C. Desplat

  • Histoire générale du pays souverain de Béarn t.3

    ,

    • Editions des regionalismes
    • 10 Juillet 2015

    Après l'histoire des événements politiques et dynastiques de la souveraineté de Béarn, on rentre plus en profondeur dans le passé des Béarnais, leur mode de vie, leurs mentalités, leurs moeurs, leurs coutumes, leurs croyances, etc. Parfois oubliée des historiens, cette étude de civilisation béarnaise est particulièrement documentée.
    La suite et la fin de la souveraineté du pays de Béarn, impressionnante, passionnante et précise monographie historique, en trois volumes (tome I : des origines à Henri III de Navarre ; tome II :
    D'Henri IV à la Révolution ; tome III : la civilisation béarnaise).
    Christian Desplat et Pierre Tucoo-Chala - tous deux furent professeurs à l'Université de Pau - sont, par excellence, les historiens du Béarn. Après le précurseur Pierre de Marca au XVIle siècle, après les érudits du XIXe siècle, ils ont su, brillamment, remettre à jour, compléter et renouveler l'histoire millénaire du Béarn et de ses souverains..

  • L almanach democratique des pyrenees 1850

    Desplat C

    • Comite des travaux historiques et scientifiques
    • 28 Avril 2005

    Le 29 avril 1850, la cour d'assises de Pau acquittait Jules Lamaignère, avocat réputé et respecté, et Alexis Peyret, " homme de lettres " ; les jurés n'avaient retenu aucune des très, trop nombreuses charges, contre les auteurs de L'Almanach des Pyrénées, seulement coupables d'un délit d'opinion.
    Après quelques mois de liberté en 1848, la presse avait été muselée et la répression brutale de l'insurrection de juin provoquait une rupture entre la République et le mouvement ouvrier. Les républicains les plus lucides cherchèrent à prévenir le désastre : il fallait préparer les élections de 1852 et gagner la confiance des ruraux, qui formaient la grande majorité du corps électoral. Peyret, qui avait participé à la révolution parisienne, élève de Quinet et de Michelet, collaborateur de L'Atelier et de L'oeuvre, où il s'était lié avec Lamennais, suivit le conseil de George Sand : les républicains ne devaient pas envoyer en province des " braillards ", mais des " instituteurs du peuple ".
    Certains de ne pas obtenir l'autorisation préalable, Peyret, Lamaignère et leurs collaborateurs choisirent la clandestinité et un mode littéraire " populaire " : l'almanach. Si elle s'adressait, en priorité à des lecteurs béarnais, basques, landais et bigourdans, leur brochure exposait en réalité tous les grands débats de l'heure : la Révolution et la démocratie en Europe, l'instruction publique et la laïcité, la justice sociale, la relation Paris-province...
    L'acte d'accusation avait dénoncé des " doctrines socialistes " et la violence anticléricale de L'Almanach : " Les prêtres ont depuis longtemps oublié qu'ils ont fait voeu de pauvreté... Si Jésus-Christ revenait sur terre et qu'il lui arriva de chasser les vendeurs du temple, ils seraient capables de le faire fusiller... " ! En réalité, L'Almanach est un témoignage exceptionnel sur un courant minoritaire parmi les quarante-huitards celui du christianisme social ; est-ce un hasard s'il vit le jour dans un futur bastion de la démocratie chrétienne ? On retiendra enfin que ses auteurs n'étaient pas des utopistes : l'oeuvre durable, économique, sociale et culturelle, qu'Alexis Peyret a réalisé en Argentine en donna la démonstration.

  • Les villageois face a la guerre

    Desplat C

    • Pu du midi
    • 4 Septembre 2002

    Les paysans sont les victimes désignées des atrocités de la guerre.
    Désarmés et démunis, ils subissent souffrances et exactions comme des fléaux nécessaires.
    Pourtant, les voilà aussi enrôlés dans des conflits qui ne sont pas les leurs et où ils jouent un rôle actif comme défenseurs de fortifications et soldats des milices villageoises. Tantôt opprimés, tantôt acteurs, les villageois jouent un rôle complexe sinon ambigu.
    Au-delà de toute la diversité des cas de figure dans l'espace et dans le temps, les contributions ici rassemblées mettent finalement au jour l'ambivalence fondamentale de la guerre : destructrice d'hommes, de richesses et de valeurs morales, elle est aussi accoucheuse de libertés nouvelles et d'innovations sociales.

empty