Gallimard

  • Tanger, au début des années 2000. Un pédophile abuse de jeunes filles en leur faisant miroiter la publication de leurs poèmes dans son journal. Il agit en toute impunité, sans éveiller le moindre soupçon.
    Ce roman raconte l'histoire d'une de ses victimes, Samia, une jeune fille de seize ans. Elle ne se confie pas à ses parents, mais consigne tout dans son journal intime, qu'ils découvriront bien après son suicide.
    À partir de cette tragédie, les parents de Samia basculent dans un désordre qui révélera leurs lâchetés et leurs travers. Le père, homme intègre, rejoint la cohorte des corrompus. Ensemble, ils s'abîment dans une détestation mutuelle aussi profonde que leur chagrin.
    La lumière viendra d'un jeune immigré africain, Viad. Avec douceur et bienveillance, il prendra soin de ce couple moribond. Viad panse les plaies et ramène le souffle de la vie dans la maison. Le pauvre n'est pas celui qu'on croit. Et le miel peut alors venir adoucir l'amertume de ceux qui ont été floués par le destin.

    1 autre édition :

  • L'insomniaque

    Tahar Ben Jelloun

    Grand insomniaque, un scénariste de Tanger découvre que pour enfin bien dormir il lui faut tuer quelqu'un. Sa mère sera sa première victime. Hélas, avec le temps, l'effet s'estompe... Il doit récidiver. Le scénariste se transforme en dormeur à gages. Incognito, il commet des crimes qu'il rêve aussi parfaits qu'au cinéma. Plus sa victime est importante, plus il dort. Et c'est l'escalade. Parviendra-t-il à vaincre définitivement l'insomnie? Rien n'est moins sûr. Une erreur de scénario, et tout peut basculer. Tahar Ben Jelloun nous entraîne dans une quête implacable et troublante, entre rêve et cauchemar éveillé, et livre en filigrane une critique de la société marocaine.

  • La philo expliquée à nos enfants.

    Qu'est-ce que la pensée ? L'amour ? La justice ? La xénophobie ? En 96 entrées, Tahar Ben Jelloun propose au jeune lecteur à partir de 12 ans des clés pour mieux comprendre les notions qui régissent sa vie de collégien, de citoyen et d'individu. Une leçon de sagesse illustrée avec humour, qui s'attache tout particulièrement au respect de l'autre, du monde et de soi-même.

    1 autre édition :

  • La punition

    Tahar Ben Jelloun

    La punition raconte le calvaire, celui de dix-neuf mois de détention, sous le règne de Hassan II, de quatre-vingt-quatorze étudiants punis pour avoir manifesté pacifiquement dans les rues des grandes villes du Maroc en mars 1965. Sous couvert de service militaire, ces jeunes gens se retrouvèrent quelques mois plus tard enfermés dans des casernes et prisonniers de gradés dévoués au général Oufkir. Ils y firent subir vexations, humiliations, mauvais traitements, manoeuvres militaires dangereuses sous les prétextes les plus absurdes. Jusqu'à ce que la préparation d'un coup d'État (celui de Skhirat le 10 juillet 1971) ne précipite leur libération sans explication. Tahar Ben Jelloun a été l'un d'eux. Cinquante ans après les faits, il ose enfin raconter au plus près ce que furent ces longs mois qui marquèrent à jamais ses vingt ans, nourrirent sa conscience et le firent secrètement naître écrivain.

    2 Autres éditions :

  • Dans l'islam, il est permis à un homme qui part en voyage de contracter un mariage à durée déterminée pour ne pas être tenté de fréquenter les prostituées. On le nomme «mariage de plaisir». C'est ainsi qu'Amir, un commerçant prospère de Fès, épouse temporairement Nabou, une Peule de Dakar, où il vient s'approvisionner chaque année en marchandises. Mais voilà qu'Amir se découvre amoureux de Nabou et lui propose de la ramener à Fès avec lui. Nabou accepte, devient sa seconde épouse et donne bientôt naissance à des jumeaux. L'un blanc, l'autre noir. Elle doit affronter dès lors la terrible jalousie de la première épouse blanche et le racisme quotidien.

    Puissante saga s'étalant sur trois générations entre Dakar, Fès et Tanger, Le mariage de plaisir est aussi un grand roman d'amour.

