Editions Namuroises

  • Les tricheurs, en art, en sport, en politique, en communication comme dans la vie rebutent ou. fascinent. Fausses confidences (Marivaux), fausse maîtresse (Balzac), faux-monnayeurs (Gide), faux-fuyants (Sagan), faussaire (Des Cars), les altérations, duplications, travestissements sont courants en littérature, où le mensonge se fait parfois plus fort et plus éclairant que la vérité. Dans ce roman, un pareil jeu est mené avec une référence initiale à la peinture qui a également, ô combien, ses maîtres faussaires, célèbres ou inconnus. Le commissaire chargé de l'enquête, expérimenté et futé comme ses modèles, les grands détectives du roman policier, ne s'en laisse pas conter, fût-ce par un comte. Sur un tapis chamarré et mouvant, dans le décor qui lui est cher, l'auteur déroule une histoire singulière, accrocheuse dès la première page, qui fait avancer avec éclat et sûreté, comme sur un échiquier, les divers personnages animés d'un souffle vital mais aussi de sentiments troubles. Né au hameau de Faulx (ça ne s'invente pas) dans la commune de Gesves, non au château de la Belle au bois dormant mais dans une modeste demeure, Jean-Hubert Mabille a déjà évoqué son enfance rurale et traditionnelle dans d'autres livres. Il y revient ici, avec l'art du conteur amoureux de la langue et de son terroir.

  • Le personnage masculin de ce livre ne se trouve dans aucun dictionnaire, ni archives, ni Who's who national ou même régional. Cependant, il a existé de chair et d'os, avant même ce récit d'imagination et de re-composition. Il est reconnaissable par et pour ceux qui l'ont côtoyé et par la similitude avec tant de gars de chez nous qui ont vécu les grands moments, les épreuves, les bouleversements et les soubresauts de la seconde moitié du vingtième siècle et qui ont fait leur chemin, dans la plupart des cas, sans parchemins scolaires mais à la force du poignet, selon l'expression consacrée. Tout aussi important, si pas plus, est l'autre personnage du roman, qui fait contrepoids dans la balance et dans l'alliance à cet époux hors normes ou contrepoint, si vous voulez, pour une musicienne. France, la femme ici évoquée, conduit, parfait, sublime le couple, le fait rayonner. Comme un soleil ! Sans elle, en effet, pas de Ray. Sans Eve, pas d'Adam, ni d'histoire possible.

  • Contrainte d'abandonner son bébé à la naissance, une jeune femme, prise de remords, n'aura de cesse de le retrouver. Quand elle y parvient, avec difficulté et après plusieurs années, les choses n'en sont pas simplifiées. Le petit garçon, qui apprendra la vérité de manière brutale, a été adopté par une famille aimante et dévouée. Que faire ?
    Le poids du passé, la rupture avec le père biologique, le contact avec l'association caritative responsable du placement de l'enfant, la rencontre avec diverses personnes impliquées, tout cela tisse un réseau de relations surprenantes et complexes entre les protagonistes et amènent la jeune femme, poussée par le désarroi, le chagrin et la culpabilité, à des choix douloureux...

  • Souvenirs professionnels de Ferdinand Marlet, ancien ouvrier des terres plastiques, amalgamés à la recherche historique et au récit de Jean-Hubert Mabille.
    Ce récit est la narration, à la fois authentique et recréée, dans une langue recherchée et proche, d'une famille de travailleurs. C'est l'histoire de petites gens au coeur de la belle province wallonne encore rurale ou semi-industrielle jusqu'il y a une cinquantaine d'années.

  • Paul et Guy, deux gamins sympathiques et débrouillards, se retrouvent en colonie de vacances à la mer du Nord, au milieu des années cinquante.
    Cet environnement, inédit pour eux, ne manque pas de les impressionner et soude une amitié naissante. Ils évoquent leurs familles respectives, si différentes. Paul décrit son milieu rural, modeste mais joyeux, tandis que celui de Guy est plus citadin, mais précarisé par l'alcoolisme du père. A travers l'histoire de ces deux garçons et de leurs familles, c'est tout un monde que l'auteur s'attache à faire revivre, d'une plume alerte, vivante et pleine d'humour.

empty