Littérature traduite

  • Le Joueur d'échecs est l'un des derniers écrits de Stefan Zweig et a été publié en 1942, après sa mort au Brésil, où il s'était réfugié pour échapper aux persécutions de l'Allemagne nazie. Il y raconte l'histoire d'un homme qui n'a survécu à l'enfermement (arrêté par la Gestapo) qu'en imaginant des parties d'échecs, jusqu'à épuiser littéralement sa mémoire...
    Un des récits les plus célèbres de Zweig, étudié aujourd'hui dans les lycées.

  • De février 1903 à Noël 1908, Rainer Maria Rilke correspond avec le jeune Franz Xaver Kappus, et l'encourage dans sa vocation. Les Lettres à un jeune poète se signalent par une qualité toute particulière du ton, une intimité chaleureuse qui n'exclut ni le scrupule ni la rigueur. Une lucidité de philosophe y épouse sans cesse étroitement la sensibililté lyrique. Elles sont devenues l'un des textes les plus célèbres et les plus appréciés du grand poète.

  • Gatsby est un jeune millionnaire au passé trouble, issu d´une famille pauvre du Middle West. Dans une luxueuse propriété de Long Island, il donne de somptueuses réceptions qui réunissent la haute société New Yorkaise. Son voisin Nick va chercher à savoir qui est exactement cet homme, qui deviendra bientôt son ami.

  • « Très cher père, Tu m'as demandé récemment pourquoi je prétends avoir peur de toi. Comme d'habitude, je n'ai rien su te répondre... » Réel et fiction ne font qu'un dans la lettre désespérée que Kafka adresse à son père. Il tente, en vain, de comprendre leur relation qui mêle admiration et répulsion, peur et amour, respect et mépris.

  • Fouché

    Stefan Zweig

    Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Stefan Zweig. Né en 1759, élève des Oratoriens de Nantes puis professeur à Arras où il rencontre Carnot et Robespierre, Joseph Fouché est élu député à la Convention aavant de réprimer férocement l'insurrection de Lyon en 1793. Accusé de zèle terroriste par Robespierre, il rallie ses opposants. Nommé ministre de la Police en 1799, il participe activement au coup d'Etat de Bonaparte et conserve son portefeuille sous le Consulat. Se distinguant par son cynisme et ses abus de pouvoirs, incontournable depuis l'affaire de la "machine infernale", il demeure ministre durant l'Empire. Ayant mis au point des méthodes d'investigation redoutables, maître absolu dans le domaine des renseignements et des tractations souterraines, il obtient en 1809 le ministère de l'Intérieur, tout en conservant la Police. Mais en raison de sa trop grande puissance occulte, Napoléon se ravise et lui supprime ses fonctions ministérielles tout en le faisant duc d'Otrante. Très surveillé, puis exilé à la Restauration malgré ses manoeuvres, il meurt à Trieste en 1820.

  • - Vous êtes le degré zéro de l'évolution ! trancha Filipp Filippovitch. Une créature en formation, à l'intellect sous-développé, aux comportements bestiaux ! Et, avec une odieuse impertinence, vous prétendez donner à des universitaires des leçons d'ordre cosmique, d'une bêtise encore plus cosmique, sur le partage ! Alors que vous en êtes encore à manger du dentifrice !
    - Et ce pas plus tard qu'avant-hier, précisa Bormenthal.

    Coeur de chien est l'un des six romans laissés par Mikhaïl Boulgakov (1891-1940). Farce anticommuniste virulente teintée de fantastique, le texte valut à son auteur de sérieux ennuis avec la censure, et ne parut en U.R.S.S. que plusieurs décennies après sa mort.

