Langue française

  • Dans ce monde des confins, une nuit, une fracture de la banquise sépare une jeune femme inuit de sa famille. Uqsuralik se voit livrée à elle-même, plongée dans la pénombre et le froid polaire. Elle n'a d'autre solution pour survivre que d'avancer, trouver un refuge. Commence ainsi pour elle, dans des conditions extrêmes, le chemin d'une quête qui, au-delà des vastitudes de l'espace arctique, va lui révéler son monde intérieur.

  • Un homme se retrouve en prison. Brutalisé dans sa mémoire et dans sa chair, il décide avant de mourir de nous livrer le récit de son destin.

    Écrit dans un élan vertigineux, porté par une langue aussi fulgurante que bienveillante, Le Démon de la Colline aux Loups raconte un être, son enfance perdue, sa vie emplie de violence, de douleur et de rage, d'amour et de passion, de moments de lumière... Il dit sa solitude, immense, la condition humaine.

    Le Démon de la Colline aux Loups est un premier roman. C'est surtout un flot ininterrompu d'images et de sensations, un texte étourdissant, une révélation littéraire.

  • Paresse pour tous Nouv.

    Et si on ne travaillait plus que trois heures par jour??
    Telle est la proposition iconoclaste d'Émilien Long, prix Nobel d'économie français, dans son essai Le Droit à la paresse au XXIesiècle. Très vite le débat public s'enflamme autour de cette idée, portée par la renommée de l'auteur et la rigueur de ses analyses. Et si un autre monde était possible ? Débordé par le succès de son livre, poussé par ses amis, Émilien Long se jette à l'eau?: il sera le candidat de la paresse à l'élection présidentielle. Entouré d'une équipe improbable, il va mener une campagne ne ressemblant à aucune autre. Avec un but simple?: faire changer la société, sortir d'un productivisme morbide pour redécouvrir le bonheur de vivre.
    Roman porté par une érudition joyeuse et un regard taquin sur nos choix de vie, Paresse pour tous imagine un pays qui renverse ses priorités et prend le temps d'exister. Après La Grande Panne (Le Tripode, 2016), récit visionnaire d'une France qui se retrouve à l'arrêt, Hadrien Klent offre cette fois-­ci le portrait d'une France qui se remet en marche, mais pas vraiment comme certains le voudraient.

    «?En 2008, on devait surmonter la crise des subprimes. Aujourd'hui, celle du coronavirus. ­Demain, ce sera quoi?? Le réchauffement climatique?? La conquête de Mars?? À chaque fois, le libéralisme triomphant propose qu'on souffre encore plus?! Qu'on se sacrifie pour sauver un système qui est pourtant absurde. Qu'on nourrisse un monstre incontrôlable et incontrôlé. Moi je propose le contraire. Qu'on inverse la place du travail et du temps libre. Qu'on interroge notre place dans la marche du monde. Je suis la voix de ceux qui veulent que la vie ne se résume pas au travail, à la croissance, à la consommation.?» Émilien Long

  • Le sillon

    Valérie Manteau

    Le Sillon est le récit d'une jeune femme farouche, engagée, qui s'installe à Istanbul pour y rejoindre un amant. Elle y découvre une ville prise dans le chaos, singulier miroir de notre monde.

  • La vieille prodige Nouv.

    Dans « sa carapace de confiserie à deux étages », petit nom qu'elle donne à son appartement au coeur de l'île Saint-Louis, à Paris, Brigitte Fontaine livre un texte aussi puissant que poétique sur la vieillesse et la sensation d'être confinée dans son propre corps. Lire La Vieille prodige, c'est plonger dans l'univers fantasque et dans l'intimité de cette artiste performeuse aux multiples facettes.