    3 Autres éditions :

  • Casablanca, début des années 2000. Un peintre, au sommet de sa gloire, se retrouve du jour au lendemain cloué dans un fauteuil roulant, paralysé par une attaque cérébrale. Sa carrière est brisée et sa vie brillante, faite d'expositions, de voyages et de liberté, foudroyée.
    Muré dans la maladie, il rumine sa défaite, persuadé que son mariage est responsable de son effondrement. Aussi décide-t-il, pour échapper à la dépression qui le guette, d'écrire en secret un livre qui racontera l'enfer de son couple. Un travail d'auto-analyse qui l'aidera à trouver le courage de se libérer de sa relation perverse et destructrice. Mais sa femme découvre le manuscrit caché dans un coffre de l'atelier et décide de livrer sa version des faits, répondant point par point aux accusations de son mari.
    Qu'est-ce que le bonheur conjugal dans une société où le mariage est une institution? Souvent rien d'autre qu'une façade, une illusion entretenue par lâcheté ou respect des convenances. C'est ce que raconte ce roman en confrontant deux versants d'une même histoire.

    2 Autres éditions :

  • « Cette histoire est arrivée dans un tout petit village d'Afrique de l'Ouest. Mon village n'a pas de nom.On l'appelle le « Village ».Moi, je l'appelle « le néant ». Aujourd'hui, je suis le nouvel instituteur de mon village. Et chaque jour, j'ai de moins en moins d'élèves. Ils disparaissent un à un dans une étrange bâtisse blanche, d'où ils ressortent avec de l'argent. Il faut que j'aille les chercher pour les ramener à l'école ».

  • Giacometti, la rue d'un seul est un essai libre dans lequel l'auteur a engagé toute sa sensibilité pour traduire sa vision personnelle, intime, d'une oeuvre aujourd'hui mondialement célébrée.
    Le parti pris de Tahar Ben Jelloun consiste à prendre au pied de la lettre la célèbre phrase de Giacometti à propos de ses sculptures : « Je veux des têtes vivantes », et d'en renverser le sens : il part, dans la rue, retrouver, sur le visage vivant des gens, la vérité des visages sculptés par Giacometti. Tahar Ben Jelloun a enrichi ce livre d'une longue postface, née d'une visite provoquée par le hasard dans ce qu'il reste aujourd'hui de l'atelier de Giacometti.
    Une étonnante réflexion sur la création et les arts.

  • L'ablation

    Tahar Ben Jelloun

    "Témoins vigilants, observateurs attentifs, il arrive parfois que les romanciers se voient confier des vies pour les raconter dans leurs livres. Ils font alors fonction d'écrivain public. C'est ce qui m'est arrivé il y a deux ans lorsqu'un ami, qui avait été opéré de la prostate, m'a demandé d'écrire l'histoire de son ablation.
    Je l'ai écouté pendant des heures. Je l'ai accompagné dans ses pérégrinations hospitalières. Je suis devenu ami avec le professeur d'urologie qui le suivait. L'idée d'un livre s'est imposée peu à peu. Un livre utile qui rendrait service aux hommes qui subissent cette opération, mais aussi à leur entourage, leur femme, leurs enfants, leurs amis, qui ne savent comment réagir.
    Mais la situation était délicate : fallait-il, comme le demandait mon ami, tout raconter, tout décrire, tout révéler ? Après réflexion, j'ai choisi de tout dire." Tahar Ben Jelloun.

    2 Autres éditions :

  • Sur ma mère

    Tahar Ben Jelloun

    La mémoire défaillante de ma mère l'a replongée, pendant les derniers mois de sa vie, dans son enfance. Redevenue soudain une petite fille, puis une très jeune fille tôt mariée, elle s'est mise à me parler, à se confier, convoquant les morts et les vivants. Sur ma mère a été écrit à partir des fragments de souvenirs qu'elle m'a livrés. Ils m'ont permis de reconstituer sa vie dans la vieille médina de Fès des années trente et quarante, d'imaginer ses moments de joie, de deviner ses frustrations. Chaque fois, j'ai inventé ses émotions et j'ai dû lire ou plutôt traduire ses silences. Sur ma mère est un vrai roman car il est le récit d'une vie dont je ne connaissais rien, ou presque.

