Arlea

  • La maison de Bretagne

    Marie Sizun

    Décidée à vendre la maison du Finistère, où depuis l'enfance, elle passait ses vacances en famille, parce que restée seule, elle n'en a plus l'usage, et surtout parce que les souvenirs qu'elle garde de ce temps sont loin d'être heureux, Claire prend un congé d'une semaine de son bureau parisien pour régler l'affaire. Elle se rend sur place en voiture un dimanche d'octobre. Arrivée chez elle, une bien mauvaise surprise l'attend. Son projet va en être bouleversé. Cela pourrait être le début d'un roman policier. Il n'en est rien ou presque. L'enquête à laquelle la narratrice se voit soumise n'est que prétexte à une remontée des souvenirs attachés à cette maison autrement dramatique pour elle.
    Et si, à près de cinquante ans, elle faisait enfin le point sur elle-même et les siens ?

    Dans La Maison de Bretagne, Marie Sizun reprend le fil de sa trajectoire littéraire et retrouve le thème dans lequel elle excelle : les histoires de famille. Il suffit d'une maison, lieu de souvenirs s'il en est, pour que le passé non réglé refasse surface. L'énigme d'une mère, l'absence d'un père, les rapports houleux avec une soeur, voici la manière vivante de ce livre. Mais comme son titre l'indique, c'est aussi une déclaration d'amour à la Bretagne, à ses ciels chahutés et sa lumière grandiose, à l'ambiance hors du temps de ce village du bout des terres, face à l'Océan, où le sentiment de familiarité se mêle à l'étrangeté due à une longue absence.

  • Après La Gouvernante suédoise, Marie Sizun poursuivait la chronique familiale des Sézeneau et des Bergvist. Nous les avions laissés dans cette grande maison de Meudon, où Hulda, la jeune mère de vingt-six ans, vient de mourir, emportant avec elle son secret : la découverte de la liaison de son mari, Léonard, avec Livia, la gouvernante des enfants.
    Dans Les Soeurs aux yeux bleus, que va-t-il se passer après ce drame qui a atteint chaque membre de la famille ? Léonard Sézeneau, bien sûr, mais aussi les enfants, trois filles et deux garçons, de même que Livia, qui se mure dans le silence et accepte de suivre la famille à Saint-Pétersbourg. Là-bas, tant bien que mal, ils essaieront de survivre à l'absente ; les enfants grandiront, le voile sera levé, imperceptiblement sur les raisons de la mort d'Hulda. Livia ne pourra que s'effacer, en proie à l'hostilité grandissante des trois soeurs. Nous les retrouverons en France, où ils se réfugient à la Bernerie-en-Retz, puis à Paris, où les trois soeurs qui ont grandi, commencent à vivre leur vie de femme. Mais l'ombre de Livia plane sur leurs destinées et par un tour du hasard, de ceux que parfois la vie réserve, les deux familles seront à nouveau réunies.

    Dans Les Soeurs aux yeux bleus, avec une étonnante force romanesque, Marie Sizun continue d'explorer l'histoire de sa propre famille, passant du XIXe siècle au XXe en un récit où la réalité prend parfois des airs de saga. On ne peut que se réjouir de retrouver tous les personnages de la Gouvernante suédoise, et de boucler avec eux la fin de cette histoire pleine de secrets et de rebondissements.

  • Quel rôle joue exactement Livia, la gouvernante suédoise engagée par Léonard Sézeneau, négociant français établi à Stockholm en cette fin du XIXe siècle, pour seconder sa jeune femme, Hulda, dans l'éducation de leurs quatre enfants ? Quel secret lie l'étrange jeune fille à cette famille qu'elle suivra dans son repli en France, à Meudon, dans cette maison si peu confortable et si loin de la lumière et de l'aisance de Stockholm ? Il semble que cette Livia soit bien plus qu'une domestique, les enfants l'adorent, trouvant auprès d'elle une stabilité qui manque à leur mère, le maître de maison dissimule autant qu'il peut leur complicité, et Hulda, l'épouse aimante, en fait peu à peu une amie, sa seule confidente. Rien ne permet de qualifier le singulier trio qui se forme alors. Que sait Hulda des relations établies entre son mari et la gouvernante ? Ferme-t-elle les yeux pour ne pas voir, ou accepte-t-elle l'étrange dépendance dans la quelle elle semble être tombée vis à vis de Livia ?

    Dans ce récit maîtrisé et romanesque, Marie Sizun brosse le portrait tout en nuances de ses ancêtres franco-suédois, s'approchant au plus près du mystère qui les entoure. C'est bien une histoire d'amour et de mort qui va suivre la réussite fulgurante d'une famille, la sienne, trois générations plus tôt. Renouant les fils rompus, interrogeant sans cesse un passé occulté, redonnant vie aux disparus par son talent de romancière, Marie Sizun éclaire avec tendresse et pudeur les secrets de ces étonnants personnages.

  • Ne quittez pas !

