Genese

  • La derniere maille

    Patricia Hespel

    • Genese
    • 17 Janvier 2020

    Rescapé d'une violente agression, Néo sort du coma. Où trouver l'envie de continuer dans un corps qu'il ne reconnaît pas, sans passé, sans proches pour se soucier de lui ? Seule, le docteur Catherine Milan refuse de le laisser couler. Touché par l'affection de cette femme qui le porte à bout de bras, le jeune homme entreprend de se reconstruire à ses côtés. Bientôt, il découvre qu'elle aussi a ses absents. En même temps que son attachement à Catherine se renforce, l'intérêt de Néo pour le drame familial qui l'a meurtrie quelques années plus tôt tourne à l'obsession.
    Au fil de rencontres inattendues et de coïncidences troublantes, Néo commence à douter. Ce qu'il vit depuis son réveil découle-t-il de ses choix ou d'une pièce savamment orchestrée ? Quel marionnettiste le mène sur ce chemin, plus balisé qu'il ne croyait ? Pour démêler le sens de sa miraculeuse deuxième chance, il devra suivre le fil tendu par une main inconnue qui le mènera à la stupéfiante révélation de son identité.

  • Nos âmes soeurs

    Patricia Hespel

    • Genese
    • 5 Mars 2021

    1486 - Depuis la tour où la rancune de son époux la tient recluse, Ludmilla regarde couler les jours d'une existence insipide et sans avenir.
    L'amertume et la solitude l'ont endurcie, nourrissant jour après jour une obsession proche de la démence : gagner sa liberté et le droit de décider de son avenir. Une résolution qui la pousse à agir sans s'encombrer de scrupules. L'armure qu'elle s'est forgée la protégera-t-elle de ses faiblesses intimes ?
    2007 - Sur un trottoir détrempé, Nelly prend conscience du naufrage de sa vie et des mensonges derrière lesquels elle s'abrite depuis l'enfance. Enlisée dans ses échecs, elle se replie sur elle-même et prend peur lorsqu'elle s'aperçoit que des pans entiers de son quotidien échappent désormais à son contrôle. Est-elle en train de sombrer dans la folie ?
    Deux femmes à la dérive. Deux femmes en quête d'elles-mêmes. Et si chacune était pour l'autre le chemin vers l'accomplissement ?
    Nos âmes soeurs est un roman initiatique à deux voix où se mêlent le surnaturel et la fiction historique.

  • Je veux faire du cinéma ; petit manuel de survie dans le 7e art Nouv.

    Je veux faire du cinéma raconte l'envers des productions et des tournages.
    Le livre est une autopsie sans concession du « milieu du cinéma », tel qu'il existe en Europe. Il montre les travers d'un « système » où les films sont financés avec un mélange d'argent privé et d'argent public.
    Faire un film s'apparente à une course d'obstacles, dont les ressorts sont romanesques, avec leurs parts d'inattendus et de rebondissements. Le bûcher des vanités et les rapports de force sont de mise.
    Avec des portraits au vitriol, mais aussi une forme d'autodérision, Frédéric Sojcher met en perspective son parcours de cinéaste pour, au-delà de l'expérience sur ses propres films, faire oeuvre d'entomologiste. Après avoir lu Je veux faire du cinéma, il sera impossible au lecteur de voir le septième art avec les mêmes yeux.

  • Main basse sur le film Nouv.

    Dans Main basse sur le film, Frédéric Sojcher raconte comment il a été progressivement écarté de son premier long métrage par l'acteur principal et quelques techniciens, comment il a trouvé en lui les ressorts de faire face et de rebondir. Une leçon de vie.
    Longtemps épuisé, ce livre, enrichi de nouvelles révélations, est réédité dans la collection Les Poches BELGES. Il constitue un extraordinaire cas d'école pour les apprentis cinéastes, mais intéressera aussi sûrement les amateurs de thrillers psychologiques.
    « Ce que vous allez lire n'est pas le récit d'un tournage, c'est l'histoire d'un hold-up, d'un casse. Il ne s'agit pas de l'attaque d'une banque(...) mais de la mainmise, du rapt sur un film, sur le sujet du film et sur sa mise en scène. (...) Elle passionnera aussi tous ceux qui s'intéressent aux conflits que provoque la prise d'un quelconque pouvoir, les amateurs de complots, de coups d'État, de situations tordues, formidables révélateurs des turpitudes humaines. » Bertrand Tavernier