  • Marie-Lou-Le-Monde

    Marie Testu

    « Tout commence et Tout finit par Marie-Lou » Marie-Lou-Le-Monde, c'est un vertige amoureux, un chant du désir, un hommage à un fantasme impérissable. Dans le sud de la France, deux adolescentes se rencontrent au lycée. L'une est solaire et ténébreuse, irradiante, libre. L'autre, amoureuse et à l'affût. Le roman, c'est l'histoire de ce télescopage, une étincelle, une bouffée de chaleur, un roman-poème qui dit l'amour passionnel d'une jeune fille pour l'incandescente Marie-Lou.

  • Après une nuit de violent orage, un homme voit toquer à la porte de sa maison de campagne Monsieur Sécaillat, le vieux paysan d'à-côté. Qu'est-ce qui a pu pousser ce voisin secret, bourru, généralement si avare de paroles, à venir jusqu'à lui ? L'homme lui apporte la réponse en le conduisant dans leur champ mitoyen : emporté par la pluie violente et la terre gorgée d'eau, un pan entier d'un ancien mur de pierres sèches s'est éboulé. Or, au milieu des décombres et de la glaise, surgissent par endroits de mystérieux éclats de poterie. Intrigués par leur découverte, les deux hommes vont décider de mener une fouille clandestine, sans se douter que cette décision va chambouler leur vie.
    S'il se nourrit des oeuvres de Giono et de Bosco, Le Dit du Mistral n'est pas un livre comme les autres. C'est le début d'un voyage, un roman sur l'amitié, la transmission, sur ce que nous ont légué les générations anciennes et ce que nous voulons léguer à celles à venir. C'est un récit sur le refus d'oublier, une invitation à la vie où s'entremêlent histoires, légendes et rêves. C'est une fenêtre ouverte sans bruit sur les terres de Provence, la photographie d'un univers, un télescope aimanté par les dieux.

  • Une fêlure

    Emmanuel Régniez

    On le sait, et l'oublie trop souvent, les contes ne sont pas que pour les enfants. Ils disent ce qu'il y a de plus terrible et dangereux. Bien mieux, bien plus, que beaucoup de romans.
    Une Fêlure est un récit. C'est aussi un conte. Il livre l'errance, l'horreur d'une famille. Et révèle comment la littérature peut sauver alors la vie.

  • Née contente à Oraibi conte le destin d'une jeune Amérindienne d'Arizona. Le peuple hopi vit depuis des siècles sur un plateau aride, dans des conditions de dénuement extrême. Soumis aux contraintes d'une région désertique, il a développé une cosmogonie extraordinaire et des croyances qui font communier la vie et la mort, la lumière et la nuit, les esprits, les animaux et les hommes. À travers la quête d'une jeune orpheline qui salue le Soleil en riant, c'est la beauté de ce monde aux antipodes du nôtre qui se révèle, et demeure.

    « (...) Une bosse s'est formée sous sa couverture au niveau du ventre, puis ses mains noueuses se sont trouvées libérées. Elle les a placées le plus haut possible au-dessus de sa tête et est restée un long moment comme ça, les bras en l'air. Elle me regardait d'un air rieur : « Tu as vu comme mes ailes frémissent ? » Puis lentement, elle a replié les coudes et posé ses bras affaiblis le long de sa poitrine. Les mains à nouveau croisées sur le ventre, elle a fermé les yeux en disant : « Le papillon est fragile, il ne faut pas tenter de le retenir quand il a envie de s'envoler. » Dans ses précédents livres, Bérengère Cournut explorait surtout des territoires oniriques, où l'eau se mêle à la terre (L'Écorcobaliseur, Attila, 2008), où la plaine fabrique des otaries et des renards (Nanoushkaïa, L'Oie de Cravan, 2009), où la glace se pique à la chaleur du désert (Wendy Ratherfight, L'Oie de Cravan, 2013). Cette fois, elle se fond aux plateaux arides d'Arizona, où le vibrant peuple hopi lui souffle une histoire singulière.

