Marines

  • L'empire de la compassion

    Paul Audi

    La compassion est devenue, peu à peu, dans notre aire culturelle mondialisée, le signe de l'" humanité " en nous. À présent, sa domination non seulement sur la morale mais sur la représentation que les hommes se font d'eux-mêmes comme de leurs rapports sociaux et politiques, est si indiscutable qu'une idéologie récente comme celle du " Care " (soin, sollicitude, souci de l'autre, aide apportée à l'autre) s'y enracine entièrement. Pourquoi un tel empire ? Pour le comprendre, ne faut-il pas se demander quand et comment l'identification de la vertu d'humanité à la compassion s'est produite ? C'est là l'un des objectifs du présent essai qui prend son départ dans l'articulation du problème philosophique suivant : la compassion relève-t-elle de l'amour ou de la justice ? Il m'a semblé qu'une fois définie la compassion et retracées les grandes étapes de son histoire conceptuelle (d'Aristote à Levinas), une importance toute particulière devait être accordée à la position de Nietzsche, pour qui le respect du malheur que nous nous imposons au nom de la morale représente le pire des malheurs qui puisse frapper l'humanité considérée dans sa globalité. P A.

  • La mort d'Agrippine, la seule tragédie que Cyrano de Bergerac ait écrite, fit scandale pour ses "belles impiétés" : elle met en scène le libertinage de pensée le plus radical, dans un monde politique machiavélien d'une noirceur, d'une cruauté et d'une violence inouies. Il est temps de redécouvrir la sombre splendeur et le potentiel critique de cette oeuvre sulfureuse et aujourd'hui trop méconnue, dont l'un des héros principaux, Séjanus, "soldat philosophe" ouvertement athée, tient des propos de "déniaisé" imprégnés de la philosophie de Lucrèce, et fait écho à toute une littérature clandestine dénonçant, en ces mêmes années, autour de Cyrano, l'invention et l'utilisation politique des religions.
    Mais dans l'horizon de cette politique baroque où tout est feinte, mensonge, dissimulation, l'épicurisme subit des distorsions étranges, et l'émancipation de l'"esprit fort" à l'égard des croyances asservissantes et des importures théologico-politiques ne débouche que sur un échec spectaculaire et une sanglante mise à mort.
    Le teste de La Mort d'Agrippine est précédé d'un essai préfaciel de Jean-Charles Darmon ("L'Athée, la politique et la mort : variations sur "de belles impiétés"") qui s'emploi à situer ses questionnements corrosifs dans l'oeuvre de Cyrano et au sein de la réflexion politique complexe de ceux que l'on nomme les "libertins érudits" du premier XVIIe siècle français. En annexe figurent d'autres extraits de l'oeuvre de Cyrano (des Lettres satiriques aux Etats et Empires de la Lune et du Soleil) où divers thèmes récurrents de la pensée libertine en matière de politique affleurent sur des modes spécifiques.

  • Faisant feu de tous les bois conceptuels (philosophie, histoire, psychanalyse, anthropologie, cinéma), ce livre interroge les états d'âme et les tourments qui refont chroniquement surface à l'approche de Noël, quand tout invite au contraire. Il n'a pas pour but de défendre ou de sauver Noël, ni d'en instruire le procès à charge, pas plus que d'en moquer le folklore ou d'en proclamer l'obsolescence.
    Il ne milite ni pour sa sanctuarisation culturelle, ni pour son bannissement de nos coutumes. Il cherche à penser cette drôle de fête. Celle qui réunit les familles et les générations sous presque toutes les latitudes. Pour le meilleur et pour le pire. Souvent dans la joie, mais pas toujours dans la bonne humeur. L'alibi social des retrouvailles familiales est plus que tout source de tensions et de conflits. Et pour cause. Noël cèle la mesure intranquille de nos liens avec autrui et, au-delà, avec la vie.
    On parle du JOUR de l'an et de la NUIT de Noël.
    Étrange que Noël célèbre la nuit quand le Jour de l'an célèbre le jour !
    C'est autour de ce paradoxe que Stéphane Floccari poursuit son aventure.
    Trouvera-t-on dans ces pages des raisons d'être à la fête pour que Noël se profile comme une promesse de printemps au coeur de l'hiver.

