Albin Michel

  • Peu de livres ont provoqué autant de controverses que le chef-d'oeuvre coup de poing de Hubert Selby Jr. L'auteur y dresse le portrait fulgurant et halluciné de marginaux new-yorkais, des victimes et des dépossédés qui évoluent dans un monde fait de violence, de drogue et de sexe. L'auteur leur rend hommage en plongeant au coeur de leur détresse avec une puissance d'évocation incroyable. Il retranscrit au plus près la façon dont leur vie se déroule, mais aussi leur style oral, presque à la façon d'une partition musicale.
    On pénètre ainsi tour à tour l'esprit d'une bande de gros durs qui aiment casser du marin et du pédé, d'un travesti amoureux, Georgie, ou celui d'une prostituée aux seins hors du commun.
    /> Last Exit to Brooklyn est un chef-d'oeuvre littéraire qui a su s'émanciper des conventions et créer son propre style. Ecrit et retravaillé par Selby Jr. pendant 6 ans, une nouvelle traduction de ce texte s'imposait.

  • C'est l'anniversaire de la Princesse Latika. Tout est prêt : le festin, la fête, le spectacle. tout, sauf le cadeau. Que peut-on offrir à celle qui avait déjà tant, voire tout, et qui désire un cadeau qui la surprenne et qu'elle ne connaisse pas ?
    Son père, au prix d'un effort démesuré, va lui préparer une traversée solitaire dans la sombre forêt. Latika fait alors l'expérience de la faim, du froid, de la peur et de la solitude.
    Elle sortira de cette épreuve grandie et enrichie de vraies valeurs.

  • Il y a très longtemps, les animaux étaient gris comme un dimanche de pluie. Un peintre avait alors créé pour eux des parures colorées, à rayures, à taches. Boniface Lazuli, son fils, a pris sa suite, redonnant éclats aux robes et aux pelages. La vie se déroulait paisiblement, dans sa maison au pied du Kilimandjaro.
    Un jour, la belle Lucina arrive. Peut-il faire son portrait ? Le peintre refuse : il ne peint jamais ce genre de tableaux. Mais n'est-ce pas lassant de peindre la toujours même chose ? Les questions, la présence de Lucina troublent le peintre. Submergé par ses pensées, Boniface peint son émotion sur les robes des animaux.
    Ravis par la fantaisie et la beauté que ce trouble insuffle à son art, les animaux se pressent nombreux à sa porte. Un grand peintre n'est pas celui qui montre la réalité, mais celui qui l'invente. Boniface réalise alors qu'il a toujours attendu Lucina.

  • Les celtes

    Henri Hubert

    Initialement paru en 1932, cet ouvrage regroupe l'ensemble des travaux de henri hubert, véritable précurseur des études celtiques.
    Aujourd'hui encore, les celtes restent une référence : par l'ampleur de la période considérée (de l'age du bronze au viiième siècle ap. j. -c. ) et par la diversité des disciplines mobilisées (archéologie, histoire, linguistique). henri hubert s'attache à décrire l'organisation sociale et religieuse de cette civilisation à la fois mythique et méconnue - elle n'a laissé aucun écrit -, qui a essaimé dans toute l'europe.
    Son hégémonie fut progressivement réduite à néant par les assauts successifs des conquêtes romaine, saxonne puis scandinave. ce vaste panorama est l'occasion de mieux cerner la part de l'héritage celtique dans le monde occidental contemporain.

  • Le grand marché de Sidibel, personne en ville ne le raterait. C'est qu'on y trouve vraiment tout : des bobinettes à ratatiner des pastèques, des abrimousses, des corbeilles de rêves colorés, des filets attrapeurs de soleil d'hiver, mais surtout, surtout. Il y a Salima, la petite fleuriste, qui illumine la place de ce marché bigarré et qui fait chavirer les coeurs.
    Une balade colorée, joyeuse et fleurie au coeur d'un marché vivant, poétique et loufoque. Hubert Ben Kemoun (qui est né à Sidi Bel Abbés) nous amuse avec ses mots et métiers inventés, nous transporte dans les dédales de la linguistique et de l'oulipo. Bruno Heitz nous enchante et nous fait voyager parmi ses décors en bois découpé.

