L'ecailler

  • Dans un collège dit "difficile" une jeune prof d'italien a du mal à mater sa classe.
    En particulier quelques éléments récalcitrants qui l'insultent et la menacent, rendent la vie dans la classe insupportable, et bientôt en dehors. Dans un crescendo très tendu, on passe du chahut à la menace physique non seulement sur la prof mais aussi sur ses proches. Mal soutenue par son CPE qui préfère fuir plutôt que de tenir tête aux élèves violents, la jeune enseignante perd son seul soutien, une de ses élèves, Samira, qui se suicide pour ne pas être mariée de force au "bled".
    Seule face à "Adrami le boss", Malik, qui la poursuit jusque chez elle, Cindy, qui se prostitue dans une ruelle proche du collège, et quelques autres agités, Lisa Genovesi commence à sentir monter en elle un désir de vengeance et elle se forge une carapace de haine implacable qui la transformer de gibier en chasseur. Après avoir vécu une bagarre au couteau dans sa classe, après avoir été molestée par Malik devant tous les élèves, après avoir essuyé jour après jour les insultes les plus grossières et intimes, elle va, un soir de conseil de classe, prendre Malik a son propre jeu et le tuer d'un coup de couteau dans la ruelle où Cindy se prostituait.
    Très amoral - ou trop moral ? - le roman se termine bien pour Lisa Genovesi, qui s'est fait brutalement justice sans être inquiétée un seul instant.

  • " Sortez du problème, les gars.
    Allez fourrer votre nez là où personne n'irait jamais le fourrer ". Fort de ce principe, le capitaine Michel De Palma, dit le " Baron ", n'a pas peur de payer de sa personne dans cette enquête aux frontières du surnaturel. En apparence. Qui a tué le riche industriel allemand William Steinert qui aimait tant la Camargue où il avait élu résidence ? Que cherche sa belle veuve ? Qui élimine les caïds du Milieu ? Mais quelle est donc cette mystérieuse confrérie des Chevaliers de la Tarasque ? Une bête de légende a-t-elle repris vie dans les marais où nichent les spatules blanches ? Derrière la carte postale, la Provence traditionnelle que dépeint Xavier-Marie Bonnot, historien, réalisateur de documentaires et romancier, n'est pas exempte de sales combines, de magouilles mafieuses, ni de morts violentes.
    Une nouvelle fois, le "Baron", un flic amateur d'opéra au coeur tendre mais à l'esprit fort, doit plonger en eaux profondes et risquer sa vie pour comprendre et élucider le mystère qui rôde.

  • Un petit jouet mécanique

    Marie Neuser

    En Corse, l'été, dans un hameau en ruines écrasé de soleil et de chaleur, la seule maison debout est occupée par une famille en vacances. Anna, adolescente rétive, son père, sa mère et Léa, leur petite-fille, bébé de leur fille aînée (Hélène) que les parents gardent pour quelques jours. Un quotidien banal, ponctué de repas, de bains de soleil et d'allers-retours entre cette bâtisse nichée dans les collines et la plage en contrebas. L'arrivée de la soeur aînée d'Anna vient jeter le trouble dans cette tranquillité. Anna ne tarde pas à remarquer qu'entre sa nièce Léa et sa mère, quelque chose d'étrange est en train de se passer... Imagination délirante d'une ado sensible ou réalité morbide ?

  • Sydney.
    La nuit de la Saint-Sylvestre. Les corps sans vie d'une jeune femme aborigène et de son compagnon sont découverts au bord d'une voie ferrée dans la banlieue de Redfern, essentiellement peuplée d'Aborigènes. Pour se donner bonne conscience et dans des conditions parfois précaires, les autorités de l'État des Nouvelles-Galles du Sud ont créé une Brigade criminelle aborigène, composée de deux membres seulement : Gary Leslie et Lisa Fuller.
    Les voilà confrontés à leur première affaire, celle d'un tueur en série sanguinaire qui s'en prend essentiellement aux jeunes femmes de leur peuple. Jusqu'au jour où le meurtrier s'attaque à une Blanche. L'affaire prend alors une extraordinaire ampleur médiatique et les compétences du duo inexpérimenté sont mises à rude épreuve. Avec ce premier roman policier sans concession et sans parti pris, Philip McLaren, lui-même aborigène né à Redfern, met en lumière la difficile et lente ascension sociale des Aborigènes dans une société australienne toujours ambivalente.