  • L' objet de beauté Nouv.

    Une certaine critique d'art, si répandue qu'elle est devenue vox populi, nous a habitué depuis fort longtemps, notamment depuis l'avènement de l'art "contemporain" , à considérer que l'art est véhicule ou "expression" de bien des choses - du moi, des sentiments, des idées politiques, climatiques, morales -, dont semblent exclues les idées spécifiquement artistiques. Ainsi, ce que le spectateur d'une oeuvre d'art est invité à "comprendre" n'est pas l'oeuvre mais ce qu'elle est réputée signifier (exprimer), sens qui ne se voit ni ne s'entend paradoxalement pas, que l'oeuvre "cache" ou dissimule.
    Conscient de cette dérive, Jankélévitch avait affirmé lors d'un interview que personne n'aime la musique pour ce qu'elle est ; il semblerait qu'il faille étendre cette vérité à un terrain plus ample : presque personne n'aime l'art pour ce qu'il est. Que signifie aimer l'art pour ce qu'il est ? Telle est la question qui oriente ce travail. Il s'agit, dans la mesure du possible, de penser l'art en tant qu'art, et l'artiste en tant qu'artiste, autrement dit en tant que créateur d'idées artistiques provoquant des émotions esthétiques.
    Aimer l'art pour ce qu'il est, c'est trouver le sens de l'oeuvre dans l'oeuvre même, se confondant avec sa beauté. L'oeuvre d'art, lorsqu'elle est conçue pour être jugée comme telle, s'adresse avant tout à une sensibilité esthétique ; c'est alors qu'on peut l'appeler "objet de beauté" .

  • Le premier livre d'André Leroi-Gourhan, publié en 1936, méritait bien une seconde édition. La Civilisation du renne, dédiée à Marcel Mauss, est certes un livre de jeunesse, comme le pointe Lucien Febvre, mais c'est aussi un livre-promesse, un livre-jalon, car l'ambition extrême de l'auteur, alors âgé de 25 ans, le pousse à multiplier les incursions dans un nombre considérable de disciplines (géographie, ethnologie, technologie, préhistoire, orientalisme) qu'il entend coordonner afin d'étudier, en dépit de l'éloignement temporel et du déplacement des milieux climatiques, trois époques d'une même culture du renne en milieu arctique (toundra-taïga) : dans l'Europe du Pléistocène, chez les Eskimos actuels, chez les peuples qui ont domestiqué l'animal.
    Le livre est impressionnant par « une masse de faits et d'idées à méditer, et de perspectives singulièrement larges sur le plus lointain passé de l'humanité » (Febvre encore). Il annonce tant les maîtres-livres de l'auteur sur la technologie, que son livre illustré sur la Préhistoire de l'art occidental (1965) ou encore son chef d'oeuvre qui sut toucher un large public cultivé au-delà des spécialistes, Le Geste et la parole, dans lequel l'auteur interroge l'avenir de l'homme en prenant appui sur son passé à l'échelle paléontologique.

  • « Ce petit livre est consacré à une dernière (je l'espère pour moi et pour mes lecteurs) tentative d'analyse et de description de la joie de vivre et de la joie d'exister. » Clément Rosset

  • L'ambition de ce beau livre est de guider le lecteur dans un monde fascinant : la marine de guerre à voile à l'époque de son apogée. Un tableau complet d'une période historique majeure, de la Guerre d'Indépendance aux guerres navales de l'Empire napoléonien.

  • Les vikings

    Jean Mabire

    Voici contée la formidable histoire des Vikings. De la Baltique à laM éditerranée, franchissant l'Atlantique, explorant le futur Canada, ils déferlent sur le monde connu, dont ils repoussent les limites.