  • En 1995, Xavier Emmanuelli créait le SAMU social : une nouvelle manière d'aborder les personnes exclues en allant vers elles, en respectant leur volonté, y compris celle du refus de l'aide, en professionnalisant le contact. Dans ses voitures, 3 personnes (chauffeur, médecin, assistante sociale) sillonnaient Paris à la rencontre des SDF, proposant une aide allant du simple café à l'hébergement et au raccrochage aux services sociaux.
    En 1998, cette idée s'internationalisait. Dix ans après, treize villes du monde l'ont adoptée.
    Hubert Prolongeau est allé dans neuf d'entre elles tourner avec les équipes des SAMU sociaux locaux. Ces voyages sont l'occasion à la fois de rendre hommage à une idée française qui s'exporte, et de raconter comment vivent les gens à la rue dans diverses villes du monde : Europe (Bruxelles, Moscou, Bucarest), Afrique (Ouagadougou, Dakar, Bamako, Alger), Amérique du sud (Cayenne, Lima).
    Enfants des rues, adultes en errance, prostituées, habitants de bidonvilles se croisent dans ces pages, kaléidoscope de la misère que la mise en place du SAMU social international, tant par ses réussites que par ses quelques échecs, permet d'éclairer.

  • « Que peut-il sortir de bon de Nazareth ? » demandait déjà Nathanaël, dubitatif, dans l'Évangile de Jean. Et aujourd'hui ? Qui pourrait croire que, dans cette ville de Galilée essentiellement peuplée d'Arabes israéliens, l'expérience d'un humble curé palestinien puisse ressusciter l'espoir malgré toutes les haines prétendument héréditaires ? Pourtant, depuis plus de vingt-cinq ans, Émile Shoufani a réussi, sur les lieux mêmes où vécut Jésus, à redonner vie au message évangélique de réconciliation.
    Hubert Prolongeau retrace l'itinéraire hors du commun de cet homme de parole, qui a su unifier en lui des solidarités apparemment contradictoires : patriotisme arabe affirmé haut et fort ; loyauté vis-à-vis de l'État hébreu dont il possède la nationalité et maîtrise la langue ; attachement à la tradition chrétienne orientale et au rite byzantin ; fidélité à l'Église catholique dont sa communauté melkite fait partie ; affinité de coeur avec la France et sa tradition de liberté.

    Dans les villages de Galilée comme dans l'école modèle qu'il dirige, le curé de Nazareth s'est fait l'ami des Druzes, des musulmans, des juifs, et le prophète infatigable de la paix auprès des jeunes générations. À travers son combat, c'est toute une aventure spirituelle qui nous est contée : celle d'une résistance concrète à l'injustice et à la violence, fondée sur la foi en l'Évangile.

  • Avant la grande conférence sur le climat de décembre prochain, ce numéro 2 est consacré à la méta-écologie (terme inventé par Jean-Marie Pelt) qui tourne autour de la fameuse phrase de Spinoza : « Dieu, c'est la nature ». En effet, il est une façon de parler de notre environnement et de la nature au sens large, autre que quantitative et matérielle : il s'agit, pour la sauver, de véritablement réenchanter notre monde.

    Marc de Smedt a demandé à une trentaine de spécialistes, philosophes, scientifiques, naturalistes, sociologues, ethnologues, poètes et journalistes, de témoigner, dans leur sphère et en partant de leur expérience propre, de la façon dont le concept de nature leur parle jusqu'au plus profond de leur être.

    Une vision renouvelée de la Terre comme être vivant et de l'univers comme entité mue par une intelligence qui nous dépasse mais n'en est pas moins réelle et bien questionnante !

