FeniXX réédition numérique (Grassin)

  • Dans ses « Dialogues préliminaires », Hubert Napolitano nous conte une histoire vieille comme le monde, puisqu'il s'agit de l'histoire de la création de l'homme et de la femme, du paradis terrestre et du péché originel mais, si vieille soit-elle, il réussit à nous y intéresser, à la renouveler, à en faire vivre les personnages. Ce long poème, de plus de 500 vers, ne fatigue pas, et maint lecteur s'identifiera à Adam, mainte lectrice se retrouvera dans Ève, terrifiée par l'idée du péché et cependant tentée, redoutant le serpent et l'appelant tout ensemble. Mieux que les cadences du vers classique, le vers libre permet à Hubert Napolitano d'être à la fois conteur et poète, et de s'exprimer avec aisance. Ses « Dialogues », qui mettent en scène le couple éternel dans le décor d'une nature idyllique, plairont par leur ton léger et leur aimable philosophie, comme par leur connaissance des détours du coeur féminin.

  • La profondeur, et l'exaltation, dans la tristesse des vers, trop rares, qu'offre ici Hubert Gravereaux au lecteur, font regretter qu'il soit à ce point avare de ses chants. Son « Enfant de la haine et de l'amour » fait penser à certaines phrases de M. Georges Duhamel lorsqu'il écrivait dans « Possession du monde » : « Souffrir d'abord ! C'est sûrement une des grandeurs de notre race, et nous n'aimons vraiment nos biens que pour ce qu'ils nous ont coûté de larmes, de sueur et de sang. Souffrons donc avec cette joie frémissante qui étreint la femme à l'heure où elle lance dans le monde un être neuf... Toute la souffrance est stérile, désespérée et sans rachat, qui ne sert qu'à nourrir la haine. Qu'elle est merveilleuse quand elle engendre la connaissance, c'est-à-dire la possession, c'est-à-dire l'amour. » « La douleur mesure l'homme », ajoutait-il. Il semble que le poète, torturé par les doutes, rejeté d'un amour proche de la haine à une haine proche de l'amour, à travers la connaissance, la possession de soi et l'amour apaisé, ait atteint ici sa mesure d'homme.

  • Dans ses « Dialogues préliminaires », Hubert Napolitano nous conte une histoire vieille comme le monde, puisqu'il s'agit de l'histoire de la création de l'homme et de la femme, du paradis terrestre et du péché originel mais, si vieille soit-elle, il réussit à nous y intéresser, à la renouveler, à en faire vivre les personnages. Ce long poème, de plus de 500 vers, ne fatigue pas, et maint lecteur s'identifiera à Adam, mainte lectrice se retrouvera dans Ève, terrifiée par l'idée du péché et cependant tentée, redoutant le serpent et l'appelant tout ensemble. Mieux que les cadences du vers classique, le vers libre permet à Hubert Napolitano d'être à la fois conteur et poète, et de s'exprimer avec aisance. Ses « Dialogues », qui mettent en scène le couple éternel dans le décor d'une nature idyllique, plairont par leur ton léger et leur aimable philosophie, comme par leur connaissance des détours du coeur féminin.

  • La profondeur, et l'exaltation, dans la tristesse des vers, trop rares, qu'offre ici Hubert Gravereaux au lecteur, font regretter qu'il soit à ce point avare de ses chants. Son « Enfant de la haine et de l'amour » fait penser à certaines phrases de M. Georges Duhamel lorsqu'il écrivait dans « Possession du monde » : « Souffrir d'abord ! C'est sûrement une des grandeurs de notre race, et nous n'aimons vraiment nos biens que pour ce qu'ils nous ont coûté de larmes, de sueur et de sang. Souffrons donc avec cette joie frémissante qui étreint la femme à l'heure où elle lance dans le monde un être neuf... Toute la souffrance est stérile, désespérée et sans rachat, qui ne sert qu'à nourrir la haine. Qu'elle est merveilleuse quand elle engendre la connaissance, c'est-à-dire la possession, c'est-à-dire l'amour. » « La douleur mesure l'homme », ajoutait-il. Il semble que le poète, torturé par les doutes, rejeté d'un amour proche de la haine à une haine proche de l'amour, à travers la connaissance, la possession de soi et l'amour apaisé, ait atteint ici sa mesure d'homme.

empty