  • Une autobiographie étrange, de laquelle je est absent.
    Un petit garçon se présente, un petit il qui fait une rencontre décisive : lorsque l'hostie consacrée est présentée aux fidèles, tous tête inclinée devant ce qu'on ne peut regarder en face, il lève les yeux. Il voit... rien.
    Ce rien sera le ferment de sa vie et de son oeuvre. Il soutiendra la construction d'une généalogie intime, à partir des désirs, des émotions, des accidents et des hasards.
    Une hétéro-biographie plutôt, intense, d'où toutes scories ont disparu.

    Vidit, il a vu.
    Scripsit, il a écrit.
    Vixit, il est mort.

  • éthique à Eudème

    Aristote

    Olivier Bloch et Antoine Léandri proposent ici une nouvelle traduction de l'Ethique à Eudème d'Aristote, qu'ils ont effectuée d'après la dernière édition critique de l'ouvrage, celle de Richard Walzer et Jean Mingay (Oxford Classical Texts, 1991), non sans s'en écarter lorsque cela leur a paru nécessaire, comme ils s'en expliquent dans les notes. Il est question ici de choses aussi bizarres et désuètes que le bonheur, le courage, ou l'amitié, et par raccroc le plaisir, l'intelligence, la santé, la justice, la politique, le divin, etc. L'introduction précise la nature de l'oeuvre, et les problèmes qu'elle pose, par son titre, par ses rapports avec l'autre " Ethique " aristotélicienne, la plus notoire, l'Ethique à Nicomaque, du point de vue de leur ton, de leur contenu, de leur structure (les deux ouvrages comportent trois livres communs, lesquels, comme c'est la règle éditoriale, ne sont pas traduits ici), de leur différence et de l'interprétation qu'il faut en donner (question, en particulier, de l'évolution prêtée à la pensée d'Aristote par nombre de commentateurs). Elle se termine sur un aperçu concernant l'établissement du texte. Ces préliminaires, comme la traduction elle-même, les notes de bas de page critiques et explicatives qui l'accompagnent, et la bibliographie sélective qui s'y ajoute, s'adressent à la fois à l'amateur éclairé, auquel ils devraient rendre l'ouvrage accessible, et aux spécialistes dont on espère qu'ils pourront y trouver intérêt dans leurs enseignements et leurs recherches.

  • Louis XIV a enterré la réputation du plus grand corsaire français? il est temps de la faire renaître.Jacques Cassard fut sans doute l'homme le plus emblématique de la marine de guerre française, mais aussi un corsaire fort redouté des ennemis de Louis XIV.
    Il fait ses premières armes de marin vers douze ans. À quatorze ans, orphelin de père, il devient subrécargue (gestionnaire de cargaison) sur un navire marchand et obtient son brevet de capitaine à vingt ans seulement.
    La guerre et son ressentiment personnel à l?égard des Anglais et des Hollandais l?amènent vers l?activité de corsaire qui lui permet de se fait remarquer par sa bravoure et ses talents de man?uvrier.
    Le comte de Pointis, officier de la Marine royale, l?enrôle pour son expédition vers la Carthagène des Indes, en Amérique où il s?illustre lors de la prise de cette opulente ville espagnole.
    Désormais au service de la France, il porte secours à des convois de bleds (céréales) menacés par la flotte anglaise en Méditerranée, alors que les Provençaux sont menacés de famine. Pourtant, il n?est pas dédommagé de ses escortes et les procès qu?il engage restent vains.
    Corsaire du Roi-Soleil, puis officier de la Marine royale, mieux qu?un Duguay-Trouin ou qu?un Jean Bart, Jacques Cassard porte les coups les plus rudes aux puissances maritimes en guerre contre la France.
    La Croix de l?Ordre royal et militaire de Saint-Louis lui est attribuée, mais il ne la reçoit qu?après la mort de Louis XIV, et sans pension, ce qui est pour lui un nouveau motif d?amertume.
    Victime de ses déboires financiers et de son mauvais caractère, mais aussi de la raison d?État et de sa brouille avec le Roi Soleil, il finira sa vie dans l?oubli total, à la forteresse d?Ham, dans la Somme.

