Editions Philippe Picquier

  • Une jeune femme de vingt-cinq ans perd la voix à la suite d'un chagrin d'amour, revient malgré elle chez sa mère, figure fantasque vivant avec un cochon apprivoisé, et découvre ses dons insoupçonnés dans l'art de rendre les gens heureux en cuisinant pour

  • La vie est douce à Kamakura. Amis et clients se pressent dans la petite papeterie où Hatoko exerce ses talents d'écrivain public. Tendres, drôles ou tragiques, les destins se croisent sous son pinceau.
    Hatoko s'est mariée et découvre, en compagnie de Mitsurô et de sa petite fille, les joies d'être mère au sein de leur famille recomposée : elle enseigne à l'enfant l'art de la calligraphie comme le faisait sa grand-mère et partage avec elle ses recettes des boulettes à l'armoise ou du thé vert fait maison.
    Mais si Hatoko excelle dans l'art difficile d'écrire pour les autres, le moment viendra pour elle d'écrire ce qui brille au fond de son coeur.
    Après La Papeterie Tsubaki se dévoile une fois de plus tout le talent d'Ogawa Ito pour nous révéler les sources invisibles du bonheur.

    Ogawa Ito est née en 1973. Elle chante, écrit des livres pour enfants, des articles pour des magazines de cuisine et de voyage. Son premier roman, Le Restaurant de l'Amour retrouvé, a été adapté au cinéma au Japon et est devenu un best-seller mondial. Il a reçu en France le prix Eugénie Brazier.

    A découvrir également aux Editions Picquier : Le Restaurant de l'Amour retrouvé, Le Ruban, Le Jardin Arc-en-Ciel, La Papeterie Tsubaki.

  • Izumi, jeune mère célibataire, rencontre Chiyoko, lycéenne en classe de terminale, au moment où celle-ci s'apprête à se jeter sous un train. Quelques jours plus tard, elles feront l'amour sur la terrasse d'Izumi et ne se quitteront plus. Avec le petit Sosûke, le fils d'Izumi, elles trouvent refuge dans un village de montagne, sous le plus beau ciel étoilé du Japon, où Chiyoko donne naissance à la bien nommée Takara-le-miracle ; ils forment désormais la famille Takashima et dressent le pavillon arc-en-ciel sur le toit d'une maison d'hôtes, nouvelle en son genre.Il y a quelque chose de communicatif dans la bienveillance et la sollicitude avec lesquelles la famille accueille tous ceux qui se présentent : des couples homosexuels, des étudiants, des gens seuls, des gens qui souffrent, mais rien de tel qu'un copieux nabe ou des tempuras d'angélique pour faire parler les visiteurs ! Tous repartiront apaisés. Et heureux.Pas à pas, Ogawa Ito dessine le chemin parfois difficile, face à l'intolérance et aux préjugés, d'une famille pas comme les autres, et ne cesse jamais de nous prouver que l'amour est l'émotion dont les bienfaits sont les plus puissants.On réserverait bien une chambre à la Maison d'hôtes de l'Arc-en-ciel !

  • Hatoko a vingt-cinq ans et la voici de retour à Kamakura, dans la petite papeterie que lui a léguée sa grand-mère. Le moment est venu pour elle de faire ses premiers pas comme écrivain public, car cette grand-mère, une femme exigeante et sévère, lui a enseigné l'art difficile d'écrire pour les autres.Le choix des mots, mais aussi la calligraphie, le papier, l'encre, l'enveloppe, le timbre, tout est important dans une lettre. Hatoko répond aux souhaits même les plus surprenants de ceux qui viennent la voir : elle calligraphie des cartes de voeux, rédige un mot de condoléances pour le décès d'un singe, des lettres d'adieu aussi bien que d'amour. A toutes les exigences elle se plie avec bonheur, pour résoudre un conflit, apaiser un chagrin.Et c'est ainsi que, grâce à son talent, la papeterie Tsubaki devient bientôt un lieu de partage avec les autres et le théâtre des réconciliations inattendues.

    Née en 1973, Ogawa Ito a écrit des livres pour enfants, des chansons pour le groupe de musique Fairlife, des textes pour des magazines de cuisine et de voyage, et des romans tous devenus immédiatement des bestsellers au Japon et en passe de le devenir en France.
    A découvrir également aux Editions Philippe Picquier Le Restaurant de L'Amour Retrouvé, Le Ruban et Le Jardin Arc-en-Ciel.