    1 autre édition :

  • Partir

    Tahar Ben Jelloun

    La petite malika, ouvrière dans une usine du port de tanger, demanda à son voisin azel, sans travail, de lui montrer ses diplômes.
    - et toi, lui dit-il, que veux-tu faire plus tard ? - partir. partir... ce n'est pas un métier ! - une fois partie, j'aurai un métier. - partir où ? - partir n'importe où, là-bas par exemple. - l'espagne ? - oui, l'espagne, frança, j'y habite déjà en rêve. - et tu t'y sens bien ? - cela dépend des nuits.

    1 autre édition :

  • Au pays

    Tahar Ben Jelloun

    A quelques mois de la retraite, Mohamed n'a aucune envie de quitter l'atelier où il a travaillé presque toute sa vie depuis qu'il est parti du bled.
    Afin de chasser le malaise diffus qui l'envahit, il s'interroge sur lui-même avec simplicité et humilité. Il pense à son amour profond pour l'islam, dont il n'aime pas les dérives fanatiques ; il se désole de voir ses enfants si éloignés de leurs racines marocaines ; il réalise surtout à quel point la retraite est pour lui le plus grand malheur de son existence. Un matin, il prend la route de son village natal, décidé à construire une immense maison qui accueillera tous ses enfants.
    Un retour " au pays " qui sera loin de ressembler à ce qu'il imaginait.

    1 autre édition :

  • L'insomnie

    Tahar Ben Jelloun

    «S'il vous plaît... un petit peu de sommeil... un petit peu de cette douce et agréable absence... Une simple échappée, une brève escapade, un pique-nique avec les étoiles dans le noir...».
    Grand insomniaque, un scénariste de Tanger découvre que pour enfin bien dormir il lui faut tuer quelqu'un. Sa mère sera sa première victime. Hélas, avec le temps, l'effet s'estompe... Il doit récidiver. Le scénariste se transforme en dormeur à gages. Incognito, il commet des crimes qu'il rêve aussi parfaits qu'au cinéma. Plus sa victime est importante, plus il dort. Et c'est l'escalade.
    Parviendra-t-il à vaincre définitivement l'insomnie? Rien n'est moins sûr. Une erreur de scénario, et tout peut basculer.

    3 Autres éditions :

  • Romans

    Tahar Ben Jelloun

    Harrouda - La Réclusion solitaire - Moha le fou Moha le sage - L'Enfant de sable - La Nuit sacrée - Jour de silence à Tanger - Les Yeux baissés - La Nuit de l'erreur - Partir - L'Homme rompu - Au pays - Par le feu - Le Bonheur conjugal - Le Mariage de plaisir Tahar Ben Jelloun est peut-être âgé de 73 ans s'il est bien né en 1944 ce que rien ne prouve, son père ayant falsifié ses papiers dès son enfance pour qu'il puisse aller à l'école en même temps que son frère aîné... Cette anecdote annonce une vie fertile en aventures (pas seulement littéraires) et en rebondissements de routes sortes. II suffit de comparer son existence avec celle « très classique » de son frère resté à Marrakech pour comprendre que si le hasard a joué sa partie, l'extraordinaire énergie, l'inventivité incessante, la créativité sans repos sont les vrais moteurs de cette destinée improbable. Car d'une naissance pauvre à Fès, enfant dépourvu de santé et frôlant de près la mort faute de bon médecin dans les années 1950, à membre de l'académie Goncourt, écrivain connu et traduit dans le monde entier, invité des universités américaines, éditorialiste pour les plus grands quotidiens européens ( Le Monde , puis La Repubblica ), commentateur de la vie politique française, il y a un long trajet et de nombreux obstacles franchis.
    Ce Quarto réunit exclusivement et exhaustivement les grands titres de fiction sur les thèmes qui ont fait la réputation mondiale de Tahar Ben Jelloun : la femme et la condition féminine, l'immigration et les immigrés, le Maroc.
    Le Vie et OEuvre montre la richesse et le sérieux de la documentation du romancier, le long temps de latence et de maturation, puis le passage à l'écriture de fiction.