  • Qu'est-ce qui empêche l'humanité de prendre les mesures sur son environnement et sur ce qu'elle a construit jusqu'ici, qui soient à la hauteur des changements incontournables pour sauver sa planète ?
    Les solutions techniques, physiques et comportementales sont là. Nous avons les moyens dès à présent d'adopter un mix énergétique qui ralentirait puis inverserait le réchauffement climatique. Et portant...
    Dans cet ouvrage, l'auteure aborde tout à tour (1) la nature et les enjeux de la transition énergétique ; (2) les efforts qui ont été consentis jusqu'à maintenant et le peu de résultats auxquels ils ont conduits ; (3) les différentes énergies fossiles et non fossiles ; (4) le mix énergétique indispensable pour infléchir la courbe du réchauffement climatique ; (5) les raisons à l'origine des résistances pour passer véritablement à l'action.

  • Automne 1950. Chasser les fantômes d'un château belge est à première vue une partie de plaisir. C'est ce que pense Michel Van Loo, détective fauché, quand il est consulté par Charles de Bodegné, le nouveau propriétaire de Saint-Sorlain, en proie à des phénomènes inquiétants.
    Mais la vie de château se révèle courte pour Van Loo. Meurtres et disparitions s'enchaînent jusqu'à ce que le traqueur de fantômes disparaisse à son tour.
    Devant l'inefficacité de la police, la bande à Van Loo se mobilise pour retrouver le détective évaporé :
    Son amoureuse Anne mène l'enquête. Le pharmacien Hubert, le coiffeur Federico et les deux redoutables syndicalistes, les Motta, débarquent à Saint-Sorlain.
    Si les spectres demeurent insaisissables, de sales histoires remontent à la surface, des affaires qui datent de la Guerre et qui ressortent des combles où on les avait enfermées. Le côté sombre d'un paisible village du Hainaut et de ses notables...si propres sur eux

  • Le mardi 22 juillet 1969, quand, en tentant d'éviter un étron, Averell Dubois heurte Bill Babeleer, il ne sait pas que celui-ci lui pourrira la vie. Il ne sait pas non plus que les hasards de l'existence le conduiront à devenir commercial chez Peugeot et qu'il suivra l'évolution de la marque au lion grâce à laquelle il rencontrera Nathalie. Des aventures pleines d'humour et des personnages jubilatoires qui offrent de faire la route ensemble dans plus de cinquante ans d'Histoire et de revivre, avec tendresse et dérision, les années folles qui nous ont conduits jusqu'à aujourd'hui.

  • Les personnages des années Paix poursuivent leur vie avec ses joies et ses difficultés. Les années d'Or, ce sont les Golden Sixties, une période allant de 1960 à 1972. Comme dans les deux premiers ouvrages, les thématiques touchent à l'actualité belge et internationale, abordées par le prisme de gens de toutes sortes, témoins comme impliqués dans le phénomène sociétal. D'autres héros, d'autres salauds vont surgir. Ils vont ainsi vivre la montée du nationalisme flamand, les débuts de l'émigration marocaine, la guerre froide et la menace atomique, le mur de Berlin, la guerre du Vietnam telle que ressentie en Europe, les conflits coloniaux, Mai 68, les premiers pas sur la Lune et, le même jour, la victoire d'Eddy Merckx au Tour de France. Durant toutes ces années, la belle ville de Bruxelles est peu à peu défigurée par des promoteurs immobiliers sans scrupules et une classe politique corrompue. Mais les années d'or sont surtout la décennie de la jeunesse, de la musique rock et du Peace & Love. Des années de profonde liberté, celle de penser, de faire l'amour, de vivre mieux une aisance matérielle, autant de choses qui donnent le sentiment que les terribles événements du passé ont fait place à une société idéale. Un leurre ?