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  • Des lettres qui disent l'intensité de la vie.... Ce recueil de lettres est né d'une multitude de rencontres. David Geselson est auteur, acteur et metteur en scène. Depuis quelques années, inspiré par la Lettre à D. d'André Gorz, il s'est fait aussi écrivain public à partir d'une envie simple?: questionner des personnes qu'il rencontrait et rédiger pour elles, si elle existait, la lettre qu'elles n'ont jamais réussi à écrire.
    Au fil du temps, les lettres se sont multipliées, elles ont régulièrement été reprises sur scène. Ce livre en rassemble une anthologie et donne ainsi une autre dimension encore à ces textes qui disent «?l'amour, la haine, la solitude ou la réconciliation, parfois au-delà de la mort?» (Brigitte Salino, Le Monde).
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  • L'histoire éditoriale des Jardins statuaires façonne une légende noire. L'auteur, dont c'est le premier roman, transmet à la fin des années 1970 le texte à Julien Gracq, qui le fait suivre à José Corti ; le texte s'égare. Un second éditeur, décidé à le publier, fait faillite quelques mois avant la sortie du livre. Le temps passe. Une autre copie du manuscrit, envoyée à Bernard Noël, conduit à sa parution chez Flammarion. Mais, prévu pour l'automne 1982, le livre rencontre des problèmes de fabrication et, sorti très en retard, passe inaperçu. Quelques mois après, Bernard Noël est remercié. Plus tard, les entrepôts Flammarion flambent, le livre disparaît... Le sort a continué à s'acharner et a travaillé pendant trente ans à l'occultation d'un roman pourtant sans équivalent dans la littérature française contemporaine.

    Récit de voyage (le livre est dédié à un ethnologue), conte philosophique, utopie, roman initiatique, roman d'aventures, le texte déroge aux habituelles catégories littéraires. Nourri à la lecture des romans populaires et policiers, Jacques Abeille a forgé un domaine fantastique qui rejoint ceux de Mervyn Peake, de Julien Gracq, d'André Hardellet, avec la langue d'un peintre et d'un poète, créant des mondes d'une rare force visuelle.

    À une époque indéterminée, un voyageur découvre le pays des « Jardins statuaires », un ensemble de domaines, protégés par de vastes enceintes, où la principale activité des hommes consiste à cultiver des statues. Dans ces propriétés où la pierre pousse sans cesse, la vie est réglée d'après une organisation rigoureuse, apparemment ludique et rationnelle, mais aux fondements étranges. Au fil des pérégrinations du voyageur, l'utopie se lézarde : la place des femmes, le pouvoir occulte d'une mystérieuse guilde des hôteliers, les statues qui maigrissent ou croissent indéfiniment posent des questions angoissantes. Enfin, la menace de Barbares qui se rassemblent aux frontières.

  • Ce livre décrit le pays d'où l'on vient, cette France décidément étrange des années soixante, avec ses certitudes triomphantes et ses silences honteux, ses bourgeois assurés et ses paysans égarés, le Tergal qui gratte et le poids d'une guerre qui ne dit pas son nom. C'est aussi l'époque où toutes les petites filles voulaient ressembler à Sheila, et heureusement n'y parvenaient pas toujours.
    Dans une série de dessins à l'encre de Chine d'une grande épure, accompagnés de souvenirs à la force désarmante, l'artiste Boll nous offre un miroir troublant de notre histoire, de nos non-dits, et s'affirme avec cette oeuvre dans la lignée de Gus Bofa.

