Eric Bédard

  • Le Québec : tournants d'une histoire nationale

    Eric Bédard

    • Septentrion
    • 15 Janvier 2022

    Aujourd'hui l'histoire avec Éric Bédard De la tabagie de Tadoussac (1603) à l'adoption de la loi 101 (1977), ce livre raconte huit grands tournants de l'histoire nationale québécoise. D'Anadabijou aux filles du roi, de Pierre DuCalvet à François-Xavier Garneau, et d'Honoré Mercier à Camille Laurin, on y voit défiler des acteurs-clés du passé qui ont imprimé leur marque aux événements en scellant une alliance avec les autochtones, en peuplant la colonie, en défendant la justice et l'autonomie du Québec ou en produisant une grande oeuvre. Une manière comme une autre de rappeler que l'histoire du Québec n'a rien d'un long fleuve tranquille, qu'elle est faite de retournements inattendus sans lesquels le destin de ce peuple de langue et de culture française aurait été tout autre.

  • « L'histoire que l'on écrit est toujours fécondée par le présent. Le projet de ce livre a pris forme à la fin des années 1990, dans un moment de grande morosité collective. Comme je ne voulais pas ajouter ma voix au concert des cyniques, et que je suis allergique à la fuite en avant des marchands de rêves, j'ai cherché dans notre histoire une autre génération confrontée à des défis semblables aux nôtres [...]. Par delà le siècle et demi qui nous sépare de la génération des réformistes, j'ai eu l'impression de retrouver des incertitudes similaires face à l'avenir. Les uns comme les autres vivent les lendemains troubles de grandes espérances. Le temps des réformistes n'est ni celui des mythes fondateurs, ni celui des Grands Soirs. C'est un temps désenchanté, morose même; un temps de prudence, non d'élans prophétiques. En allant vers les réformistes, mon but n'était pas de réhabiliter des personnages « illustres » ou de dénicher un programme d'action pour l'avenir [...]. J'ai plutôt voulu comprendre les questions qu'ils s'étaient posées et les réponses qu'ils avaient fournies, et voir comment, par la pensée et par l'action, ils avaient conjuré les angoisses d'un présent incertain. »

  • Le Québec, c'est le majestueux Saint-Laurent, les nombreux lacs, les forêts à perte de vue... C'est Montréal, centre nerveux d'une jeune nation. C'est aussi Québec, la « vieille capitale », tournée vers les rives de l'Europe. Mais, le Québec, c'est surtout un peuple résilient, opiniâtre, déterminé. C'est qu'il en a fallu du courage pour survivre au climat, repousser les attaques iroquoises, résister aux colonies américaines et reconquérir son économie et sa vie politique. C'est l'histoire de cette grande aventure qui est racontée dans ce livre dans une langue claire et accessible.
    Découvrez :
    - Les origines de la Nouvelle-France.
    - La Conquête anglaise.
    - La « Révolution tranquille ».
    - Le combat pour la souveraineté.
    - Dix idées reçues sur le Québec.

    « C'est extrêmement vivant ! » Chrystine Brouillet.
    « Derrière toutes ces pages se trouve une réflexion sur l'identité du pays. ».
    Jean Sévillia.

  • CERTAINS ÉVÉNEMENTS PONCTUENT l'histoire des peuples. La crise d'Octobre, qui a secoué le Québec en 1970, fait partie de ces événements qui marquent profondément une société. Ceux et celles qui l'ont vécue de près sont encore sous le choc. Ils évitent souvent d'en parler de peur de voir resurgir de vieux démons que l'on préfère oublier. Les plus jeunes, nombreux à avoir visionné le film Octobre, sont fascinés : ils cherchent à comprendre cette crise dont plusieurs aspects sont demeurés dans l'ombre.L'auteur de cet ouvrage s'est penché sur le milieu universitaire afin de comprendre pourquoi la classe politique percevait les campus de Montréal comme de véritables poudrières à l'automne 1970." Éric Bédard rappelle avec justesse le climat qui régnait dans la communauté étudiante de l'époque. Pour qu'on se souvienne ! " Jean-François CRÉPEAU, Le Canada français.