  • Boule de juif

    Foulek Ringelheim

    • Genese
    • 19 Février 2021

    « Entre ma quatrième et ma septième année, j'avais séjourné comme passager clandestin dans un orphelinat catholique, confit dans l'adoration plus ou moins feinte de la Sainte Vierge et du sublime fruit de ses saintes entrailles. Après la guerre, ma mère, ayant échappé de justesse à la déportation, m'avait récupéré et replongé illico dans un judaïsme viscéral, linguistique, culinaire et occasionnellement liturgique.
    Né juif, converti au catholicisme par nécessité, reconverti d'autorité à mon état premier. Deux fois renégat, j'étais prêt à une troisième abjuration. » Foulek Ringelheim raconte avec un humour mordant - qui n'est pas sans rappeler Philip Roth - l'histoire émouvante d'un petit garçon tourmenté par sa judéité. Dans les quartiers pauvres du Liège d'aprèsguerre, il découvre la littérature, fait les quatre cents coups avec les gamins du voisinage et tente de percer les mystères de la féminité.
    « Un portait inoubliable d'une mère juive qui ne parle que le yiddish et de son fils débordé par son amour.
    Une épopée tendre et burlesque. L'histoire d'une libération. » Jacques Sojcher

  • Gaume

    Frank Andriat

    Pierre, un cadre bruxellois, affairé, ambitieux et cynique est épuisé. Presque par hasard, il trouve refuge, pour se ressourcer, dans une des plus douces régions du sud de la Belgique, la Gaume. Au départ blasé et sceptique, il va peu à peu se laisser apprivoiser par la campagne et surtout par Reinette, la jolie Gaumaise aux yeux turquoise. Rythmée par le jazz et le chant des collines, Gaume est un magnifique hommage à la nature, à la simplicité et à l'authenticité.

  • Tout commence à Bruxelles au Vieux Schaerbeek, un café où les clients forment comme une famille. Il y a les Van Steenkiste, des gens plutôt aisés, madame Fernand et son fils, Jean-Marie, un adolescent un peu complexé surnommé le « rouquin », Marcel et Julienne, leurs filles jumelles, Hélène et Marcelle, et les amis de celles-ci, le journaliste Charles Renard, l'avocat David Zimmerman et le professeur Pierre Dessart. De 1936 à 1945, tout ce petit monde va se côtoyer dans une Belgique d'abord neutre, puis plongée dans la guerre - de la campagne des dix-huit jours à l'Occupation et jusqu'à la Libération. Mais certains connaîtront aussi l'Italie de Mussolini, l'Allemagne nazie, le front russe... Les années Guerre ou comment la violence transforme des gens très ordinaires. Ceux qui, dans la tourmente de la guerre, deviennent soudain des héros tragiques qui refusent l'intolérance, le racisme, la lâcheté quotidienne et découvrent leur propre conscience à travers le regard des autres.

  • Cobre (cuivre)

    Michel Claise

    Le roman de Michel Claise nous entraîne avec son jeune héros, Jorge, dans une course-poursuite haletante à travers le Chili, tout juste tombé aux mains de Pinochet. Au travers des yeux de Jorge, nous découvrons un volet tragique de l'histoire de l'Amérique latine et, en suivant ses pas, nous traversons les paysages contrastés du Chili comme si nous y étions. Mais Cobre nous révèle aussi des réalités moins visibles, comme celle de la culture chamanique, et surtout, l'importance de la fraternité dans la lutte pour la liberté. Une fraternité et une empathie que le livre de Michel Claise nous amène à ressentir vis-à-vis des nombreux Chiliens qui ont dû fuir leur pays, et plus largement, envers tous ceux qui connaissent la douleur de l'exil.
    Les faits historiques et les anecdotes qui animent le récit sont rigoureusement réels, certains personnages ont existé.

  • Le moulin des secrets

    Gilles Laporte

    • Genese
    • 6 Novembre 2020

    Un inconnu, rencontré à Paris, s'immisce petit à petit dans la vie de la famille Thomas. Il a d'abord abordé la mère, Julie, dans un hôtel parisien, pendant que son mari, Bernard, meunier dans les Vosges, subissait un triple pontage. Il s'est présenté : Michel Pozan, chirurgien à l'hôpital américain de Neuilly. Il a offert à Julie aide et réconfort. Après l'opération du coeur, Pozan lui a rendu plusieurs visites amicales à Bernard.
    Quand les Thomas rentrent à Roué, ils invitent leur nouvel ami. Michel Pozan s'installe au moulin, partage la vie du couple et s'intéresse à Patrick, le fils, passionné de moto. Le passé et la personnalité de Michel Pozan se révèlent de plus en plus troubles. Qui est vraiment ce Michel Pozan ? Pourquoi s'est-il rapproché de Julie Thomas à Paris ? Que vient-il faire dans les Vosges ? Inspiré de faits réels, ce roman à l'épilogue généreux tourne autour d'une énigme familiale et historique dont la solution ne surgit que dans ses derniers paragraphes.

