Candide & Cyrano

  • Une édition de référence de Germinal d'Émile Zola, spécialement conçue pour la lecture sur les supports numériques. « Il fut terrible, jamais il n'avait parlé si violemment. D'un bras, il maintenait le vieux Bonnemort, il l'étalait comme un drapeau de misère et de deuil, criant vengeance. En phrases rapides, il remontait au premier Maheu, il montrait toute cette famille usée à la mine, mangée par la Compagnie, plus affamée après cent ans de travail ; et, devant elle, il mettait ensuite les ventres de la Régie, qui suaient l'argent, toute la bande des actionnaires entretenus comme des filles depuis un siècle, à ne rien faire, à jouir de leur corps. N'était-ce pas effroyable ? un peuple d'hommes crevant au fond de père en fils, pour qu'on paie des pots-de-vin à des ministres, pour que des générations de grands seigneurs et de bourgeois donnent des fêtes ou s'engraissent au coin de leur feu ! Il avait étudié les maladies des mineurs, il les faisait défiler toutes, avec des détails effrayants : l'anémie, les scrofules, la bronchite noire, l'asthme qui étouffe, les rhumatismes qui paralysent. Ces misérables, on les jetait en pâture aux machines, on les parquait ainsi que du bétail dans les corons, les grandes Compagnies les absorbaient peu à peu, réglementant l'esclavage, menaçant d'enrégimenter tous les travailleurs d'une nation, des minions de bras, pour la fortune d'un millier de paresseux. » (Extrait de la quatrième partie, chapitre IV.)

  • Une édition de référence de Nana d'Émile Zola, spécialement conçue pour la lecture sur les supports numériques. « Un murmure grandit, comme un soupir qui se gonflait. Quelques mains battirent, toutes les jumelles étaient fixées sur Vénus. Peu à peu, Nana avait pris possession du public, et maintenant chaque homme la subissait. Le rut qui montait d'elle, ainsi que d'une bête en folie, s'était épandu toujours davantage, emplissant la salle. À cette heure, ses moindres mouvements soufflaient le désir, elle retournait la chair d'un geste de son petit doigt. Des dos s'arrondissaient, vibrant comme si des archets invisibles se fussent promenés sur les muscles ; des nuques montraient des poils follets qui s'envolaient, sous des haleines tièdes et errantes, venues on ne savait de quelle bouche de femme. » (Extrait du chapitre I.)

  • A ce moment, le gendarme Rengade écarta brusquement la foule des curieux. Dès qu'il avait appris que la troupe revenait avec plusieurs centaines d'insurgés, il s'était levé. Dehors, sa blessure se rouvrit, le bandeau qui cachait son orbite vide se tacha de sang. Sa tête pâle enveloppée d'un linge ensanglanté, il courut regarder chaque prisonnier au visage, longuement. Et, tout d'un coup : " Ah ! le bandit, je le tiens ! " cria-t-il.
    Il venait de mettre la main sur l'épaule de Silvère. Rengade se tourna vers l'officier, qui n'avait pu trouver parmi les soldats les hommes nécessaires à une exécution. " Ce gredin m'a crevé l'oeil, lui dit-il en montrant Silvère. Donnez-le-moi... Ce sera autant de fait pour vous. "

  • En 1894, l'état-major de l'armée est secoué par une affaire qui ébranle la société tout entière : un officier a trahi. Alfred Dreyfus, juif alsacien, est le coupable idéal. Sa dégradation, sa déportation sur l'île du Diable, son retour en France, ont divisé la société. Avec "J'accuse", Emile Zola symbolise l'engagement intellectuel face au pouvoir, au mensonge et à la soumission.

  • Sous le Second Empire, Aristide Saccard, affairiste obsédé par le plaisir et l'argent, s'installe à Paris dans une vie de débauche et de spéculation effrénée...  Dans ce second volet des Rougon-Macquart , Zola, romancier naturaliste, se livre à une virulente critique de la bourgeoisie. Le dossier - Les repères historiques, culturels et littéraires - L'étude du genre - Des groupements de textes - Une préparation au baccalauréat

  • Dans Folioplus classiques, le texte intégral, enrichi d'une lecture d'image, écho pictural de l'oeuvre, est suivi de sa mise en perspective organisée en six points : Mouvement littéraire : Le naturalisme ; Genre et registre : Le roman ouvrier ; L'écrivain à sa table de travail : Du réel au mythe ; Groupement de textes : Figures d'ouvriers ; Chronologie : Émile Zola et son temps ; Fiche : Des pistes pour rendre compte de sa lecture.

