Armancon

  • Depuis son arrivée a Saint-Clément-des-Baleines, ce qui frappait Edouard MacOwen, c'était l'étrange cohabitation de deux mondes bien différents. Dans ce nord de l'île, si pauvre, si déshérité, a côté d'analphabètes, de pauvres sauniers et de femmes en quichenottes qui s'affairaient sur les bosses des marais, se côtoyaient un Prix Goncourt, des directeurs de journaux, des journalistes, des musiciens et tant de gens du monde de la littérature et des arts. Grâce a l'agent secret de Sa Majesté George VI roi d'Angleterre, - et grâce aussi a Hubert Verneret - vous allez découvrir au fil de l'intrigue la vie dans le nord de l'île de Ré en 1936, et celui dont on pane beaucoup mais que très peu de gens connaissent, cet Henri Béraud, Prix Goncourt 1922, grand journaliste et ami d'Albert Londres.

  • " À Paris le 27 octobre 1766. Pour la première fois, j'ose écrire sur la page blanche du grand carnet que m'a donné la mère abbesse des Ursulines d'Autun. Depuis je n'avais rien transcrit jusqu'à ce midi où Philibert arriva en bousculant tout sur son passage. Il me cria en bégayant de joie : " Jeanne, Jeanne, le roi a signé hier, je pars avec Bougainville faire le tour du monde ! " " Et il précisa aussitôt : " Je voulais dire, nous partons (...) Je ne me séparerai pas de toi. S'ils veulent que Philibert Commerson, botaniste et naturaliste du roi parte avec La Boudeuse. Je te jure que je trouverai un moyen de te faire venir avec moi ! " Ainsi commence l'aventure extraordinaire de la petite Bourguignonne Jeanne Baret, première femme à faire le tour du monde à une époque où une présence féminine à bord d'un vaisseau n'était pas envisageable. Rio, la Patagonie, Tahiti, Batavia, l'Ile de France, Madagascar et l'Ile Bourbon furent, pour elle, autant d'endroits le plus souvent surprenants ou magiques, mais aussi parfois très éprouvants. On comprend que Bougainville ait pu dire : " Comment reconnaître une femme dans cet infatigable Baret. que nous avons vu suivre son maître dans toutes les herborisations, au milieu des neiges et sur les monts glacés du détroit de Magellan, et porter même dans ces marches pénibles les provisions de bouche, les armes et les cahiers de plantes. "

  • Hubert Verneret, pour son huitième roman historique concernant le Nivernais, a, une nouvelle fois, mis en scène des femmes de caractère. Après Mahaut de Courtenay, Marie de la Grange d'Arquien et Jeanne Baret, voici Rose Babaud de la Chaussade, devenue comtesse de Berthier Bizy et Louise de Las devenue marquise du Bourg de Bozas. Ces deux femmes, qui durent assurer, pendant la Révolution, la direction de leurs importantes forges familiales, nous racontent toutes les difficultés qu'elles eurent à surmonter. En même temps, elles nous font découvrir les jours de cauchemar que vécurent les Nivernais en passant de la royauté à l'Empire ; et notamment pendant la " dictature " de Fouché dans notre région. Les forges de la Chaussade à Guérigny et celles d'Imphy doivent beaucoup à Rose et Louise !

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