  • La grande panne

    Hadrien Klent

    Accident ou attentat ? Une explosion dans une mine graphite italienne provoque l'apparition d'un immense nuage qui menace de s'enflammer au contact des lignes à haute tension. Pour éviter la catastrophe, une coupure électrique générale est décidée dans toute l'Italie. Le nuage se déplace vers la France, qui décide à son tour de procéder à un black-out. Le gouvernement prépare la population au désastre à venir et organise l'installation d'un QG de crise sur l'Île de Sein. Cette île bretonne a été choisie à cause de son autonomie en production électrique mais aussi pour ce qu'elle incarne (les marins de Sein y avaient rejoint le Général de Gaulle durant la guerre, devenant un des premiers symboles de la Résistance). Le but de l'exécutif est simple : convaincre la population que la situation reste sous contrôle.
    Hadrien Klent mêle avec un plaisir évident les histoires d'amour aux arcanes du pouvoir, les trahisons amicales aux surveillances policières. La Grande panne nous offre le portrait d'une humanité un peu paumée qui l'emporte sur la violence officielle du monde.

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  • De la vie d'une chienne

    Léo Barthe

    De la vie d'une chienne regroupe les trois tomes de la série érotique de Jacques Abeille, qui signe sous le nom de Léo Barthe : Histoire de la bergère, Histoire de la bonne et Histoire de l'affranchie. Cette trilogie raconte une femme insoumise en quête de désir et de liberté.

    Elle fut initialement publiée par les éditions Climats entre 2002 et 2003, dans un relatif anonymat.
    La reconnaissance dont jouit ultérieurement l'oeuvre de Jacques Abeille imposait la redécouverte de ces trois magnifiques romans dédiés aux désirs les plus crus et à l'émancipation des femmes.

  • Vigile

    Hyam Zaytoun

    Un bruit étrange, comme un vrombissement, réveille une jeune femme dans la nuit. Le silence revenu dans la chambre l'inquiète. Lorsqu'elle allume la lampe, elle découvre que l'homme qu'elle aime est en arrêt cardiaque.
    Avec une intensité rare, Hyam Zaytoun reconstruit l'expérience d'une nuit traumatique et des quelques jours consécutifs où son compagnon, placé en coma artificiel, se retrouve dans l'antichambre de la mort.
    Comment raconter l'urgence et la peur ? la douleur ? une vie qui bascule dans le cauchemar d'une perte brutale ? Écrit cinq ans plus tard, Vigile bouleverse par la violence du drame vécu, mais aussi la déclaration d'amour qui irradie tout le texte. Récit bref et précis, ce livre restera à jamais dans la mémoire de ceux qui l'ont lu.

  • Baptiste, écrivain, a connu des jours meilleurs. Son dernier roman a fait un flop, sa compagne l'a quitté pour un dentiste et, à bientôt quarante ans, il est redevenu proche de sa mère. Il passe ses journées en culotte de survêtement molletonné, à déprimer dans son studio qui sent le chou... Jusqu'à ce que Madame Halberstadt, sa voisine de palier, lui demande de garder son chien quelques jours. Baptiste accepte à contrecoeur et doit très vite se rendre à l'évidence : depuis que Croquette a franchi le seuil de son appartement, sa vie change du tout au tout.

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  • Le tout va bien 2021

    Collectif

    L'année 2020 aura été des plus périlleuses. Pourtant, et tant qu'on ne le fait pas avec n'importe qui, rien ne nous empêche d'en rire et de terminer cette année sur une note positive. Cette nouvelle édition du Tout va bien montre que, au fil des ans, les hommes demeurent d'une créativité débordante, avec un florilège des titres de presse les plus délirants de l'année écoulée. Reflets d'une société absurde, drôle, tordue, sensible, dérisoire, ces titres frisent la poésie et brossent le portrait de notre époque, de son quotidien et de ses excès.

    À l'occasion de cette nouvelle édition 2021 du Tout va bien, l'équipe du Tripode a choisi de donner une dimension encore plus internationale à son anthologie des faits-divers les plus absurdes de l'année écoulée en puisant dans les dépêches de l'Agence France-Presse, plus connue sous son acronyme de AFP.

  • Fratrie

    Thierry Decottignies

    « Ça faisait des semaines que j'arrêtais pas, alors c'est pas étonnant : au bout d'un moment c'est la surchauffe, les nerfs flambent, et l'angoisse, un matin, une angoisse comme un coup de couteau dans le ventre, m'a décomposé ».

