il y a La Jeune Femme et c'est la seule qui croit vraiment à cette histoire. C'est par Elle que tout commence. Elle certifie avoir vu un homme emmener un enfant au bout de l'allée, le battre, le violer et le manger. Dans le quartier, c'est l'émoi. Crime véritable ou imagination ? On ne sait pas. Peu importe la vérité. Mais il faut qu'il y ait un crime pour le payer. Il faut un coupable, afin que la communauté puisse se laver de l'horreur qu'elle a elle-même suscitée.

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