Eoliennes

  • Se souvient-on de Moesta et Errabunda, l'un des derniers poèmes de « Spleen et idéal » ? Triste et Vagabonde est l'âme, « plus loin que l'Inde et que la Chine ». Dans la mémoire de Baudelaire, Hubert Haddad a écrit ces proses de la nuit, nées d'états subliminaux, au coeur de l'insomnie. Autobiographie allégorique où sont invoquées les figures disparues d'une femme aimée, d'un frère, de l'ami toujours proche. Cet exercice de reviviscence suit le pas d'Errabunda, dans les territoires orphiques où se sont aventurés, en éclaireurs nocturnes, Gérard de Nerval ou René Daumal. Dans leurs brisées, Hubert Haddad tire de la nuit ces proses vagabondes.

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