    Fratrie est une histoire simple, un road-movie. Un homme, confronté à un monde et à des frères au bord du chaos, prend la route et perd peu à peu les repères de son identité.
    Fratrie est un texte acéré, une implosion lente, une succession d'images et de situations faites pour bousculer le lecteur. L'auteur s'en explique : « Il doit y avoir une communication, quelque chose doit passer - doit circuler - entre le lecteur et le texte afin que le texte soit activé. Ce n'est pas absolument nécessaire, bien sûr. Le but premier serait même plutôt de se perdre, avec l'objet et dans l'objet, ou mieux encore : de saisir quelque chose à l'intérieur de la perte, à l'instant même de la perte. Si mon travail est porté par une intuition, celle-ci se trouve dans l'émotion particulière que procure cet instant, ce vertige où devenir autre n'est pas devenir un autre, dans un jeu d'identification, mais presque disparaître : atomisé, devenir indistinct, comme dans les rêves ».
    Bref, Fratrie est un choc littéraire.

  • Il y a près d'un demi-siècle, Jacques Abeille inaugurait le « Cycle des contrées » avec Les Jardins statuaires. Après des années d'attente, cette fresque immense de la littérature française s'achèvera à l'automne 2020 avec cet ultime roman, La Vie de l'explorateur perdu.

    Au milieu des années 1970, à la manière d'un rêve, Jacques Abeille s'engageait dans l'exploration d'un monde imaginaire en écrivant un roman : Les Jardins statuaires. Depuis, de livre en livre, s'élabore l'univers extraordinaire des Contrées, avec ses règles et ses fantasmagories. Après des années d'attente, La Vie de l'explorateur perdu vient clore enfin cette fresque immense de la littérature française. Il est le roman des origines et celui de la fin. C'est l'heure des dernières étreintes et de l'ultime révolte, de l'ultime énigme et des derniers témoins. Adieu le Haut Plateau, Terrèbre, les Jardins statuaires et les enfants d'Inilo. Nous voilà quittant l'immensité des contrées, courant derrière les fantômes de Barthélemy Lécriveur et de Léo Barthe, faisant nos adieux à Ludovic Lindien, cet être inépuisable qui toute sa vie n'a pu respirer qu'en dehors du lieu étroit où sa vie l'a confiné. Désormais, sur ce monde, la lumière s'éteint.

    « Folie, dira-t-on à bon droit de cette étrange amitié dans laquelle chacun incarnait le contre-type de l'autre. Avais-je été soucieux sans cesse de laisser à Ludovic la plus grande place ou était-ce mon exaspérante réserve qu'il s'était efforcé de combler ? Nous espérions peut-être que l'un des deux accèderait à la vie. Cet effort nous paraissait généreux. A-t-il pu croire que dans la fin de ses voyages je trouverais mon épanouissement ? Avec sa disparition il m'a supprimé. Le petit bateau dont la coque bleue s'est ternie sur l'étagère de mon bureau jamais plus ne naviguera. On ne rencontre jamais son ombre. »

  • Au milieu des années 1970, à la manière d'un rêve, Jacques Abeille s'engageait dans l'exploration d'un monde imaginaire en écrivant un roman : Les Jardins statuaires. Depuis, de livre en livre, s'élabore l'univers extraordinaire des Contrées, avec ses règles et ses fantasmagories.

    Les Carnets de l'explorateur perdu est considéré comme le sixième roman du « Cycle des contrées ». Il regroupe les récits de Ludovic Lindien, un homme avide de connaissance, un aventurier anticonformiste qui parcourt inlassablement les Contrées. De l'origine de la parole à la cosmogonie des peuples du désert, de l'organisation armée des cavalières aux cérémonies orgiaques des Hulains, de la forêt de la Louvanne en passant par une terre mystérieuse où veillent des statues, Ludovic Lindien veut être un témoin de cette vaste succession de territoires où coexistent plusieurs cultures et civilisations. Voici les carnets d'un homme qui fut hanté depuis l'enfance par une crainte obsédante de perdre la mémoire, voici la vie révoltée d'un explorateur qui s'est perdu dans sa légende.

