Centre D'action Laique

  • Quoi de commun entre le cardinal Mercier et la semaine du bon langage ? Entre Quick et Flupke et le chocolat Côte d'Or ? Entre les navetteurs et la monarchie ? Une même question: y a-t-il une culture propre à la Belgique ? On en débat depuis près de deux siècles, et, sur ce thème, croyants et iconoclastes se déchirent. Mais si la controverse paraît inépuisable, c'est que la culture est pensée trop souvent comme une essence. Le présent essai entend plutôt l'aborder comme un effet de discours : comment le propos sur la « culture belge » est-il construit ? A quelles réalités vient-il donner sens ? A quelles autres vient-il, aussi bien, faire écran ? Dans sa quête, l'auteur se donne les armes de l'anthropologie et de la sémiotique, mais aussi et surtout celles d'une ironie à la fois implacable et complice.

  • Le système instable, inégalitaire et insoutenable engendré par la mondialisation néolibérale a exacerbé l'insécurité économique et culturelle des classes moyennes et populaires. Le ressentiment des « perdants de la mondialisation » a débouché sur une « récession démocratique », illustrée par le déclin des partis traditionnels et la montée du national-populisme. La course à la compétitivité et aux profits sans limite accentue la concentration des richesses, les inégalités, les crises financières et les récessions mondiales. La combustion croissante d'énergies fossiles et la surexploitation des ressources naturelles ont provoqué des dégâts environnementaux irréversibles débouchant sur le changement climatique et la destruction de la biodiversité. Le choix ne se limite pas à préserver la société ouverte néolibérale ou à instaurer la société fermée prônée par le national-populisme, qui serait dans les deux cas inégalitaire et insoutenable. Des alternatives existent pour garantir une prospérité soutenable et partagée dans une société ouverte. Le défi consiste à opérer une transition écologique et sociale en vue d'instaurer un modèle de développement zéro carbone, respectueux des écosystèmes et équitablement réparti.

  • L'ÉVRAS : outre le fait que cet acronyme est encore méconnu du grand public, il n'est pas toujours facile de vulgariser l'importance de son apport au sein de l'enseignement, quand celui-ci a lieu. Quels sont les freins rencontrés lorsque l'on tente de faire entrer l'éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle - et de surcroît une ÉVRAS «?fiable?» - au sein des écoles?? Et une fois les portes ouvertes, quels sont les problèmes qui se posent lors de son enseignement, tant auprès des directions, du corps enseignant, que des enfants, des adolescents... et des parents?? Quels sont les fruits récoltés en fonction de l'âge?? Et pour quelles raisons devrait-on labelliser l'ÉVRAS et la rendre obligatoire à tous les niveaux?? Cet essai laisse parler l'expérience de terrain et entend répondre à ces questionnements en leur donnant corps et vie.

  • Les politiques d'asile et d'immigration cristallisent toutes les tensions et outrances. Et les migrants sont systématiquement utilisés comme un argument électoral, ajoutant ainsi une violence symbolique aux violences physiques et psychologiques souvent subies au cours de leur parcours migratoire.

    Ce livre est issu de la rencontre entre un chercheur qui travaille sur les flux migratoires et le directeur d'une organisation humanitaire qui assiste et soigne au jour le jour migrants et demandeurs d'asile. Ensemble, ils avancent dix propositions: autant de balises pour penser enfin une politique d'asile et d'immigration qui ne soit pas dictée par la crise.

    Pensé au départ pour la Belgique, cet ouvrage ambitionne de lancer des pistes pour une véritable politique européenne. Avec, en filigrane, une question : quelle alternative proposer aux politiques menées actuellement?

  • Dans la tradition populiste américaine, l'histoire et les enjeux politiques sont réduits à une opposition agressive entre un peuple « majoritaire, homogène et travailleur » et une élite « minoritaire, hétérogène et paresseuse ». Et si le populisme n'est pas un système d'idées en tant que tel, il se greffe sur des idéologies, de droite et de gauche, parfois aux extrêmes.

    Cet ouvrage se penche sur la signification du populisme aux États-Unis dans une perspective idéologique et historique. Avec le People's Party, Huey Long et Jesse Jackson à « gauche », Arnold Schwarzenegger et Donald Trump à « droite », Ross Perot et le Tea Party (populisme fiscal), et enfin Pat Buchanan à l'extrême droite, les exemples foisonnent.

