Bruno Cabanes

  • Ces objets, artefacts produits par l'économie de guerre, nés de l'expérience du danger, de la souffrance et du deuil, de la solitude du prisonnier ou de l'ennui du combattant, nous les appelons « objets de la guerre ». Outre les armes et les uniformes, ils se composent également de nombreux objets d'artisanat, comme des douilles d'obus ciselées de la Grande Guerre, des kimonos patriotiques japonais avec des scènes de bataille de la Guerre du Pacifique, des briquets décorés par des combattants américains au Vietnam ou des tapis afghans représentant des hélicoptères soviétiques pendant la Guerre d'Afghanistan. Certains avaient une fonction commerciale ou d'échange, d'autres étaient des souvenirs personnels envoyés à la famille et aux amis. Ils témoignent de la vie sous occupation, en déportation ou en exil, de l'expérience de la faim, du froid ou du manque d'hygiène. Tous ont une histoire émouvante à raconter, comme cette bille de shrapnel, extraite du corps d'un blessé de la Grande Guerre. L'épouse conserva précieusement le projectile qui avait épargné son mari de justesse et le fit monter en pendentif.

    Issus des collections de nombreux musées dispersés à travers le monde, en Europe, aux États-Unis, en Asie et en Australie, cette centaine d'objets, dont la plupart n'ont jamais été présentés dans un livre, racontent une histoire mondiale de la guerre, depuis la catastrophe inaugurale de la Première Guerre mondiale jusqu'à nos jours. Chaque document est accompagné d'une brève « biographie d'objet » qui le situe dans son contexte d'origine. Cet ouvrage offre un regard original sur l'événement le plus dramatique de notre temps qu'est la guerre.

  • Le XXe siècle a été le siècle du déplacement et de l'exode. Depuis la fin de la guerre froide, la crise mondiale des réfugiés est toujours d'actualité. En fait, à la suite des récents conflits en Afrique, au Moyen-Orient et en Amérique centrale, le nombre de réfugiés est en augmentation régulière..

    Au cours des premières décennies du XXe siècle, la Première Guerre mondiale et les années qui ont suivi ont vu un développement spectaculaire de la diffusion d'images sur les diverses tragédies humanitaires, produites et diffusées par des individus et des organisations dédiés à l'aide et au secours de populations en danger. De grandes ONG ont engagé des photographes pour documenter la violence de la guerre ainsi que la vie dans le campus des réfugiés. Des photographes légendaires du XXe siècle, tels que Robert Capa ou Margaret Bourke-White, ont veillé à ce qu'un enregistrement visuel soit préservé de la guerre civile espagnole, de la Seconde Guerre mondiale, de la guerre du Vietnam...

    Ce livre retrace l'histoire de réfugiés du début de la Première Guerre mondiale à la crise actuelle des réfugiés en Syrie, dans les Balkans, en Méditerranée et à la frontière américano-mexicaine à travers des photographies emblématiques. Il remet également en question l'utilisation de la photographie à des fins humanitaires. Les perceptions du public à l'égard des réfugiés sont façonnées par la façon à travers laquelle elles sont le plus souvent présentées : par le drame et la victimisation. Les bateaux, les camps et les foules dominent ce paysage. Certains photographes en activité ont commencé à élargir cette vision étroite en donnant aux réfugiés un rôle déterminant dans la manière dont ils sont représentés, en promouvant la dignité des sujets ou en explorant des approches visuelles plus créatives. Cet ouvrage témoigne de leur travail.

  • Le 6 avril 1917, les États-Unis, restés neutres depuis le début du conflit, s'engagent militairement aux côtés des Alliés. Les Doughboys, ou Sammies, comme on appelle les fantassins américains, font leur baptême du feu au printemps 1918. Dans les six mois qui suivent, plus de cinquante-trois mille d'entre eux meurent sur les champs de bataille européens. Les reportages des photographes militaires permettent de retracer, au plus près de la vie des soldats et des civils, l'ensemble de l'expérience de guerre des États-Unis. La Grande Guerre ouvre l'époque des conflits globaux. Cest cette mutation fondamentale que raconte ce livre, conçu à partir d'archives photographiques françaises et américaines largement inédites.
    Publié à l'occasion du centenaire de la déclaration de guerre du printemps 1917, en collaboration avec le Ministère de la Défense, cet ouvrage propose un éclairage passionnant sur l'entrée des États-Unis dans la guerre et dans le monde moderne.

