Fage

  • Parallèlement à son travail de sculpteur, Hubert Duprat fait réaliser des tubes précieux à des Trichoptères. Ses expérimentations l'ont conduit à acquérir de façon quasi obsessionnelle tout ce qu'il trouvait d'écrits ou d'images concernant l'insecte. Ainsi est née une impressionnante « trichoptérothèque » que Miroir du Trichoptère propose d'explorer en une cinquantaine d'entrées aux intitulés parfois inattendus (d'Aquarium à Monsieur Yokata). La riche iconographie à laquelle l'observation de l'insecte a donné lieu au fil du temps rythme l'ouvrage, qui s'offre ainsi, au-delà du livre d'artiste qu'il est, comme une histoire de l'illustration scientifique. Cette « somme » relève ainsi autant de la recherche « sérieuse », scientifique et artistique, que de la Pataphysique...

  • Volos

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    • Fage
    • 14 Février 2019

    Née de l'enchâssement d'une hache en pierre polie, datant du Néolithique (-6000 à -3000 ans), dans un pain de terre glaise emballé, Volos s'offre avec une sorte d'évidence énigmatique. Si elle procède d'un geste immédiat, anonyme et des plus simples en apparence, l'étrange figure recèle une grande épaisseur historique et anthropologique. Car dans les sculptures de Hubert Duprat, le jeu des réminiscences et des appropriations s'avère des plus fertiles.
    Ce sont des formes, des procédures et des techniques archaïques que l'artiste réactualise. Irréductible à ce que l'on nomme communément art contemporain, Volos fait se rencontrer l'outil préhistorique, la pierre de foudre, le kolossos grec et le fétiche africain. Sa puissance indéniable tient à ce que Duprat renoue avec les conceptions d'un monde longtemps qualifié de "primitif", où l'invention plastique n'était guère séparable des fonctions magiques et rituelles.

  • Jean-Hubert Martin crée avec Théâtre du Monde un dialogue entre des oeuvres de cultures, d'époques et de provenances différentes. À travers ces oeuvres, il souhaite révéler des thématiques fortes comme la mort, la guerre, la violence, la passion, la peur, la beauté et le mystère de la vie, qui constituent des préoccupations universelles. L'exposition est pensée comme un voyage expérimental qui doit transporter le visiteur du viscéral au symbolique, du factuel au poétique.
    Théâtre du Monde ne répond à aucune méthodologie habituelle et associe dans la même salle des vases canopes égyptiens à une oeuvre du photographe contemporain Andres Serrano : cet accrochage anachronique d'objets hétéroclites est à l'image de la collection de David Walsh qui rassemble à la fois des pièces de monnaie grecques, des objets archéologiques, des oeuvres primitivistes et de l'art contemporain.
    Plus de 300 oeuvres seront exposées, couvrant 4000 ans de production humaine : oiseaux taxidermisés, squelettes d'animaux, céramique chinoise, aquarelles anglaises du XVIIIe siècle, pierres gravées et objets funéraires égyptiens, boucliers mélanésiens, masques océaniens, coquillages et coraux, spécimens géologiques, photographies et vidéos contemporaines, plus de 50 tapas (peintures sur écorce du Pacifique Sud), peintures et installations d'artistes des XXe et XXIe siècles, dont Francis Picabia, Alberto Giacometti, Max Ernst, Sydney Nolan, Jannis Kounellis, Sol Lewitt, Robert Gober, les Frères Chapman, Marina Abramovic, Claude Rutault, Berlinde de Bruyckere...

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