David Ronan

  • Qui décide de la hiérarchie des informations ? Comment les journalistes vérifient-ils celles-ci ? Faut-il croire tout ce que l'on nous dit à la télévision ? Un livre nécessaire pour aider les collégiens et lycéens à comprendre le travail des journalistes, et à distinguer les informations vérifiées des «fake news».

  • Vingt ans après avoir rencontré un succès triomphal, les membres du groupe mythique les Bacon Brothers vivent maintenant une petite vie paisible chacun de leur côté... Jusqu'au jour où l'un de leurs vieux tubes refait le buzz sur Internet ! Wolf, leur agent, décide alors de reformer le groupe. Direction les États-Unis pour une tournée inoubliable !

  • Là où les mouvements féministes avaient lutté pour un corps vivant, jouissant, érotique, poétique, le sport réduit à néant les perspectives de libération et produit sur les jeunes fi lles et les femmes une violence normative.
    Le sport moderne se constitue ainsi comme une véritable machinerie visant à domestiquer les corps charnels, voluptueux et s'oppose en tous points à toutes les revendications émises par le mouvement féministe.
    Le sport comme « nouvelle industrie de masse » pour transformer la femme en homme ?

  • La Coupe du monde de football 2010 se déroule dans le pays de Nelson Mandela et de l'Apartheid. Le mythe de la réconciliation et de la naissance de la nation «arc-en-ciel» a fait long feu et aujourd'hui l'Afrique du Sud plonge dans la violence, la ségrégation sociale, la prostitution et le sida. Présentée comme une chance pour le pays, la Coupe du monde permet la militarisation de l'espace et l'occidentalisation forcée de l'économie tout en organisant le pillage des fonds publics au profit des grandes sociétés capitalistes.
    Dans ce développement de la «globalisation» économique qui vise à l'institutionnalisation d'un néocolonialisme, la Coupe du monde en Afrique du Sud est plus que jamais l'opium du peuple des townships, l'outil essentiel de son exploitation. Une nouvelle fois, le football, qui participe du processus de production capitaliste, se révèle être l'appareil de domination, de contrôle et d'aliénation des peuples. C'est l'éternelle histoire du foot à fric.

  • Et si le sport n'était qu'un jeu ? Au même titre qu'on le dit parfois un art, d'ailleurs.
    Cela dépend, évidemment, de ce que l'on désigne par « sport », et de ce que l'on désigne par « jeu ». Le propos de ce livre est précisément de nourrir une réflexion à ce sujet. « Sporter », est-ce jouer ? Pour nombre d'auteurs, la présence de règles, de compétitions, suffiraient à faire des sports quelques types de jeux spécifiques.
    Nous voudrions prendre le contre-pied de cet impensé si communément partagé.
    L'ouvrage déploie une argumentation en trois temps qui montre comment le sport s'est imposé historiquement et politiquement au cours du XIXe siècle contre le jeu « libre » et les jeux traditionnels notamment. Ce que l'on qualifie alors d'universel dans le sport n'est que l'imposition d'une forme de rapport au corps dont la finalité reste la production de performance et s'oppose en cela au jeu en tant qu'activité libre de création indépendante des règlements et des institutions et dont la finalité se trouve dans l'expérience même, dans le fait de s'éprouver en jouant.
    Ainsi, nous dévoilons comment le « jouer » est l'objet de tentatives de domestication, d'appropriation par les jouets, les univers ludiques, les parcs d'attractions notamment mais aussi par le sport. Le « jouer » se révèle être alors du côté du « bricolage », du récit, de l'articulation entre monde objectif et subjectif, une poésie du geste toute différente de l'assujettissement que génère le sport.
    Le développement s'achève sur une réflexion autour de l'acte de jouer comme acte de création de « monde », comme invention de scénarios, comme jeu avec les identités, les rôles, comme expérience corporelle opposée à la répétition sportive et à sa violence.

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