  • Elles ont 7 ou 9 ans à New York. Elles s'appellent Christina, Lucy, Frangie ou Annie... Elles partagent des lits à punaises et des parents chinois qui luttent chaque jour pour les nourrir, leur payer l'école et les faire grandir dans le rêve américain.
    C'est leurs voix qui nous parlent, spontanées, crues, bouleversantes, elles racontent une enfance dans les marges, le racisme et la violence quotidienne, et l'amour immense des parents qui les protège et les étouffe.
    C'est ainsi qu'elles apprennent à sortir de l'enfance avec une audace et une soif de vivre qui éclatent à chaque page.Des gamines inoubliables qui font valser les clichés de la littérature d'immigration, dans ce premier roman d'une énergie folle qui laisse le lecteur étourdi.« Laissez tomber tout ce que vous êtes en train de lire, il n'y a qu'un seul livre, et c'est celui-ci. » The Times

    Jenny Zhang est née à Shanghai en 1983 et a grandi à New York où elle a rejoint ses parents à l'âge de quatre ans. Elle est diplômée de Stanford et a publié deux livres de poèmes et un recueil d'essais.
    Apre Coeur est son premier roman.


    Web site : Jennybagel.com
    Instagram : @Jennybagel

  • Ce roman d'Ogawa Ito, il semble qu'une voix nous le murmure à l'oreille, tendre et gourmande. Une voix qui, même aux heures d'ombre, fait le pari de la vie.
    Cela commence comme un conte par une grand-mère, une petite fille et un oiseau.
    Une grand-mère fantasque et passionnée d'oiseaux trouve un oeuf tombé du nid, le met à couver dans son chignon et donne à l'oiseau qui éclot le nom de Ruban. Car cet oiseau, explique-t-elle solennellement à sa petite-fille, « est le ruban qui nous relie pour l'éternité ».
    Un jour, l'oiseau s'envole et pour les personnes qui croisent son chemin, il devient un signe d'espoir, de liberté et de consolation.
    Ce roman grave et lumineux, où l'on fait caraméliser des guimauves à la flamme et où l'on meurt aussi, comme les fleurs se fanent, confie donc à un oiseau le soin de tisser le fil de ses histoires. Un messager céleste pour des histoires de profonds chagrins, de belles rencontres, et de bonheurs saisis au vol.

  • Pour les familiers qui fréquentent le lieu clos et magique de son épicerie, Tilo est maîtresse dans l'art ancestral des épices. Elle a reçu ce savoir de "Première mère" sur une île secrète de sa terre natale, l'Inde, au prix de l'obéissance à des règles strictes et dans le respect du service et de la dévotion. C'est ainsi que dans ce quartier d'immigrés d'Oakland, en Californie, elle pratique les mélanges et les incantations, cherche pour chacun l'épice-racine, clef intime qui restaure l'équilibre du corps et de l'âme.

  • En 1996, Hwang Sok-yong est incarcere pour s'etre rendu en Coree du Nord. Il va y passer cinq annees et c'est du fond de sa cellule qu'il revit les engagements d'un homme profondement implique dans son epoque. L'enfance a Pyongyang, la fuite vers le Sud sur le dos de sa mere, la guerre du Vietnam, l'ecriture, la lutte contre Park Chung-hee, les massacres du soulevement du Gwangju. En 1989, il se rend illegalement en Coree du Nord. De retour d'exil, il est immediatement jete en prison. Une vie prise dans toute l'epaisseur du reel ou se cotoient politiciens et ecrivains celebres, syndicalistes et ouvriers, paysans luttant pour leur survie, membres de sa famille et compagnons de cellule.

    Né en 1943 en Mandchourie, où sa famille avait fui l'occupation japonaise, Hwang Sok-yong arrive en Corée en 1945, d'abord au Nord, puis au Sud. Il combat les régimes autoritaires qui se succèdent jusqu'à la fin des années 1990, est emprisonné pour ses idées et milite pour la réconciliation des deux Corées. Son oeuvre, traduite dans le monde entier, témoigne de ses combats pour la liberté. Aux Editions Picquier ont paru Princesse Bari et Toutes les choses de notre vie.