  • « Vivre : habiter la lumière de l'enfance / Résister : ne jamais s'habituer à la douleur du monde.
    » Témoin fidèle de son époque, Tahar Ben Jelloun observe et écoute le monde. Avec justesse, il en capte les turbulences et les souffrances. Avec douceur, il en recueille le merveilleux et la lumière.

    De la récente tragédie d'Imlil (l'assassinat dans le Haut-Atlas de deux jeunes touristes originaires des pays nordiques) aux lumineux souvenirs de l'enfance, en passant par la liberté qu'offre la peinture ou par l'évocation des parfums du marché d'Aligre, Tahar Ben Jelloun dévoile dans ce recueil sa vision du monde contemporain dans toute sa richesse et sa complexité.
    Poésie du monde et de l'humanité, du mystère et de la lumière, elle nous saisit par sa vérité, se fait sentinelle - et, plus que jamais, essentielle.

  • «Quand nous arrivons en France, nos branches ne sont plus lourdes ; les feuilles sont légères ; elles sont mortes. Nos racines sont sèches et nous n'avons pas soif. Si je nous compare à un arbre, c'est parce que tout tend à mourir en nous et la sève ne coule plus. Tout le monde trouve "normal" ce déboisement sélectif. Mais que peut un arbre arraché à l'aube de sa vie? Que peut un corps étranger dans une terre fatiguée?» Voici le portrait d'un homme en exil. C'est un travailleur immigré. Il nous décrit la misère sociale, psychologique et sexuelle dont il est la victime quotidienne. À travers le récit de sa «réclusion solitaire», c'est l'attitude de nos sociétés occidentales face à l'immigration qui est mise à mal. Mais Tahar Ben Jelloun, en humaniste averti, s'insurge contre un danger plus grand encore. Il nous donne à voir où l'indifférence et le mépris de tout homme envers son semblable peuvent conduire.

  • «Je vous écris assis sur un tas de ruines. Le vent venu de l'Est fait trembler les chênes hauts dans le ciel. Il soulève une poussière d'or et des platanes aux racines meurtries. Le vent et des hommes de plus en plus jeunes à califourchon sur un muret. La mer, là-bas. Blanche, verte, bleue. Une chevelure dérangée par les caprices de la lune. Les bruits de la ville se retirent laissant au vent sa musique sans harmonie. Quelque chose de moderne. Des gifles, des claques, des draps gonflés se déchirent. Tanger tangue. Des têtes retenues par les mains. Le ciel est d'un bleu inquiétant. Ce bleu-là, vous allez l'adopter.» Tahar Ben Jelloun nous offre, au plus près de l'émotion, les pensées d'un amateur d'art. Après Lettre à Delacroix, il rend hommage cette fois à Henri Matisse, célèbre aussi bien les oeuvres des peintres marocains Jilali El Gharbaoui et Chaïbia que celles de Claudio Bravo et de Mimmo Rotella.

  • Dans l'oeuvre de Tahar Ben Jelloun, désormais célèbre pour ses romans, la poésie a toujours été une compagne fidèle, exigeante ; c'est avec elle qu'il est venu à l'écriture, c'est avec elle qu'il réagit encore aux agressions ou aux enchantements du monde. Comme le souligne François Bott dans sa préface : « Chez Tahar Ben Jelloun, le romancier n'a jamais éclipsé le poète. Il a continué de griffonner des poèmes à ses heures perdues, ses heures volées, dans les taxis, les trains, les avions, les gares ou les salles d'embarquement des aéroports. C'était une sorte de rendez-vous avec soi-même, malgré l'agitation et le tohu-bohu des voyages. Voici donc rassemblées quarante années de poèmes, depuis les illusions lyriques de la jeunesse jusqu'à ces regards que l'on porte, un jour, sur le temps qui a passé trop vite. »
    Un rendez-vous avec soi-même, sans cesse réinventé, sans cesse revivifié au gré des rencontres, des coups de colère ou des déambulations plus méditatives, tel apparaît en effet ce livre. Ici, qu'il se prenne ou non pour un chameau, Tahar Ben Jelloun parle à la première personne. Il y a là tout le cheminement d'un homme qui a su rester à l'écoute, qui a su garder un regard lucide sans avoir à renier les élans de son coeur.

