Olivier (L')

  • Bobby est un adolescent noir qui vit avec sa mère, ses frères et ses soeurs dans un taudis du South Bronx infesté par des rats.
    Maria, sa " fiancée ", est une jeune fille d'origine hispanique. Mais leur amour ne peut durer: ainsi en ont décidé les membres d'une bande qui les attaque sauvagement. Défigurée par un jet d'acide sulfurique, Maria doit être hospitalisée. Bobby, lui, est recueilli par un mystérieux clochard, Moishe, qui entreprend de le soigner. Le Saule est le récit de cette guérison, lente et hasardeuse. Car les blessures dont souffre Bobby sont surtout intérieures.
    Comme celles de Moishe.

  • D'Hubert Selby Jr., on connaît le magistral Last Exit to Brooklyn, mais peu ont eu la chance jusqu'alors de lire ses nouvelles écrites entre 1957 et 1981.

    On y retrouve les anges déchus du rêve américain, chez qui parfois, au milieu de l'errance, surgit l'expression fugace et poétique du bonheur : dans une délicieuse nuit d'amour sans lendemain, la chaleur d'un manteau ou le confort d'une salle de cinéma. Et quand tout aura disparu, restera la chanson de la neige silencieuse.

    Hubert Selby Jr. déploie au fil de ces quinze nouvelles ses talents de conteur tragique et puise dans la langue des rues la prose qui l'a rendu inoubliable.

  • « Le Soleil » de ce roman est le titre d'un manuscrit volé par des enfants en 1961, à Mykonos, et que le narrateur, Alexandre Varlop, est chargé par son éditrice de retrouver. De Mykonos à Palerme, de Palerme à Formentera, il enquête sur son passage de main en main. De grands créateurs du 20e siècle l'auraient eu en leur possession - Man Ray, Ezra Pound, Cy Twombly -, non sans en subir l'influence.
    À Mykonos, où il passe trois mois de radieuse absence à soi, le narrateur lit toute une documentation liée au Soleil, lézarde, rêve, nage, et se laisse détourner de son enquête par une belle photographe, Suzanne de Miremont.
    Les ruses de l'amour, le vol du manuscrit et l'appât du gain l'expédient à Palerme, et se trouve entraîné dans un « épisode rose », qui le sidère.
    Il s'enfuit aux Baléares, où il se réfugie dans un bar du bout du monde et commence à percevoir l'ampleur des manipulations dont il est le jouet. Le Soleil serait le récit fascinant, ou, plus exactement, terrifiant des perversions d'une jeune princesse russe...

  • D'un séjour à Harlem, Jean-Hubert Gailliot a rapporté une vision singulière : celle d'une cité bouleversée par un nouveau mixage entre les cultures et les communautés. Les garçons noirs déambulent au bras de jeunes asiatiques dans les rues saturées « par la bande-son la plus agressive jamais diffusée en milieu urbain » et littéralement embrasées par la pyrotechnie publicitaire «abolissant toute distinction entre le dedans et le dehors».

  • QUAND J. G. BALLARD RENCONTRE LA BEAT GENERATION
    1958 : « Maintenant c'est joué. L'hacienda, tu ne la verras pas. Elle n'existe pas. Il faut construire l'hacienda. »( Internationale Situationniste, n° 1).

    1982 : Ouverture à Manchester de L'Hacienda, une célèbre boîte de nuit.

    Années 2000 : premiers épisodes d'une nouvelle série télévisée, L'Hacienda. On y perçoit les échos dénaturés d'un demi-siècle d'histoire de la contre-culture.
    L'Hacienda est l'un des programmes favoris du narrateur de ce roman, Benjy, collectionneur paranoïaque d'émissions de télé, dans lesquelles il traque les signes d'une apocalypse annoncée. Vol d'une arme dans un club de tir, déchéance d'une actrice de séries Z, théories sur la clochardisation de l'Occident, musée-clinique où on enferme des vedettes tels sont quelques-uns des sujets qui défilent devant ses yeux et excitent son imagination, mi-démente, mi-visionnaire.
    L'Hacienda décrit un monde le nôtre où « les rêves sont devenus réalité, puis la réalité cauchemar ».

  • Un 31 décembre, au terme d'une dérive de plusieurs jours sur la Costa del Sol, un homme franchit en voiture la vitrine d'un restaurant bondé de Malaga, à l'heure où l'on fête le Nouvel An.
    Le roman, qui débute aussitôt après cette scène, explore l'état dans lequel se trouve alors projeté l'accidenté. Un intermonde où toutes les frontières semblent avoir été déplacées. Ce monde est celui des contrebandiers.
    Les oeuvres d'imagination et la technologie ne se contentent plus d'affecter notre perception et d'influer sur le cours de nos existences, elles peuvent désormais créer de toutes pièces la réalité au sein de laquelle nous évoluons.
    Au moment où nous sommes supposés n'avoir jamais été aussi libres, disparaît le monde dans lequel cette liberté aurait pu s'exercer. Les hommes s'évadaient dans des fictions, ils doivent désormais s'évader de la fiction. Pour aller où ?

  • Actions speciales Nouv.

  • En confessant son goût pour les petits garçons, Michael Jackson a achevé de se détrôner. Comment restaurer l'image du Roi de la Pop ? C'est la mission que les avocats de l'artiste confient à Jean-Hubert, pensionnaire momifié de l'Hacienda, un musée-clinique d'où il est " extrait " pour l'occasion, en qualité de jacksonien émérite et d'aficionado notoire. Qui est le vrai Michael Jackson ? Un martyr ou un prophète ? Un être candide ou un vieux jeune homme obscène ? Bambi ou Frankenstein ? Le narrateur embarque alors avec la star pour un extravagant voyage dans l'espace, à bord de son jet privé. Il se frotte au jeu de la vérité puis se perd quand il s'agit de démêler la fiction de la réalité. Mené tambour battant et soutenu par un style électrique, le récit de leur équipée aéronautique se double d'un plaidoyer en forme d'histoire édifiante. Jean-Hubert Gailliot y poursuit la vertigineuse mise en question des apparences entreprise avec ses livres précédents, tout en rendant, une fois de plus, un brillant hommage aux écrivains qui lui sont chers : Edgar Poe, Joyce Carol Oates, Adolfo Bioy Casares, J.G. Ballard...

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