Slatkine

  • Regards en passant

    Hubert Gay-Couttet

    • Slatkine
    • 17 Octobre 2014

    C'est une histoire qui commence à la fin des années 60. La nécessité d'aller regarder derrière les montagnes mythiques de mon enfance. D'aller chercher d'autres lumières, d'autres sensations et, en passant, d'autres regards. Déjà, la quête d'émotions fortes et le voyage comme mode de vie. Les frontières s'ouvraient. De nouvelles routes nous faisaient basculer de l'autre côté du vaste monde. La planète entière comme terrain de jeu. Des voyages au long cours qui, parfois, devenaient de vrais défis.
    Puis vint le temps des images qu'il fallait montrer et des événements qu'il fallait raconter.
    Le voyageur devient alors témoin. Il veut comprendre, s'impliquer et expliquer. Une vraie passion - le reportage - qui a son coût. Les dangers, parfois, sur le terrain, et aussi le risque de s'isoler, à force de courir trop souvent après sa propre histoire sous prétexte de raconter celle des autres. Mais le cap est tenu. En écho à l'intuition et à l'instinct, au fil des images et des mots qui s'entrelacent en chemin, le périple se poursuit.

  • Qui est Alfred Rehfous ? Louis Gielly, alors ancien conservateur du Musée d'art et d'histoire de Genève, s'exclamait, parlant de l'artiste: "La production de Rehfous est considérable et mériterait une monographie, qu'il serait d'ailleurs difficile d'écrire en raison de la dispersion des couvres!" Ce défi est relevé au travers des pages de cet ouvrage, le premier dévolu au peintre, et qui fait revivre son importante activité artistique, largement remarquée et louée par les critiques de son temps.
    Né en 1860 à Genève, il suit les cours de Barthélemy Menn, intransigeant initiateur d'une véritable école du paysage, avant de compléter sa formation à Paris auprès d'Alexandre Cabanel puis de Jean-Joseph Benjamin-Constant. Alfred Rehfous connaît au cours de son existence deux "patries" principales. Il fait en effet partie de ces importants groupements d'artistes connus respectivement sous les noms d'école genevoise de peinture et d'école de Savièse.
    Il est membre éminent de l'une et de l'autre. Habitant Genève, il fait de fréquents séjours en Valais avant de s'installer à Saillon en 1900 durant la belle saison. Alfred Rehfous peint les paysages de Genève, du Valais, du Pays de Vaud, du Vully et du lac de Morat ainsi que ceux de la Saône, sans parler de son séjour à Paris où il effectue ses premières toiles. Les recherches entreprises ont permis de recenser près de cinq-cents oeuvres, tableaux et dessins, nombre d'esquisses et de croquis datant de ses études, des illustrations de livres et de revues, quelques aquarelles enfin.
    Tableaux et dessins sont exposés dans plus de septante expositions, tenues pour beaucoup à Genève, mais aussi en Valais, à Lausanne, Vevey, Zurich, Bâle, Berne, Neuchâtel, à Paris, en Allemagne et en Italie. Ces expositions sont accompagnées de catalogues et des critiques de l'époque, ainsi que des listes des nombreux peintres, pour certains devenus célèbres aujourd'hui, qui prennent part à ces manifestations, le plus souvent collectives.
    Leur évocation fait revivre une partie de l'histoire des expositions de la fin du XIXe siècle et du début du XXe en Suisse. Très engagé dans sa profession, Alfred Rehfous est membre du Comité de la Société de l'Exposition permanente (Amis des Beaux-Arts) de Genève et de celui du Cercle des Arts et des Lettres, président de la section Genève des peintres et sculpteurs suisses, vice-président de la Fédération des sociétés artistiques de Genève, membre du Comité de la Commission fédérale des beaux-arts et vice-président de la Société des peintres et sculpteurs suisses.
    Alfred Rehfous s'éteint en 1912 à l'âge de 52 ans.

  • Domaine de la campagne genevoise, situé sur la commune de Genthod, occupant les hauteurs des berges du lac, et dont les documents qui lui sont consacrés ont permis de faire remonter son passé jusqu?en 1643. En publier l?histoire, c?est ancrer dans le présent les siècles de son existence. Une forme de reconnaissance.
    Pas seulement envers ses bâtiments, regroupés en un hameau, pas seulement envers son territoire agricole, vignes et grandes cultures, mais aussi et surtout envers ceux qui ont habité et fait vivre ces lieux, quels qu?ils aient été, ravivant leur vécu qui a souvent marqué la République et Canton.
    Négociants, pasteurs, juges, professeurs, chercheurs, économistes, politiciens, acteurs de la vie culturelle, varappeurs au Salève, peintres, navigateurs. Rappelant aussi les indispensables artisans de la vie quotidienne de la propriété qu?ont été les fermiers, les domestiques et les jardiniers.
    Une campagne genevoise, fil rouge d?une chronique historique et familiale.

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