Les Editions de Londres

  • Pot-Bouille

    Émile Zola

    "Pot-Bouille m'a donc paru, en somme, une sorte de fresque à la Michel-Ange.
    Il faut la comprendre et l'accepter telle qu'elle est. Par une fougue du pinceau rappelant celle du "Jugement dernier", certaines de ses innombrables figures ont reçu une déformation, et sont, je ne dirais pas au-dessus, mais au-dehors de la réalité. La réalité, çà et là, a reçu un coup de pouce".
    Paul Alexis.
    "Ma prédilection, après Germinal, va vers Pot-Bouille".
    André Gide.

  • J'accuse

    Émile Zola

    En 1894, l'état-major de l'armée est secoué par une affaire qui ébranle la société tout entière : un officier a trahi. Alfred Dreyfus, juif alsacien, est le coupable idéal. Sa dégradation, sa déportation sur l'île du Diable, son retour en France, ont divisé la société. Avec "J'accuse", Emile Zola symbolise l'engagement intellectuel face au pouvoir, au mensonge et à la soumission.

  • La curée

    Émile Zola

    Sous le Second Empire, Aristide Saccard, affairiste obsédé par le plaisir et l'argent, s'installe à Paris dans une vie de débauche et de spéculation effrénée...  Dans ce second volet des Rougon-Macquart , Zola, romancier naturaliste, se livre à une virulente critique de la bourgeoisie. Le dossier - Les repères historiques, culturels et littéraires - L'étude du genre - Des groupements de textes - Une préparation au baccalauréat

  • L'argent

    Émile Zola

    A la richesse d'hier : « la stagnation de l'argent » , Zola oppose la forme moderne de l'argent, « la spéculation » destructrice , mais aussi sang vivifiant, « ferment de toute végétation sociale » . Zola évoque ici une « cité de justice et de bonheur » , sans salaire ni gain, où l'argent n'aurait plus raison d'être.

  • Le Ventre de Paris, ce sont ses Halles, leur « souffle colossal épais encore de l'indigestion de la veille », leurs montagnes de mangeailles et de viandes saignantes, « de choses fondantes, de choses grasses... « L'idée générale, écrit Zola, c´est le ventre, la bourgeoisie digérant, ruminant, la bête broyant le foin au râtelier, la bedaine pleine et heureuse se ballonnant au soleil. » Aux « Gras » s'opposent les « Maigres » : Florent, un proscrit du 2 Décembre, est revenu à Paris. Dés lors, il fomente un complot contre le régime, mais il sera dénoncé par sa belle soeur : Lisa. Florent retourne alors au bagne...

  • A ce moment, le gendarme Rengade écarta brusquement la foule des curieux. Dès qu'il avait appris que la troupe revenait avec plusieurs centaines d'insurgés, il s'était levé. Dehors, sa blessure se rouvrit, le bandeau qui cachait son orbite vide se tacha de sang. Sa tête pâle enveloppée d'un linge ensanglanté, il courut regarder chaque prisonnier au visage, longuement. Et, tout d'un coup : " Ah ! le bandit, je le tiens ! " cria-t-il.
    Il venait de mettre la main sur l'épaule de Silvère. Rengade se tourna vers l'officier, qui n'avait pu trouver parmi les soldats les hommes nécessaires à une exécution. " Ce gredin m'a crevé l'oeil, lui dit-il en montrant Silvère. Donnez-le-moi... Ce sera autant de fait pour vous. "

  • Sous le second Empire : empereur et Cour impériale, ministres, députés, coteries diverses... donne à voir le pouvoir dans ses actes officiels et ses arcanes (trafic des élections, intrigues, luttes d'influence). Zola pénètre ici le monde de la presse dont il montre les liens avec le politique...

  • Octave Mouret est veuf. Garçon pratique et actif, il va, en quelques années, faire du modeste commerce de sa femme, Madame Hédouin, un « grand magasin » moderne, une colossale entreprise qui, peu à peu, dévore tout le pâté de maisons et tue les petites boutiques du quartier.

  • Le Havre, 1869. Jacques Lantier est rongé par une lourde hérédité... Les femmes réveillent en lui des pulsions meurtrières. Il leur préfère sa Lison, la locomotive qu´il conduit fièrement, jour après jour. Un regard changera tout, celui de Séverine, croisé lors de l´enquête sur le meurtre du président de la Compagnie ferroviaire. Jacques s´éprend de la jeune femme. Elle semble être la seule à pouvoir le guérir de sa folie.

  • Dans Folioplus classiques, le texte intégral, enrichi d'une lecture d'image, écho pictural de l'oeuvre, est suivi de sa mise en perspective organisée en six points : Mouvement littéraire : Le naturalisme ; Genre et registre : Le roman ouvrier ; L'écrivain à sa table de travail : Du réel au mythe ; Groupement de textes : Figures d'ouvriers ; Chronologie : Émile Zola et son temps ; Fiche : Des pistes pour rendre compte de sa lecture.

  • La Débâcle : Sedan, l'effondrement de la France impériale, frivole et corrompue, devant « l'esprit scientifique » de l'Allemagne et l'implacable mécanique de ses armées. La défaite, le siège de Paris, le brasier de la Commune, « l'exécrable semaine » de la répression versaillaise. Reportage militaire d'une scrupuleuse exactitude, fresque de deuil, de souffrance et de sang, le roman est aussi l'analyse de la déchirure qui est au coeur de la conscience collective des Français et que juin 40 fera revivre : « La Débâcle, écrit Raoul Girardet, est un de ces documents privilégiés en dehors desquels l'histoire morale de la France contemporaine ne saurait et ne pourrait être écrite. »

  • « Les mystères de Marseille » est une oeuvre de jeunesse de Zola, qui mérite d´être découverte, rien que pour se rappeler que Zola était avant tout un gamin du sud.

    Au coeur du roman, une histoire d´amour impossible, entre Philippe Cayol et Blanche de Cazalis. Le père de Blanche est tout puissant à Marseille, Philippe et républicain. Tout au cours du roman, Philippe, Blanche et l´enfant illégitime qu´ils auront ensemble, seront protégés par le frère de Philippe, Marius. Zola nous plonge dans la capitale du sud qu´il connait bien, et invite lecteur à fréquenter toutes les couches de la société (sur le mode des Mystères de Paris ) tout en utilisant la révolution de 1848 et l´épidémie de cholera qui frappa Marseille à la même époque comme toile de fond.

  • « La Conquête de Plassans » est un roman d'Emile Zola paru en 1874, le quatrième de la série des Rougon-Macquart, et le premier à se passer en Province, à Plassans, le berceau des Rougon-Macquart. La ville de Plassans est passée aux mains des légitimistes, c'est-à-dire les partisans du roi. Sous l'influence d'Eugène Rougon, on envoie l'abbé Faujas, afin de reconquérir la ville.

  • Nana

    Émile Zola

    "Impression en « gros caractères » et version numérique téléchargeable gratuitement à partir du livre.
    Extrait de Nana : « Muffat la contemplait. Elle lui faisait peur. Le journal était tombé de ses mains. Dans cette minute de vision nette, il se méprisait. C'était cela : en trois mois, elle avait corrompu sa vie, il se sentait déjà gâté jusqu'aux moelles par des ordures qu'il n'aurait pas soupçonnées. Tout allait pourrir en lui, à cette heure. Il eut un instant conscience des accidents du mal, il vit la désorganisation apportée par ce ferment, lui empoisonné, sa famille détruite, un coin de société qui craquait et s'effondrait. »"

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