    /> L'auteur montre ainsi que le populisme est profondément ancré dans la vie politique américaine depuis ses origines. Il ne se résume donc pas à l'une de ses formes les plus connues - le populisme d'extrême droite - et ne constitue pas automatiquement une menace pour la démocratie américaine.

  • La migration est l'impensé politique majeur de ce début de XXIe siècle. Gérée à reculons par les faits et la jurisprudence, la politique en matière migratoire a consisté, depuis la fermeture des frontières de 1974, à faire muer l'Europe en forteresse. L'État, construction sédentaire, méprise par nature le nomade qui vient rechercher une herbe plus verte.

    Ce petit livre tente de tirer parti des principaux problèmes rencontrés par la question migratoire et de suggérer, au départ du droit cosmopolitique kantien et des conséquences tirées de la rotondité de la Terre, les formes que pourrait revêtir, demain, une meilleure prise en compte des enjeux migratoires inhérents à notre époque.

  • Composante essentielle de notre identité, la sexualité fascine, énerve, dérange. Aujourd'hui, plus que jamais, elle s'invite en permanence dans les débats politiques et philosophiques. Compagnon de route d'une forme de libération sexuelle et d'acquisition de droits sexuels et reproductifs, le planning familial, lieu de tous les possibles et de toutes les rencontres, n'est-il pas menacé par la résurgence des conservatismes?

    Posant les jalons de l'histoire de l'éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle (ÉVRAS) en Belgique, cet ouvrage tente d'en analyser les enjeux contemporains tout en insistant sur la nécessité d'une approche citoyenne de la sexualité. Il appelle enfin à une vigilance renforcée face au retour de l'ordre moral.

  • L'augmentation de l'espérance de vie, accompagnée d'un corps plus sain et en meilleure forme jusqu'à des âges avancés, a marqué les progrès médicaux de ces dernières décennies. Dans ce contexte, au-delà de la thérapie, le domaine de la santé a donné naissance à l' « augmentation humaine », déjà présente à de nombreux égards dans nos sociétés en quête de liberté, de bien-être et de performance.

    Moins théorique que le transhumanisme et certainement moins utopique que le posthumanisme, le concept d' « homme augmenté » correspond aujourd'hui à une amélioration artificielle des capacités humaines à des fins utilitaires de santé ou, plus étonnamment, de travail. Cet essai propose au lecteur d'amorcer une réflexion sur cet homme amélioré, d'accumuler des idées pour lui permettre de prendre conscience de la problématique et de ses enjeux éthiques, et d'en faire sa propre philosophie.

  • Au siècle dernier, l'existence de l'Europe n'a jamais été vraiment questionnée. Il n'en va plus de même aujourd'hui. Elle garde des défenseurs, mais ses détracteurs occupent aussi largement la scène médiatique. Dans ce contexte, l'extrême droite revient en force, accompagnée d'une angoissante question: l'histoire va-t-elle bégayer?

    L'Europe maîtrise les combats politiques, mais elle est désarmée devant les peurs, les fantasmes et le rejet des réfugiés qu'elle n'avait pas anticipés. Elle se ferme malgré elle et cela la fragilise. Dans cet ouvrage, l'auteure éclaire cette problématique de l'ouverture et de la fermeture sous un double éclairage: politique et psychologique. Mais elle apporte aussi une note d'optimisme, car le siècle qui se lève est aussi porteur d'espoir.

    Aujourd'hui, en Europe, des jeunes réagissent. Friands des nouvelles technologies, ils proposent une « démocratie approximative », décomplexée, qui tente de maîtriser les changements. Leur but: faire mentir le TINA (There is no alternative) de Margaret Thatcher. Cette démocratie émergente a moins vocation de s'émanciper du politique que de le guider. L'auteure analyse sa portée socio-historique et salue la présence des associations laïques dans ces mouvements.

  • Les Roms se tiennent à la croisée d'une mondialisation destructrice des différences et d'un empire marchand uniformisant, travaillant à la production d'un rebut humain. De la fabrication de la question rom aux discriminations dont sont victimes les Roms de nos jours, cet ouvrage interroge les mécanismes, les formes, les enjeux de la romaphobie actuelle en remontant aux origines de l'antitsiganisme séculaire.