  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie de H. G. Wells. Exploitant toutes les ressources du merveilleux scientifique, H. G. Wells s'est imposé, avec Jules Verne, comme le grand pionnier de la science-fiction et de l'anticipation, annonçant dans de nombreux volumes la radio, les avions, les voyages interplanétaires ou encore la bombe atomique. Son célèbre "L'Homme invisible", chef-d'oeuvre de la littérature fantastique, exploite le mythe et le fantasme récurrent de l'invisibilité de l'être humain. Un savant, ruiné après une quinzaine d'années passée en vaines recherches, découvre enfin la formule pour devenir invisible. L'expérimentant sur lui-même, notamment pour fuir ses créanciers, il ne peut plus revenir à sa forme humaine visible et abuse bientôt de son pouvoir, profitant de son invisibilité pour épier les gens, les voler, commettre un meurtre et même terroriser une petite ville. Au-delà du fascinant récit de divertissement, "L'Homme invisible" est aussi et avant tout un grand livre de réflexion sur l'éthique scientifique et le danger, hélas trop humain, du sentiment de toute-puissance.

  • Dans la Vienne du début du siècle, il n'est pas un bibliophile qui ne connaisse Jakob Mendel, catalogue vivant de l'ensemble du savoir imprimé. Monomaniaque à la mémoire prodigieuse, affreusement peu doué en affaires, il est affligé d'une boulimie bibliographique qui fait de lui un homme précieux. Perpétuellement installé à la table d'un café du vieux Vienne dont il a fait son quartier général, il délivre ses expertises érudites à tous les amateurs ou spécialistes qui ont le bon sens de venir le consulter.
    La Première Guerre mondiale va mettre sens dessus dessous l'univers de Mendel, et le précipiter brutalement dans le monde des vivants, dont il n'a jamais rien appris.

  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie d'Eduard Mörike. À l'automne 1797 Wolfgang Amadeus Mozart se rend en compagnie de sa femme à Prague où, après le succès des "Noces de Figaro", il doit diriger la première représentation de son "Don Juan". Dans un lyrisme tout intime, discret et familier, Mörike relate le voyage du musicien à travers ce savoureux récit mêlant fiction et biographie, écrit pour le centenaire de la naissance de Mozart. "Il faut bien avouer que cet homme ardent, si bien fait pour ressentir tout le charme du monde et ce qui est proposé de plus noble à la sensibilité humaine, ne parvint jamais, pendant le court temps où il lui fut donné de vivre et de créer, à un sentiment paisible et durable de soi-même. Si nous ne voulons point nous égarer en de trop subtiles analyses, ni mettre une excessive profondeur là où elle n'a que faire, nous ne pourrons nous expliquer cet être exceptionnel que par les indéracinables faiblesses de son caractère; aussi bien inclinons-nous à croire que ces faiblesses tiennent par un lien nécessaire à toutes les qualités qui nous font admirer Mozart."

  • L'Ascension du Mont Ventoux est le texte d'une lettre que Pétrarque envoya en 1336 à son directeur de conscience et ami, Dionigi dei Roberti, et qu'il retravailla sans doute plusieurs fois durant les décennies qui suivirent. D'une sensibilité étonnamment moderne, L'Ascension du Mont Ventoux est en définitive le récit d'un parcours spirituel. L'homme, dominé par la nature, doté de forces précaires et terriblement vulnérable, doit trouver en lui-même le courage d'affronter tentations et difficultés, sans jamais se détourner de son but véritable.

  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Yasunari Kawabata, Prix Nobel de littérature. C'est d'une rupture de fiançailles et d'une rencontre avec une troupe de théâtre itinérant dans la péninsule d'Izu que le futur auteur des "Belles Endormies" et de "Pays de neige" s'est inpiré pour son premier chef-d'oeuvre, "La Danseuse d'Izu". La nouvelle -- qui donne son titre à ce recueil de cinq textes exprimant tous dans leur subtil dépouillement stylistique l'amour, la mort, la solitude, la beauté et le silence -- relate l'histoire d'un jeune orphelin parvenant à découvrir le sens de la vie et la valeur d'une bonté sans limites, trouvant ainsi une certaine communion de sentiments avec les autres. Délicat, raffiné, contemplatif, tout en touches impressionnistes, ce récit de pure mélancolie fournira en quelque sorte la base de la vaste production littéraire de Kawabata, qui, tout en étant destinée par sa nature aux happy few et aux amateurs de haute culture japonaise, a aussi le bonheur d'être appréciée par des millions de lecteurs dans le monde entier.

