L'Edition numérique européenne

  • Octave Mouret est veuf. Garçon pratique et actif, il va, en quelques années, faire du modeste commerce de sa femme, Madame Hédouin, un « grand magasin » moderne, une colossale entreprise qui, peu à peu, dévore tout le pâté de maisons et tue les petites boutiques du quartier.

  • Written to draw attention to the misery prevailing among the poor in France during the Second Empire, this novel depicts the grim struggle between capital and labour in a coalfield in northern France. Yet, through the blackness of this picture, humanity is constantly apparent.

  • A ce moment, le gendarme Rengade écarta brusquement la foule des curieux. Dès qu'il avait appris que la troupe revenait avec plusieurs centaines d'insurgés, il s'était levé. Dehors, sa blessure se rouvrit, le bandeau qui cachait son orbite vide se tacha de sang. Sa tête pâle enveloppée d'un linge ensanglanté, il courut regarder chaque prisonnier au visage, longuement. Et, tout d'un coup : " Ah ! le bandit, je le tiens ! " cria-t-il.
    Il venait de mettre la main sur l'épaule de Silvère. Rengade se tourna vers l'officier, qui n'avait pu trouver parmi les soldats les hommes nécessaires à une exécution. " Ce gredin m'a crevé l'oeil, lui dit-il en montrant Silvère. Donnez-le-moi... Ce sera autant de fait pour vous. "

  • Sous le Second Empire, Aristide Saccard, affairiste obsédé par le plaisir et l'argent, s'installe à Paris dans une vie de débauche et de spéculation effrénée...  Dans ce second volet des Rougon-Macquart , Zola, romancier naturaliste, se livre à une virulente critique de la bourgeoisie. Le dossier - Les repères historiques, culturels et littéraires - L'étude du genre - Des groupements de textes - Une préparation au baccalauréat

  • Le Ventre de Paris, ce sont ses Halles, leur « souffle colossal épais encore de l'indigestion de la veille », leurs montagnes de mangeailles et de viandes saignantes, « de choses fondantes, de choses grasses... « L'idée générale, écrit Zola, c´est le ventre, la bourgeoisie digérant, ruminant, la bête broyant le foin au râtelier, la bedaine pleine et heureuse se ballonnant au soleil. » Aux « Gras » s'opposent les « Maigres » : Florent, un proscrit du 2 Décembre, est revenu à Paris. Dés lors, il fomente un complot contre le régime, mais il sera dénoncé par sa belle soeur : Lisa. Florent retourne alors au bagne...

  • « Dans l'ironie amère de La Joie de vivre, Émile Zola a fait entrer une prodigieuse somme d'humanité. Parmi ses plus remarquables romans, il en a peu écrit qui aient autant de grandeur que l'histoire de cette simple famille bourgeoise dont les drames ont pour décor superbe la mer, la mer féroce comme la vie, comme elle impitoyable, comme elle infatigable, et qui ronge lentement un pauvre village de pêcheurs bâti dans un repli de falaise. Et sur le livre entier plane, oiseau noir aux ailes étendues : la mort. » Guy de Maupassant.

  • La Faute de l'abbé Mouret est un roman paru en 1875, le cinquième volume de la série les Rougon-Macquart. Faisant suite à la Conquête de Plassans, c'est le second ouvrage de la série qui traîte du catholicisme ; le thème en est la vie d'un prêtre déchiré entre sa vocation religieuse et l'amour d'une femme.

  • Sous le second Empire : empereur et Cour impériale, ministres, députés, coteries diverses... donne à voir le pouvoir dans ses actes officiels et ses arcanes (trafic des élections, intrigues, luttes d'influence). Zola pénètre ici le monde de la presse dont il montre les liens avec le politique...

  • Dans Folioplus classiques, le texte intégral, enrichi d'une lecture d'image, écho pictural de l'oeuvre, est suivi de sa mise en perspective organisée en six points : Mouvement littéraire : Le naturalisme ; Genre et registre : Le roman ouvrier ; L'écrivain à sa table de travail : Du réel au mythe ; Groupement de textes : Figures d'ouvriers ; Chronologie : Émile Zola et son temps ; Fiche : Des pistes pour rendre compte de sa lecture.

  • « C'est un roman où mes souvenirs et mon coeur ont débordé », précise Zola à Céard. Il situe l'action dans le milieu des ateliers, qu'il a fréquenté depuis 1860. Le peintre Claude Lantier, figure centrale de l'Oeuvre, est l'ami d'enfance du romancier Sandoz, auquel Zola a donné ses propres traits physiques; sa jeunesse, ses débuts à Paris, ses goûts, ses lectures, ses idées, son amour de Paris...

  • Hélène Grandjean, belle veuve honnête, vit seule à Passy avec sa fille Jeanne. Celle-ci est une nuit frappée de convulsions. Le docteur Deberle la soigne. Mais il est séduit par Hélène, qui, bouleversée, se laisse aller, non sans luttes, à l'amour. Et alors qu'elle est allée rejoindre son amant, Jeanne, restée seule, a pris froid. Elle meurt d'une phtisie, tout comme sa grand-mère Ursule Mouret et comme sa tante Marthe Mouret...