  • « Dans Thérèse Raquin, j'ai voulu étudier des tempéraments et non des caractères. Là est le livre entier. J'ai choisi des personnages souverainement dominés par leurs nerfs et leur sang, dépourvus de libre arbitre, entraînés à chaque acte de leur vie par les fatalités de leur chair. Thérèse et Laurent sont des brutes humaines, rien de plus. » Émile Zola

  • « C'est un roman où mes souvenirs et mon coeur ont débordé », précise Zola à Céard. Il situe l'action dans le milieu des ateliers, qu'il a fréquenté depuis 1860. Le peintre Claude Lantier, figure centrale de l'Oeuvre, est l'ami d'enfance du romancier Sandoz, auquel Zola a donné ses propres traits physiques; sa jeunesse, ses débuts à Paris, ses goûts, ses lectures, ses idées, son amour de Paris...

  • "Pot-Bouille m'a donc paru, en somme, une sorte de fresque à la Michel-Ange.
    Il faut la comprendre et l'accepter telle qu'elle est. Par une fougue du pinceau rappelant celle du "Jugement dernier", certaines de ses innombrables figures ont reçu une déformation, et sont, je ne dirais pas au-dessus, mais au-dehors de la réalité. La réalité, çà et là, a reçu un coup de pouce".
    Paul Alexis.
    "Ma prédilection, après Germinal, va vers Pot-Bouille".
    André Gide.

  • Hélène Grandjean, belle veuve honnête, vit seule à Passy avec sa fille Jeanne. Celle-ci est une nuit frappée de convulsions. Le docteur Deberle la soigne. Mais il est séduit par Hélène, qui, bouleversée, se laisse aller, non sans luttes, à l'amour. Et alors qu'elle est allée rejoindre son amant, Jeanne, restée seule, a pris froid. Elle meurt d'une phtisie, tout comme sa grand-mère Ursule Mouret et comme sa tante Marthe Mouret...

  • La Bête humaine

    Émile Zola

    Le Havre, 1869. Jacques Lantier est rongé par une lourde hérédité... Les femmes réveillent en lui des pulsions meurtrières. Il leur préfère sa Lison, la locomotive qu´il conduit fièrement, jour après jour. Un regard changera tout, celui de Séverine, croisé lors de l´enquête sur le meurtre du président de la Compagnie ferroviaire. Jacques s´éprend de la jeune femme. Elle semble être la seule à pouvoir le guérir de sa folie.

  • La Joie de vivre

    Émile Zola

    « Dans l'ironie amère de La Joie de vivre, Émile Zola a fait entrer une prodigieuse somme d'humanité. Parmi ses plus remarquables romans, il en a peu écrit qui aient autant de grandeur que l'histoire de cette simple famille bourgeoise dont les drames ont pour décor superbe la mer, la mer féroce comme la vie, comme elle impitoyable, comme elle infatigable, et qui ronge lentement un pauvre village de pêcheurs bâti dans un repli de falaise. Et sur le livre entier plane, oiseau noir aux ailes étendues : la mort. » Guy de Maupassant.

  • L'Argent

    Émile Zola

    A la richesse d'hier : « la stagnation de l'argent » , Zola oppose la forme moderne de l'argent, « la spéculation » destructrice , mais aussi sang vivifiant, « ferment de toute végétation sociale » . Zola évoque ici une « cité de justice et de bonheur » , sans salaire ni gain, où l'argent n'aurait plus raison d'être.

  • La Terre

    Émile Zola

    Deux grands mythes sont à l'oeuvre dans ce roman de la terre : celui du Retour éternel et celui de la Catastrophe. Aux petitesses et à l'impuissance de l'homme éphémère, Zola oppose l'immensité et la fertilité impassible de la terre - véritable héroïne du livre.