  • Baltasar Gracian (1601-1658) est l'un des plus grands essayistes espagnols du Siècle d'or, que l'on peut comparer à Montaigne et à La Rochefoucauld.
    Dans L'Homme de cour, dont le texte original date de 1647, qui réunit trois cents maximes ou réflexions, il propose un art de vivre à la cour comme à la ville, en sauvant son honneur et son monde intérieur. La traduction de 1684 est l'un de ces monuments du style littéraire à la française, dont la clé semble oubliée.

  • Pan

    Knut Hamsun

    Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Knut Hamsun. Pan, de l'écrivain norvégien Knut Hamsun, met en scène un personnage que l'on retrouve souvent dans son oeuvre, celui du vagabond solitaire et fantasque trop proche de la nature pour ne pas être en rupture avec la société et le monde moderne. L'ex-Lieutenant Thomas Glahn, figure manifestement héritière du Werther de Goethe et du prince Mychkine de Dostoïevski, est un chasseur aussi orgueilleux que solitaire vivant avec son chien Ésope dans une cabane de la grande forêt du Nordland. La jeune mais sophistiquée Edvarda, qui, après l'avoir séduit, le délaisse en raison de son caractère impossible et de ses mauvaises manières en société, le rend fou amoureux. Une autre jeune femme, Eva, plus modeste, lui voue elle un amour simple et sincère. Prix Nobel de littérature, écrivain admiré par Thomas Mann, Isaac Bashevis Singer, Hermann Hesse, Franz Kafka, H.G. Wells ou encore Henry Miller, Knut Hamsun nous livre ici, entre mythes et légendes du Nordland, sur le rythme changeant des saisons, un magnifique roman lyrique vibrant des profonds mystères de la nature et de la passion amoureuse.

  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Matthew Gregory Lewis. En 1794, M. G. Lewis, âgé de 19 ans, est envoyé à La Haye en qualité d'attaché d'ambassade. C'est au cours de son bref séjour dans cette ville qu'il écrit un livre éminemment subversif, "Ambroise, ou le Moine", dans le but de divertir sa mère. Se déroulant à Madrid à l'époque de l'Inquisition, le récit relate le destin tragique d'Ambrosio, abandonné à la naissance aux portes d'un couvent de Capucins. Élevé par les frères, il devient un prédicateur admiré pour sa vertu, la pureté de sa foi et l'éloquence de ses sermons. Mais ce prieur pur et intransigeant se croyant à l'abri de toute tentation charnelle se lie d'amitié pour un jeune moine novice qui se révèle être en réalité une femme aux pouvoirs démoniaques. Sa vie va alors basculer dans le péché, entraînant de nombreuses victimes dans les pires infamies. Interdit par la censure lors de sa parution en 1796, puis republié dans une version corrigée et épurée, le roman ne cesse depuis de susciter l'enthousiasme des lecteurs. Avec "Le Château d'Otrante" d'Horace Walpole (1764) et "Les Mystères d'Udolphe" (1794) d'Ann Radcliffe, "Le Moine" est aujourd'hui considéré comme l'un des chefs-d'oeuvre du roman gothique. D'une noirceur romantique inégalée (satanisme, sado-masochisme, viol, inceste, matricide,..), il inspirera par la suite nombre d'auteurs dont entre autres Lord Byron, Le Marquis de Sade, Samuel Taylor Coleridge, E.T.A. Hoffmann, Victor Hugo, Mary Shelley, Maturin, Robert-Louis Stevenson, Charles Dickens, André Breton ou encore Antonin Artaud. Il a fait l'objet de plusieurs adaptations cinématographiques, dont la plus récente est celle de Dominik Moll, avec Vincent Cassel dans le rôle du moine.

