Edward Morgan Forster

  • Miss Bartlett ne s'en remet pas : pour son premier voyage à Florence, sa jeune cousine Lucy devait bénéficier d'une chambre avec vue. Comment la tenancière de leur pension a-t-elle pu si cruellement les décevoir ? Tandis que la jeune fille et son chaperon accusent ce terrible coup, M. Emerson et son fils George, également pensionnaires, ont l'impertinence de proposer leurs propres chambres, qui, elles, ont vue sur l'Arno. Son éducation prévient Lucy contre les Emerson, mais son instinct lui suggère que le mal n'est pas grand... Avec finesse et humour, E. M. Forster livre ici une délicieuse satire des préjugés et convenances ridicules qui contraignent les affinités naturelles. Au monde terne et étriqué de la bienséance, côté cour, s'oppose l'évasion promise par cette fameuse vue. Le récit du combat intérieur que mène Lucy pour dépasser ce confinement et affirmer ses désirs est une ode délicate et sensible à la liberté.

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  • Tout oppose Martin Whitby, trentenaire libéral, et Cleasant March, jeune rêveur de vingt ans. Pourtant, leurs destins vont se croiser lors d'un voyage vers l'Italie et de cette rencontre va naître une amitié étrange, portée par leurs idéaux contradictoires. Entre cloisonnement des classes sociales et nostalgie d'un monde révolu, on croira le lien qui les unit voué à se rompre, mais le dénouement en surprendra plus d'un...
    Ce roman, au caractère hétérogène et cependant emblématique de son oeuvre, Forster l'avait interrompu au profit de La Route des Indes. Il en reprit la rédaction peu de temps avant sa mort et l'ouvrage demeura inachevé, ouvrant un horizon de possibles à la curiosité du lecteur.

  • Exploring issues of colonialism, faith and the limits of comprehension, E.M. Forster's A Passage to India is published as a Penguin Essential for the first time. When Adela Quested and her elderly companion Mrs Moore arrive in the Indian town of Chandrapore, they quickly feel trapped by its insular and prejudiced 'Anglo-Indian' community. Determined to escape the parochial English enclave and explore the 'real India', they seek the guidance of the charming and mercurial Dr Aziz, a cultivated Indian Muslim. But a mysterious incident occurs while they are exploring the Marabar caves with Aziz, and the well-respected doctor soon finds himself at the centre of a scandal that rouses violent passions among both the British and their Indian subjects. A masterly portrait of a society in the grip of imperialism, A Passage to India compellingly depicts the fate of individuals caught between the great political and cultural conflicts of the modern world. 'His great book ... masterly in its presence and its lucidity' Anita Desai

  • Le 8 avril 1922, après avoir brûlé quantité de ses nouvelles qu'il nommait dédaigneusement " fantaisies " ou " écrits indécents ", E.M.
    Forster note dans son journal : " Il ne s'agit pas de repentir moral mais du point de vue artistique, je crains de m'engager dans une impasse. Je n'ai pas écrit ces textes pour m'exprimer mais pour m'exciter... Au début il doit y avoir une quinzaine d'années, j'avais le sentiment que ce genre d'expérience mettait en péril ma carrière de romancier. " Féru de respectabilité, considéré comme un second Kipling, l'auteur de Route des Indes veillait à dissimuler ses frasques et les oeuvres qu'elles lui inspiraient contre son gré.
    Il utilisait certains de ses textes comme défouloir et gardait pour lui ces instants d'éternité qui paraissent aujourd'hui. Heureuse trahison puisque plusieurs des nouvelles, qui n'avaient pas été publiées du vivant de l'auteur, nous donnent de lui une image de grande liberté, même si celle-ci resta dissimulée. Mais attention, avec Forster rien n'est innocent, surtout lorsque ses descriptions semblent anodines ou se parent du vernis de l'observateur objectif.
    L'éditeur reprend dans cette édition l'ensemble des nouvelles de E.M. Forster qu'il avait publié entre 1988 et 1995 sous les titres : Un instant d'éternité, Quelle importance ? et De l'autre côté de la haie.

  • " Qu'advient-il quand, au lieu de continuer à marcher docilement avec les autres sur la route poussiéreuse, on passe brusquement de l'autre côté de la haie ? Qu'arrive-t-il quand, au lieu d'étudier sagement les poètes dans les livres, on embarque sans hésiter dans l'omnibus céleste pour aller candidement à leur rencontre ? Que se passe-t-il quand, au lieu d'analyser abstraitement les principes virgiliens, on les met ingénument en pratique dans la vie ? Quand au lieu de louer systématiquement les vertus de la toute-puissante Machine, on défie résolument ce potentat bienveillant ? Quand, au lieu de se plier aveuglément à une nouvelle méthode d'enseignement, on dénonce joyeusement l'absurdité de cette coordination sèchement théorique ? Autant de questions innocentes auxquelles Forster, dans ces nouvelles aux ressorts volontiers fantastiques, s'attache à apporter, avec sa légèreté coutumière, des réponses aussi optimistes qu'humoristiques et poétiques.
    " A.N., 1995.