  • Tout commence à Bruxelles au Vieux Schaerbeek, un café où les clients forment comme une famille. Il y a les Van Steenkiste, des gens plutôt aisés, madame Fernand et son fils, Jean-Marie, un adolescent un peu complexé surnommé le « rouquin », Marcel et Julienne, leurs filles jumelles, Hélène et Marcelle, et les amis de celles-ci, le journaliste Charles Renard, l'avocat David Zimmerman et le professeur Pierre Dessart. De 1936 à 1945, tout ce petit monde va se côtoyer dans une Belgique d'abord neutre, puis plongée dans la guerre - de la campagne des dix-huit jours à l'Occupation et jusqu'à la Libération. Mais certains connaîtront aussi l'Italie de Mussolini, l'Allemagne nazie, le front russe... Les années Guerre ou comment la violence transforme des gens très ordinaires. Ceux qui, dans la tourmente de la guerre, deviennent soudain des héros tragiques qui refusent l'intolérance, le racisme, la lâcheté quotidienne et découvrent leur propre conscience à travers le regard des autres.

  • Si les livres abondent quant à la belle-mère, que sait-on de ce nouveau beau-père ? Dans cet ouvrage, la psychologue-psychanalyste, Diane Drory, répond aux questions que ce rôle encore mal compris recouvre. Par exemple, comment le nouveau beau-père trouve sa place dans la famille recomposée, comment se crée et se fortifie le lien d'attachement entre lui et les enfants de l'autre ? ou comment éviter la rivalité avec le père ?
    À partir des nombreuses familles que Diane Drory a eu l'occasion de rencontrer, elle pointe les pièges à éviter, tels que : mettre l'enfant face à un dilemme de loyauté entre ses deux familles ; imposer des règles de vie différentes à ses enfants et à ses beaux-enfants ; ou vouloir hâter le tissage des liens, en oubliant que chaque lien d'attachement se construit à un rythme qui lui est propre.
    Par ce partage d'expérience et de savoir, vous découvrirez que le lien d'attachement entre le beau-père et l'enfant de sa compagne peut devenir un point d'ancrage essentiel

  • Du bac à la vie en entreprise, en passant par l'affirmation de ses idées, le « grand oral » devient un savoir indispensable et à démocratiser. En un parcours précis et 30 fiches qui encouragent la progression de l'éloquence en public, l'un des meilleurs spécialistes mondiaux de la prise de parole, le philosophe Philippe-Joseph Salazar propose un entraînement aussi intelligent qu'efficace. Allez-y ! N'ayez pas peur ! Prenez la parole !
    Il a suffi d'une décision politique en janvier 2018 pour que soudain sur tous les médias surgisse une expression courante : « le Grand Oral. » Se planter à cet oral, c'est dire au revoir à son destin. Rater cet exercice de séduction intellectuelle et d'agilité verbale, c'est montrer qu'en dépit d'un bon parcours à l'écrit, on ne possède toutefois ni la personnalité ni le mental pour appartenir un jour à la haute fonction publique, aux charges supérieures de l'État, aux commandes des grandes entreprises.
    Depuis que la rhétorique fut éliminée comme matière de l'enseignement secondaire vers 1900 et qu'on cessa donc de former les futurs citoyens à la prise de parole, la dissertation de philo couronnait le système. Voilà qu'avec le Grand Oral du bac, la prise de parole comme une discipline à part entière reprend la main.

  • Monsieur Optimiste

    Alain Berenboom

    • Genese
    • 10 Mai 2019

    À la mort de ses parents, le narrateur décide de ranger, non sans réticence, les archives familiales empilées depuis des lustres dans une armoire. Il redoute ce travail fastidieux, tant il est persuadé que son père, un petit pharmacien de quartier, a eu une vie «sans histoires». Et pourtant... Au fil des découvertes, se dessine le portrait d'un Don Quichotte original et aventureux.
    Sous couvert de divers patronymes, Chaïm/Henri/Hubert, surnommé Monsieur Optimiste va surmonter bien des épreuves, de son voyage de noces sous les bombardements à Boulogne-sur-Mer, à une amitié imprudente avec un Allemand qui se révèle espion du IIIe Reich, de la perte de sa soeur cadette à la clandestinité. Il lui faudra aussi déployer beaucoup d'imagination pour échapper aux nazis ou, ensuite, à la Sûreté de l'État, à l'affût de ses amitiés communistes. Mauvais juif mais lecteur assidu de la Bible, nostalgique d'une Pologne idéalisée, attiré par le rêve de la Terre promise, mais fervent défenseur de son pays d'accueil, concocteur de remèdes magiques pour hommes, femmes et pigeons, voilà quelques-unes des facettes contradictoires de cet indéfectible optimiste.