  • Alors âgée de 26 ans, Shiori Ito est journaliste. Un soir, elle rejoint Noriyuki Yamaguchi - biographe du premier ministre Shinzo Abe - au restaurant pour un dîner d'affaires. Quelques heures plus tard, elle se réveille dans une chambre d'hôtel, en train de se faire violer. Commence alors un véritable parcours du combattant. Son obstination finit pourtant par payer, et la justice inculpe le violeur. Mais un coup de théâtre vient tout remettre en cause : l'arrestation est annulée après un appel téléphonique du chef de la brigade criminelle, proche du premier ministre. La justice prononce finalement un non-lieu. #MeToo est devenu #WeToo dans un Japon où la prise de parole individuelle, à visage découvert, est synonyme pour les femmes de véritable suicide social.

    Shiori Ito est journaliste et réalisatrice de documentaires. "La Boîte Noire", son livre témoignage dénonçant les violences sexuelles au Japon en enquêtant sur son propre viol, reçoit en 2018 le Best Journalism Award. La presse internationale lui a consacré de nombreux articles et interviews, en particulier le documentaire de la BBC "Japan Secret Shame" diffusé au printemps 2018. Shiori Ito sera présente en France pour la promotion de "La Boîte Noire" la semaine du 13 au 17 mai 2019.

  • Depuis un siècle, Le Livre du thé, qui offre une introduction des plus subtiles à la vie et à la pensée asiatiques, s'adresse à toutes les générations. Et ce grand classique, qui a permis naguère de jeter un pont entre l'Orient et l'Occident, n'a rien perdu de sa force et peut encore éclairer notre modernité. Le trait de génie d'Okakura fut de choisir le thé comme symbole de la vie et de la culture en Asie : le thé comme art de vivre, art de penser, art d'être au monde. Il nous parle d'harmonie, de respect, de pureté, de sérénité. Au fond, l'idéal du thé est l'aboutissement même de cette conception zen : la grandeur réside dans les plus menus faits de la vie. Qui cherche la perfection doit découvrir dans sa propre vie le reflet de sa lumière intérieure. Aussi la voie du thé est-elle bien plus qu'une cérémonie : une façon de vivre en creusant aux racines de l'être pour revenir à l'essentiel et découvrir la beauté au cour de la vie.

  • Ce court roman, L'Histoire de mon oncle a été écrit en 1990, un an après le drame de Tiananmen. En réalité, ce sont trois histoires qui composent ce roman, peinture d'une époque et d'une génération. La première partie se passe dans un petit village perdu au fin fond de la campagne chinoise : une jeune fille s'éprend de son maître d'école, un intellectuel « droitiste » réhabilité; puis, c'est l'histoire de la réussite sociale de l'oncle qui devient un écrivain connu et prend sa revanche sur la vie de chien qu'il amenée pendant la Révolution culturelle; viendra enfin le temps du drame et des désillusions. C'est sans complaisance qu'elle porte un regard désabusé et ironique sur la génération qui l'a précédée. C'est le bilan et le réexamen de son époque.

    Née en 1954 de parents tous deux écrivains, Wang Anyi, enfant précoce, est capable dès l'âge de quatre ans de réciter des poèmes classiques. En 1957, son père est démis de ses fonctions dans l'armée. Dix ans après, la Révolution culturelle va ranger sa mère parmi les « esprits malfaisants ». Wang Anyi se réfugie dans la lecture des grands écrivains chinois et étrangers, notamment Balzac. Depuis 1976, elle n'a plus cessé de publier, remportant de nombreux prix littéraires.

  • Au coeur du roman, il y a Xin, le petit garçon de cinq ans témoin de la terreur qu'inspire le tigre, de la disparition du père par une nuit de pluie diluvienne ensorcelé par une voix qui appelle à l'aide, de la mort d'une soeur. Puis Xin succombe, tombé au fond d'un puits après les inondations. Ses parents ne peuvent faire le deuil de sa mort, quand survient un autre cataclysme, l'invasion japonaise. Mais Xin renaît des années plus tard, sachant seulement qu'il porte le prénom d'un oncle dont on lui cache l'histoire. Et les malheurs continuent à s'abattre : la rébellion communiste, la mort du père écrasé par un arbre. Car si Xin est au coeur du roman, c'est parce que Xin veut dire « souffrance », comme si la souffrance et la pluie étaient les deux seules choses qui ne s'arrêtaient jamais.

