Les Éditions du Net

  • L'Alsace a souffert, non seulement de l'annexion illicite, de la déportation et l'avilissement durant cinq ans de toute une génération ; mais aussi, de la division au sein même de sa population prise en otage. Aussi sut-elle résister à la mise à bas de sa culture et de son identité bafouées, vite retrouvées. Ses enfants surent réagir en participant à la Libération de la France aux côtés de leurs frères d'armes des colonies, malgré les cinq ans d'incarcération d'où très peu rejoignirent leur foyer.
    Ils souffrirent chacun à sa manière. Mais la vie déborde sur la mort lorsque l'humour vient y mettre son grain de sel.
    Les événements historiques empruntés à des ouvrages d'auteurs spécialisés, prennent ici une place prépondérante.
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  • Jean-Claude Hubert, ancien professeur d'Histoire-Géographie à la retraite, ancien militant à la CFDT, fut toujours sensible aux événements qui survenaient en Amérique latine, d'autant plus que sa femme, Christiane, avait créé le Comité Chili Lensois, suite au coup d'état du général Pinochet. Ayant beaucoup espéré dans cette révolution démocratique que mena Salvador Allende, ils furent évidemment effondrés quand ce 11 septembre 1973, ils apprirent son assassinat et par la suite, l'immonde répression orchestrée par ce régime dictatorial. La solidarité ne pouvait être que leur seule réponse, pour aider celles et ceux qui en furent les victimes. Evidemment, quelques années plus tard, la révolution des « muchachos », en 1979, lui apporta une nouvelle lueur d'espoir, celui qu'un peuple puisse se libérer d'une dictature et s'engager dans un processus révolutionnaire original dont il disait dans un article de la Voix du Nord, paru en septembre 1983, après son voyage : « L'expérience qui commençait alors m'a intéressé dans ce sens où l'ensemble de la population s'est mobilisée pour renverser un dictateur et depuis, conservateurs et libéraux jusqu'à l'extrême gauche sont derrière le F.S.L.N. (Front sandiniste de libération nationale). De plus, dès le départ, il était clair qu'il existait une volonté de mise en place d'un régime pluraliste et il devrait y avoir des élections en 1985. Par ailleurs, le principe d'économie mixte, mi-étatique, mi-nationalisé, m'intéressait également. Le secteur d'Etat regroupant les biens de Somoza et sa « famille », les grandes propriétés, les transports, les banques et la grande industrie. Enfin, une initiative importante a été prise au Nicaragua : le non-alignement. » C'est pour toutes ces raisons qu'il s'engagea dans le Comité de solidarité avec le Nicaragua et qu'avec cinq autres nordistes, il participa, durant l'été 83, à une brigade de solidarité dont le but était de soutenir financièrement et de participer avec « leurs bras et leur sueur », à la construction d'une école à San Marcos, petite ville proche de Jinotepe, à 40kms au Sud de Managua. C'est ce plongeon dans la réalité quotidienne de la révolution sandiniste qu'il a retranscrite au jour le jour et qu'il livre à l'état brut, quelques années plus tard. En effet, comme il le dit dans sa préface, pendant 30 ans, ces deux carnets de notes du journal qu'il a écrit lors de son passionnant séjour de solidarité avec le peuple nicaraguayen sommeillaient dans son bureau, sans jamais avoir été oubliés dans sa mémoire. Et il fallut un «aiguillon« pour qu'il les «réveille« et tienne sa promesse de témoignage.

  • Un monde disparu

    Hubert Hollinger

    Malgré l'imperceptible tragédie que se mettait en place, Henri coule des jours heureux dans son quartier populaire d'Alger. Progressivement la guerre va montrer son hideux visage aux yeux d'Henri. Au fil des années, tueries et attentats vont se multiplier souvent devant ses yeux en y échappant lui-même de justesse. Le point d'orgue du livre est l'attentat visant son domicile et sa petite famille. Un appartement dévasté et inhabitable, mais heureusement sans blessé. Il s'en suit un départ précipité en Métropole. Un retour où Henri et les siens vont devoir admettre qu'ils ne pourront plus vivre dans la ville où ils sont nés. Fin Septembre 1962 c'est le départ définitif vers la France avec quatre valises, un téléviseur et un vieux bateau de pêche héritage du père, embarqué sur un cargo, que la famille n'a pas eu le courage de laisser à son mouillage. En 2009 Henri est retourné en pèlerinage sur sa terre et sa ville natale.

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