Presses De La Cite

  • Ce jour de rentrée, c'est seule qu'elle est arrivée à l'institution Sainte-Jeanne. Adolescente introvertie, Juliette a quitté son village minier et sa mère pour suivre ses études. Toujours sur ses gardes, mal à l'aise, elle ne comprend rien aux conversations blasées et superficielles des élèves « bien nées ». Aussi s'efforce-t-elle de passer inaperçue. Ce monde tranche tellement avec le sien ! Elle qui travaillait avec sa mère au tri dans la mine où elle a vécu tant d'expériences, des traumatismes même, où elle côtoyait de près l'univers rude des mineurs, comment a-t-elle pu être inscrite dans ce prestigieux établissement ?
    Ariane, quatorze ans également, affiche, elle, l'assurance des enfants de son milieu. Elle retrouve ses amies, ses habitudes. C'est juste une rentrée de plus pour elle, malgré tout endeuillée par la disparition de son père, « mort pour la France » dans la Somme.
    Au fil des mois, les deux adolescentes s'apprivoisent et se lient d'amitié. Elles ressentent, chacune à leur façon, l'absence de la figure paternelle dans leur vie.
    Car pour Ariane comme pour Juliette, leur père est resté un mystère.

  • Puy-en Velay. Fin du XIXe siècle. A l'instar de sa mère Alice et de sa grand-mère Honorine, Pierre Vonque se passionne dès l'enfance pour le métier de la dentelle. A l'école des Jésuites de Saint-Etienne, il se lie d'amitié avec un fils de soyeux lyonnais dont l'univers exigeant et pointu le fascine. Aussi retors et calculateur qu'Honorine et Alice, d'une honnêteté purement formelle, Pierre s'ancre au fil des succès dans les certitudes des nantis de son époque.
    Son mariage arrangé dont il a trois enfants, est un fiasco. Comme beaucoup d'hommes, ses aventures galantes auront un bordel pour décor. Pendant vingt ans, Pierre Vonque développe la "Fabrique Chalencon et associés, dentelle au fuseau", vend dans l'Europe entière, exporte même en Amérique. Privilégiant le caractère artisanal de son métier, il hisse la dentelle à un niveau de savoir-faire et de raffinement exceptionnels.
    Mais, en 1914, "Monsieur Pierre", roi de sa petite ville de Craponne, est conscient que le conflit va tuer la dentelle de luxe. En 1923, il se dégage de la fabrique moribonde. Est-ce sa faute si, malgré ses avis, ses associés ont refusé de voir que la dentelle de luxe n'avait pas sa place dans la société d'alors ?

  • Choyée par son père mais élevée à la dure par Honorine, sa mère, qui n'a pas oublié son enfance misérable, Alice Chalencon apprend tout de la dentelle de luxe car son destin est écrit : reprendre la fabrique.
    Cela se produira brutalement à l'aube de ses vingt ans. Séduisante, cynique, à l'aise dans la grande bourgeoisie comme au contact des dentellières, elle gère l'entreprise avec ruse, se jouant des affairistes locaux comme des courtisans cupides de Napoléon III. Précurseur de la mode, elle convaincra les fondateurs des grands magasins mais tombera amoureuse d'un doux idéaliste qui l'entraînera dans le drame terrible que fut la fin de la Commune...
    Alice, une femme ambitieuse, manipulatrice et libre, bien avant l'heure.

  • Paris, juin 1535. La procession solennelle de la Fête-Dieu s'arrête devant un étrange reposoir : un bûcher d'hérétique. Dans la foule, un homme reconnaît le condamné. Comme lui, il appartenait à la Bande Noire, des mercenaires d'élite qui, vingt ans plus tôt, offrirent au roi François la victoire de Marignan.
    Pourquoi son ancien compagnon d'armes subit-il cette mort atroce ? La promesse de le venger fait basculer la vie de l'homme qui avait fui dans la sérénité d'une échoppe discrète un sombre passé. On l'appelle « l'Ecrivain public », car nul ne sait son nom.

    Une aventure-enquête au coeur du Paris foisonnant de la Renaissance.

