Buchet/Chastel

  • En 1945, dans une ville d'Allemagne occupée par les alliés, un photographe de guerre anglais ne parvient pas à rentrer chez lui. Alors qu'il couvrait la défaite allemande, il a assisté à la libération d'un camp de concentration. Depuis, il ne trouve plus les mots.
    Logé dans le même hôtel que le colonel qui commandait le régiment qui a libéré le camp, il tisse avec ce dernier des liens d'amitié, fondés sur la vision commune de l'horreur. Un soir, le photographe expose son idée : il veut partir à travers l'Allemagne pour photographier les gens devant leur maison.
    Il espère ainsi, peut-être, découvrir qui sont ceux qui ont per- mis l'existence des camps. Le colonel met à sa disposition une voiture et un chauffeur de son régiment. C'est un très jeune soldat qui vient d'arriver et qui n'a rien vu de la guerre.
    Ils partent au hasard sur les routes. Le photographe est hanté par ce qu'il a vu, le soldat par des évènements intimes sur- venus chez lui, en Angleterre. La Terre invisible raconte ce voyage.

  • Le livre Un homme, à la fin de sa vie, revient en Europe après avoir vécu à Buenos Aires. Là-bas, il y a des années, il a écrit une lettre à son fils qu'il n'a jamais vu... Un homme vit seul au bord de la mer ; une souris mélancolique lui tient compagnie... Deux amis regardent couler l'eau sous un pont ; et pourtant rien ne sera plus comme avant... Un bateau accoste à Port-au-Prince ; mais personne ne pourra descendre à quai... Dans un froid glacial, affamés et épuisés, deux hommes se croisent... Deux frères liés à la vie à la mort entreprennent un périlleux périple sur l'eau...

    Comme souvent dans ses livres, Hubert Mingarelli raconte des errances. Le monde, autour, est menaçant. Même si la nature contient encore la beauté des choses. Sur la route, des personnages vivent leur voyage. Ils ne sont jamais nombreux. Un, deux, ou trois. Ce sont des histoires possibles, à hauteur d'homme. Les vies les plus humbles possèdent leur mystère et leur tragédie. Hubert Mingarelli les dévoile au lecteur avec pudeur et poésie.
    Un recueil de nouvelles où l'on retrouve les thèmes chers à l'auteur : l'errance, la solitude, l'amitié, la disparition.

    L'auteur Né en 1956, baroudeur autodidacte, Hubert Mingarelli habite sur le plateau du Vercors. Entre autres ouvrages, il a publié Une rivière verte et silencieuse, La Beauté des loutres, Quatre soldats (Prix Médicis), Hommes sans mère.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Ce n'est pas impunément qu'un petit provincial naïf, qui étouffe chez lui, découvre un jour, à 14 ans, les odeurs et la vie foisonnante de la campagne, et, par l'intermédiaire d'un maître trop aimé, l'abîme qui sépare le monde des rêves du monde tout court. Il peut se faire qu'on en meure. C'est ce qui arrive au jeune Alain, dans ce premier roman d'un auteur de 28 ans qui fut musicien avant d'être romancier, et qui l'est resté. Alain ne demande qu'à s'émerveiller, M. de Soussarin, châtelain du pays, s'enivre de son pouvoir sur cette âme neuve, et ne résiste pas au plaisir d'en jouer. Travaillé en secret par la puberté, incapable d'intégrer à ses rêves le monde de la sexualité brutalement découvert, l'enfant voit dans la mort une purification et le plus haut accomplissement de lui-même. Son suicide est un geste parfait dont M. de Soussarin comprend la grandeur désespérée. Ce roman longuement mûri est avant tout l'oeuvre d'un poète qui sait tenir son lecteur sous le charme, et le conduire, d'une main miraculeusement légère, jusqu'aux frontières de la vie et de la mort.

  • Ce n'est pas impunément qu'un petit provincial naïf, qui étouffe chez lui, découvre un jour, à 14 ans, les odeurs et la vie foisonnante de la campagne, et, par l'intermédiaire d'un maître trop aimé, l'abîme qui sépare le monde des rêves du monde tout court. Il peut se faire qu'on en meure. C'est ce qui arrive au jeune Alain, dans ce premier roman d'un auteur de 28 ans qui fut musicien avant d'être romancier, et qui l'est resté. Alain ne demande qu'à s'émerveiller, M. de Soussarin, châtelain du pays, s'enivre de son pouvoir sur cette âme neuve, et ne résiste pas au plaisir d'en jouer. Travaillé en secret par la puberté, incapable d'intégrer à ses rêves le monde de la sexualité brutalement découvert, l'enfant voit dans la mort une purification et le plus haut accomplissement de lui-même. Son suicide est un geste parfait dont M. de Soussarin comprend la grandeur désespérée. Ce roman longuement mûri est avant tout l'oeuvre d'un poète qui sait tenir son lecteur sous le charme, et le conduire, d'une main miraculeusement légère, jusqu'aux frontières de la vie et de la mort.

  • Condamné par la médecine, sur le point de mourir, un homme considère sa vie, la trouve vide et se demande ce qu'il pourrait faire des quelques mois qui lui restent à vivre pour ne pas disparaître totalement, définitivement, pour laisser une trace dans la postérité. Devant la mort, il se découvre libre plus qu'il ne l'a jamais été, détaché de toute morale : les lois sont sans pouvoir sur lui. Cet homme qui toute sa vie a été un rêveur, un velléitaire, prend alors, pour acquérir une sorte de survie, la seule qu'il croit possible, le parti d'accomplir un acte qui frappe la mémoire de ses contemporains, un acte si marquant, si terrible, que ceux-ci ne puissent l'oublier. Il décide de tuer le plus grand personnage existant dans son pays. Le plus représentatif est sans doute le Président de la République. Le héros du livre se met donc en route à la recherche de cette personnalité. Parviendra-t-il à exécuter son acte ? C'est ce que nous apprendra la suite de ce roman qui se déroule en trois jours, sorte de chemin de croix où le Condamné se traîne, au cours duquel il rencontrera une dernière fois l'amour.

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