    Marie Sizun

    Après le Prix de la nouvelle de l'Académie française pour Vous n'avez pas vu Violette ?, Marie Sizun revient au genre avec ce nouveau recueil consacré au téléphone. Son usage est devenu si naturel que nous oublions de nous étonner de son mystère et de la force de son implication dans nos vies. C'est à cette redécouverte que nous invite Marie Sizun à la faveur d'une quarantaine de courtes histoires empruntées à notre quotidien, tour à tour légères ou graves, drôles ou cruelles, instants de vie saisis sur le vif de l'émotion.

    Amants heureux ou malheureux, vieux solitaires, filles à la recherche de leur mère, de leur père, comédien en attente de rôle, si divers que soient ses personnages, l'auteure pose sur eux un regard dont la lucidité se nuance toujours de tendresse et de poésie.

    Ne quittez pas, on parle de vous !

  • Qu'est-ce qui pousse Sabine, petite élève de 5e, solitaire et rêveuse, à ne pas se rendre en classe, ce matin de printemps ? Pourquoi décide-t-elle ce jour-là de faire l'école buissonnière, et d'aller à la découverte d'un Paris qu'elle ne connaît pas très bien et qui l'a toujours fascinée ? Ce n'est pas seulement pour échapper au rendez-vous que la prof de français, excédée par son désintérêt, a fixé à sa mère.
    La fuite de Sabine parle de honte et d'incompréhension. Honte de sa mère, qu'elle sent ne pas correspondre à l'image qu'on se fait d'une mère attentive, soucieuse de la scolarité de son enfant ; mais aussi honte de son milieu social où la culture reste un mot opaque, presque hostile. La petite prend soudain conscience que ce monde du lycée lui est fermé, comme il l'a été aux siens.
    Mais, au cours de sa journée vagabonde, bien des choses vont changer pour elle. Le hasard d'une rencontre lui fera découvrir le trésor qu'elle porte en elle et qui ne demande qu'à être révélé.

    1 autre édition :

  • Paris 1944. Une fillette de quatre ans vit seule avec sa mère, femme fantasque qu'elle adore. Lorsque le père - qu'elle n'a jamais vu - rentre de sa captivité en Allemagne, l'existence de celle qu'on appelle « la petite » est bouleversée. Elle éprouve d'abord pour cet « intrus » de la haine, puis elle se met à l'aimer d'un amour absolu. Mais elle sera à l'origine d'un drame familial, dont l'ombre se dessinait dès les premières pages du livre.

    Qu'est-ce qu'un père ? C'est la question qui court tout au long de cette remontée de souvenirs, poignants mais distanciés, écrits à la troisième personne et dans une grande économie de style. La réponse, lumineuse, nous sera donnée dans les tout derniers mots du texte.

  • éclats d'enfance

    Marie Sizun

    Il est des enfances dont il est difficile et parfois douloureux de retrouver le cadre. C'est pourquoi Marie Sizun a attendu des années avant de se décider à revoir ce quartier du xxe arrondissement où elle a grandi.
    Soucieuse d'éviter « l'immeuble de briques rouges » du huis clos familial, avec ses secrets et ses drames, c'est à travers les rues familières de ses parcours d'enfant qu'elle nous conduit, faisant lever les bons comme les moins bons souvenirs en autant d'éclats lumineux qui ressuscitent le Paris des années 1950, mais qui, surtout, racontent les émotions et les rêves qui font passer de l'enfance à l'adolescence, et orientent définitivement les choix de l'adulte.

    1 autre édition :

  • Plage

    Marie Sizun

    Les éditions arléa 16, rue de l'Odéon, 75006 Paris Tél. 01 43 26 98 18 Fax. 01 44 07 04 88 Mél : arlea@wanadoo.fr Site : www.arlea.fr Office septembre 2011 En librairie le 3 septembre 2011 "Arléa-Poche" N° 181 Marie Sizun Plage 272 pages, 10 € EAN 9782869599536 Il était pourtant assez tard, mais j'étais la première sur la plage. Personne d'autre. On n'entendait aucun bruit, à peine, au loin, quelques appels de mouettes, comme adoucis par la pâleur du ciel. Mais, sur le sable mouillé, dur et lisse, quelqu'un avait laissé, écrit à la pointe d'un couteau, en hautes majuscules : JE T'AIME. Rien d'autre, juste ça, cette déclaration sur la plage vide. Cet appel. Adressé à qui ? Destiné à quel regard ? Le mien en tout cas, si personne d'autre ne le trouve. C'était comme un signe, un message qui m'arrivait de toi, et j'en ai été naïvement émue.