  • Dans le haut Velay, au XIXe siècle, le roman d'une " Rastignac au féminin " dans l'univers de la dentelle. " Tout commença vraiment le jour où la jeune Honorine Feynerolles posséda un crayon. " En cachette des siens, une petite paysanne apprend seule à lire et à écrire. Mûrie trop vite au sein d'une fratrie de brutes, elle décide de s'arracher à la misère et de construire son destin. Au village d'Aubissoux, quand elles ne triment pas au champ, les femmes frottent au lavoir ou font de la dentelle au carreau. A treize ans, médiocre ouvrière, Honorine sauve son rêve, devenir la reine de la dentelle, grâce à sa belle écriture. A Craponne, petite ville voisine, un fabricant de dentelle la recrute. Discrète, intelligente, patiente, elle va tout y découvrir, y compris la loi de la jungle. Une jeune femme ambitieuse entre deux mondes, celui des paysans pauvres qui l'a vue naître et celui de la bourgeoisie industrielle qu'elle veut intégrer. Mais le talent en affaires est-il suffisant ?

  •  05001997. Les parents de Sohane, une petite Algérienne de sept ans, sont massacrés par des terroristes. Désespéré, son grand-oncle Omar appelle au secours son ami d´enfance, Albert, et lui demande d´accueillir l´orpheline en France. Omar et Albert ont combattu ensemble pour l´indépendance de l´Algérie. Omar, devenu pamphlétaire et auteur de théâtre, est sévère avec son pays mais refuse de le quitter. Albert, lui, a connu le succès grâce à des ouvrages sur l´attitude la France pendant la décolonisation. En 2010, après un voyage à Alger, Sohane disparaît. Une fugue au bout du monde, c'est-à-dire en banlieue, à deux pas du périphérique. Pour la retrouver, ses parents adoptifs, Albert et Charlotte, et son grand-oncle accouru d´Alger, devront bousculer leurs habitudes et leurs idées reçues.Un roman qui bouleverse par la verve, la générosité, la sensibilité, la justesse, le désir de comprendre d´un auteur très inspiré.0300Paris d´aujourd´hui, Algérie d´hier. Une ado adoptée, tiraillée entre sa culture française et son origine algérienne, sauvée par l´amour maladroit d´un père français pied-noir qui, lui, connaît la terre de ses ancêtres.« Voilà comment Sohane est entrée dans notre vie, sans effraction, dans une espèce d´évidence que je n´ai pas voulu voir. La nuit tombait. Omar m´avait rejoint sur le balcon, qui dominait Alger. Les lumières de la ville s´allumaient une à une. Comment admettre, dans cette beauté paisible, cette baie parfaite, les bateaux qui dormaient sur la mer, les palmiers, les cactus, les eucalyptus, les filets roses dans le ciel bleu marine, les jasmins odorants même en hiver, comment admettre que cette douceur parfumée contienne autant de haines, depuis tant de décennies ? »1997. Les parents de Sohane, Algérienne de sept ans, sont massacrés par des terroristes. Désespéré, son grand-oncle Omar appelle au secours son ami d´enfance, Albert, et lui demande de recueillir l´orpheline en France. Omar et Albert ont combattu ensemble pour l´indépendance de l´Algérie. En dépit des années et des déchirements intimes, ils ne se sont jamais perdus de vue. Omar, devenu pamphlétaire et auteur de théâtre, raille son pays mais refuse de le quitter. Albert, lui, a connu le succès avec des ouvrages sur la décolonisation et le rôle de la France. En 2010, après un voyage à Alger, Sohane disparaît. Une fugue au bout du monde, c'est-à-dire en banlieue, à deux pas du périphérique. Sa recherche, par ses parents adoptifs, Albert et Charlotte, et son grand-oncle accouru d´Alger, va bousculer habitudes et idées reçues.

  • A Pondichéry, dans les années 1950, pendant que l'Inde en plein tumulte reconquiert ses derniers territoires, l'histoire extraordinaire de Nanda, le cyclopousse intouchable.
    Nanda s'est révolté contre sa misérable condition. Analphabète, il a appris seul à lire et à écrire. II s'est créé une famille avec Anandita, sa nièce, et les deux garçons que lui confient ses employeurs médecins, l'un d'une famille de colons français et l'autre d'une famille tamoule nationaliste. Dans son cyclopousse, Nanda promène ses jeunes protégés à travers une ville en ébullition. Mais en février 1963, après une longue période de transition, les comptoirs français sont officiellement rendus à l'Inde.
    Les destins de Nanda et des autres basculent dans la tragédie, partagés entre émancipation, révolte, nostalgie française et amours interdites... Hubert Huertas décrit avec passion le passage d'une époque révolue à un monde en devenir celui de la décolonisation. Terminus Pondichéry, ou comment tout s'achève et tout commence.