    Avec le soin de ne pas parler à la place des Roms, l'auteure a pris le parti d'aborder ces populations sous l'angle de leur choix de vie - qu'il soit contraint ou voulu - et livre aux lectrices et aux lecteurs une analyse du combat mené contre le nomadisme par des États régis par la sédentarité et le néolibéralisme.

  • Qu'advient-il de l'âme au moment de la mort? A cette question, fondamentale s'il en est, les religions apportent des réponses variées, mais elles s'accordent très souvent pour affirmer que le troisième jour après le décès est décisif.
    Dans de nombreuses civilisations, il est dit que l'âme séjourne trois jours auprès du corps sans vie avant d'entreprendre son voyage vers l'au-delà. Les rites funéraires ponctuent ce départ pour l'autre monde et aident le défunt à acquérir son nouveau statut.
    A l'instar de plusieurs diviinités proche-orientales et de nombreux défunts qui visitèrent les enfers, le Christ ressuscita d'entre les morts le troisième jour. Cette croyance, mise en lumière par l'histoire comparée des religions, serait-elle née de l'observation des phases de la lune qui, chaque mois, rétrécit en un mince croissant, disparaît durant trois nuits et renaît pour recommencer son cycle sans fin?
    L'invisibilité périodique de l'astre nocturne et la néoménie seraient-elles à l'origine des espérances eschatologiques de l'humanité?

  • "« La politique extérieure », écrivait Alexis de Tocqueville, « n'exige l'usage de presque aucune des qualités qui sont propres à la démocratie et commande au contraire le développement de presque toutes celles qui lui manquent ».
    « Une politique est condamnée à l'échec », lui rétorquait un siècle plus tard l'influent journaliste Walter Lippmann, « si elle viole délibérément nos promesses et nos principes, nos traités et nos lois ».
    Ce débat entre l'intérêt et l'idéal accompagne l'histoire de la politique extérieure des États-Unis. Il met face à face les tenants de la Realpolitik et ceux qui estiment que l'Amérique doit fonder ses relations internationales sur l'affirmation de valeurs morales. Il illustre l'importance des voix dissidentes, cornes de brume et garde-fous de l'éthique, de la démocratie et de la raison.
    Un débat américain ? Un débat universel, qui pose la question essentielle de la cohérence des démocraties face au monde tel qu'il est mais aussi face aux principes dont elles se réclament."

  • L'information prend vie sous la plume des journalistes, le martèlement des machines à écrire ou des claviers d'ordinateurs. Elle se disperse parfois en flux de tweets, emprunte tour à tour des calèches, des fils télégraphiques, des câbles en fibre optique. Les nouvelles n'existeraient pas sans ceux qui les confectionnent : reporters baroudeurs, employés précaires, ou journalistes salariés, ces professionnels de l'information qui voient leurs pratiques osciller entre artisanat et production industrielle. Tangible, le monde du journalisme est peuplé d'objets : stylo, carnet d'adresses, pigeon voyageur, satellite, ciseaux, logiciels, rotatives et open-space. Ils sont modelés par les usages tout autant qu'ils façonnent des routines. Au travers d'histoires concrètes de la production de l'information, ce livre donne à voir la matérialité d'un métier qui se renouvelle, balbutie, se réinvente.

  • Les médias de masse sont une aberration historique. En industrialisant l'information dès 1814, ils ont produit le mythe néolibéral qui nourrit notre imaginaire social de gauche à droite, en primant le « je » au lieu du « nous », le vaincre au lieu du vivre pour aboutir dans un monde qui ressemble à un Libertistan où liberté et prospérité font faillite.

    Des exemples concrets montrent en quoi la confiance, le respect mutuel et l'échange sont des voies plus prometteuses. Les nouveaux médias les facilitent pourvu que les savoirs puissent être protégés. Or la science qui vainc les ténèbres et l'information perdent notre confiance parce que nous souffrons d'infobésité, de scientisme et d'un manque de projet. Nous sommes les architectes de l'avenir, le mythe néolibéral ne peut en venir à bout. Il n'est pas trop tard, mais il est grand temps. L'esprit des Lumières s'éteint, la raison se perd.