  • Les Germains

    Henri Hubert

    « Plus on vit avec l'oeuvre posthume de Hubert, plus on déplore sa mort prématurée. Il a emporté dans la tombe de magnifiques projets. Quelques lignes des Germains confirment les intentions que lui prêtait Marcel Mauss : « [ici] nous n'avons pas à construire une histoire ancienne de l'Europe, en prenant, tour à tour, à part, chaque famille de peuples, pour les faire apparaître successivement sur la scène avec leurs institutions caractéristiques et leur civilisation ». Mais c'était là son ambition intellectuelle, et voilà ce que nous avons perdu. » Henri Berr

  • Droit de traque

    Hubert Corbin

    Dans Haydenton, patelin torride du sud-ouest des États-Unis, les distractions sont rares. Sauf la chasse, qui réunit beaucoup d'amateurs. Comme Novick, le rancher qui a des visées sur les terres gouvernementales. Ou Cuthbert, défenseur convaincu de la suprématie blanche. Ou encore. Bradner, petit chef des fondamentalistes locaux, ou Josh Cadmus, le garagiste à l'humeur imprévisible, et même Sigrid, la prof de gym, qui a ses manières bien à elle pour traquer le mouflon...
    Tout le monde chasse, mais cette année, par décision fédérale, il n'y aura pas de gibier bien intéressant à se mettre sous la dent dans les immenses contrées désertiques du comté d'Owens.
    Cecil Rice, jeune Noir récemment sorti de prison pour un délit mineur, ne savait rien de tout cela. Il ignorait même l'existence de Haydenton. S'il avait su, il serait passé loin, très loin de ce patelin torride du sud-ouest des États-Unis.
    Après Week-end sauvage et Nécropsie, Hubert Corbin signe un thriller qui égale les grands éçrivains américains sur leur propre terrain. Une histoire de folie meurtrière ruisselante de cruauté, le tout mené magistralement par celui qui s'affirme aujourd'hui comme l'un des maîtres du genre.

  • Necropsie

    Hubert Corbin

    Dans une décharge publique, un crâne aux chairs ravagées, dans un état de détérioration extrême. Macabre découverte que le lieutenant Frank Folkerson, de la police d'État de Californie, ne peut identifier.Aidé de Marcus Mawbray, médecin légiste à la retraite, et d'une jeune criminologue, artiste surdouée, Folkerson mène l'enquête. Peu à peu, tous vont être appelés à descendre aux abîmes de la folie meurtrière, dans l'enfer intérieur d'un sadique, criminel obsessionnel... et le collectionneur inquiétant.On croyait le domaine du thriller psychologique réservé aux romanciers américains comme Thomas Harris. À tort ! Couplant l'intelligence démentielle et la violence perverse, Nécropsie égale les modèles du genre.

  • Pour Max Milland, maire d'une petite ville de Californie, la réserve de grands félins qu'il subventionnait représentait un argument commercial et électoral considérable. Pour le Dr Kurnitz qui dirigeait la réserve, c'était un formidable moyen de garder les fauves dans toute la sauvagerie de leur nature et de leurs instincts, d'observer inlassablement la mise à mort des animaux qu'il leur livrait, de guetter dans les yeux de leurs proies cette terreur et cette souffrance qui le fascinaient tant. L'inauguration avec le maire, ses enfants et quelques reporters promettait d'être pleine d'enseignement.Dans la meilleure tradition des scénarios-catastrophe, Week-end sauvage nous entraîne avec une maîtrise absolue, une efficacité impitoyable dans une chasse à l'homme organisée par un zoologue dément.Avec un sens aigu des personnages et de l'action, un ton glacé digne des maîtres du genre, Hubert Corbin, dans ce premier roman, se révèle comme un conteur extrêmement efficace et un nouveau talent français.Festin de peur garanti pour ce week-end sauvage au soleil de la Californie.

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