  • Avril 1961.
    Albert et Victor, onze et douze ans, vivent à Alger dans une gendarmerie. Abdelhamid et Mustapha grandissent à deux cents mètres dans la Casbah. A mi-chemin, l'école primaire et le boulevard de la Victoire où les quatre garçons se retrouvent quotidiennement comme tous les enfants du monde. Ils jouent, blaguent et se bagarrent en amis, souvent complices, parfois " frères ennemis ". Les souvenirs de l'enfance ne s'effacent pas.
    Aussi, malgré les tragédies, les séparations, Albert, Abdelhamid, Victor et Mustapha joueront quand même ensemble, quelque trente ans plus tard. Dans ce premier roman empreint de nostalgie et de tendresse, Hubert Huertas raconte une histoire simple et frémissante à travers les yeux d'un enfant rêveur qui découvre la vie, l'amitié grâce aux copains du camp d'en face, la sensualité et la douleur de grandir.
    Il fait rire, il bouleverse, et tout est dit d'une époque. Un tour de force.

  • Une histoire bouleversante et originale dans un Marseille inattendu sous l'Occupation et jusqu'aux années 1950.
    Frédo vit heureux dans sa famille d'exilés d'Europe centrale. Il grandit entre ses grands-parents, Elie et Esther, sa mère, Sonia, et Radu, son frère d'adoption. Lorsque Elie décède, une atmosphère étrange s'installe. Radu, sous l'impulsion d'une vieille parente mystérieuse, part étudier le violon en Amérique. Resté seul, Frédo découvre un jour une photo de son grand-père et constate qu'il a vécu sur un mensonge.
    D'aveux en secrets de famille, il revient sur les traces d'Elie, de Marseille en Transylvanie via Budapest et Istanbul. Au bout de sa recherche, l'enfant devenu grand percera le mystère de son histoire et l'énigme de Radu, enfouis au fin fond de la mer Noire, sur l'épave de la Struma, un bateau chargé d'émigrants juifs fuyant vers la Palestine... Hubert Huertas retrace avec bonheur et talent le périple extraordinaire d'une famille juive d'Europe centrale ballottée par les courants et les fractures du XXe siècle.

  • Sur les rives du détroit de Magellan, à l'extrême sud de la Patagonie, l'histoire d'une dynastie de femmes et de sa fondatrice, Angela Borghesi, dont l'estancia, l'Orque de Magellan, intrigue les visiteurs du monde entier.
    Angela, précipitée à vingt ans, en 1920, dans une immense révolution, s'est imposée dans un pays d'hommes forts, parfois de brutes, mais laisse le souvenir d'une femme impitoyable. Au début des années 2000, sa dernière descendante, aidée par un jeune homme étrange venu de Marseille, découvrira son vrai visage, celui d'un être hors du commun, implacable et fragile, qui tient tête aux puissants pour venger les faibles : l'agneau de son enfance, les Indiens, les peones en révolte, et son amour clandestin...
    Le roman de cette femme est d'abord celui du Grand Sud. Un secret grandeur nature, entre Europe et Amérique, Atlantique et Pacifique, sous le regard des orques, et entre leurs mâchoires.

  • L'an II. La Terreur. Un accident de chasse débarrasse Olympe de son barbon de mari et la propulse à la tête de la tannerie familiale. A vingt-huit ans, elle doit affronter l'avidité de la bourgeoisie locale prête à tout pour faire main basse sur son patrimoine. Aidée d'un avocat retors et d'un notaire amoureux, mais aussi de deux gamins dont son fils aîné, Olympe est bien décidée à en découdre pour préserver l'avenir de ses quatre enfants.
    A ses côtés, ses anciennes compagnes de couvent : Anaïs, la boiteuse, et Euphrasie, l'aristocrate déchue. Toutes trois vont spéculer sans vergogne sur les biens nationaux, mettant à mal les intérêts des plus puissants.        En place de la fortune, n'est-ce pas la prison, voire la guillotine, qui attend nos aventurières ? 

empty