  • La Belgique est un État laïque, ou presque. Sa Constitution résolument séparatrice le montre. Toutefois, elle continue à faire la part belle aux cultes: en les finançant; en admettant qu'ils interviennent dans l'enseignement public, par les cours de religion; en perpétuant leurs privilèges archaïques dans l'espace public. Surtout, survivance d'une histoire elle aussi dépassée, elle maintient à grands frais deux réseaux d'enseignement, l'officiel et le libre.

    Dans cet essai décapant, Jean-Philippe Schreiber invite à tourner la page, pour revenir à une authentique laïcité constitutionnelle: en mettant fin, progressivement, au financement public des cultes et aux cours de religion dans l'enseignement officiel, en abrogeant les derniers symboles religieux dans l'ordre public et en évoluant vers un réseau scolaire unique, sous l'autorité de l'État.

  • En Belgique, l'enseignement de la religion et de la morale est toujours organisé sur base du pacte scolaire de 1958. Or, le paysage convictionnel s'est profondément modifié, sous le double impact de la sécularisation et de l'immigration. L'idée d'une réforme s'impose de plus en plus comme une évidence, mais elle se heurte à des obstacles juridiques et politiques. Ce livre constitue un plaidoyer en faveur de l'organisation d'un cours commun d'éthique, de citoyenneté et de culture religieuse et philosophique (ECCR). Il met en évidence l'impérieuse nécessité d'introduire ce cours indispensable à l'apprentissage du vivre ensemble.

  • La bête, qui a sévi tout au long de l'histoire, ne trépasse pas. En ces temps déraisonnables, elle rôde à nouveau.

    Ce bref essai vise à démontrer que l'incitation à la haine est une entrave à la liberté d'expression. Interférant avec la pensée et court-circuitant la raison, elle est un déni d'humanisme. Le discours de haine fait appel aux émotions les plus primitives, exacerbe l'ostracisme, accentue l'obsession identitaire, accroît les antagonismes, déclenche le conflit. Il a été la cause première d'innombrables violences, commises tant sur des individus que sur des groupes de population, dont plusieurs, ayant eu lieu depuis le XVe siècle, sont rapportées dans cet ouvrage.

    Le dilemme confrontant le monde judiciaire en la matière y est également commenté.

    La société se doit de prévenir et contenir l'incitation à la haine de façon éclairée.

  • Internet a suscité un espoir fantastique: mettre en place des « reliances » nouvelles, libres des contraintes habituelles générées par les frontières et les contrôles étatiques. Assiste-t-on aujourd'hui à la fin de cette utopie? Que reste-t-il de cet héritage des fondateurs au moment où l'on évoque quotidiennement cyberattaques, cyberguerres, intrusions, chantages et les dangers associés à l'Internet des objets, pour ne rien dire des polémiques concernant la surveillance?

    Ces questions nous invitent à revisiter les liens entre frontières et intérêts économiques et politiques à l'ère numérique, acteurs publics et modèles de légitimité, autant qu'à repenser le droit international, la protection des infrastructures, le libre arbitre et la liberté individuelle.

    Une initiative du Centre d'Action Laïque et de la Fondation Henri La Fontaine.

  • La démocratie représentative fait aujourd'hui l'objet d'un large discrédit: les citoyens ne participeraient pas aux décisions qui les concernent, les élus rechercheraient des profits personnels tandis que les « professionnels de la politique » n'auraient que peu de conscience de la réalité vécue par les citoyens.

    Plutôt que de suivre l'empressement de réformes improvisées ou hasardeuses, ne convient-il pas de se demander d'abord « comment ça marche quand ça marche? » et de déduire de cette enquête des voies d'amélioration possibles?

    C'est à ce travail réflexif rigoureux que se livrent les auteurs, à propos de cent propositions de loi déposées par Philippe Mahoux, seul ou avec d'autres, et qui sont devenues des lois au cours de trente ans d'activité parlementaire.