  • Le 11 novembre 1918 marque l'arrêt des combats sur le front occidental. Mais, pour cinq millions de soldats français, ce n'est pas encore la fin de la guerre. Il leur faut attendre longtemps avant d'être démobilisés et pouvoir revenir dans leur famille.
    Cette histoire de la sortie de guerre, jusqu'ici méconnue, nous permet de découvrir des combattants épuisés, impatients de rentrer chez eux, et résolus cependant à ne pas accepter une paix hâtive. La haine de l'ennemi se manifeste alors avec force, et la violence de la « culture de guerre » est portée à son apogée.
    On imagine les soldats et les civils communiant dans la joie de la victoire. Il n'en est rien, et la fracture entre le front et l'arrière n'a jamais été aussi forte. L'armée française en 1918 est une armée victorieuse. C'est aussi, avant tout, une armée en deuil.

  • 1er août 1914, la guerre fait irruption dans la vie de millions de Français. En quelques semaines, à Paris, dans les villes et les campagnes, tout a été bouleversé. Brutalement séparés, couples et familles ignorent tout de l'avenir qui les attend. Les hommes partent au front avec l'idée d'un conflit court et la certitude d'une guerre juste. Trois semaines plus tard, une défaite militaire aux frontières fera planer le spectre d'une déroute, tout juste évitée grâce à la victoire sur la Marne début septembre.
    Pour saisir la fébrilité de ce premier mois de la Grande Guerre, Bruno Cabanes interroge les témoignages des contemporains, des Mémoires et des correspondances jusqu'ici inexplorés, les rapports des préfets ou les relations de police. Il restitue les émotions de l'entrée en guerre, les espoirs, les épreuves, les incertitudes et les rumeurs qui forment les différents paysages de la mobilisation.
    Août 14 renouvelle l'interprétation du basculement dans la guerre totale. On situe souvent le premier tournant de 1914 à l'automne, quand la guerre de mouvement fit place à la guerre des tranchées. Or, les premières semaines ont été de loin les plus meurtrières : l'histoire de ce mois d'août est déjà une histoire de la mort de masse et des deuils familiaux. Il ne fallut que quelques jours, au plus quelques semaines, pour que la France entre déjà pleinement dans la guerre.

  • Voici Une histoire de la guerre, dans tous ses aspects et toutes ses dimensions, depuis l'essor des États-nations au début du XIXe siècle jusqu'à la quasi-disparition actuelle des affrontements interétatiques.

    En deux siècles et demi, l'expérience concrète de la guerre a profondément changé : fin des batailles traditionnelles, utilisation d'armes de plus en plus meurtrières, mobilisation des fronts intérieurs, y compris parfois les femmes et les enfants. À mesure où disparaissait la frontière entre combattants et non-combattants, les civils sont devenus des cibles à part entière des bombardements, blocus, massacres, génocides et épurations ethniques.

    Sans négliger la stratégie et les chefs de guerre, cet ouvrage explore à parts égales le front et l'arrière, les conflits et leur impact sur les sociétés et l'environnement, la mobilisation des institutions politiques et militaires, de l'économie, des affects et des croyances, ou encore les violences sur les corps et les esprits, en proposant de grandes traversées thématiques de longue durée.