  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie de James Joyce. Préface de Valery Larbaud. Le monde de "Gens de Dublin" est déjà le monde du "Portrait de l'Artiste en jeune homme" et d'"Ulysse" mais c'est Dublin et ce sont des hommes et des femmes de Dublin. Non seulement toute la topographie de la ville y est exactement reproduite, les rues et les places y gardant leur vrai nom, mais encore les noms des commerçants n'ont pas été changés et certains notables habitants -- bourgeois, journalistes, agents électoraux -- y sont mis en scène avec leurs opinions politiques et leurs remarques parfois peu respectueuses. Leurs figures se détachent avec un grand relief sur le fond des rues, des places, du port et de la baie de Dublin. Jamais peut-être l'atmosphère d'une ville n'a été mieux rendue, et dans chacune de ces nouvelles, les personnes qui connaissent Dublin retrouveront une quantité d'impressions qu'elles croyaient avoir oubliées. Mais ce n'est pas la ville qui est le personnage principal, et le livre n'a pas d'unité: chaque nouvelle est isolée; c'est un portrait, ou un groupe, et ce sont des individualités bien marquées que Joyce se plaît à faire vivre ici. Nous en retrouverons du reste quelques-uns, que nous reconnaîtrons, autant à leurs paroles et à leurs traits qu'à leurs noms, dans les livres suivants de l'auteur.

  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Yukio Mishima. Dans cet essai introspectif mêlant souffrance, esthétisme et mort, l'auteur de Confession d'un masque nous livre une sorte de testament spirituel, racontant les étapes de son développement personnel, de sa formation d'écrivain à son engagement nationaliste au service du Japon. Prenant tardivement conscience de son corps en s'exposant au soleil, il s'astreint à un entrainement intense de culture physique - musculation, course à pied, kendo (escrime au sabre pratiquée autrefois au Japon par les samouraïs), ... - "l'acier" du titre - seul moyen pour lui d'échapper au "pouvoir corrosif des mots" en redonnant vie à l'esprit. L'écrivain relate également son expérience quasi kamikaze de vol à haute altitude à bord d'un avion supersonique. Il sait qu'au bout de cette préparation la mort l'attend. Le soleil et l'acier, clé indispensable pour comprendre la vie et l'oeuvre de Mishima, sera publié deux ans à peine avant son seppuku, spectaculaire suicide réalisé en s'ouvrant le ventre avec un sabre, selon la tradition des guerriers japonais.

  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Thomas de Quincey. Est-ce le "puissant, juste, et subtil opium" qui tira souvent Thomas De Quincey vers le plus acre des plaisirs -- la dépréciation de l'idéal ? Est-ce la ténébreuse tentacule de vanité qui nous sert à aspirer avidement en nos héros toutes les bassesses de leur humanité ? Qui sait ? Les oeuvres de Thomas De Quincey sont toutes pénétrées de cette passion. Il n'aima personne autant que Coleridge, mais révéla les manies de son poète préféré avec volupté. Il adora Wordsworth; et en trois pages d'extase il montre le grand homme coupant un beau livre -- qui ne lui appartient pas -- avec un couteau souillé de beurre. Mais parmi les héros de Thomas De Quincey, sans contredit le premier fut Kant. Voici donc quel est le sens du récit qui suit. De Quincey considère que jamais l'intelligence humaine ne s'éleva au point qu'elle atteignit en Emmanuel Kant. Et pourtant l'intelligence humaine, même à ce point, n'est pas divine. Non seulement elle est mortelle mais, chose affreuse, elle peut décroître, vieillir, se décrépir. Et peut-être De Quincey éprouve-t-il encore plus d'affection pour cette suprême lueur, au moment où elle vacille. Il suit ses palpitations. Il note l'heure où Kant cessa de pouvoir créer des idées générales et ordonna faussement les faits de la nature. Il marque la minute où sa mémoire défaillit. Il inscrit la seconde où sa faculté de reconnaissance s'éteignit. Et parallèlement il peint les tableaux successifs de sa déchéance physique, jusqu'à l'agonie, jusqu'aux soubresauts du râle, jusqu'à la dernière étincelle de conscience, jusqu'au hoquet final. Ce journal des derniers moments de Kant est composé au moyen des détails que De Quincey tira des mémoires de Wasianski, de Borowski, et de Jachmann, publiés à Koenigsberg en 1804, année où Kant mourut; mais il employa aussi d'autres sources. Tout cela est fictivement groupé dans un seul récit, attribué à Wasianski. En réalité l'oeuvre est uniquement, ligne à ligne, l'oeuvre de De Quincey: par un artifice admirable, et consacré par DeFoë dans son immortel Journal de la Peste de Londres, De Quincey s'est révélé, lui aussi, "faussaire de la nature", et a scellé son invention du sceau contrefait de la réalité.