  • De l'art ? De la littérature ? De l'humour ? Les trois mon lapin !

    Le peintre Didier Paquignon est de retour en 2020 pour nous proposer une nouvelle anthologie de faits divers illustrés par des reproductions de monotypes. Tout va bien mon lapin ? est une récidive du Coup du lapin. Et c'est toujours aussi drôle.

  • Au milieu des années 70, à la manière d'un rêve, Jacques Abeille s'engageait dans l'exploration d'un monde imaginaire en écrivant un roman : Les Jardins statuaires. Depuis, de livre en livre, s'élabore l'univers extraordinaire des Contrées, avec ses règles et ses fantasmagories.

    Les Voyages du fils est ici présenté dans une nouvelle édition, revue et augmentée. Depuis son plus jeune âge, Ludovic Lindien tente d'éclaircir les mystères qui entourent la mort de son père, Barthélemy Lécriveur (cf. Le Veilleur du jour). Après la disparition de sa mère, lassé du confinement mortifère auquel il est astreint, il décide de partir sur les traces de son géniteur dans l'une des régions les plus sauvages des Contrées, les Hautes Brandes. Cette quête des origines devient rapidement une quête initiatique. L'obscénité, la magie, la violence des coutumes et les transgressions successives qu'il découvre vont le forcer à prendre part au désordre du monde.

  • Un texte essentiel pour comprendre Sade. Avec une préface d'Annie Le Brun. Annie Le Brun est un écrivain, poète et critique française. Elle est notamment l'auteur de Soudain un bloc d'abîme, Sade (1986, éd. Jean-Jacques Pauvert) et la coordinatrice des oeuvres complètes de cet auteur chez Fayard. Son analyse de Sade a radicalement changé la perception de cet auteur : « Je pense qu'il faut lire Sade parce que c'est peut-être le seul véritable athée qui ne se contente pas de mettre en question l'idée de Dieu, mais qui traque la religiosité sous toutes ses formes. Il montre qu'il y a dans l'esprit humain une composante qui fait qu'on est prêt à toujours être le dévot de quelque chose. Et cette sorte d'insoumission profonde, insoumission existentielle de Sade, est, je crois, ce qui me paraît essentiel aujourd'hui dans la mesure où on trouve de moins en moins de personnages souverains mais au contraire des personnages de plus en plus soumis et prêts à accepter tout ce que cette société-là leur propose. »

  • Anguille sous roche

    Ali Zamir

    Quelque part dans l'océan Indien, une jeune femme se noie. Ses forces l'abandonnent mais sa pensée, tel un animal sur le point de mourir, se cambre : dans un ultime sursaut de vie et de révolte, la naufragée nous entraîne dans le récit de sa vie...

    Roman aussi étourdissant qu'envoûtant, qui n'est pas sans rappeler L'Art de la joie de Goliarda Sapienza par la beauté de son héroïne et la force de sa langue, Anguille sous roche est un miracle littéraire :

    « On entre dans Anguille sous roche comme en eaux troubles. Je l'ai lu debout, gîtant comme un mât dans la houle, ballotté par le flux verbal de la mélopée obsédante et hypnotique d'Anguille, l'héroïne narratrice. Je me suis laissé emporter dans les flots de sa prose organique et vivante, une seule longue phrase rythmée par la nécessité et l'urgence, proche de la tradition orale. Et j'ai glissé sur les lames de sa pensée, avec ses errements, ses certitudes et ses cris de colère. [...] Dans cette histoire de jeune fille pas sage, de passage, de traversée et de passeur, la voix ultramarine d'Anguille sous roche ouvre un sillon qui n'est pas près de se refermer. » (Laurent Boscq.)

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