Gallimard

  • C'est au fin fond de la contrée d'Atôra, au nord-est de l'île de Honshu, que Matabei se retire pour échapper à la fureur du monde. Dans cet endroit perdu entre montagnes et Pacifique se cache la paisible pension de Dame Hison dont Matabei apprend à connaître les habitués, tous personnages singuliers et fantasques.
    Attenant à l'auberge se déploie un jardin hors du temps. Insensiblement, Matabei s'attache au vieux jardinier et découvre en lui un extraordinaire peintre d'éventail. Il devient le disciple dévoué de maître Osaki. Fabuleux labyrinthe aux perspectives trompeuses, le jardin de maître Osaki est aussi le cadre de déchirements et de passions, bien loin de la voie du Zen, en attendant d'autres bouleversements.

    Avec Le peintre d'éventail, Hubert Haddad nous offre un roman d'initiation inoubliable, époustouflant de maîtrise et de grâce.

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  • Corps désirable

    Hubert Haddad

    Un célèbre neurochirurgien s'apprête à effectuer une greffe inouïe :
    Transplanter la tête d'un homme sur le corps d'un autre.

    Journaliste engagé, en lutte ouverte contre les trusts pharmaceutiques et les mafias de la finance, Cédric Allyn-Weberson vit avec Lorna une passion entière, charnelle. Jusqu'au jour où il se trouve confronté à une violence radicale, celle de perdre accidentellement l'usage de son corps. Se met alors en branle une machine infernale.

    Roman au suspense continu, Corps désirable captive par la magie d'une écriture lumineuse qui donne à éprouver intimement les sensations les plus subtiles des personnages - questions lancinantes de l'amour, de l'incarnation du désir et des illusions de l'identité.

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  • Palestine

    Hubert Haddad

    Au cours d'une embuscade en Cisjordanie, Cham, soldat israélien, est gravement blessé. Sous le choc, il perd tout repère et en oublie son nom. Deux Palestiniennes, Falastìn et Asmahane, lui sauvent la vie. C'est, pour lui, la traversée du miroir.

    Avec Palestine, Hubert Haddad nous livre un saisissant plaidoyer pour la paix et la tolérance.

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  • Qui se souvient de l'incroyable destin des soeurs Fox, ces deux fillettes de l'Amérique puritaine qui, par une nuit de mars 1848, en réponse aux bruits répétés qui secouent leur vieille ferme, inventent le spiritisme comme on joue à cache-cache ? Kate, d'abord, sorte d'elfe à la fois espiègle et grave, pleine de fantaisie et de mystère, Margaret, fascinée par la médiumnité de sa petite soeur, et enfin Leah, de vingt ans leur aînée, qui, avec l'aide d'hommes d'affaires de Rochester et de financiers de Wall Street, rêve de fonder un empire à partir de ce nouveau jeu de société un rien macabre...
    Avec Théorie de la vilaine petite fille, Hubert Haddad revisite magistralement, dans un style ample et endiablé, un demi-siècle de la folle Amérique, celle du libéralisme naissant, des sectarismes et de toutes les utopies. Il nous offre un roman facétieux, émouvant, dont on ressort étourdi et joyeux comme d'une baraque de train-fantôme.

  • Opium Poppy

    Hubert Haddad

    « Encore et encore, on lui demande comment il s'appelle. La première fois, des gens lui avaient psalmodié tous les prénoms commençant par la lettre A. Sans motif, ils s'étaient arrêtés sur Alam. Pour leur faire plaisir, il avait répété après eux les deux syllabes. C'était au tout début, à Paris. On venait de l'attraper sur un quai de gare, à la descente d'un train... Au fil de cette traque à l'enfant, se dessine l'histoire d'Alam. Celle d'un petit paysan afghan, pris entre la guerre et le traffic d'opium, entre son désir d'apprendre et les intimidations de toute sorte, entre son admiration pour un frère tête brûlée et l'amour éperdu qu'il porte à une trop belle voisine... Ce magnifique roman à la précipitation dramatique haletante éclaire la folle tragédie des enfants de la guerre. " Qui aura le courage d'adopter le petit taliban ? " semble nous demander avec une causticité tendre l'auteur d'Opium Poppy.

  • Clotilde cache ses complexes derrière d'amples vêtements et une présence au monde des plus discrètes. Après avoir tenté sa chance à Paris, cette jeune Bordelaise revient au pays grâce à une grand-tante qui accepte de l'héberger dans son immeuble de la rue Ferrère. Sous ses dehors revêches, Thérèse a prévu pour sa petite-nièce un strict programme de remise en forme. Avec l'aide de tous les voisins qui ont au préalable passé un casting impitoyable, Clotilde devra sortir de sa réserve. Il y a Claudie, la grande gueule qui aime raconter ses histoires de fesses, Sarah et Sophie, délaissées par leur mari et bien décidées à s'en accommoder, Élisabeth, la business woman meurtrie de ne pas voir grandir ses trois enfants. Chacun à sa façon va coacher Clotilde et lui redonner goût à la vie, à mesure qu'elle aussi découvre leurs petits secrets.
    Un feel good book intelligent qui met le lien social au coeur de son intrigue et interroge notre capacité à vivre ensemble. Une galerie de portraits attachante, l'histoire d'une renaissance racontée avec énergie et un humour parfois corrosif.

