Pierre Corneille

  • Rodrigue et Chimène sont sur le point de se marier mais une grave querelle oppose leurs pères : à la suite d'une rivalité, le Comte, père de Chimène, gifle don Diègue, père de Rodrigue. L'affront ne peut être réparé que par la mort du Comte, mais don Diègue, trop vieux, remet son épée à Rodrigue pour venger son honneur. Rodrigue doit alors faire face à un douloureux dilemme : perdre Chimène ou son honneur. Que fera Rodrigue ?Bibliocollège propose :
    o le texte intégral annoté,
    o des questionnaires au fil du texte,
    o des documents iconographiques exploités,
    o une présentation de Corneille et de son époque,
    o un aperçu des genres de la tragi-comédie et de la tragédie,
    o un groupement de textes : « Amour de théâtre, amour impossible ».

  • Oedipe Nouv.

    Oedipe

    Pierre Corneille

    Représentée pour la première fois en 1659, OEdipe marque le retour de Corneille au théâtre, après sept ans d'absence.
    Le dramaturge achevait alors ses trois Discours sur le poème dramatique, dans lesquels il expose ses principes de composition en un dialogue constant avec la Poétique d'Aristote. Il était donc tentant de traiter le sujet de l'OEdipe roi de Sophocle, désigné par le philosophe comme le chef-d'oeuvre du genre tragique. Ce n'est qu'ensuite que Corneille en aurait mesuré la difficulté : l'histoire de ce roi qui se découvre parricide et incestueux heurte de front l'impératif de bienséances. Pour « remédier à ces désordres », il apporte des modifications considérables au mythe, qu'il adapte selon ses propres préceptes dramatiques. Lire l'OEdipe de Corneille, c'est ainsi l'occasion de comprendre, peut-être plus clairement qu'avec toute autre pièce du XVIIe siècle, ce qu'est une tragédie classique.

    Dossier :
    1. Les dipe antiques
    2. OEdipe devant l'ancienne critique
    3. Récrire OEdipe à l'âge classique : comment améliorer Corneille ?
    4. OEdipe sans Corneille : récritures d'OEdipe roi aux XXe et XXIe siècles.

  • Dans L´Illusion comique, en 1636, Corneille met en scène Pridamant, un père à la recherche de son fils, Clindor. Il assiste, grâce au magicien Alcandre, à la représentation des aventures mouvementées de cet enfant prodigue...À chaque acte, on change de registre. Péripéties sentimentales, rebondissements comiques, fin tragique ?Non, tout cela n´était que du théâtre !Alors, vive le jeu et que le spectacle continue...

  • Cinna

    Pierre Corneille

    Édition enrichie (Préface, notes, dossier sur l'oeuvre, chronologie et bibliographie)Emilie souhaite se venger de l'empereur Auguste qui a proscrit son père avant d'accéder au pouvoir : elle demande à Cinna, son amant, de l'assassiner, faute de quoi elle ne l'épousera pas. Mais Auguste, las du pouvoir, interroge Cinna et son ami Maxime : doit-il abdiquer ? Républicain, Maxime le pousse à quitter le pouvoir et Cinna à le conserver. En signe de reconnaissance, Auguste propose à Cinna de l'associer à l'Empire. Cette générosité le rend honteux de son ingratitude : doit-il assassiner son bienfaiteur ou rompre le serment qu'il vient de faire à Emilie ?
    Lorsque en 1642 il fait jouer Cinna au Théâtre du Marais et fait de la magnanimité la clef de sa tragédie, Corneille offre au public une pièce exemplaire où le coup de théâtre final est aussi un coup de maître. La clémence d'Auguste force l'admiration mais elle est lentement conquise. Et devant cette tragédie politique, le spectateur n'oublie pas la virtuosité avec laquelle Corneille l'incite à réfléchir aux passions qui conduisent au dénouement et à l'exercice d'un pouvoir qui a finalement surmonté sa fragilité.
    Edition de Christian Biet.

  • Jusqu'à quelle extrémité peut aller une femme amoureuse et abandonnée par l'homme qu'elle aime? Médée voit Jason, son époux et le père de ses enfants, choisir Créuse comme nouvel amour. 'S'il cesse de m'aimer, qu'il commence à me craindre' : nous voici avertis. Et Médée d'ajouter : 'Il verra, le perfide, à quel comble d'horreur / De mes ressentiments peut monter la fureur.' Et ce 'comble d'horreur' est à peine imaginable et porte ce nom terrible : l'infanticide.