  • Elle sanglotait.
    L'abbé faujas avait redressé sa haute taille, il s'approcha de marthe, laissa tomber sur elle son mépris de la femme.
    - ah ! misérable chaire ! dit-il. je comptais que vous seriez raisonnable, que jamais vous n'en viendriez à cette honte de dire tout haut ces ordures. oui, c'est l'éternelle lutte du mal contres les volontés fortes. vous êtes la tentation d'en bas, la lâcheté, la chute finale. le prêtre n'a pas d'autre adversaire que vous, et l'on devrait vous chasser des églises, comme impures et maudites.

    - je vous aime, ovide, balbutia-t-elle encore ; je vous aime, secourez-moi.

  • La Débâcle

    Émile Zola

    La Débâcle : Sedan, l'effondrement de la France impériale, frivole et corrompue, devant « l'esprit scientifique » de l'Allemagne et l'implacable mécanique de ses armées. La défaite, le siège de Paris, le brasier de la Commune, « l'exécrable semaine » de la répression versaillaise. Reportage militaire d'une scrupuleuse exactitude, fresque de deuil, de souffrance et de sang, le roman est aussi l'analyse de la déchirure qui est au coeur de la conscience collective des Français et que juin 40 fera revivre : « La Débâcle, écrit Raoul Girardet, est un de ces documents privilégiés en dehors desquels l'histoire morale de la France contemporaine ne saurait et ne pourrait être écrite. »

  • La Faute de l'abbé Mouret est un roman paru en 1875, le cinquième volume de la série les Rougon-Macquart. Faisant suite à la Conquête de Plassans, c'est le second ouvrage de la série qui traîte du catholicisme ; le thème en est la vie d'un prêtre déchiré entre sa vocation religieuse et l'amour d'une femme.

  • Le Ventre de Paris, ce sont ses Halles, leur « souffle colossal épais encore de l'indigestion de la veille », leurs montagnes de mangeailles et de viandes saignantes, « de choses fondantes, de choses grasses... « L'idée générale, écrit Zola, c´est le ventre, la bourgeoisie digérant, ruminant, la bête broyant le foin au râtelier, la bedaine pleine et heureuse se ballonnant au soleil. » Aux « Gras » s'opposent les « Maigres » : Florent, un proscrit du 2 Décembre, est revenu à Paris. Dés lors, il fomente un complot contre le régime, mais il sera dénoncé par sa belle soeur : Lisa. Florent retourne alors au bagne...

  • Le Docteur Pascal

    Émile Zola

    Le fils de Félicité Rougon a recueilli chez lui Clotilde, la fille de son frère Aristide Saccard, alors qu'elle avait sept ans. Il l'a élevée à Plassans. Biologiste, il poursuit, tout en soignant quelques malades pour gagner sa vie, des recherches sur l'hérédité. Sa famille est son sujet d'étude privilégié. Elle lui offre, en raccourci, l'histoire de l'humanité entière. Différent des siens - au point qu'on l'appelle par son prénom - , il peut porter sur eux un regard objectif. Il est le témoin, le regard du romancier Zola. Et comme lui, il dresse l'arbre généalogique des Rougon-Macquart, dont chaque feuille est un des volumes de cette immense fresque.

  • Le Rêve

    Émile Zola

    "Je voudrais faire un livre qu'on n'attende pas de moi. Il faudrait pour première condition qu'il pût être mis entre toutes les mains, même les mains des jeunes filles. Donc, pas de passion violente, rien qu'une idylle. Refaisons donc Paul et Virginie...".
    Emile Zola.

  • Sous le second Empire : empereur et Cour impériale, ministres, députés, coteries diverses... donne à voir le pouvoir dans ses actes officiels et ses arcanes (trafic des élections, intrigues, luttes d'influence). Zola pénètre ici le monde de la presse dont il montre les liens avec le politique...

  • Octave Mouret est veuf. Garçon pratique et actif, il va, en quelques années, faire du modeste commerce de sa femme, Madame Hédouin, un « grand magasin » moderne, une colossale entreprise qui, peu à peu, dévore tout le pâté de maisons et tue les petites boutiques du quartier.

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