Vincent Peillon

  • Dans cet ouvrage qui bouscule bien des évidences, Vincent Peillon s'attache à saisirl'ambition, la nature et le sens de la laïcité chez ses fondateurs républicains. Quevoulaient-ils dire lorsqu'ils parlaient de « foi laïque », de « morale laïque », de « religionlaïque », et même de « Dieu laïque » ? Prenant prétexte d'une invitation adressée par lejeune Jaurès au radical Camille Pelletan à venir le voir à Toulouse afin d'y rencontrerdes « théologiens laïques, » Vincent Peillon cherche à comprendre ce que pouvaitsignifier pour Jaurès et pour les fondateurs ce qui nous apparaît comme unecontradiction dans les termes et un monstre conceptuel : une « théologie laïque ». Il estainsi conduit à restituer à la notion de laïcité une complexité et une profondeur qui sonttrop souvent ignorées aujourd'hui.

  • Pierre Leroux, d'une religion nationale ou du culte ; une démocratie religieuse Nouv.

    Pourquoi republier, près de deux siècles après sa première parution??

    Leroux, inventeur du socialisme, le premier à avoir, selon ses propres termes, « mis le socialisme dans la République et la République dans le socialisme », le philosophe de l'Humanité, retrouve enfin sa place au panthéon des grands ancêtres.

    Si cette publication pouvait contribuer, après d'autres, à une meilleure connaissance de l'oeuvre de Leroux, ce ne serait que justice. Mais la vérité est autre.

    S'il y a une actualité de ce livre, il la doit au fait qu'il incarne ce qui aurait pu être une autre voie possible pour l'organisation des rapports du politique et du religieux en France, soit une certaine façon d'entendre la laïcité, très différente de celle qui a triomphé en reconduisant le thème chrétien de la séparation de ce qui est à César et de ce qui est à Dieu, du temporel et du spirituel, des Églises et de l'État. Car c'est précisément cette séparation, étrangement pour nous tant elle nous semble évidente et indissociable de la pensée républicaine, que Pierre Leroux critique et refuse, en même temps qu'il conteste toute possibilité pour l'État d'être «?neutre?».

    Cette actualité serait non seulement liée à cette crise de la sécularisation mais à la reconnaissance, qui lui est contemporaine, de la persistance du théologico-politique.

    Il conduit à une proposition?: organiser religieusement la société laïque. Cette proposition ne peut manquer d'apparaître surprenante, pour ne pas dire incompréhensible. Elle suppose en tout cas, a minima, de mobiliser un autre concept de la laïcité et un autre concept de la religion que ceux qui sont les nôtres aujourd'hui.

  • Jamais on ne s'est tant revendiqué de la République. Si ce retour en force est sans doute l'expression d'un besoin légitime face aux pathologies du modèle libéral et à l'effondrement du rêve communiste, il est d'abord le résultat d'une formidable escroquerie historique et intellectuelle.

    Le républicanisme qui sert de drapeau et d'étendard aujourd'hui aux forces les plus antirépublicaines n'a rien à voir avec la doctrine républicaine. Il en prend même souvent l'exact contrepied et, sous son couvert, continue de la combattre. Si l'extrême droite française peut récupérer sans vergogne le vocabulaire républicain, par exemple les mots « laïcité » ou « patriotisme », c'est qu'un certain nombre de prétendus républicains, de gauche comme de droite, ont préparé le terrain en faisant du républicanisme une idéologie réactionnaire, identitaire, nationaliste, intolérante, antireligieuse, antidémocratique et antilibérale. La confusion politique à laquelle nous assistons a été précédée d'une confusion intellectuelle, qui a conjugué le mépris des faits à l'ignorance des textes.
    Vincent Peillon analyse dans cet ouvrage les thèses qui ont permis cet abaissement, préparant les équivoques et les dérives du débat actuel, et propose de restituer à la philosophie républicaine son vrai visage.

  • La promesse

    Vincent Peillon

    • Puf
    • 11 Septembre 2019

    En politique, la promesse a mauvaise réputation. Le rapport de la politique aux promesses juge la politique, et il la juge sévèrement. La politique serait un art du mensonge, de la ruse, de la séduction, de la trahison. Et la promesse ne serait qu'un instrument parmi d'autres pour gouverner la populace, qui par nature est crédule.
    Pourtant, malgré ce constat sombre, on constate qu'on ne peut se passer de promesses, et même que l'on en redemande toujours. La promesse, même mensongère, même intenable, serait consubstantielle à la politique, et nous permettrait d'en saisir la nature singulière.
    Vincent Peillon s'interroge sur la nécessité de quitter l'horizon de la modernité et des théories du Contrat pour méditer à nouveaux frais le modèle biblique de l'Alliance. Ce qui le conduit à faire de la promesse comme figure juive du théologico-politique un recours pour notre temps marqué par la faillite de l'humanisme.