    Au fil de la pièce :
    o 2 analyses de texte
    o 1 commentaire de texte

    Le dossier est composé de 8 chapitres :
    1 - Histoire littéraire : La poésie dramatique entre baroque et classicisme
    2 - Pierre Corneille et son temps
    3 - Présentation de Médée
    4 - Les mots importants de Médée (fol/perfide ; affront ; ardeur ; courage)
    5 - La grammaire
    6 - Groupement de textes : Tragédie et violence
    William Shakespeare, Titus Andronicus
    Pierre Corneille, Le Cid
    Victor Hugo, Lucrèce Borgia
    Wadji Mouawad, Incendies
    Texte d'opinion : Anne Dufourmantelle, 'Infanticide et sacrifice'
    7 - Prolongements artistiques et culturels
    8 - Exercices d'appropriation.

  • La première tragédie de Corneille, suivie d'une anthologie sur le mythe de Médée, d'Euripide à Anouilh. Un " petit classique numérique "  pour les lycéens.
    La tragédie de Corneille
    Abandonnée et trompée par Jason qu'elle aime encore, Médée découvre que le père de ses enfants va épouser Créuse. Hors d'elle, la femme répudiée décide de se venger en tuant ses propres enfants.
    Cette première tragédie de Corneille reprend l'histoire de Médée, en mettant l'accent sur le destin d'une femme détruite par la passion et gagnée par la folie meurtrière.
    ... suivie d'une anthologie sur le mythe de Médée
    L'anthologie retrace l'histoire des réécritures du mythe de Médée de l'Antiquité à nos jours. Elle s'attache à souligner les différentes variations intervenues depuis la Médée antique et présente successivement : la Médée gothique et lyrique, la Médée du théâtre symboliste et la Médée contemporaine.
    Avec un dossier critique
    Comprenant toutes les ressources utiles au lycéen pour étudier l'oeuvre :
    - des repères historiques et biographiques ;
    - des fiches sur les principaux axes de lecture de l'oeuvre ;
    - deux groupements de textes thématiques ;
    - des documents iconographiques en couleurs et des lectures d'images ;
    - des sujets de type bac pour l'écrit et pour l'oral.
    Et un guide pédagogique
    Sur www.classiques-et-cie.com. En accès gratuit pour les enseignants, il propose une séquence de cours sur l'oeuvre et les corrigés des sujets de type bac.
     

  • Trois discours sur le poème dramatique Nouv.

    En 1660, Corneille donnait une édition en trois volumes de son Théâtre complet, qui faisait de son oeuvre un monument. Dès lors, faut-il lire les Trois Discours sur le poème dramatique, qui ouvrent chacun des volumes, comme une manière de testament poétique délivré par un dramaturge vieillissant, qui quitterait ainsi la scène en prenant congé de son public?
    Loin de n'offrir qu'un commentaire de ses pièces, Corneille entendait proposer non seulement une poétique à l'usage des dramaturges de son temps, mais encore renouveler le geste inaugural de la théorie littéraire.
    Lisons donc ces Discours comme s'il s'agissait de la Poétique d'Aristote, rédigée par Sophocle et donnée par lui en préface d'OEdipe Roi.

    Dossier :
    1. Le statut de la fiction
    2. Corneille et les règles : la Querelle du Cid
    3. Les genres dramatiques
    4. Fidélité et invention
    5. L'unification dynamique de l'action
    6. La liaison des scènes : les unités de temps et de lieu
    7. Les caractères
    8. Les formes de la « diction »
    9. Les effets du poème dramatique.

  • Au VIIe siècle av. J.-C., Rome et Albe s'affrontent. Un combat singulier doit décider du sort des deux camps : Trois Romains, les Horaces, combattront trois Albains, les Curiaces... Mais Horace, le héros de la pièce, est marié à Sabine, Albaine et soeur de Curiace, tandis que Camille, la soeur d'Horace, est fiancée à Curiace : situation éminemment tragique. 

  • Dans une Arménie soumise à la Rome impériale, un jeune seigneur, Polyeucte, époux de la fille du gouverneur, se fait baptiser en secret à l´instigation de Néarque, son ami chrétien. Prié d´assister peu après à un sacrifice qui célèbre le retour d´un général romain, il perturbe le rituel en proclamant sa foi et entreprend de briser les statues du culte païen. Ni les prières de son épouse, ni les supplications de son beau-père ne lui feront renier son acte.
    Quand Corneille, dans le courant de l´hiver 1642-1643, porte sa tragédie à la scène, la singularité de son Polyeucte martyr - qui reprend l´histoire d´un saint authentique et s´inspire discrètement d´une pièce italienne - est d´associer la figure du chrétien et celle du héros de tragédie. «Si mourir pour son prince est un illustre sort, / Quand on meurt pour son Dieu, quelle sera la mort ?» Le martyre est ainsi une forme d´héroïsme. Mais la violence iconoclaste de Polyeucte est-elle d´un chrétien ou bien plutôt d´un fanatique comme le pensait Voltaire ? C´est peut-être de ce fanatisme que la pièce, aujourd´hui, tire son actualité.