  • « Je préfère aller en enfer discuter de politique avec les damnés plutôt que de m'ennuyer au paradis avec des imbéciles. » On cherchera en vain les traces de cruauté et de fourberie chez Machiavel (1469-1527). Cette réputation est le fruit d'un malentendu. Mêlant une conception personnelle de l'histoire à une véritable expérience du terrain, Machiavel n'est pas un philosophe mais un homme politique soucieux du bien public. Parcourant les chemins d'Italie à cheval, il s'occupe des inondations et de la chasse aux faux billets, règle des querelles entre marchands, recrute des miliciens, accomplit de brillantes missions diplomatiques. Se vantant d'aller « chaque jour chez les filles pour se refaire des forces », accusé de sodomie, soupçonné d'avoir trempé dans une conjuration, il sera jeté dans un cachot, torturé, puis banni. Sans cette inactivité forcée, il n'aurait jamais écrit ni Le Prince, ni l'Histoire de Florence.

  • Un texte d'une grande intensité sur la Seconde Guerre mondiale et l'horreur des ghettos. Un roman plein de poésie sur le désarroi des hommes face à la barbarie.

  • François Mitterrand : une vie extraordinairement romanesque qui a fasciné et captive encore les Français, qui presque tous, à un moment ou à un autre, s'y sont reconnus. Une longue marche politique d'opposant suivie de la plus longue présidence des cinq Républiques. Un demi-siècle de vie publique, avec une certitude : la victoire de la gauche « à la condition qu'elle reste elle-même, qu'elle n'oublie pas que sa famille, c'est toute la gauche ». François Mitterrand a poursuivi son dessein avec ténacité à travers vents et marées jusqu'à en faire un destin. Visionnaire, stratège, tribun, séducteur, il a fait vibrer l'espoir, réalisé l'alternance, conduit et installé la gauche au pouvoir. Comme il en rêvait enfant, François Mitterrand a « continué l'Histoire de France ».
    Hubert Védrine nous fait découvrir ou redécouvrir la vie et la personnalité riche et complexe d'un homme qui a incarné presque toutes les facettes de la France, ses contradictions et finalement son unité.

  • Danse de la vie brève raconte le destin d'une jeune mexicaine de 23 ans, Melitza Trujillo. Trois carnets écrits de sa main retracent la folle accélération de son existence durant l'année 2006.
    Le premier carnet débute le 10 janvier 2006 à Guadalajara. Le matin même, Evo, un homme énigmatique, a fait irruption au Molachos, le bar où Melitza est serveuse. Dès la soirée suivante, il invite Melitza et son père Miguel à déguster dans un parc de la ville une décoction de cactus aux propriétés hallucinogènes. Mais la douce et planante nuit qui s'annonce va bientôt virer au cauchemar éveillé, suite à l'arrivée d'une patrouille de police..
    Trois semaines plus tard, nous retrouvons le même trio - Melitza, son père et Evo -, réfugié au bord de l'océan Pacifique. Par flash-backs successifs, nous reconstituons les motifs de leur cavale : le soir du 11 janvier, leur arrestation par quatre flics sans scrupule a très mal tourné.
    Alors que le trio commence à s'ennuyer dans ce paradis de carte postale, il est rejoint par Adrian, dont l'amitié avec Miguel date de la répression sanglante des mouvements étudiants de 1968 à Mexico. Tous quatre décident de rejoindre Oaxaca, où un ami peintre pourra les loger.
    Leur arrivée le 21 juin 2006 coïncide avec le soulèvement populaire qui institue la Commune libre de Oaxaca. Le journal intime devient soudain celui d'une révolution à laquelle Melitza décide de participer à sa manière. Elle y consigne les faits marquants d'une utopie en marche.
    Pourtant, ce climat d'émancipation connaît bien vite ses premières bavures, et les mercenaires armés des autorités déchues reviennent semer la terreur dans les faubourgs.
    Sous les abords du journal intime, Danse de la vie brève est un portrait de femme qui magnifie l'intériorité en constante évolution d'une jeune Mexicaine d'aujourd'hui. C'est aussi un roman d'aventures qui épouse le destin contrasté d'une insoumise, meurtrie dans sa chair par la violence endémique qui accable son pays depuis un demi siècle. C'est encore l'histoire d'un « amour fou », celui entre la sensuelle Melitza et le « sauvage radioactif » Evo.