  • le premier de l'an, romano valdez, jeune violoniste à l'opéra, est retrouvé mort dans la boue du chantier du parking de l'hôtel de ville de marseille.
    décapité. pour le commandant de palma, alias le baron, cet acte odieux va au-delà du simple homicide. car le mode opératoire de l'assassin de romano valdez est exactement le même que celui de sylvain moretti, le meurtrier de laurence monello, une jeune fille décapitée. 25 ans plus tôt. a cette époque, de palma avait arrêté un homme, sylvain moretti, surnommé "l'éboueur". cet homme avait été jugé, condamné à mort et guillotiné dans la cour de la prison des baumettes.
    une affaire qui aurait fini dans les oubliettes de l'histoire si un livre célèbre n'avait pas innocenté l'éboueur. moretti, le coupable idéal était alors devenu l'innocent idéal. pour le baron, l'enquête sur l'assassinat de romano valdez se transforme très vite en un jeu de piste infernal qui débute dans les coulisses de l'opéra pour finir dans le pire de ses souvenirs : une aube amère, un couperet qui tranche la vie de sylvain moretti.

    l'image du supplice. moretti était-il innocent ? de palma avait-il forcé la main des juges ? ce sont les terribles questions que se posent
    l'entourage du célèbre commandant.

  • "Je suis un enfant qui tue les gens. J'ai tué ma mère à la naissance, ensuite mon père a pris une nouvelle femme, le temps a passé et maintenant nous habitons un endroit où personne ne s'arrête, sauf si l'on tombe en panne. Autant dire que nous vivons entre nous. Il y a mon père que je n'aime pas et ma nouvelle mère que je déteste. Il y avait aussi mon demi-frère, mais celui-là je l'ai déjà tué. Un accident de balançoire. C'est ce qu'ils pensent tous"...

    Les premières phrases du roman de Jean-Luc Luciani vous semblent terrifiantes ? Lisez plutôt la suite. Dans ce village où personne ne s'arrête, vivent quelques familles qui auraient pu être paisibles si elles n'avaient enfanté ce si gentil petit garçon qui tue tout le monde.

    "Un léger bruit dans le moteur" est comme ces fables qu'on aimait dire à la veillée pour se faire peur. De tels petits garçons n'existent pas, bien sûr. Quoique...

  • Un romancier vit et rêve en ne pensant qu'au chef d'oeuvre qu'il écrira un jour et le fera sortir de l'ombre.
    Il passe ses journées à chercher les premiers mots du roman total tout en admirant, impuissant, le talent et l'habileté des grands écrivains qui leur permettent d'inventer et de créer histoires et personnages. des pensées qui deviennent souffrances et le torturent au point de l'amener à se détruire lentement. la solitude et la nostalgie s'invitent pour partager dans la misère avec celui qui a tout perdu sauf une confiance indestructible dans cette muse qui finira bien un jour par arriver.
    Tout au long de cette léthargie contemplative et au plus profond des abîmes de la désillusion et du découragement, juan hernandez luna construit une fable habitée par des atmosphères obscures, dramatiques et décadentes pour parler de l'esprit humain et de ses limites, des rêves et des fantômes qui le hantent. il nous parle aussi de la lumière qui jaillit, vraie ou fausse, du mot et de l'écrit et des efforts surhumains que l'écrivain doit faire pour la capter.

  • Dans une banlieue HLM des plus désertes, un étrange bonhomme officie comme tueur à gages. Cynique et poétique, Reboud transforme le polar en un genre définitif, à preuve ce texte qui figurera en quatrième de couverture de son livre : Dick pose des problèmes. Leidenberg demande à Rimbaud de tuer Dick. Rimbaud tue Dick. Dick pose des problèmes. Leidenberg demande à Rimbaud de finir de tuer Dick. Rimbaud tue Leidenberg. Dick pose des problèmes.

  • Un homme est retrouvé assassiné dans une décharge.
    Débité en tranches dans des sacs poubelles. etienne cataldese, éboueur préretraité, connaissait bien le mort. par amitié, et par passion, il va enquêter sur ce meurtre et plonger la main dans un joli sac d'embrouilles dans lequel on trouve une femme flic et son frère truand, un club de foot, un photographe amateur, une patronne de pizzeria, et quelques autres particuliers sillonnant les rues de la cité phocéenne : marseille, oú se situe ce premier roman de patrick blaise.

  • Rey

    Thomas Labat

    Eric Rey est un ogre.
    Il tue les enfants et les dévore. Il laisse ses premières traces à Marseille, près des docks ; une piste sanglante qui monte vers le nord, vers Paris. Mais Rey a deux chiens courants pendus à ses basques : Pascal Di Maio, de la brigade des mineurs marseillaise, et Marceau, le flic parisien. Ces deux hommes, que tout oppose, ne lâchent rien. Dans les limites de la loi, ou au-delà, ils iront, chacun à leur manière, jusqu'au bout...