  • Dans ce livre, Clément Rosset s'entretient librement avec Santiago Espinosa sur divers sujets. Dans une première partie, comprenant cinq entretiens, Rosset raconte avec humour les trois épisodes marquants de sa vie l'ayant conduit à la réflexion philosophique. Il est ainsi question de son enfance, de son amour de la musique et de la littérature, de ses années de normalien et de son entrée à l'Université de Nice. Il y revient sur ses auteurs de prédilection, sur ses rapports avec l'Académie et avec les philosophes dont il a été le contemporain et parfois l'ami (Cioran, Deleuze, Jankélévitch, Descombes).
    Dans une seconde partie, deux entretiens visent, au vu d'un certain nombre de contresens ayant été faits par des commentateurs à son égard, à clarifier et à détailler le concept-clef de sa philosophie : le double et le réel.
    Il s'agit donc à la fois d'un livre biographique, où Rosset parle de lui-même, et d'un ouvrage de fond, où le lecteur trouvera, tantôt un supplément conceptuel aux livres qu'il aura lus de sa philosophie, tantôt une introduction et une invitation à leur lecture.

  • L'auteur propose de relire d'une manière entièrement nouvelle le Discours de la Servitude volontaire d'Étienne de La Boétie, en mettant l'accent sur la force interrogeante du texte, plutôt que sur les réponses que les lectures habituelles y trouvent. La portée philosophique de ce texte court écrit par un génie âgé de dix-sept ans est ainsi dégagée, sans pour autant négliger les aspects sociologiques et psychologiques mieux connus. Ce qui compte, finalement, dans le Contr'Un, en plus de l'appel à la révolte politique et économique que les lecture marxistes et libertaires ont reconnu en lui à l'époque romantique, c'est de creuser plus profondément la question de savoir pourquoi nous nous soumettons, pourquoi nous obéissons, ce que nous attendons de l'État et plus encore des nombreux pouvoirs qui « prennent soin » de nous en notre époque contemporaine. Y a-t-il un sens à leur obéir « volontairement » ? Que cache ce rapport complexe que nous entretenons avec ces instances qui exercent sur nous une domination ?

  • Ce troisième volet cherche, historiquement, systématiquement et prospectivement, à interroger le sens de la marche de l'histoire mondiale, à questionner les grandes dimensions de la pensée et du monde et à ouvrir la problématique d'une nouvelle voie. Au début des années soixante, bien loin encore de la mondialisation actuelle, la pensée « planétaire » que lançait Kostas Axelos avait de quoi surprendre.
    Pourtant cette pensée énigmatique et questionnante saisit bien vite cette modernité européenne qui déjà conduisait vers sa propre universalisation, sa mondialisation et son dépassement. D'une manière incisive et prémonitoire, cette pensée « planétaire » se penche sur les grandes traditions qui se déploient dans l'espace-temps, dévoile l'actualité et la vigueur des présocratiques, pour examiner par la suite le logos fondateur de la dialectique par rapport aussi au vivant, au mouvement et la graphie. La pensée fragmentaire de la totalité chez Pascal, Rimbaud et la poésie du monde planétaire, Marx et la question de la philosophie marxiste, Heidegger et le problème de la philosophie, Freud ou la politique planétaire, sont des thèmes qui se déploient dans les divers chapitres de ce livre dont l'auteur a très vite vu et affronté la provocation que lance la technique à l'égard de tout ce qui est.