    Edition de Claude Bourqui et Simone de Reyff. 

  • La Place Royale

    Pierre Corneille

    Parce qu'il craint de se lier pour la vie, Alidor envisage de «donner» sa maîtresse Angélique à son meilleur ami...
    Cinquième comédie de Corneille, La Place Royale (1637) est celle qui nous paraît aujourd'hui la plus moderne : sous les traits de l'«amoureux extravagant» qui fuit tout engagement, nous croyons reconnaître la figure familière de l'adolescent. Mais lorsque Corneille signe l'Examen de sa pièce en 1660, il en dénonce la «duplicité d'action» et fustige une incohérence dans le caractère du personnage principal.
    Sous ses airs de comédie «imparfaite», cette pièce annonce l'avènement du héros authentiquement cornélien qui dépasse la contradiction entre la liberté et l'aliénation
    amoureuse.

    Dossier :
    1. La comédie selon Corneille
    2. Esthétique du naturel et éthique du ridicule
    3. Inconstants par humeur et indifférents par raison
    4. Le Paris de la place Royale.

  • Rodogune

    Pierre Corneille

    Au sortir de la seconde guerre mondiale, en 1945, Eugénie Droz fondait les Textes Littéraires Français, une collection dévolue à l'édition critique des textes significatifs du patrimoine littéraire de langue française du moyen âge au XXe siècle. Accessibles, dans un petit format maniable, chaque édition est accompagnée d'une introduction, de notes, d'un glossaire, si nécessaire, et d'index. Cet appareil critique exigeant accueille l'érudition des meilleurs spécialistes pour éclairer la genèse des oeuvres et, quelle que soit leur époque, livrer au lecteur contemporain les explications les plus minutieuses sur le contexte historique, culturel et linguistique qui les a vues naître. Depuis soixante-dix ans, la collection a accueilli, outre quelques édicules, plus de 600 monuments littéraires français.

  • L'OEUVRE INTÉGRALE ANNOTÉE :XIe siècle, à Séville. Rodrigue et Chimène se préparent à célébrer leur mariage lorsqu'une dispute survient entre leurs familles. Pour venger son père, Rodrigue doit tuer celui de Chimène. Comment conserver son honneur et son amour ? Les jeunes héros y parviendront-ils sans trahir leurs propres valeurs ?
    DOSSIER THÉMATIQUE :
    LES VALEURS DE L'AMOUR
    PAR CHRISTELLE ROSSET
    o Biographie de l'auteur, histoire de l'oeuvre
    o Respect des traditions et de l'honneur
    o L'amour-passion face aux valeurs de la société
    o L'amour de soi : condition de l'émancipation et de la création ?
    PROLONGEMENTS INTERDISCIPLINAIRES :
    o Histoire des arts
    o Mise en scène
    o Cinéma
    LE + POUR L'ORAL :
    Des extraits de l'oeuvre lus par des comédiens et accessibles grâce à des flashcodes.
    Vocabulaire, exercices écrits et oraux, groupements de textes et lecture d'images autour de l'oeuvre

  • Théâtre t.2

    Pierre Corneille

    Ce volume rassemble les pièces les plus célèbres de Corneille, grâce auxquelles le dramaturge, délaissant les essais comiques de ses débuts, se fit un nom. De la tragi-comédie Clitandre à La Mort de Pompée, en passant par Médée - sa première tragédie, imitée de Sénèque -, Horace, Cinna, Polyeucte, sans oublier Le Cid - qui en 1637 donna lieu à l'une des querelles les plus marquantes de l'histoire du théâtre -, le tragique cornélien apparaît dans toute sa variété. On en retiendra surtout des situations extraordinaires, vertueusement surmontées par des personnages héroïques et sublimes, qui surprennent et subjuguent par la démonstration de la force de leur volonté. Car le tragique cornélien est d'abord un spectacle de grandeur morale - celui-là même qui fit pleurer le prince de Condé lors de la représentation de Cinna. Ainsi que l'écrivait André Suarès, « Corneille, toujours dans la Cité, absolu comme l'État, roide comme la loi, souvent exprime par les traits les plus forts les nuances les plus subtiles et toutes les finesses du scrupule. Ce contraste est étonnant. Il fait le fond de ce singulier génie et de la complexion la plus originale ».