  • Aux yeux de l'opinion conservatrice, la mort de Louis XVI, le 21 janvier 1793, fut perçue comme un drame religieux, clôturant la destinée de la monarchie sacrée, qui avait fait de la France la fille aînée de l'Église. Jacques Marx montre comment cet événement fondateur a nourri, tout au long du XIXe et même du XXe siècle, un discours de la culpabilité et de la repentance dont les échos se retrouvent jusque dans la rhétorique du maréchal Pétain et de la révolution nationale. Il montre aussi comment la contre-révolution catholique a cherché à instrumentaliser un certain nombre d'épisodes surnaturels  en particulier les apparitions de la Vierge et la dévotion au Sacré-Coeur  en vue de légitimer un projet théocratique pour la France et la restauration de la monarchie d'Ancien Régime.
    Politique et religion sont ici étroitement imbriquées: autour des grands sites marials, aventuriers politiques et prétendants, enfants perdus de la survivance de Louis XVII, le disputent aux prophètes, devins inspirés, et religieuses visionnaires des réseaux mystiques, dans un jeu équivoque de manipulations et de complots. Le péché de la France se veut ainsi une contribution à l'histoire culturelle de la pensée ultraconservatrice, où se mêlent la nostalgie d'un pouvoir perdu, l'intransigeantisme catholique et l'instrumentalisation des masses.

  • La philosophe Angèle Kremer-Marietti pose pour essentiel de devoir nous interroger : entre climat planétaire, stratégie réciproque des nations, économie mondialiste, recherches en laboratoire et décisions de justice, comment allons-nous penser et vivre sans un savoir moral et politique fondé sur la croyance unanime que l'avenir humain doit s'inscrire librement dans un ciel de valeurs favorisant la "vie ensemble" contre la mort? L'enjeu vaut bien la peine d'émerger hors de traditions décalées pour s'ouvrir à une connaissance et à une action renouvelées dans l'altruisme.

  • L'individu privatisé, c'est nous, c'est vous!
    Jadis citoyens, nous avons été transformés en entrepreneurs de nos vies dans la société néolibérale. Une société qui régit la quasi-totalité de la vie et torpille les fondements de la démocratie politique. Or, tout ceci n'est pas vain. Personne ne peut devenir ou redevenir citoyen là où ne subsiste aucune cité.
    Comment développer une contre-offensive permettant l'avènement d'un modèle de société propice à l'épanouissement du citoyen? Après avoir été mis à l'encan ou géré selon les critères du privé dans ce modèle néolibéral, pourquoi et comment le service public devrait-il et peut-il être le fer de lance de cette émancipation politique? Comment le service public, non pas présenté comme l'inertie de ce qui est mais comme la créativité de ce qui devient, est-il à même d'induire et de favoriser ce changement? Telles sont les questions auxquelles ce modeste ouvrage envisage de répondre.

  • Les temps contemporains sont durs pour Dieu! N'assistons-nous pas aujourd'hui, dans notre civilisation postchrétienne, à une inexorable érosion du théisme et à l'émergence d'une spiritualité faisant l'économie de Dieu? Dieu ou les dieux: le divin. L'impensable, l'indicible, l'invisible que l'homme n'a jamais cessé de penser, de dire et de représenter depuis au moins 30.000 ans. D'Odhin à Quetzalcoatl, d'Osiris à Allah, de Baal à Brahma ou de Zeus au Christ, il s'est fait minéral, végétal ou animal; Mère tellurique, Père céleste ou Fils Sauveur; un, triple ou multiple; Amour, Esprit, Grand Horloger ou Néant superessentiel... C'est l'histoire de ces innombrables métamorphoses divines que nous conte ici Xavier De Schutter dans une optique comparatiste.

  • La télévision, vous la regardez, mais cela vous regarde. Face à la surenchère croissante des intérêts commerciaux dans l'évolution des chaînes, le contrepoids le plus fiable reste la pression des usagers du petit écran. Sans cette pression, il n'y aurait ni journal des enfants à la RTBF (les Niouzz), ni tarification des 0900 sur RTL TVi, ni diffusion d'un avis de prévention avant les films X sur Canal+, ni mention dans Ça va se savoir, sur AB3, que les "témoins" sont en réalité des comédiens. Cas d'école et tactiques à l'appui, Bernard Hennebert indique concrètement comment et avec quelle marge de manoeuvre le téléspectateur peut interpeller les chaînes, les télédistributeurs, le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel ou encore les autorités politiques compétentes.

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