  • " Parce que vous êtes "le plus suggestif de tous les peintres", je pense pouvoir vous faire revenir au Maroc par la magie du verbe. Je vous imagine en ce début d'année 1832, jeune homme élégant et réservé, quitter votre atelier de la rue des Fossés-Saint-Germain, laissant derrière vous une lumière retenue, empêchée par un ciel gris et bas d'éclater, une lumière brève et faible à laquelle les Parisiens finissent par s'habituer. Vous sortez de ce quartier et vous vous trouvez, quelques jours après, inondé par une lumière si vive, si pleine et même brutale que vous subissez un choc. Vous êtes à la fris en Méditerranée et face à l'océan Atlantique ". Tahar Ben Jelloun rend hommage à Eugène Delacroix, converti à la lumière lors de son voyage en Afrique du Nord. Mais au-delà du peintre génial, c'est la beauté de tout un pays qu'il célèbre : celle du Maroc.

  • Le 17 décembre 2010, Mohamed Bouazizi s'immolait par le feu.
    Ce geste radical fut le signal déclencheur de la Révolution de Jasmin en Tunisie. Tahar Ben Jelloun, dans une fiction brève, réaliste et poétique, reconstitue les jours qui ont précédé ce sacrifice. Un superbe hommage aux révolutions arabes et ces millions d'hommes et de femmes anonymes descendus dans les rues pour réclamer liberté et dignité dans leur pays.

  • Tahar Ben Jelloun nous livre ici le récit de douze années de rencontres avec Jean Genet. En 1974, l'homme n'a plus grand-chose en commun avec l'écrivain-voleur mythique, saint et martyr. Il a coupé les ponts avec Sartre et Cocteau et se passionne pour les luttes révolutionnaires les plus contemporaines : Zengakuren japonais, Black Panthers américains, cause palestinienne.

    Les années qui suivent sont marquées par des doutes et une fragilité dont Tahar Ben Jelloun est aussi le témoin. Genet est un homme gravement malade qui met ses dernières forces dans l'écriture d'Un captif amoureux.

    Les fulgurances des conversations et les nombreuses anecdotes que recèlent ces souvenirs jettent un jour nouveau sur un écrivain souvent mal compris. On y retrouve aussi toute la force et l'urgence des débats politiques et intellectuels du tournant des années quatre-vingt.

    1 autre édition :

  • Harrouda

    Tahar Ben Jelloun

    Harrouda n'apparaît que le jour.
    Elle commence par lâcher ses cheveux en avant et tourne sur place. puis elle relève sa robe. les enfants n'ont que le temps d'y croire, déjà le rideau est baissé. le reste, ils le retrouvent dans leurs rêves et, pour le narrateur, à chaque étape de son adolescence. harrouda, prostituée déchue, fut son premier amour, et la maîtresse de deux villes : fès, lieu de toutes les vertus et de la tradition, tanger - que jean genet appelle tanger-la-trahison.
    Une femme, deux villes, toutes les femmes, " et nous guettons la solitude pour de nouveaux fantasmes. nous les collons sur une page d'écriture. le rire. seul le rire pour accoupler ce que nous avons osé. " ce livre est un roman-poème du grand conteur marocain ben jelloun.

    1 autre édition :

  • Tahar Ben Jelloun revendique être un autodidacte en peinture. Son apprentissage, il l'a fait avec les yeux et la mémoire, en regardant, en prenant le temps de contempler le travail des peintres vers lesquels son goût et son empathie l'ont guidé. Et sur lesquels il a écrit, peintres d'hier ; peintres d'aujourd'hui, de l'Occident comme de l'Orient. Jusqu'au jour où attaquer une toile lui a procuré cette sensation, déjà vécue avec la poésie, que les arts dits «¿plastiques¿» peuvent redonner foi en l'homme, faire espérer un monde meilleur. La perspective de prendre les pinceaux, de manipuler l'acrylique le met en joie. Cette joie s'accompagne désormais d'une exigence similaire à celle qu'il met à écrire : presque sans ratures, comme dans ses manuscrits. Le mouvement du pinceau conjugue instinct et réflexion. Le bonheur est là «¿quand ça vient tout seul¿», comme Henri Matisse l'exprima si bien à Tanger.

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