  • Durant les années et les décennies qui ont suivi l'échec du mouvement patriote et l'adoption de l'Acte d'Union, aucun chef canadien-français ne s'est levé un matin pour annoncer les débuts de « l'hiver de la survivance », selon l'expression de Fernand Dumont. Malgré les villages brûlés et l'exil des principaux dirigeants du parti Patriote, malgré les procès truqués et les pendaisons injustifiées, la vie quotidienne de ce peuple de plus de 600 000 âmes reprenait son cours.

    Ce n'est que beaucoup plus tard qu'historiens et intellectuels auront recours au concept de survivance pour résumer plus d'un siècle d'histoire. Or, si pour Lionel Groulx la survivance était en tout point admirable, car elle témoignait d'un entêtement, d'une volonté tenace de durer, certains intellectuels issus de la Révolution tranquille reprendront le concept, souvent dans le but de déprécier les acteurs et les intellectuels canadiens-français du XIXe siècle.

    Mais cette survivance, de quoi est-elle faite ? Comment se manifeste-t-elle concrètement ?

    Dans cet essai, qu'on peut lire comme une suite des Réformistes (Boréal, 2009), Éric Bédard propose quatre jalons de la survivance. D'abord, on produit un récit sur soi : pour survivre, il fallait se raconter. Ensuite, on combat l'infériorité économique des Canadiens français - véritable obsession pour une partie de l'élite. Puis, on éclipse la question du régime, c'est-à-dire le type d'institutions qui régit la société autant que la décision d'exercer son droit à l'autodétermination. Enfin, on fait la promotion d'un messianisme compensatoire, de cette idée selon laquelle les Canadiens français sont investis d'une « vocation spirituelle » en Amérique.

    Se réfugier dans l'imaginaire ou n'accorder d'importance qu'aux « vraies affaires », ne pas s'autoriser à mettre en cause le régime qui nous régit mais se croire plus vertueux que les autres, n'est-ce pas un peu ce à quoi ressemble le Québec d'aujourd'hui ? se demande Éric Bédard. Assistons-nous, depuis 1995, au retour de la survivance ?

  • L'histoire du Québec pour les nuls

    Eric Bédard

    • First
    • 15 Novembre 2012

    « Mon pays ce n'est pas un pays, c'est l'hiver ! » chante le poète Gilles Vigneault. Oui, le Québec, c'est l'hiver, la neige, le froid, les grands vents qui transpercent le corps en janvier. C'est le majestueux fleuve Saint-Laurent et ses nombreux confluents qui sillonnent l'Amérique. Ce sont les forêts immenses et touffues, les nombreux lacs, les magnifiques paysages du Saguenay, de Charlevoix, de la Côte-Nord ou de la Gaspésie. C'est aussi Québec, la « vieille capitale » juchée sur son magnifique cap Diamant qui regarde vers le grand large. C'est bien sûr Montréal, première ville française d'Amérique, la métropole inventive et créatrice, carrefour des cultures et des rencontres, centre nerveux d'une nation qui aspire à prendre part à la grande marche du temps.

    Mais le Québec, c'est surtout un peuple vaillant, déterminé, opiniâtre. C'est qu'il en a fallu de la volonté, de l'endurance et du courage aux premiers habitants pour affronter les rigueurs de l'hiver, élever des familles nombreuses, explorer et nommer un immense continent, survivre aux attaques des Iroquois, à l'hostilité des colonies américaines, à la cupidité des grands marchands, aux inégalités criantes de la Révolution industrielle et au chômage de la crise des années 1930.

    C'est l'histoire de cette grande aventure, faite de sursauts héroïques, de patience et de frustrations, qui sera racontée dans ce livre. L'histoire d'un peuple de résistants qui a surmonté les difficultés et les épreuves, vaincu le découragement et la résignation. L'histoire d'un rêve, celle d'une grande Amérique française, d'une épreuve, celle de la Conquête anglaise, et surtout, celle d'une longue et difficile reconquête qui amènera les Québécois à lentement reprendre possession de leur territoire, de leur économie et de leur vie politique, non sans difficultés.