  • o OEuvre en texte intégral, suivie d'une anthologie sur le thème du théâtre dans le théâtre.
    En lien avec les objets d'étude « La tragédie et la comédie au XVIIe siècle : le classicisme » (programme de 2de) et « Le texte théâtral et sa représentation : du XVIIe siècle à nos jours » (programme de 1re).
    o Une édition annotée et commentée par Laurence Rauline, professeur agrégée de lettres modernes, docteur en littérature française de l'âge classique.
    Le texte
    Un père inquiet du sort de son fils disparu depuis dix ans s'adresse à un magicien ayant le pouvoir de le faire apparaître. La grotte se transforme alors en véritable scène de théâtre.
    L'Illusion comique est une comédie considérée comme un modèle du théâtre dans le théâtre, principe dramaturgique qui eut une grande influence dans la littérature.
    L'anthologie
    L'oeuvre de Corneille est suivie d'une anthologie qui illustre les principales caractéristiques du théâtre dans le théâtre et ses évolutions du XVIe siècle à nos jours.
    Le dossierLe texte est associé à un dossier critique, qui comprend :
    - des repères historiques et biographiques,
    - des fiches de lecture permettant de dégager les principaux axes de lecture de l'oeuvre,
    - des exemples d'adaptations théâtrales de la pièce,
    - deux groupements thématiques composés de textes complémentaires et de documents iconographiques en couleurs ;
    - des sujets de type bac, pour l'écrit et pour l'oral.

  • « Je n'ai plus que ce jour, que ce moment de vie :
    Pardonnez à l'amour qui vous la sacrifie, Et souffrez qu'un soupir exhale à vos genoux, Pour ma dernière joie, une âme toute à vous. » En vertu d'un traité, la Princesse d'Arménie Eurydice doit épouser le Prince héritier des Parthes, Pacorus, alors qu'un amour partagé mais secret l'attache à Suréna, le glorieux vainqueur des Romains, grâce à qui le roi des Parthes a retrouvé son trône. Le secret découvert, Suréna est sommé de renoncer à Eurydice et de se plier à la volonté de son roi.
    Héros parfait, Suréna est trop glorieux pour ne pas susciter la jalousie de son monarque, mais également trop amoureux pour lui céder. Politiquement coupable, mais humainement innocent, il est de son destin d'aller à la mort plutôt que de renoncer à aimer, comme celui de son roi est d'aller à la chute en se faisant tyran. En 1674, Suréna est la dernière pièce de Corneille. C'est également la plus tragique.

    Edition présentée et annotée par Georges Forestier. 

  • Ce volume rassemble six pièces de Corneille, de Rodogune, sa pièce préférée, composée en 1644 au sommet de sa gloire, à Suréna (1674), son ultime tragédie. Trente années d´expérimentation poétique et d´audaces inouïes, au cours desquelles Corneille réinvente son art, en misant sur des intrigues savamment élaborées et sur une inspiration lyrique de plus en plus émouvante. Reines maîtresses de leur passion ou ivres de vengeance (Tite et Bérénice, Rodogune) ; héros qui voient leurs desseins contrariés par la raison d´État (Nicomède, Suréna) ; princes révélés à leurs peuples ou défaits par les dieux (Héraclius, OEdipe) : chacune de ces pièces a valeur de manifeste ; et toutes, poussant un peu plus loin leur infidélité au modèle cornélien canonique - celui d´Horace ou de Cinna -, nous obligent à nous défaire de nos certitudes sur Corneille et sur la tragédie classique.

  • Grand classique de la spiritualité chrétienne, L'Imitation de Jésus-Christ, attribué avec une quasi-certitude au mystique Thomas a Kempis, reflète l'esprit de la devotio moderna, qui fleurit à partir du xive siècle dans la lignée de Jean Ruysbroek l'Admirable. Pierre Corneille, dont on méconnaît souvent la foi ardente, traduisit ce joyau de la sagesse humaine en lui donnant le rythme, l'élan et la splendeur qui caractérisent son oeuvre. Parmi les centaines d'éditions que connut L'Imitation, cette traduction par l'auteur du Cid demeure aujourd'hui la plus saisissante de profondeur et de beauté. Elle est ici présentée par le moine bénédictin Bernard de Give, grand connaisseur de la méditation chrétienne comme des spiritualités orientales.