  • Sans destination finale

    Michel Claise

    • Genese
    • 18 Octobre 2019

    Monica Berthier avait alors 29 ans lorsqu'un camion a percuté la voiture familiale sur la route des vacances. Son mari et son fils furent tués sur le coup. Malgré l'affection des amis et de sa vieille tante préférée, Eléonore, Monica sombra dans l'alcool. Ne supportant plus sa maison, elle vida ce qui restait sur son compte, bourra une valise de vêtements et claqua la porte en laissant les clés à l'intérieur. Trois mois plus tard, elle dormait dans la rue. Mendier pour boire, éviter le Samu social et les voleurs, s'endormir avant que le froid ne pénètre son corps, sont devenus la préoccupation de cette brillante professeur de Lettres. Très vite, Monica tombe dans une forme de névropathie. Elle parle toute seule, ressassant les jours heureux. Elle a rejoint un petit groupe dont les huit membres passent leur temps à s'insulter et à se batte mais indissociables face aux flagellations de la rue.
    Un jour de printemps, la police l'arrête. Sa tante Eléonore à qui elle rendait visite parfois pour se faire aider, a été cambriolée et assassinée. Très vite, la famille la désigne comme coupable. Sur Monica, les enquêteurs trouvent une chaîne en or qui fait partie du butin. On trouve ses empreintes dans l'appartement et son ADN sur l'arme du crime. Monica quitte la rue pour la prison. L'engrenage judiciaire se met en marche : interrogatoire chez le juge d'instruction, mise sous pression par les policiers, « expertisée » par un psychiatre désigné, promiscuité avec les codétenues, rudesse des matonnes... Et le sevrage soudain, violent, brutal.
    Au fur et à mesure que se déroule une instruction à charge (le crime ne peut avoir été commis que par ce débris de l'humanité), Monica recouvre une santé physique et mentale.
    Deux ans plus tard, c'est le procès. La cour d'assises se réunit pour juger Monica Berthier. La femme dans le box des accusés n'a plus rien à voir avec cet être déchu et marmonnant. Le jury, convaincu par la plaidoirie de la partie civile, l'acquitte.
    La porte de la prison s'ouvre et la rue s'offre à nouveau à elle. Monica dépose sa valise. « Non, dit-elle tout haut, je n'ai pas volé cette chaîne. Tante Éléonore me l'a donnée. Je n'ai pas voulu la tuer. Je voulais juste qu'elle se taise, qu'elle arrête de me dire que je devais quitter la rue. » Que faire à présent : se rendre dans la résidence que l'assistant social lui a conseillée ou jeter à nouveau sa vie dans le caniveau ?

  • En apparence, Max a laissé Auschwitz derrière lui. Une histoire ancienne qui a fini par s'effacer, comme dans le souvenir de Nathalie Skowronek, le numéro tatoué sur le bras de son grand-père. Max est à présent un homme d'affaires, qui, associé à Pavel son vieil ami des camps, trafiquait par-dessus le mur de Berlin pour alimenter la nomenklatura d'Allemagne de l'Est en produits de luxe. Tout allait pour le mieux... en apparence.
    Car Max, chaque matin, faisait le tour du zoo de Berlin, avec dans les poches ses pilules et un petit sac de diamants.

  • 1948. Le détective Michel Van Loo, qui n'a jamais quitté Bruxelles, est brutalement transplanté au Congo Belge. Cerné par des coloniaux qui se méfient d'un flic venu de la métropole, des indigènes travaillés par les premiers mouvements de libération et des espions soviétiques qui lorgnent l'uranium du Katanga, Michel Van Loo se sent bien seul. C'est compter sans le renfort inattendu de trois affreux nains. Avec l'aide d'une shampouineuse futée et d'une bande de pieds nickelés congolais, Van Loo va affronter le mystérieux Roi du Congo - héros national ou agent communiste ? - dont l'ombre menaçante plane sur le Katanga.
    Ce roman, qui mêle exotisme et humour ravageur, offre une radiographie décapante d'une colonie au bord de l'implosion en pleine guerre froide.