    Kim Ng Chew - dont le nom chinois est Huang Ching-shu - est né le 9 novembre 1967, en Malaisie, dans une famille originaire du Fujian. Diplômé de littérature chinoise classique de l'université nationale de Taiwan, il est aujourd'hui professeur à la National Chi Nan University.
    Ecrivain, professeur et essayiste, Kim Ng Chew est lauréat de très nombreuses récompenses littéraires dont le Grand Prix du Salon du Livre de Taipei et le Prix Trépied de la Littérature tous deux décernés à La Pluie.

  • Lire les Chroniques de l'étrange, c'est écouter une voix unique en son genre - celle d'un brillant lettré du xviie?siècle qui consacra toute son existence à recueillir les faits extraordinaires parvenus à sa connaissance. Cinq cent trois histoires d'une diversité étourdissante, qui témoignent des prodiges de la nature et des désordres de la société humaine. Spectres, dragons sans yeux, renardes espiègles, fonctionnaires véreux, dévoreurs de serpents, noces lunaires ou pluies de sapèques... Il faut plonger et se perdre dans cet univers incroyable et flamboyant pour découvrir en profondeur la civilisation chinoise, et pour s'adonner aux plaisirs du rêve et de la transgression."

    Pu Songling nait en 1640, dans le Shandong, au moment de l'instauration de la dynastie des Qing. Reçu premier à toutes les épreuves pour être bachelier, il échoue cependant à l'examen de licencié, à l'échelon de la province, et il en conçoit une profonde amertume.C'est un écrivain prolixe, dont l'oeuvre ne compte pas moins de cinq cent trois pièces qu'il rédigea, pour la plupart, dans un studio situé au fond de son jardin, appelé le Studio des Loisirs (Liao Zhai Zhi Yi). Il décède en 1715.

  • Funérailles célestes est une vraie histoire d'amour et de perte, de loyauté et de fidélité au-delà de la mort. Xinran dresse le portrait exceptionnel d'une femme et d'une terre, le Tibet, toutes les deux à la merci du destin et de la politique.

  • Deux spécialistes du Douanier Rousseau sont conviés par un énigmatique collectionneur dans sa demeure de Bâle pour authentifier une oeuvre du peintre.
    Commence alors un véritable jeu de piste avec pour seul point de départ un récit anonyme en sept chapitres relatant les dernières années de la vie de l'artiste.
    Coupés du monde et partageant leur amour pour la peinture, Orie, jeune historienne de l'art japonaise, et Tom, assistant-conservateur au MoMA de New York, découvrent le mystère stupéfiant de la genèse d'un tableau célèbre - et les perturbantes zones d'ombre du monde de l'art.
    En connaisseuse passionnée de la peinture de Rousseau, l'auteur compose une enquête-puzzle autour de la figure émouvante d'un artiste totalement dévoué au rêve et à la vision qui l'habitent. Un roman qui ne s'adresse pas uniquement aux amateurs de peinture mais tout simplement aux amateurs de beauté, et de mystère.

    Historienne de l'art, conservatrice et romancière, Harada Maha est née en 1962 à Tôkyô.
    Son premier roman, Dans l'attente de bonnes nouvelles, s'est vu décerner le Japan Love Story Award, vendu à plus de 370 000 exemplaires, il est aussi adapté au cinéma. Elle reçoit en 2012 et le 25ème prix Yamamoto Shugorô pour La Toile du Paradis.

  • Lire les Chroniques de l'étrange, c'est écouter une voix unique en son genre - celle d'un brillant lettré du xviie?siècle qui consacra toute son existence à recueillir les faits extraordinaires parvenus à sa connaissance. Cinq cent trois histoires d'une diversité étourdissante, qui témoignent des prodiges de la nature et des désordres de la société humaine. Spectres, dragons sans yeux, renardes espiègles, fonctionnaires véreux, dévoreurs de serpents, noces lunaires ou pluies de sapèques... Il faut plonger et se perdre dans cet univers incroyable et flamboyant pour découvrir en profondeur la civilisation chinoise, et pour s'adonner aux plaisirs du rêve et de la transgression."