  • Les phares sont les témoins de l'histoire millénaire de l'homme face à la mer. Désaffectés ou pas, ils phares ont devenus des points d'attraction touristique majeurs sur tout le littoral.
    Ce livre met en valeur l'histoire de leur construction, dans des conditions souvent extrêmes, les joies et les peines, parfois les drames vécus par les gardiens de phare.
    L'auteur a sélectionné les phares dont l'histoire présente un intérêt sur le plan humain. Chaque - bref - chapitre est consacré à l'histoire d'un phare, connu ou méconnu, spectaculaire ou non.

  • Mystérieuse. C'est ainsi qu'est né ce petit livre : de la perplexité d'élèves de Première désireux de faire connaissance avec la Philosophie durant leurs vacances d'été. S'il existe en effet beaucoup de manuels et d'ouvrages scolaires, aucune initiation préalable ne répond à cette situation unique et singulière.
    L'auteur a donc tenté de combler une lacune en guidant le plus agréablement possible l'élève qui vient de terminer sa Première vers des travaux plus documentés, plus précis et, bien sûr, vers les textes fondamentaux des grands philosophes. Ces trente mini-leçons, correspondant aux trente jours d'un mois d'été, constituent, du fait des circonstances de leur composition, le testament philosophique de l'auteur à l'usage des jeunes générations.
    La langue claire, élégante et mesurée, le ton souriant de cet ouvrage sans pesanteur le destinent à tous ceux qui s'intéressent aux enjeux de la réflexion philosophique. Puissent-ils y prendre plaisir et tomber sous son charme !

  • Ruth Wolff pirate

    Sandra Basso

    Ruth Wolff, pirate est un roman qui amène un éclairage nouveau sur l?histoire de la piraterie, en y replaçant la mer et l?homme à leur juste place, dans cette équation où l?exotisme et le divertissement ont souvent pris part sur toute recherche de vérité.
    L'action se déroule au début du XVIII° siècle, à une époque où l?économie est basée sur l?esclavage et le transport maritime.
    Avec la paix récemment signée entre les nations, c?est un pan entier de la population qui se voit de nouveau lésé : les marins.
    Des opportunités à saisir, mêlées à un profond sentiment d?injustice, rassemblent ainsi une communauté de renégats, d?esclaves en cavale, d?anciens corsaires et de pauvres hères arrachés à leur terre natale. Ensemble, ils s?arrogent le droit de pouvoir eux aussi profiter des plaisirs que la vie accorde aux mieux lotis. Cette communauté hétéroclite n?opère ni pour le bien ni pour le mal. La mer devient leur seule terre d?asile. Ce sont des hommes, des femmes parfois, des marins. Mais aux yeux de la loi et du reste du monde, ils sont pirates. Ennemis de l?humanité.
    A travers le prisme de Ruth, enfant des rues mal famées de Londres, le lecteur découvrira la rude mentalité de ces hommes, à l?image de leur quotidien difficile. Dans sa quête d?identité, Ruth apprendra à être une femme après avoir été un homme. Loin des images romanesques, voire chevaleresques, que la littérature a de tout temps peint de la piraterie, ce roman essaie de décrire avec véracité l?histoire de ces hommes, de deviner ce que les archives ne racontent pas : leurs motivations et leurs caractères, avec l?ambivalence qui caractérise la nature humaine.

  • La condition musicale

    André Hirt

    Il n'existe pas d'humanité sans musique. Celle-ci vient à chacun en le précédant, en lui ouvrant son mode d'existence, en lui donnant forme et rythme. Nos affects, nos désirs et nos pensées sont musicaux. L'existence est musicale.
    La musique constitue donc notre condition si bien qu'elle est plus intérieure et plus antérieure à nous que nousmêmes.
    Comme nous, elle est sans origine assignable et sans commencement.
    Ceci n'est donc pas un livre de musicologie. Pour le lire, nulle expertise n'est requise, seulement l'expérience d'exister.
    Nous sommes nécessairement pris dans l'Histoire, ses contraintes d'époque, ses marques d'espérance et ses catastrophes. Que dit alors très concrètement la musique de nous, de nos existences actuelles et de l'Histoire ? Et, inversement, comment recevons et entendons-nous notre être-musical ?