  • « L'imaginaire », aujourd'hui dirigée par Yvon Girard, est une collection de réimpressions de documents et de textes littéraires, tantôt oeuvres oubliées, marginales ou expérimentales d'auteurs reconnus, tantôt oeuvres estimées par le passé mais que le goût du jour a quelque peu éclipsées.

  • Un descendant de washington découvre une montagne constituée d'un seul diamant qui va assurer sa fortune.
    Il y crée un domaine secret que son fils gère en utilisant des esclaves noirs. un jeune homme y séjourne en tant qu'invité-prisonnier et tombe amoureux de la fille du tyrannique maître des lieux, qui est en fait un dément. une jeune femme du sud profond des etats-unis suit son mari dans le nord de l'amérique, mais ne parvient pas à s'adapter à la froideur du climat et de la vie sociale symbolisés par le palais de glace.

  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie de James Joyce. Bref et admirable roman-poème d'amour, "Giacomo Joyce" a été inspiré à Joyce par la rencontre d'une jeune femme juive, Amalia Popper, son élève à l'école Berlitz de Trieste. Ces quelques feuillets énigmatiques relatant un moment de grâce romantique dans la vie de l'auteur d'"Ulysse" ont été gardés secrets toute sa vie. Extrait: "Jan Pieters Sweelinck. Le nom fantasque du vieux compositeur hollandais donne à toute beauté aura fantasque et lointaine. J'écoute ses variations pour clavicorde sur un air ancien: Jeunesse a une fin. Dans la brume indécise des notes anciennes une faible trace de lumière point: la parole de l'âme va se faire entendre. Jeunesse a une fin: cette fin la voici. Jamais elle n'aura lieu. Cela, tu le sais. Et après ? Écris-le, bon sang, écris-le ! de quoi d'autre es-tu capable ?"


  • Ces nouvelles ont été choisies à dessein pour dévoiler un aspect Inconnu de Pirandello, un Pirandello régionaliste, tout nourri du folklore de son île, hanté par les récits entendus dans son enfance - légendes garibaldiennes, évocations de brigands. La Sicile de Pirandello se réduit d'ailleurs à un coin bien localisé, son pays natal, le pays d'Agrigente, son port, ses soufrières, sa campagne semi-tropicale, ses populations croupissant dans la misère, la superstition et l'ignorance séculaires, entretenues par le régime des Bourbons et des prêtres. Ce qu'on trouvera dans ce recueil, à travers la variété des images et du ton, c'est donc l'atmosphère et comme la sensation charnelle de cette " Vieille Sicile ", base solide et point de départ de toute l'oeuvre pirandellienne.

  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie d'Oscar Wilde. Entre thèse sur l'art du faux, fiction borgésienne, autoportrait en lecteur et débat érudit sur le monde du théâtre élisabéthain, Oscar Wilde mène l'enquête sur l'identité de Mr. W. H., mystérieux dédicataire des célèbres Sonnets de Shakespeare. Qui se cache derrière ces initiales ? William Herbert, comte de Pembroke ? Henry Wriothesley, protecteur du poète ? le libraire William Hall ? William Shakespeare lui-même ? son beau-frère William Hathaway ? pour l'auteur du Portrait de Dorian Gray et du Déclin du mensonge, dont l'homosexualité commençait à défrayer la chronique mondaine de l'époque victorienne, il s'agit plutôt de Willie Hughes, jeune et séduisant acteur spécialisé dans les rôles féminins dont le dramaturge serait tombé amoureux. Sa conviction s'appuie sur l'analyse et l'interprétation des Sonnets.

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