    Pu Songling nait en 1640, dans le Shandong, au moment de l'instauration de la dynastie des Qing. Reçu premier à toutes les épreuves pour être bachelier, il échoue cependant à l'examen de licencié, à l'échelon de la province, et il en conçoit une profonde amertume.C'est un écrivain prolixe, dont l'oeuvre ne compte pas moins de cinq cent trois pièces qu'il rédigea, pour la plupart, dans un studio situé au fond de son jardin, appelé le Studio des Loisirs (Liao Zhai Zhi Yi). Il décède en 1715.

  • Les nouvelles de ce recueil furent rédigées pendant l'ère Taishô, soit au début du XXe siècle, lorsque le Japon, après avoir vécu plus de deux siècles et demi replié sur lui-même, s'ouvrait au reste du monde. Soudain la réalité se trouva ébranlée de courants antagonistes, d'ambitions et d'agitation sociale, de nostalgie et de rêves. C'est un moment clé où les écrivains voient s'ouvrir à eux de nouvelles possibilités de création. La confession domine, la vie devient art et se raconte avec franchise, et bientôt, dans cette période pleine d'effervescence, s'inventent les maîtres précurseurs de la littérature japonaise moderne.

    Les écrivains de cette anthologie ont inventé la littérature moderne japonaise : Izumi Kyôka Nagai Kafû Edogawa Ranpo Tokuda Shûsei Yokomitsu Riichi Hayama Yoshiki Akutagawa Ryûnosuke Mori Ôga Tayama Katai Kajii Motojirô Tanizaki Jun.ichirô

  • Yujin, vingt-six ans, se réveille un matin dans l'odeur du sang.
    Jusqu'à ce jour, c'était un fils modèle qui se pliait à toutes les règles d'une mère abusive et angoissée. Une mère qui gît en ce moment même au pied de l'escalier, la gorge atrocement ouverte d'une oreille à l'autre.
    Que s'est-il passé la nuit dernière ? Seuls des lambeaux d'étranges images émergent de la conscience de Yujin, et le cri angoissé de sa mère. Mais appelait-elle à l'aide ? Ou implorait-elle ?
    Pour trouver la clé qui déverrouille sa mémoire, il va devoir remonter seize ans plus tôt, lorsque tout s'est joué. Retrouver la scène initiale, impensable, insupportable. Seize années de secrets, de silence, d'une vie contrôlée dans ses moindres détails, jusqu'à ce que tout bascule.
    Mais quand on a franchi la frontière interdite, il n'existe pas de retour possible.
    Ce thriller dérangeant et obsédant, d'une exceptionnelle acuité psychologique, suit à un rythme haletant, électrique, la radicale transformation d'un jeune homme ordinaire en un dangereux prédateur.

  • Tout a commencé avec la rencontre d'un chaton égaré. Une boule de poils vaporeuse accrochée de toutes ses griffes au grillage d'un collège près de Tôkyô.
    Une chatte friande de sardines et de bonite aigre-douce, qui va s'introduire dans la vie de l'auteur pour très longtemps.
    Mî va partager avec elle quatre-vingts saisons, la rendre sensible à l'odeur du vent, aux signes de la nature, à la température de la lumière, et accompagner chacune des transformations de sa vie. Car ce roman étoilé de poèmes est aussi celui d'une femme habitée par le désir d'écrire, qui tous les soirs égrenait sur le papier des choses qui apparaissaient, ou disparaissaient, les yeux posés sur Mî blottie à ses côtés. La naïve et craintive chatte va se transformer, avec la vieillesse, en une belle endormie, et sa maîtresse, presque sans s'en apercevoir, va devenir écrivain.

  • Hayakawa n'arrive plus à écrire et sombre dans l'alcoolisme depuis sa séparation avec Renko, qui vit désormais avec un autre homme et Son, le vieux chat recueilli autrefois lorsqu'elle vivait avec Hayakawa. La mort du chat approchant, Renko appelle son ancien petit ami pour la première fois depuis qu'ils se sont quittés et lui propose de venir réconforter ce chat qu'il aimait tant. S'introduisant progressivement dans la vie quotidienne du couple, Hayakawa sent bientôt le désir de redémarrer dans sa propre vie à la mesure du temps qui s'arrêtera bientôt pour le chat. Il comprend peu à peu le sens de l'amour et de la séparation : "... il faut tenter d'aimer quelqu'un. Nous qui peinons à à nous aimer nous-mêmes, nous devons au moins essayer d'aimer autrui, sans crainte."