  • un jeune et brillant joueur de football africain
    doit être transféré vers un club japonais.
    mais il disparaît pendant le voyage. menée parallèlement au japon et en russie par un flic à la retraite ami du directeur du club du niigata fc et en afrique par une détective privée sénégalaise qui va filer du mauvais coton dans les dangereuses provinces du nigeria, l'enquête sur la disparition d'eméka uche le donne pour mort. mais c'est sans compter sur les talents de trompe-la-mort de la belle mme diop et sans l'intelligence et les déductions du détective kishimoto.
    dans un monde du foot qui n'est guère épargné par les affaires (dopage, corruption, magouilles diverses) et alors que s'ouvre la grand'messe de la coupe du monde,
    ce roman arrive à point nommé pour donner au lecteur un angle de vue à la fois réaliste et romanesque concernant les vérités du football-business.

  • En imaginant le petit-fils d'un roi calqué sur le modèle d'un vrai Marseillais qui fut roi en Afrique de l'Ouest dans les années 1880, et en suivant le parcours de ce petit-fils, vieil homme brisé et un peu ridicule revendiquant en vain son titre, l'auteur mélange histoire, sociologie et conte pour raconter l'histoire de cette ville particulière durant le siècle dernier.

  • Le colonel riltamer ne manque pas de savoir-vivre, ce qui, à travers les frasques de l'histoire, l'a conduit à jouir de l'âge de sa retraite en comptant les morts pour la france, pour le roi ou pour l'empire.
    L'homme sage n'aspire qu'à marier sa fille, et à soigner une goutte expiatoire du péché de bonne chère. la sauce, voilà l'ennemi. un penchant qu'il partage avec quelques autres briscards de son acabit, loin de cette acné politique qui marque l'éternelle adolescence de la nation. mais le péril est en la demeure et la confusion pénétrante, qui passe la porte de la maison riltamer tel un fantôme, retrouvé flottant dans la scène.
    Aux armes, citoyen. un roman " dix-neuvième ", parisien et bordelais, par l'auteur marseillais du " crapaud qui fume ".

  • Lorsqu'Adam disjoncte, il ne pète pas que les plombs et fait plus de dégâts qu'une coupure de l'EDF ! C'est pour vous qu'Adam commet tous ces crimes, parce que vous en avez rêvé et qu'il faut bien que quelqu'un le fasse.
    Adam, c'est la faute originelle. Mais son excuse de faire le mal, c'est de le faire exprès. Alors ne boudons pas notre plaisir, qu'il y au moins une morale à cette histoire. Suivons le portrait du serial killer angélique et vengeur, dans un récit qui, sous couvert d'un road movie assassin, confine à l'extra-lucidité manquant gravement à nos modernes psychés.


  • apparu dans plusieurs nouvelles et un roman de patrick blaise, biagio cataldese exerce la profession d'éboueur.
    a la retraite. ce qui lui laisse des loisirs pour enquêter en électron libre sur diverses affaires. cette fois il va essayer d'aider son ami robert dalban, propriétaire d'un club de foot marseillais ambitieux, à résoudre l'énigme d'une série de meurtres, tous perpétrés des soirs de match, les victimes étant retrouvées avec un ballon de football peint sur le front. malgré cette meurtrière intrigue, et des descriptions sans complaisance des mondes du foot et du showbiz, voir phocée et mourir est avant tout un roman léger, qui laisse une large part à la fantaisie.


  • L'histoire d'un policier et d'une prostituée et leur relation aussi inévitable qu'indéchiffrable, qui mélange les touches impressionnistes et la réalité du pavé, la nuit, le crime, le fric.

  • " durant sa vie, tupac hualpa avait croisé bien des visages du crime.
    Il avait arrêté des pères incestueux, conduit en prison des concubines meurtrières, envoyé aux mines de potosi des intendants cupides. le plus souvent, il avait pu rattacher ces crimes au cortège ordinaire des déraisons humaines. mais ces cadavres d'enfants appartenant aux plus illustres familles constituaient un événement d'une toute autre gravité. il parcourut des yeux l'orgueilleuse citadelle. tayapata lui parut être à l'image de l'empire, altière et pourtant rongée de l'intérieur apparemment indestructible et cependant minée par un mal invisible.
    ".

  • Voyage dans la violence, le sexe et la drogue au milieu sixties à Lille, Bob Dylan et le P'tit Quinquin fait revivre en noir une époque où les apparences laissaient croire au bonheur de vivre.
    Un jeune bourgeois riche rencontre une routarde qui chante Dylan et tue par plaisir. Un professeur de chimie raciste joue les prédateurs en s'attaquant à l'objet de ses haines. Un historien s'instaure en ange exterminateur pour exécuter les pourvoyeurs du mal. Un sérial killer dépèce les jeunes filles. Une grande bourgeoise se livre au vice pour satisfaire son mari. Un truand cherche à faire le bien de façon peu orthodoxe et les flics y perdent leur latin, se suicident ou pardonnent à ceux qui les ont offensés.

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