  • M. Margitic suit dans cette édition le principe de publier les textes de Corneille d'après l'édition princeps. Ce principe s'avère fructueux et intéressant surtout pour les premières pièces de Corneille, qui ont été beaucoup remaniées par la suite: la Suivante est de celles-là.

  • Au sortir de la seconde guerre mondiale, en 1945, Eugénie Droz fondait les Textes Littéraires Français, une collection dévolue à l'édition critique des textes significatifs du patrimoine littéraire de langue française du moyen âge au XXe siècle. Accessibles, dans un petit format maniable, chaque édition est accompagnée d'une introduction, de notes, d'un glossaire, si nécessaire, et d'index. Cet appareil critique exigeant accueille l'érudition des meilleurs spécialistes pour éclairer la genèse des oeuvres et, quelle que soit leur époque, livrer au lecteur contemporain les explications les plus minutieuses sur le contexte historique, culturel et linguistique qui les a vues naître. Depuis soixante-dix ans, la collection a accueilli, outre quelques édicules, plus de 600 monuments littéraires français.

  • Hymnes et psaumes

    Pierre Corneille

    • Artège
    • 1 Mars 2012

    Voltaire prenant séance à l'Académie, rendit ainsi hommage à Corneille : « La langue française restait à jamais dans la médiocrité, sans un de ces génies faits pour changer et élever l'esprit de toute une nation. C'est le plus grand de nos académiciens, c'est Corneille seul qui commença à faire respecter notre langue des étrangers, précisément dans le temps que le Cardinal de Richelieu commençait à faire respecter la couronne. L'un et l'autre portèrent notre gloire dans l'Europe. » Les oeuvres spirituelles et liturgiques de Pierre Corneille sont moins connues que celles de son successeur en théâtre, Jean Racine. Cependant, Corneille livre ici un trésor liturgique et spirituel d'une densité inégalée. Le style ciselé et précis du Maître atteint au sublime. Il nous montre que la langue française peut, lorsque elle est maniée avec précision, offrir à la liturgie ses richesses propres, différentes de celles de la langue latine, mais, elles aussi puissantes et nobles. « Enfin Corneille vint... »

  • CHIMÈNEElvire, m'as-tu fait un rapport bien sincère ?
    Ne déguises-tu rien de ce qu'a dit mon père ?ELVIRETous mes sens en moi-même en sont encor charmés ;
    Il estime Rodrigue autant que vous l'aimez ;
    Et, si je ne m'abuse à lire dans son âme,
    Il vous commandera de répondre à sa flamme.CHIMÈNEDis-moi donc, je te prie, une seconde fois,
    Ce qui te fait juger qu'il approuve mon choix :
    Apprends-moi de nouveau quel espoir j'en dois prendre ;
    Un si charmant discours ne se peut trop entendre ;
    Tu ne peux trop promettre aux feux de notre amour
    La douce liberté de se montrer au jour.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Le Cid

    Pierre Corneille

    « Le Cid » est une pièce tragi-comique de Pierre Corneille écrite en alexandrins, et représentée pour la première fois en janvier 1637. L'action se passe en Espagne. Rodrigue et Chimène s'aiment. Leurs pères respectifs, Don Diègue et le comte de Gomès envisagent de les marier. Alors qu'il convoitait le rôle de précepteur du Prince, on préfère le vieux don Diègue au comte de Gomès. Jaloux, ce dernier gifle le père de Rodrigue. Don Diègue est trop vieux pour se venger par les armes et doit donc s'en remettre à son fils. Celui-ci a le choix entre son honneur et son amour, entre tuer celui qui a humilié son père et garder Chimène.

  • Une édition de référence du Cid de Corneille, spécialement conçue pour la lecture sur les supports numériques.

    « DON DIÈGUE Porte, porte plus haut le fruit de ta victoire :
    Je t'ai donné la vie, et tu me rends ma gloire ;
    Et d'autant que l'honneur m'est plus cher que le jour, D'autant plus maintenant je te dois de retour.
    Mais d'un coeur magnanime éloigne ces faiblesses ;
    Nous n'avons qu'un honneur, il est tant de maîtresses !
    L'amour n'est qu'un plaisir, l'honneur est un devoir.
    DON RODRIGUE Ah ! que me dites-vous ?
    DON DIÈGUE Ce que tu dois savoir. » (Extrait de l'acte III, scène 6)

empty