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  • La guerre prend place au coeur de l'Antiquité, des guerres mythiques des Olympiens contre les forces du chaos que sont les Titans ou les géants aux guerres réelles et fondatrices comme les guerres médiques ou puniques.
    Même la fameuse pax romana, pour être préservée, a nécessité la guerre aux frontières et, en Grèce comme à Rome, la formation du citoyen passe par la maîtrise des armes et la connaissance des textes racontant les combats passés. De plus, la transmission de l'héritage antique s'est fait en vue des guerres présentes et futures : l'étude des ouvrages de l'Antiquité dont le sujet principal portait sur la guerre (Hérodote, Thucydide, Énée le Tacticien, Jules César...), a servi à l'écriture de traités militaires et ce jusqu'à l'époque moderne. Alexandre le Grand considérait déjà l'Iliade comme un véritable manuel de guerre. Dans les écoles militaires fondées tout d'abord par Napoléon, dont le modèle s'est diffusé en Europe et outre-Atlantique, l'étude des classiques était au programme de l'enseignement et les figures héroïques de l'Antiquité qui se sont distinguées sur les champs de bataille ont servi de référence aux auteurs (Le Prince de Machiavel, ...), aux généraux (Carl von Clausewitz, ...) et aux chefs d'État européens (Louis XIV, Frédéric le Grand, Napoléon, ...).
    Assortis d'une très belle et très utile chronologie des guerres en Grèce et à Rome, ces 150 textes en traduction, parmi les plus beaux de la littérature donnent envie de se battre pour l'Antiquité.
    L'entretien avec Bruno Cabanes permet un regard croisé entre des spécialistes de l'Antiquité et un historien d'époque contemporaine, spécialiste de l'histoire sociale et culturelle de la guerre d'époque moderne. Bruno Cabanes qui travaille aux États-Unis multiplie les publications sur la Première Guerre mondiale et occupe une place visible dans les médias. Cet entretien est l'occasion d'un rare dialogue entre deux périodes historiques aussi distantes.

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  • Voici Une histoire de la guerre, dans tous ses aspects et toutes ses dimensions, depuis l'essor des États-nations au début du XIXe siècle jusqu'à la quasi-disparition actuelle des affrontements interétatiques.
    En deux siècles et demi, l'expérience concrète de la guerre a profondément changé : fin des batailles traditionnelles, utilisation d'armes de plus en plus meurtrières, mobilisation des fronts intérieurs, y compris parfois les femmes et les enfants. À mesure où disparaissait la frontière entre combattants et non-combattants, les civils sont devenus des cibles à part entière des bombardements, blocus, massacres, génocides et épurations ethniques.
    Sans négliger la stratégie et les chefs de guerre, cet ouvrage explore à parts égales le front et l'arrière, les conflits et leur impact sur les sociétés et l'environnement, la mobilisation des institutions politiques et militaires, de l'économie, des affects et des croyances, ou encore les violences sur les corps et les esprits, en proposant de grandes traversées thématiques de longue durée.
    Réunis pour la première fois en un seul volume, les meilleurs spécialistes du phénomène guerrier - historiens, historiens de l'art, anthropologues, sociologues ou politistes de huit pays différents - offrent une synthèse sans équivalent, largement ouverte sur le monde, qui fait aussi écho aux questionnements de notre époque : enjeux humanitaires des mouvements de réfugiés, débats éthiques sur les guerres irrégulières et l'utilisation des drones, poussée du terrorisme.

    Traduit par Jean-Louis Schlegel, Hélène Harry et Simon Duran.

  • A travers 68 événements, des guerres balkaniques jusqu'à l'occupation de la Ruhr, cet ouvrage redonne toute sa place à l'événement et à la chronologie. Chaque date correspondant à un évènement est l'occasion d'une réflexion plus large sur un thème particulier.

    Le Larousse de la Grande Guerre s'attache à tous les acteurs connus ou anonymes, soldats des tranchées et populations civiles bombardées, prisonniers et femmes combattantes...Les aspects politiques, économiques, sociaux, militaires, techniques sont traités dans une perspective nouvelle.La médecine, la religion, l'art, la presse, la religion, l'enfance, la douleur, la mort... ces thèmes souvent absents des ouvrages traditionnels ont ici toute leur place.En partenariat avec l'Historial de la Grande Guerre de Péronne, près de 500 documents sont rassemblés ici, dont beaucoup sont inédits : notamment un ensemble de photographies peu ou pas connues, et des objets du quotidien ou commémoratifs, objets surprenants parfois, émouvants souvent, qui remettent l'humain au centre du récit.

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