Denis Faïck

  • L'amour est impétueux ; il peut nous porter vers une démesure qui dépasse notre volonté. Nous ne pouvons ni l'expliquer ni le faire taire. Et notre liberté se perd dans cette ignorance. Alors surviennent l'inquiétude, la souffrance, jusqu'à, parfois, la perte de soi. Denis Faïck propose ici d'entrer au sein d'un sentiment incontrôlé, qui nous emporte souvent au-delà de la raison, dans l'élan du coeur qui nous enchaîne.
    En regard de ce qu'en ont écrit divers philosophes et d'une réflexion plus personnelle, ici, facile d'accès et lumineuse. L'auteur nous invite, et c'est le sens du livre, à penser l'amour différemment, afin de le vivre non plus seulement comme un sentiment irrationnel qui s'impose à nous, mais comme une liberté qui se déploie au sein même du sentiment amoureux. Une étrange liberté... à apprivoiser.

  • Au crépuscule de sa vie, Eugène croise le chemin d'une jeune infirmière à qui il livre ses souvenirs de la Résistance. Ces réminiscences, parfois teintées de tristesse, parfois éclatantes d'espoir, convoquent également ses amis : ils s'appellent Eva, Romain, Raoul, Armand, Marinette... Ils ont vingt ans, autant dire la vie devant eux. La vie de ces héros ordinaires, qui ont choisi d'intégrer un réseau de combattants, s'égrène en réunions secrètes, en exécutions et en torture. Avec la peur d'être arrêtés, la crainte d'être dénoncés, de trahir ou d'être trahis. Toute l'absurdité et la cruauté de la guerre sont dépeintes ici, même si Eugène en garde une impression d'existence intense, car cette bande d'idéalistes était soudée à la vie à la mort. Et Eugène n'a jamais oublié Eva. Il s'était juré de lui dire qu'il l'aimait.

    1 autre édition :

  • Vous arrive-t-il d'être focalisé sur une idée insistante ou envahi par un flot de pensées ? De vous perdre en anticipations anxieuses à propos d'un projet ? De rater un examen à cause du trac ? De ruminer des situations dans lesquelles vous "auriez dû dire cela, faire cela" ?

    Si oui, vous êtes victime de votre machine à pensées qui tourne trop souvent à plein régime ! Ce que vous vivez est alors parasité par un mental toxique ingérable. Comment reprendre le contrôle de sa vie ? Comment apaiser ce mental épuisé ?

  • Traiter quelqu'un de con est assez fréquent et ne pose aucun problème sémantique.
    Or quand la question de la définition est posée, la réponse bute sur le vaste champ que ce mot recouvre. car nous sommes en définitive tous le con de quelqu'un. toutes les catégories socioculturelles sont concernées par ce qualificatif. comment alors se repérer clans cette représentation immense ? si chacun d'entre nous est un con selon des critères relatifs. comment trouver l'essence de cette insulte ? d'autant que les nuances sont nombreuses : gros con, sale con.
    Vieux con, petit con. denis faïck.

  • Les contradictions dans la pensée de Rousseau ont fait surgir d'infinies questions et suscité de nombreux débats.
    On a pu soutenir l'unité de son oeuvre ou à l'inverse son impossible harmonie. D'autres ont évoqué une bipolarité où deux mondes idéaux se faisaient face. Qu'on parle de déchirure, de division indépassable ou d'une dialectique qui réconcilie, l'unité de l'oeuvre reste contestable. Les tensions entre l'individu et le citoyen, ou entre la présence des choses et l'imagination, ne cessent d'animer les controverses.
    Si Rousseau est l'impossible unité, comment prétendre alors en présenter une ? Comment peut-on dépasser les contradictions les plus manifestes qui semblent s'enraciner dans l'oeuvre ? Peut-être faudrait-il voir, alors, que l'oeuvre de Rousseau propose deux pôles. L'un est l'idéal, l'autre n'est qu'une solution par défaut quand on évolue dans une société dévoyée. En ce sens, une partie de l'oeuvre n'a de sens que parce que l'idéal n'est pas réalisé ; elle n'aurait pas lieu d'être dans le cas contraire.
    Cela signifie, en définitive, que l'oeuvre de Rousseau se divise au moins en deux parties, qu'une dialectique qui les unirait est impossible, mais que les contradictions qui les sous-tendent n'en sont pas réellement puisque l'une exclut l'autre.

  • Josiane est femme de ménage. Josiane est un peu laide. Josiane est presque grosse. Elle est assise sur la cuvette des toilettes de la Gare du Nord, le canon d'un fusil dans la bouche. Après trente ans de bons et loyaux services en tant qu'être humain, elle a décidé d'en finir. Mais avant de tirer, comme l'exigent la légende et son amour pour le cinéma, elle va vivre un dernier film dont elle sera l'héroïne, et laisser son histoire défiler. Avec, pour bande-son, les drôles d'énergumènes d'un hall de gare et des trains en partance. Ce qu'elle va découvrir sur elle-même et sur ceux qui ont croisé sa route jusqu'à cet instant crucial dépasse ce qu'elle pouvait penser. Est-ce sa vie qui foutait le camp ou ses yeux qui lui jouaient des tours?

    Dans une langue tonique et une délicate alternance d'instants magiques et de cruauté, voilà un conte moderne que porte une héroïne à laquelle le lecteur intime l'ordre de rester vivante.

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