  • "Pot-Bouille m'a donc paru, en somme, une sorte de fresque à la Michel-Ange.
    Il faut la comprendre et l'accepter telle qu'elle est. Par une fougue du pinceau rappelant celle du "Jugement dernier", certaines de ses innombrables figures ont reçu une déformation, et sont, je ne dirais pas au-dessus, mais au-dehors de la réalité. La réalité, çà et là, a reçu un coup de pouce".
    Paul Alexis.
    "Ma prédilection, après Germinal, va vers Pot-Bouille".
    André Gide.

  • Nana

    Emile Zola

    "Impression en « gros caractères » et version numérique téléchargeable gratuitement à partir du livre.
    Extrait de Nana : « Muffat la contemplait. Elle lui faisait peur. Le journal était tombé de ses mains. Dans cette minute de vision nette, il se méprisait. C'était cela : en trois mois, elle avait corrompu sa vie, il se sentait déjà gâté jusqu'aux moelles par des ordures qu'il n'aurait pas soupçonnées. Tout allait pourrir en lui, à cette heure. Il eut un instant conscience des accidents du mal, il vit la désorganisation apportée par ce ferment, lui empoisonné, sa famille détruite, un coin de société qui craquait et s'effondrait. »"

  • Deux grands mythes sont à l'oeuvre dans ce roman de la terre : celui du Retour éternel et celui de la Catastrophe. Aux petitesses et à l'impuissance de l'homme éphémère, Zola oppose l'immensité et la fertilité impassible de la terre - véritable héroïne du livre.

  • "Je voudrais faire un livre qu'on n'attende pas de moi. Il faudrait pour première condition qu'il pût être mis entre toutes les mains, même les mains des jeunes filles. Donc, pas de passion violente, rien qu'une idylle. Refaisons donc Paul et Virginie...".
    Emile Zola.

  • Le Havre, 1869. Jacques Lantier est rongé par une lourde hérédité... Les femmes réveillent en lui des pulsions meurtrières. Il leur préfère sa Lison, la locomotive qu´il conduit fièrement, jour après jour. Un regard changera tout, celui de Séverine, croisé lors de l´enquête sur le meurtre du président de la Compagnie ferroviaire. Jacques s´éprend de la jeune femme. Elle semble être la seule à pouvoir le guérir de sa folie.

  • A la richesse d'hier : « la stagnation de l'argent » , Zola oppose la forme moderne de l'argent, « la spéculation » destructrice , mais aussi sang vivifiant, « ferment de toute végétation sociale » . Zola évoque ici une « cité de justice et de bonheur » , sans salaire ni gain, où l'argent n'aurait plus raison d'être.

  • La Débâcle est un roman d´Émile Zola publié en 1892, le dix-neuvième volume de la série les Rougon-Macquart, dont il constitue la conclusion historique.
    Le premier roman (la Fortune des Rougon) évoquait le coup d´État du 2 décembre, qui mit en place le second Empire ; celui-ci a pour cadre la déroute de l´armée française devant les Prussiens à Sedan pendant la guerre franco-allemande de 1870, et donc la chute de l´Empire, remplacé le 4 septembre 1870 par la troisième République.
    Le roman est une dénonciation implacable de la guerre et de ses horreurs, ce qui vaudra à son auteur des détracteurs qui ne lui pardonneront pas, même après la mort, ses prises de positions. Lors d´un débat à l´Assemblée Nationale sur le transfert des cendres de Zola au Panthéon le 19 mars 1908, Louis Buyat répond à Barrès sur le prétendu antipatriotisme de l´auteur de La Débâcle par les mots mêmes de l´auteur : « D´abord, dire la vérité sur l´effroyable catastrophe dont la France a failli mourir. (...) Tout en ne cachant rien, j´ai voulu expliquer nos désastres » puis concluant par : « Je tenais à apporter cette citation ; c´est vraiment un moyen facile de venir dénoncer ici Émile Zola comme antipatriote, alors qu´au contraire cette lettre indique sa constante préoccupation d´éviter à son pays les retours de l´histoire. »

  • Le Docteur Pascal est un roman d´Émile Zola publié en 1893, le vingtième et dernier volume de la série des Rougon-Macquart. L´intrigue se déroule entre 1872 et 1874, autrement dit après la chute du Second Empire, période qui constituait le cadre historique de l´ensemble de l´oeuvre. En fait, il s´agit ici de donner une conclusion à l´histoire de la famille, et de développer les théories sur l´hérédité que Zola a empruntées aux docteurs Prosper Lucas et Bénédict Augustin Morel. Le docteur Pascal est, de l'aveu même de son auteur, « un des romans auxquels [il] tient le plus. », car c'est à la fois, comme il le dit dans sa dédicace, « le résumé et la conclusion de toute son oeuvre ». Pascal est l'un des personnages les plus importants de tous les romans de Zola. En effet, c'est le seul qui soit à la fois désintéressé et sans tare. À travers ce roman, l'auteur nous fait connaître ses propres raisons de vivre.

  • Elle sanglotait.
    L'abbé faujas avait redressé sa haute taille, il s'approcha de marthe, laissa tomber sur elle son mépris de la femme.
    - ah ! misérable chaire ! dit-il. je comptais que vous seriez raisonnable, que jamais vous n'en viendriez à cette honte de dire tout haut ces ordures. oui, c'est l'éternelle lutte du mal contres les volontés fortes. vous êtes la tentation d'en bas, la lâcheté, la chute finale. le prêtre n'a pas d'autre adversaire que vous, et l'on devrait vous chasser des églises, comme impures et maudites.

    - je vous aime, ovide, balbutia-t-elle encore ; je vous aime, secourez-moi.

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