  • Avec plus d'un milliard de tasses bues chaque jour, le thé est la boisson la plus consommée au monde après l'eau. Chaque semaine se crée un club d'amateurs de thé. Chaque mois, s'ouvre une boutique ou un corner dédié à ce breuvage. Chaque année, sont proposées de nouvelles variétés. Face à cet engouement, Genèse Édition publie en novembre 2018 « L'agenda du thé ». Cet agenda perpétuel est richement illustré en partie grâce à la photothèque du Musée royal de Mariemont dans lequel a été reconstitué l'un des seuls véritables pavillons du thé en Occident et où se déroulent régulièrement des cérémonies du thé ; et par les photos, paysages, portraits, objets insolites, prises par l'auteure au cours de ses nombreux voyages. Chaque semaine est présentée sur une double page, avec des citations, des recettes et/ou des conseils pratiques. L'agenda s'ouvre sur deux textes : - Une brève histoire du thé et - Le thé en lettres (le thé et les gens célèbres, écrivains, philosophes et politiques) L'agenda se ferme sur : - Le thé en chiffres (en 10 points, l'auteur explique les différentes sortes de thé)

  • Avec Jean-Marie Pelt (JMP), tout part du jardin et tout revient au jardin. Tel est le fil rouge de ce livre à deux voix, écrit en alternance : JMP parle de l'importance des jardins dans la maison, la rue, la ville, sur la Terre. En contrepoint, Paul Couturiau apporte une biographie thématique du grand savant.

  • À la veille de son cinquantième anniversaire, Laurence, une journaliste belge, tente de reconstituer le puzzle de son enfance orpheline afin de mieux comprendre son mal-être et en particulier, sa pyrophobie. En remontant le temps, son enquête la mène aux circonstances de la mort de son père le jour de l'incendie du grand magasin bruxellois L'Innovation, le 22 mai 1967 à Bruxelles. Cet événement douloureux est resté gravé dans la mémoire collective du plat pays comme étant la plus grande catastrophe qu'ait connu le royaume en temps de paix jusqu'aux terribles attentats de 22 mars 2016.
    Déterminée à en savoir plus, Laurence interroge son passé et plusieurs membres de sa famille, remonte quelques pistes, explore les témoignages de survivants et fouille les archives. Que révèle exactement l'enquête des experts menée après le drame ? Pourquoi a-t-elle été classée sans suite ? En cherchant l'origine de ce drame collectif, Laurence va découvrir une insoupçonnable vérité personnelle. La boîte de Pandore va s'ouvrir. Pour le meilleur ou pour le pire ?
    Pour construire ce roman, l'auteure a retracé les faits dans son contexte historique en croisant les différentes pistes et hypothèses ainsi que les témoignages des derniers survivants de l'incendie. Aux archives de Bruxelles, elle a rassemblé documents et articles de presse lui permettant de décortiquer le fil de la tragédie.

  • 1949. La radio retransmet le duel épique entre Coppi et Bartali sur le Giro. "Jour de fête" de Jacques Tati vient de sortir sur les écrans. Les bals musette font le plein. Alors, au milieu de ce bonheur tout juste retrouvé, comment expliquer la mort suspecte d'un chef syndicaliste ? Qui envoie des lettres de menaces à un homme d'affaires spécialisé dans le transport de travailleurs italiens ? Pourquoi son pigeon voyageur favori est-il empoisonné ? Et toutes ces affaires sont-elles liées ? Michel Van Loo, le célèbre détective bruxellois va mener l'enquête qui le conduira à Grâce-Berleur, petite ville de corons, noire de suie et de misère, et à Liège, encore marquée par les stigmates de la guerre.
    Le cerveau heureusement alimenté par la gueuze grenadine et accompagné de ses amis, Federico, l'ancien résistant communiste devenu coiffeur, les Motta, deux syndicalistes de choc, et Hubert, le pharmacien juif polonais, épaulé par Anne, sa jolie fiancée, Michel Van Loo va pénétrer les eaux troubles du trafic de main d'oeuvre à grande échelle entre l'Italie et les charbonnages wallons, un trafic encouragé par les hommes politiques des deux pays.
    Dans cette troisième enquête de Michel Van Loo, on retrouve l'humour ravageur, l'ironie mordante et la pétillance malicieuse d'Alain Berenboom. Un vrai régal !

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