  • Le soir du réveillon, le commissaire Bloom quitte son bureau du Quai des Orfèvres vers 19 h 30. Rentré chez lui, allongé sur son canapé, il savoure la meilleure compagnie qui soit : une bouteille de gin, un bon livre et des sonates de Bach. Mais un appel téléphonique ne tarde pas à interrompre ce moment idyllique : le lieutenant Crusson l'informe qu'une prostituée transsexuelle a été retrouvée morte à Belleville, maquillée et vêtue d'un somptueux costume de l'Opéra de Pékin.
    Que signifie cette mise en scène ? A qui s'adresse-t-elle ? Les cadavres de divas travesties commencent à s'additionner dans les rues de Paris. Alors que ses supérieurs privilégient la piste du règlement de comptes entre mafias chinoises, Bloom en flaire une autre. Qui pourrait bien le mener jusqu'aux plus hautes sphères de l'Etat...

  • Aurora : c'est le nom du consortium qui fait main basse sur des réserves de pétrole et de gaz dans le Grand Nord. Son fondateur, un ancien nazi visionnaire, est protégé par des faucons américains et certains hauts responsables de l'Otan. Mais quand les intérêts stratégiques, les appétits économiques et les folies idéologiques se mêlent, l'histoire chemine vers son crépuscule. Il sera taché de haine et de sang.
    Qui réglerait cela proprement ? Une équipe du Mossad, apparemment en sommeil. Des agents menés par un homme qui a toutes les audaces et tous les talents sauf celui de résister parfois à la mélancolie. C'était compter sans les traîtres. Les prédateurs deviennent alors des proies.
    Une intrigue géopolitique glaçante, menée tambour battant.
    />   Exigeant et accessible, Aurora remporte le pari de divertir et de questionner sur des sujets complexes. Laëtitia Favro, Le Journal du dimanche.

    Un thriller tourmenté. Bastien Bonnefous, Le Monde des livres.

  • George Sand : " Il [Pierre Leroux] a la figure belle et douce, l'oeil pénétrant et pur, le sourire affectueux, la voix sympathique [...].
    Il était alors le plus grand critique possible dans la philosophie de l'histoire et, s'il ne vous faisait pas nettement entrevoir le but de sa philosophie personnelle, du moins il faisait apparaître le passé dans une si vive lumière, et il en promenait une si belle sur les chemins de l'avenir, qu'on se sentait arracher le bandeau des yeux comme avec la main. " Pierre Leroux : " Nous ne faisons pas de l'histoire pour faire de l'histoire ; nous ne remuons pas les ruines du passé pour le plaisir de troubler les cendres des morts dans leurs tombeaux ; nous étudions l'histoire et nous nous occupons du passé en vue de l'avenir.
    " Au début du 20e siècle, les dictionnaires allemand et anglais citaient encore : " Il existe deux inventeurs du "socialisme" le Français Pierre Leroux et l'Allemand Karl Marx... " Depuis Pierre Leroux (1797-1871) est tombé dans un des nombreux puits de l'histoire des idées.

  • Écrire l'histoire de la devise républicaine, c'est faire de la contre-histoire. Il suffit de considérer les noms des principaux auteurs ou penseurs de la devise républicaine, Robespierre, Pierre Leroux, Louis Blanc, pour ne citer que quelques-uns de ceux qui seront étudiés dans ce livre, pour comprendre qu'ils ont été, dans des modalités certes diverses, allant de la pure et simple ignorance au mensonge ou à la moquerie et au dédain, destitués de leur paternité.
    Ceux qui croient que les idées n'ont pas d'effet dans l'histoire et que la manière de raconter le passé n'influe pas sur le présent et sur l'avenir se trompent. Je ne sais pas si elles dirigent le monde, mais il n'est pas surprenant de constater, sur la base de cette histoire falsifiée, que le républicanisme soit devenu en France une philosophie conservatrice, voire réactionnaire, servant à légitimer les intérêts des classes les plus favorisées et à entretenir l'image sépia d'une France qui n'a jamais existé. Si ce n'est pas surprenant, c'est toutefois désolant et inquiétant.
    En proposant ce livre sur la devise, j'ai voulu écrire une histoire de la doctrine républicaine française du point de vue des républicains eux-mêmes, c'est-à-dire de ceux qui se sont battus pour elle, plutôt que du point de vue de ceux qui l'ont combattue et ne s'y sont ralliés que lorsqu'elle avait vaincu. J'ai cherché à présenter cette doctrine telle qu'elle a été élaborée non par ceux qui voulaient occuper les places mais par ceux qui voulaient, quoi qu'il puisse leur en coûter, produire un effet moral et affirmer un idéal, celui de la République démocratique, sociale et laïque.