    A 42 ans, MUKAI Kosuke a écrit de nombreux scénarios de films. "Les Chats ne rient pas " est son premier roman.

  • Hashi et Kiku, deux bébés abandonnés dans une consigne de gare, passent leur petite enfance dans un orphelinat. La recherche de leur identité les entraînera dans les bas-fonds de Tôkyô, où Hashi se prostitue avant de devenir un chanteur de rock adulé, tandis que Kiku, champion de saut à la perche, se retrouve en prison pour parricide. Le roman suit en parallèle les destins des deux frères, décrivant le mécanisme qui les pousse à revivre sans cesse le traumatisme de leur enfance, racontant comment ces enfants purs et attachants passent du statut de victimes à celui de bourreaux. Dans un style déroutant mêlant l'horreur au comique, la poésie à des images de bande dessinée, avec une imagination foisonnante évoquant les romans de Gabriel Garcia Marquez, Murakami nous offre une vision de cauchemar du Japon de cette fin de siècle, et un reflet à peine déformé de notre monde moderne qui abandonne ses Enfants tristes. Mais les héros de Murakami, descendants de Nimier, Salinger ou Fitzgerald, ne se suicident plus, ils assassinent.

  • Zhalie est née du mariage entre une prostituée et un voleur qu'un rêve a réunis : celui de faire de ce village pauvre et déshérité une grandiose Babylone semblable aux immenses métropoles du monde. Chroniques d'une conquête, d'une ambition et d'une folie, c'est aussi l'histoire en accéléré de la construction d'une ville planétaire - parabole d'une Chine moderne tournée en dérision. Un monde bouleversé par les puissances conjuguées du pouvoir et de l'argent. Et, comme si la nature se mettait au diapason de l'extravagance humaine, voici que les arbres reverdissent et que le temps est bouleversé. Il fallait cet humour magique et l'écriture flamboyante de Yan Lianke pour nous donner à lire cette épopée poétique née du mensonge et du vice.

  • Si Sôseki le romancier est de longue date traduit et commenté chez nous, une part plus secrète et à la fois plus familière de son oeuvre nous est encore inconnue, Sôseki a écrit plus de 2500 haikus, de sa jeunesse aux dernières années de sa vie : moments de grâce, libérés de l'étouffante pression de la vie réelle, où l'esprit fait halte au seuil d'un poème, dans une intense plénitude.

    « Affranchis de la question de leur qualité littéraire, ils ont à mes yeux une valeur inestimable, puisqu'ils sont pour moi le souvenir de la paix dans coeur... Simplement, je serais heureux si les sentiments qui m'habitaient alors et me faisaient vivre résonnaient, avec le moins de décalage possible, dans le coeur du lecteur. » Ce livre propose un choix de 135 haïkus, illustrés de peintures et calligraphies de l'auteur, précédés d'une préface par l'éditeur de ses OEuvres complètes au Japon.

  • Depuis qu'elle a quitté son boulot pour se marier, San s'ennuie un peu à la maison. Surtout que son mari, à peine rentré le soir, joue les plantes vertes devant la télévision. Parfois San se demande si elle ne partagerait pas la vie d'un nouveau spécimen d'être humain. D'ailleurs, en regardant bien, il y a quelque chose qui cloche. Les traits du visage de son mari sont en train de se brouiller. Un processus étrange et déroutant est en route...
    Une écriture délicate, un regard pénétrant, ironique, une exploration drôle et poétique des doutes et des interrogations sur la vie de couple : autant de qualités qui ont valu en 2016 à ce roman singulier le prix Akutagawa, le Goncourt japonais.

    Motoya Yukiko est née en 1979. Passionnée de théâtre, elle quitte sa préfecture natale d'Ishikawa pour une école de théâtre à Tokyo. Bientôt elle fonde sa propre troupe, pour laquelle elle écrit et met en scène des pièces. En 2002, un célèbre magazine lui demande une nouvelle : depuis, elle n'a cessé de composer des romans pénétrants et cocasses sur la comédie des sentiments. Comment apprendre à s'aimer, publié chez Picquier en 2016, a reçu le prix Mishima.

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