  • Après quelques souvenirs très vifs de l'occupation de 1940 à 1944 et de la Résistance, nous abordons le vif du sujet, en commençant par "l'appel du large", à douze ans.
    Le chapitre Raid surSkidad évoque la récupération manu militari de Babeth, le voilier d'un ami pied-noir que les récentes autorités algériennes de Philippeville escomptaient récupérer frauduleusement.
    Piratages.
    Après la descente de Camaret à Lisbonne, émaillée de force incidents, du Sea BirdM ariara, le voilier est volé à Cadix où il avait été laissé en garde. Repéré quelque temps après dans un port du Maroc, il est "piraté" par notre équipe musclée.
    Grandes vacances. C'est mon "adieu aux armes"; après onze ans de service dans les unités parachutistes et l'aviation de l'Armée de Terre, je choisis la voile au Club Méditerranée. Expériences intéressantes sur de grands catamarans etD ogres des Glénans. Et aussi, le chemin que j'avais choisi pour reprendre contact avec la vie civile sous ses dehors les plus aimables.
    Comment ne pas monter un entreprise de location de voilier, conte mon expérience et mes déconvenues dans cette activité en Corse, lorsque je fais confiance à quelqu'un, qui n'était pas corse, et ne la méritait pas. Une récupération musclée adaptée aux circonstances mettra fin à ces déboires.
    Boutres d'Arabie.
    Durant une mission de deux ans des plus intéressantes en Arabie Séoudite, je profite de mes loisirs pour naviguer sur les boutres, chasser le requin en apnée, et construire un trimaran de ma conception.

  • "Peut-on dire qu'une philosophie est vraie ?" [et la réponse négative de Canguilhem], "la réalité des philosophies" [et l'idéalisme radical de Gueroult], "Les deux systèmes de métahysique" [et la place de Spinoza], "Comment je vois la Nature", "Les points cardinaux de ma philosophie", "Comment philosopher", "Faire son devoir" [ce qui compte est l'acte] sont parmi les chapitres de cet ouvrage. Ceux-ci sont secondaires : "Bergson et Eucken", "Palmyre", "Kant contre Spinoza" [sur la place des définitions].

  • « Toute ma philosophie a sa source dans mon coeur » écrit Vauvenargues ; et Auguste Comte affirme « la prépondérance du coeur sur l'esprit » et entend instaurer le « règne du coeur ». De là, ces Conversations avec Vauvenargues, Auguste Comte et d'autres auteurs, autour de la notion de coeur - comme ce qui dans l'homme est le plus sensible à autrui, à sa peine, à sa souffrance - et autour de tous les sentiments ou vertus qui ont leur racine dans le coeur, telles que la fidélité, la gratitude, la ferveur, la pitié, la générosité, l'admiration, mais aussi et surtout l'amitié et l'amour.
    M.C.

  • Mai 2007, au large de la Virginie. Des vagues de trente mètres martèlent un radeau de sauvetage déchiré où se cramponnent trois hommes, un canadien, un britannique et le skipper français, Jean Pierre de Lutz.
    Dans l?une des mers les plus dangereuses du monde, leur voilier de 13 mètres, le Sean Seymour II, a chaviré puis coulé. A plusieurs reprises, les lames gigantesques arrachent les hommes à leur radeau.
    A leur recherche, l?équipage d?un hélicoptère de la Coast Guard affronte l?ouragan et une mer monstrueuse, jamais rencontrée à ce jour. Les pilotes se demandent s?ils trouveront le radeau, si l?état de la mer permettra d?hélitreuiller les naufragés et même de récupérer le sauveteur qui s?apprête à se lancer dans cet enfer marin.
    Naufragés et sauveteurs sont en danger de mort...

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