  • Qu'est ce qui est actuel ? Qu'est-ce qui est contemporain? Qu'est-ce qui fait sens dans notre monde ?Aux grandes réponses traditionnelles, la mort de Dieu, la mort de l'homme, dont il réfute la pertinence, Vincent Peillon substitue une autre piste de lecture. Ce qui se joue dans notre temps, c'est la mort du politique. La politique, réduite à l'économie, à la morale, à la science ou bientôt à la seule communication, est même devenue antipolitique.Mais qu'est-ce que le politique dont il s'agit ici ? L'Occident démocratique s'est construit autour d'une alliance entre philosophie et politique, un mode d'organisation de la cité et un type de rationalité critique. Socrate apostrophant les puissants, hommes d'argent, de pouvoir ou de verbe, sur leur autorité et sur leur savoir, illustre le fondement de cette histoire. Celle-ci s'est déployée à travers l'humanisme civique de la Renaissance, les Lumières et la Révolution, la fondation de la troisième République, toujours dans la lutte et l'affrontement avec ceux qui prétendent posséder la vérité - qui veulent exercer le pouvoir et se prennent pour des dieux.Nourrie d'une méditation continue des oeuvres des philosophes classiques et modernes, particulièrement de Merleau-Ponty, mais aussi d'une expérience unique d'homme politique, Vincent Peillon propose ici de retrouver un rapport du politique à l'action et à la vérité, mais aussi de la philosophie à la cité, qui seul pourrait garantir, en un temps où la démocratie est fragilisée, un autre avenir que de ténèbres, de démission et de retour de la barbarie.

  • Refonder l'école de la République et refonder la République par l'école : tel est le projet de Vincent Peillon, ministre de l'Education nationale. Dans ce livre, il établit un état des lieux de l'école après le quinquennat de Nicolas Sarkozy, et défend son propre programme de réforme. Homme d'engagement, il ambitionne de modifier durablement et en profondeur un système qui concerne chacun d'entre nous.
    Car c'est de nos enfants, de notre pays, de notre avenir, qu'il s'agit.

  • À l'origine, au XIXe siècle, la République se présente comme une nouvelle foi, une religion qui remplace le catholicisme. Cette nouvelle religion laïque n'a jamais cessé de s'interroger sur ses dimensions spirituelles et morales. Entre liberté et égalité, la fraternité n'a jamais fait l'objet d'une pensée politique en France. En outre la philosophie républicaine est trop souvent caricaturée comme étatiste et antilibérale, sacrifiant la liberté à l'égalité. Dans ce livre, Vincent Peillon critique la vision de François Furet qui pose une incompatibilité de principes entre société des individus et égalité. Cette erreur repose sur la confusion entre deux types d'égalité : égalité des résultats, égalité des chances. Parmi les hypothèses de ce livre : et si c'était non parce qu'elle a été critiquée par ses adversaires mais parce qu'elle a été mal défendue par ses propres gardiens que la République a été dénaturéeoe Ils devraient s'en prendre à eux-mêmes d'avoir trop défendu un modèle nostalgique, à la fois archaïque et inexact de la République.

  • Il s'agit au sens précis d'une "biographie philosophique" dans laquelle l'existence de maurice merleau-ponty se trouve restituée dans un contexte intellectuel, sociologique, voire sentimental. car maurice merleau-ponty a toujours pensé et enseigné en fonction de sa vie. sa théorie critique du marxisme ne s'explique que par ses démêlés avec le parti communiste. sa {phénoménologie de la perception} ne peut se lire qu'à la lumière de ses relations avec jean piaget, claude lévi-strauss, etc. l'auteur se penche également sur la vie quotidienne d'un philosophe avec, en transparence, cette question : quel est le statut de l'existence pour un "pur esprit" ? sur ce point, il a recueilli témoignages et confidences.