  • Recours aux sources

    Eric Bédard

    • Boreal
    • 10 Octobre 2011

    Les Québécois n'aiment guère leur passé, du moins celui d'avant 1960. Dans les débats publics, toute évocation un peu aimable du Québec d'auparavant est rapidement suspecte de sympathie envers la " Grande Noirceur ". Or, c'est moins un retour aux sources que la possibilité d'un recours aux sources qui fait cruellement défaut à la société québécoise, selon Eric Bédard. Les débats, les doutes et les erreurs des devanciers devraient pouvoir éclairer davantage le présent et l'avenir. En onze études brèves portant sur la culture et la politique québécoises au XXe siècle, l'auteur montre que le glorieux récit de la Révolution tranquille, largement fondé sur le rejet du passé, masque des réalités historiques paradoxales. Il découvre des thèmes religieux dans la pensée felquiste, par exemple, et du socioconstructivisme chez un pédagogue jésuite des années 60. Pendant qu'au Canada anglais le trudeauisme débouchait en fin de compte sur un patriotisme sentimental, au Québec les indépendantistes vidaient peu à peu leur projet de son contenu national...

  • Le général de Gaulle se faisait « une certaine idée de la France » qui était pour lui comme une personne concrète, à la fois charnelle et spirituelle. Quarante ans après sa mort, cette « certaine idée » paraît de moins en moins certaine. Qu'est-ce qu'être Français ? Qu'est-ce qu'être Québécois ? Qu'est ce que l'identité nationale ? Les nations sont-elles des héritages à préserver ou des formes historiques d'organisation politique qui ont fait leur temps ? Des projets encore porteurs d'avenir ou des survivances d'un autre âge ? Est-il toujours possible d'en écrire l'histoire sans s'exposer à des accusations de chauvinisme ou d'ethnicisme ? Ces dernières années, Français et Québécois ont été amenés à s'interroger sur les implications politiques d'une certaine philosophie de la diversité très en vogue dans les pays anglo saxons et selon laquelle l'intégration harmonieuse des nouveaux arrivants requerrait non seulement l'acceptation, la reconnaissance et la célébration de la « différence », mais aussi la réécriture de l'histoire dite « nationale ». Cet ouvrage collectif s'efforce d'identifier quelques uns des obstacles auxquels semblent se heurter les deux projets d'histoire nationale, celui du Québec et celui de la France. Bien que, de part et d'autre de l'Atlantique, les contextes ne soient pas les mêmes, que des concepts comme ceux de multiculturalisme, de communautarisme et de nationalisme n'aient pas toujours le même sens, et que, à première vue, nos débats sur l'identité nationale participent de dynamiques politiques distinctes, il nous a paru opportun de réunir des intellectuels français et québécois afin de jeter un regard croisé sur le sort réservé à l'histoire nationale et sur les défis auxquels celle-ci se trouve aujourd'hui confrontée.

  • Les reformistes

    Eric Bédard

    • Boreal
    • 29 Octobre 2009

    « L'histoire que l'on écrit est toujours fécondée par le présent. Le projet de ce livre a pris forme à la fin des années 1990, dans un moment de grande morosité collective. Comme je ne voulais pas ajouter ma voix au concert des cyniques, et que je suis allergique à la fuite en avant des marchands de rêves, j'ai cherché dans notre histoire une autre génération confrontée à des défis semblables aux nôtres [.]. Par delà le siècle et demi qui nous sépare de la génération des réformistes, j'ai eu l'impression de retrouver des incertitudes similaires face à l'avenir. Les uns comme les autres vivent les lendemains troubles de grandes espérances. Le temps des réformistes n'est ni celui des mythes fondateurs, ni celui des Grands Soirs. C'est un temps désenchanté, morose même; un temps de prudence, non d'élans prophétiques. En allant vers les réformistes, mon but n'était pas de réhabiliter des personnages « illustres » ou de dénicher un programme d'action pour l'avenir [.]. J'ai plutôt voulu comprendre les questions qu'ils s'étaient posées et les réponses qu'ils avaient fournies, et voir comment, par la pensée et par l'action, ils avaient conjuré les angoisses d'un présent incertain. »

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