  • Dans cette nouvelle d'ancitipation, publiée en 1909 dans the Oxford and Cambridge Review, l'auteur E. M.
    Forster décrit une société où les hommes dépendent d'une immense infrastructure technique. Tous leurs besoins - alimentation, divertissement, transport, et même relations sociales - sont pris en charge par «la machine». Vivant isolés dans des petites chambres souterraines connectées, les individus ne se côtoient jamais. Ils restent passifs, éternellement enfermés, leurs sens atrophiés, et communiquent par l'intermédiaire d'écrans. Seuls quelques rebelles osent se défaire de l'emprise de cette machinerie, et vivre au dehors des pièces climatisées pour goûter à des relations directes entre êtres de chair. Mais quand la machine se détraque, les hommes passifs habitués à tout recevoir sont pris au dépourvu.

  • Le plus long des voyages, Avec vue sur l'Arno, Howards End, Route des Indes, Arctic Summer (inédit) Au fil de ses romans, E.M. Forster se fait le peintre des passions confrontées aux convenances morales et sociales de l'Angleterre de son époque. Sa plume subtile, son regard acéré ainsi que son talent de satiriste font de cet humaniste ironique et grave un écrivain britannique majeur du XXe siècle. Publiés de 1907 à 1924, les quatre ouvrages présentés ici forment le coeur de son oeuvre. Ils sont suivis d'Arctic Summer, roman inachevé et inédit en France, qui souleva l'enthousiasme de la critique lors de sa parution posthume en 1980 outre Manche.

    Préface de Pierre Nordon Edition proposée par Jean-Claude Zylberstein

  • In this piece of social comedy, Forster is concerned with one of his favourite themes - "the undeveloped heart" of the English middle classes, who are here represented by a group of tourists and expatriates in Florence.

  • Biographical noteEdward Morgan Forster was born in London in 1879. He wrote six novels, four of which appeared before the First World War, Where Angels Fear to Tread (1905), The Longest Journey (1907), A Room with a View (1908), and Howard's End (1910). An interval of fourteen years elapsed before he published A Passage to India. It won both the Prix Femina Vie Heureuse and the James Tait Black Memorial Prize. Maurice, his novel on a homosexual theme, finished in 1914, was published posthumously in 1971. He also published two volumes of short stories; two collections of essays; a critical work, Aspects of the Novel; The Hill of Devi, a fascinating record of two visits Forster made to the Indian State of Dewas Senior; two biographies; two books about Alexandria (where he worked for the Red Cross in the First World War); and, with Eric Crozier, the libretto for Britten's opera Billy Budd. He died in June 1970. Main descriptionA meticulously-observed drama of class warfare, E.M. Forster's Howards End explores the conflict inherent within English society, unveiling the character of a nation as never before. This Penguin Classics edition includes an introduction and notes by David Lodge. 'Only connect...' A chance acquaintance brings together the preposterous bourgeois Wilcox family and the clever, cultured and idealistic Schlegel sisters. As clear-eyed Margaret develops a friendship with Mrs Wilcox, the impetuous Helen brings into their midst a young bank clerk named Leonard Bast, who lives at the edge of poverty and ruin. When Mrs Wilcox dies, her family discovers that she wants to leave her country home, Howards End, to Margaret. Thus as Forster sets in motion a chain of events that will entangle three different families, he brilliantly portrays their aspirations to personal and social harmony. David Lodge's introduction provides an absorbing and eloquent overture to the 1910 novel that established Forster's reputation as an important writer, and that he himself later referred to as 'my best novel'. This edition also contains a note on the text, suggestions for further reading, and explanatory notes. E. M. Forster (1879-1970) was a noted English author and critic and a member of the Bloomsbury group. His first novel, Where Angels Fear To Tread appeared in 1905. The Longest Journey appeared in 1907, followed by A Room With A View (1908), based partly on the material from extended holidays in Italy with his mother. Howards End (1910) was a story that centered on an English country house and dealt with the clash between two families, one interested in art and literature, the other only in business. Maurice was revised several times during his life, and finally published posthumously in 1971. If you enjoyed Howard's End, you might like Forster's A Room with a View, also available in Penguin Classics.

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