  • Dans ce livre, Vincent Peillon cherche à  comprendre quelle serait la place du spiritualisme philosophique, de Dieu, du divin, du moins de la transcendance dans l'histoire du socialisme et de la laà¯cité. Car, il y a bien un contenu évangélique façonnant la morale laà¯que.Mais qui est donc Ferdinand Buisson (1841-1932) Hors de la légende, absent des photos souvenirs, homme des seconds rôles, il a pourtant façonné l'histoire par son action au ministère de l'éducation nationale de 1879 à  1896, par ses engagements. Rappelons que ce pacifiste, président de la Ligue française des droits de l'homme de 1913 à  1926, a obtenu le Prix Nobel de la paix en 1927.
    Mais surtout, il a pensé comme nul autre avant lui les rapports entre le religieux et la République.De fait, Buisson appartient à  une génération qui veut sauver le sacré, la croyance, l'espoir. Or ce mouvement, par définition religieux, c'est ce que Jaurès appelle le socialisme. Nous nous trouvons, avec Ferdinand Buisson, au coeur de la République. Mais ce coeur nous a été dérobé si longtemps que l'on ressent d'abord un grand dépaysement, un vif étonnement. On a cru que la République était sans profondeur spirituelle, sans à¢me profonde et propre. Peut-être nous sommes-nous trompés...

  • Vincent Peillon est agrégé de l'Université et docteur en Philosophie. Député de la Somme depuis 1997, il a déjà publié un essai consacré à Maurice Merleau-Ponty, La tradition de l'esprit.


    Jean Jaurès incarne à lui seul, "le socialisme républicain", le combat pour la paix et l'éloquence parlementaire. Mais derrière cette imagerie officielle, se dissimulent une oeuvre majeure et une pensée philosophique, dont la méconaissance n'en finit pas de se vérifier. Cet ouvrage tente d'en reconstituer la cohérence.

    Car le socialisme de Jaurès était, contrairement à bien des idées reçues, un individualisme et un spiritualisme - deux raisons suffisantes pour heurter ses lecteurs marxistes ou libéraux. Retrouver la philosophie jauressienne, cela revient donc à mener le combat contre le collectivisme et contre le matérialisme. Cette évidence devrait en surprendre plus d'un...

    A cela s'ajoute le fait que, pour Jaurès, la "révolution" ne peut être réduite à un bouleversement économique. La morale et la religion y ont leur part -décisive. Pour lui, politique et mystique ne sont pas séparables. Ce mouvement intellectuel vient ainsi nous rappeler que "la chose publique" ne saurait être assignée à une technologie du pouvoir aux mains des importants et des habiles. Il lui faut, au contraire, s'enraciner dans l'existence et la féconder afin de lui donner un sens. C'est à cette condition qu'elle retrouvera la dignité et la légitimité qui lui sont, aujourd'hui, si fortement contestées.

    D'où cet ouvrage, dans lequel Vincent Peillon s'efforce - en tant que philosophe et socialiste - de raviver une pensée fondatrice et trahie.

  • La République est-elle encore un projet d'avenir ou n'est-elle plus qu'un mot vide de sens ? Qu'est-ce que l'identité nationale ? En quoi peut-on parler aujourd'hui d'un abaissement national ? La laïcité est-elle en danger, et qui la menace ? Que faire pour refonder une école qui ne soit pas inefficace et douloureuse ? Où trouver la force de revendiquer la justice dans un monde dominé par la concurrence et l'utilitarisme ? Comment concilier égalité et liberté, individualisme et solidarité ? L'Europe est-elle condamnée à rester un grand marché, ou peut-elle redevenir un projet politique pour le siècle qui s'ouvre ? La nation est-elle l'horizon indépassable du projet républicain ? Autant de questions qui sont les nôtres, qui seront au coeur de l'élection présidentielle et auxquelles Vincent Peillon apporte ici ses réponses, dans un dialogue d'une grande liberté avec François Bazin.

  • Des ouvrages pour tous !

    Une préface d'Emmanuel Davidenkoff, journaliste spécialiste de l'éducation.
    Deux personnalités : Xavier Darcos, ancien ministre de l'Éducation nationale, ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville et Vincent Peillon, député européen, membre du bureau national du Parti socialiste, répondent à toutes nos questions sur les moyens à donner à l'école.

    Au lecteur de trancher !

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