    Que fait cette femme seule sur la plage d'une petite station balnéaire de Bretagne ? Discrète, elle se fond dans le paysage, observe les gens autour d'elle, semble attendre, mais qui ?
    C'est un homme qu'elle attend. Il doit venir la rejoindre ; il le lui a promis. À la fin de la semaine, il sera là. Il est son amant. Il est marié. Elle veut voir dans sa venue prochaine un choix qu'il assume.
    Alors elle l'attend et trompe son ennui en jouant à la femme en vacances. Mais les jours se succèdent, les nouvelles se font plus embrouillées, plus rares.
    Passant tour à tour de l'inquiétude au désespoir, puis de l'abattement à la colère, elle sortira à jamais changée de cette semaine décisive.
    Avec un art qui lui est propre, Marie Sizun réussit là le portrait tout en nuances d'une femme d'aujourd'hui. Avec finesse, elle sait révéler l'intimité des êtres dans leurs moments de doutes et de passion.



    Marie Sizun a été enseignante de lettres classiques à Paris, en Allemagne ainsi qu'en Belgique. Elle a reçu le grand prix des lectrices de ELLE pour son roman La Femme de l'Allemand et le prix des lecteurs du Télégramme. Plage est son cinquième livre publié aux éditions Arléa.

    1 autre édition :

  • Avec sa sensibilité douce et ardente, Marie Sizun décrit quelques jours essentiels dans la vie d'une femme qui, après trente-cinq ans d'absence, revient à Paris sur un passé habité de secrets et hanté par un violent amour de jeunesse. Elle nous parle des sortilèges de la mémoire et du fragile mystère des êtres.

    1 autre édition :

  • Elles s'appellent Claire, Fanny, Sophie, Marion ou Violette. Elles sont très différentes mais ont quelque chose en commun : un absolu besoin de liberté. Elles sont les héroïnes de ces brèves nouvelles qui parlent de la vie de couple, de ses difficultés, du désamour, du divorce ou de la rupture, mais aussi de moments lumineux d'amour vrai, comme volés au quotidien. Chacune d'elles est au bord d'un choix, d'une décision à prendre, peut-être pas tout de suite mais dans un futur assez proche pour qu'elle puisse l'entrevoir et aller résolument vers lui.

    C'est bien des histoires de libérations que nous conte Marie Sizun, et même si celle-ci avait peu abordé jusqu'à présent les thèmes du couple, du mariage ou de la relation amoureuse, elle excelle dans ces portraits de femmes en recherche d'elles-mêmes et qui trouveront toutes, au prix de douloureux bouleversements intimes, la voie qu'elles ont décidé de suivre.
    Après neuf romans ou récits, Marie Sizun, pour la première fois et avec une grâce toute particulière, s'essaie au genre de la nouvelle.

  • Jeux croisés

    Marie Sizun

    On dit que ces choses-là n'arrivent qu'aux autres...
    Qui aurait cru Marthe, cette femme effacée, épouse tranquille, professeur irréprochable, capable d'enlever un bébé ? S'agit-il d'une succession implacable de hasards ou du surgissement en elle d'une insoupçonnable zone d'ombre ? Construit comme un thriller dont l'enjeu est tout autant la vie du bébé que le sort de sa ravisseuse, Jeux croisés est un conte bouleversant : la révélation pour une femme de sa vérité grâce à un tout petit enfant, à son mystère, à sa fragilité.

  • Le monde de la petite marion vacille.
    Elle aime sa mère, fanny, mais une dissonance s'installe dans leur relation. une voix un peu trop haute, des emportements inexplicables, un silence embarrassé à propos de ce père allemand dont marion ne sait rien ou presque. avec le temps, marion apprend : fanny est maniaco-dépressive. les rôles s'inversent alors. l'adolescente endosse cette raison qui doucement quitte sa mère. elle la protège, la couvre en taisant ses excès.
    Mais l'amour ne suffit pas pour terrasser la folie. nous retrouvons dans ce texte magnifique et douloureux le talent que marie sizun a déployé dans le père de la petite pour dire avec émotion et pudeur l'amour qui rapproche et sépare les êtres.
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  • La maison-guerre

    Marie Sizun

    Quand je suis fatiguée d'ici, des gens et des choses d'ici, c'est là-bas que je retourne. À la maison. Cette maison qui n'existe pas, qui n'existe plus.
    C'est un jeu, délicieux et cruel, comme tous les véritables jeux. On peut le pratiquer partout, dans la foule du métro, ou prisonnier d'un long voyage en train, ou quand, au coeur de la nuit, on se réveille dans l'étonnement triste de sa vie. Alors, on s'en va, on retourne à la maison. La sienne. La maison secrète. Chacun en a une. Pour moi, c'est la maison-guerre.
    Lorsque Vera confie sa petite fille de quatre ans à ce qui va devenir, dans son imaginaire d'enfant, la « maison-guerre », un lieu silencieux occupé par de vieilles personnes, elle ne songe qu'à la protéger de la cruauté des temps. Mais le lieu, si présent, si fort, dans une époque si tourmentée, deviendra dans l'esprit de la fillette une ressource de mystères et d'émotions, une blessure et un refuge, un apprentissage de la vie qui n'aura pas d'équivalent.

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