  • Poemes

    Ivsic/Hubert

    «Quiconque lit les poèmes de Radovan Ivsic en français est frappé par le dépouillement de la syntaxe, d'où naît l'impression qu'une sorte de vide entoure les mots, leur conférant une capacité maximale d'irradier autour d'eux. Bien que souvent choisis parmi les plus courants, les vocables en reçoivent des résonances illimitées ; les phrases s'égrènent une à une comme si elles étaient énoncées dans le silence nocturne. En outre, faisant entendre un langage d'espace autour du langage des mots, des dispositions typographiques variées ont en commun la propriété de ménager de grandes plages de blanc dans la page, qui parfois n'accueille plus que quelques lignes incandescentes, comme dans l'admirable «Mavena». Le miracle est alors qu'isolées les unes des autres par ces traces de l'inconnaissable, les phrases imposent au lecteur avec une autorité souveraine la richesse de l'univers secret dont elles sont issues.» Étienne-Alain Hubert

  • Sur son île battue par les vents, vincent rêve du continent et de ses mystères.
    Il attend impatiemment le retour de son père et des hommes du village partis pour la grande guerre. en cachette, il tente de remettre à flot un vieux canot échoué, mais qui pourra lui apprendre à naviguer ? un jour, son père revient. muré dans le silence de ses insoutenables souvenirs, il est incapable d'aider son fils. a force de ténacité, vincent réussira-t-il à franchir les jetées ?
    Ce roman sobre et sensible nous fait partager le désarroi et les rêves d'un adolescent dont la vie est bouleversée par la guerre, mais qui reste profondément attiré par la mer.

  • Les quelque deux cents lettres ici rassemblées retracent plus de quarante ans d'une amitié à la fois complexe et indéfectible, la nature inquiète et ardente de chacun des deux amis trouvant auprès de l'autre une écoute critique et affectueuse.
    Ce qui les avait rapprochés tenait autant de la compréhension intellectuelle que dé la complicité affective : s'il avait fallu un compte rendu pénétrant de L'Immoraliste pour attirer l'attention de Gide sur Aline Mayrisch, c'est l'entremise de celle qui était pour l'un et l'autre leur meilleure amie, Maria Van Rysselberghe, qui devait sceller leur alliance. Ces deux fils rouges courent ainsi tout au long de cette correspondance, entremêlant le public et l'intime, la parution des Caves du Vatican ou de Corydon comme la naissance de Catherine, l'enfant dont Gide est le père et Aline Mayrisch la marraine.
    La position de celle-ci, luxembourgeoise et bilingue, contribua particulièrement à rendre cette amitié féconde. Elle joua ainsi, avant la Grande Guerre, un rôle de passeur entre Gide et la littérature allemande, l'aidant à traduire Rilke, contrôlant à son tour la traduction des Caves. Mais c'est surtout au lendemain de la guerre que son rôle va s'affirmer : à Colpach, où se croisent intellectuels et politiques français et allemands, où les dirigeants de La NRF viennent réfléchir à l'avenir de l'Europe, Gide multiplie les séjours, s'installe même à demeure, le temps de participer à des jeux d'adolescents, tout en travaillant aux Faux-Monnayeurs.
    C'est précisément dans les six années de cette intense fréquentation que se place la moitié de leur échange épistolaire. Cette correspondance, qui rappelle aujourd'hui l'importance du rôle tenu par Aline Maytisch, constitue aussi, pour la connaissance de Gide, un précieux complément aux Cahiers de la Petite Dame.

  • Ce livre issu d'une série de discussions critiques à Berkeley et à Paris , est la première tentative d'ensemble pour établir la cohérence d'une des pensées majeures de notre temps, en la comprenant dans son temps. L'oeuvre de Michel Foucault est ici appréhendée dans son projet fondamental : constituer une méthode d'analyse de l'être humain en société dans la société d'aujourd'hui. L'interprétation chronologique des étapes du parcours permet de suivre la façon dont s'est affiné l'instrument et précisé le diagnostic ; en même temps qu'elle interroge les rapports de Foucault avec Nietzsche, Heidegger, Wittgenstein et Kuhn.
    Les auteurs identifient un centre organisateur de l'oeuvre ; ce qu'ils appellent le «bio-technico-pouvoir», principe politique, de mise en ordre de tous les domaines de la vie. L'originalité de Foucault au plan de la méthode résidant, selon eux, dans la combinaison critique du point de vue du sujet et du point de vue de l'objet, de l'herméneutique et du structuralisme.
    La leçon de Foucault est que nous n'avons plus rien à attendre ni d'une fausse connaissance objective ni des illusions de la subjectivité pure, mais tout à apprendre et à comprendre d'une généalogie des pratiques qui nous ont faits ce que nous sommes. C'est pourquoi, dit Foucault, «la philosophie est entièrement politique et entièrement historique, c'est la politique immanente à l'histoire et l'histoire immanente aux politiques».

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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