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Prix
Etienne Balibar
-
Ecoles : Critique matérialiste des appareils scolaires
Etienne Balibar, Christian Baudelot, Roger Establet, Pierre Macherey, Michel Tort, Yoshiyuki Sato
- PUF
- Perspectives Critiques
- 10 Septembre 2025
- 9782130873501
Entre 1968 et 1969, un groupe de chercheurs composé d'Étienne Balibar, Christian Baudelot, Roger Establet, Pierre Macherey et Michel Tort, prépare, sous la houlette de Louis Althusser, un livre collectif sur la critique de l'école. Ce livre ne paraîtra jamais. Pourtant, les constats qu'il établissait étaient d'une actualité brûlante. L'école, véhicule de la reproduction sociale et porte-voix de l'idéologie dominante, y faisait l'objet d'une critique virulente - surtout dirigée contre son instrumentalisation par l'État et les forces capitalistes. Aujourd'hui, à l'heure où l'école fait l'objet d'attaques toujours plus impitoyables de la part même de ceux qui s'en sont servi pour maintenir leur mainmise sur les esprits, le dossier devait être rouvert. Cinquante-six ans après, il n'a pas pris une ride. Qui souhaite renouer avec le combat pour une école véritablement émancipatrice doit s'y plonger.
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Race, nation, classe ; les identités ambiguës
Etienne Balibar, Immanuel Wallerstein
- La découverte
- Poche Essais
- 6 Septembre 2018
- 9782348037740
Ce livre, devenu un classique depuis sa première édition en 1988, est d'abord une contribution à la discussion d'un des plus graves problèmes de notre temps : pourquoi, soixante-dix ans après la défaite du nazisme, cinquante ans après la décolonisation et la reconnaissance des droits civiques aux Noirs américains, le racisme est-il en progression dans le monde ? La thèse soutenue ici est qu'il ne s'agit ni d'un épisode, ni d'une survivance, ni d'un préjugé, mais d'un rapport social indissociable des structures mêmes de ce monde : le complément intérieur de l'universalisme " bourgeois ".
Ce livre est ensuite un dialogue entre deux auteurs, historien et philosophe, américain et français, chacun représentant à sa façon un courant et une expérience de rencontre entre la recherche théorique et l'activité militante. D'un texte à l'autre, les divergences se redistribuent, les convergences se dégagent en vue de l'analyse des conflits sociaux de demain, dans l'espace de la politique-monde où la crise de la forme nation s'accompagne de la flambée du nationalisme. -
La Terre ou le Monde : Divergences cosmopolitiques
Etienne Balibar, Patrice Maniglier
- Mialet-Barrault
- 9 Avril 2025
- 9782080429681
Étienne Balibar et Patrice Maniglier partagent un constat : la tragédie des migrants, la généralisation des guerres et la crise climatique ont remis le cosmopolitisme au coeur de la pensée politique. C'est sur l'extension de la définition du terme qu'ils divergent. Quand, pour Patrice Maniglier, notre condition terrestre, centrale et déterminante conduit à la nécessité d'une politique de la Terre, dont les acteurs sont aussi non humains, Étienne Balibar lui préfère une politique de l'espèce humaine, dont la spécificité au regard des autres vivants doit être maintenue. L'exploration de ce différend conduit les deux penseurs à préciser les assises et les contours de leur réflexion tout en offrant de nouveaux outils conceptuels aux personnes qui cherchent à appréhender les enjeux brûlants de «notre monde», expression elle aussi amenée à être entendue dans toute sa complexité.
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Qu'est-ce donc qu'être humain aujourd'hui ? La question, très actuelle, est celle de l'éthique et de ses conditions de possibilité. À quels gestes reconnaît-on une personne qui se comporte de façon humaine, simplement et solidement humaine ? Si «se montrer» humain, c'est offrir cette «épiphanie du visage» que Levinas affirmait être la condition de tout lien et de toute justice, peut-on encore «être humain» quand on doit être masqué ? Voulons-nous d'une humanité démissionnaire et spectatrice d'elle-même, confiant à des algorithmes le soin de maîtriser les aléas de l'existence ? Réussirons-nous à mettre fin à la hiérarchisation sexuée de notre monde commun afin que les femmes deviennent pour de bon les égales des hommes ? Telles sont quelques-unes des questions essentielles auxquelles tentent de répondre les auteurs de ce livre. Textes de Dominique Avon, Étienne Balibar, Étienne Bimbenet, Alain Caillé, Patricia Eichel-Lojkine, Camille Froidevaux-Metterie, Donatien Grau, Sandra Laugier, Andrea Marcolongo, Élisabeth Roudinesco, Marie-Françoise Sales.
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Ce volume rassemble les principales études consacrées par Étienne Balibar à la philosophie de Spinoza, dans son rapport intrinsèque à la politique. Partant de la thèse que Spinoza avait reprise de Tacite (la « crainte des masses »), il aboutit à une interprétation renouvelée des modes de communication et des genres de vie, que résume la triple explication du Nom divin : Dieu c'est la Loi, Dieu c'est l'Homme, Dieu c'est la Nature. Pour accomplir cette transition, il faut parcourir plusieurs espaces théoriques : la construction de la démocratie comme limite des régimes étatiques, où s'exprime la puissance de l'être en commun ; l'ontologie du transindividuel, qui affirme le primat de la relation sur l'être isolé ; enfin la constitution du sujet comme une conscience recherchant l'intelligence des affections de son propre corps. Cette enquête permet alors d'approfondir la conception de l'anthropologie philosophique que l'auteur défend dans le cadre du débat contemporain sur l'actualité du spinozisme.
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Le démon de la politique
Etienne Balibar, Antonio Negri, Mario Tronti
- Éditions Amsterdam
- 19 Novembre 2021
- 9782354802387
En France, Mario Tronti est avant tout connu comme l'auteur d'Ouvriers et Capital. Désormais considéré comme un classique du marxisme international, ce livre a en effet produit une « révolution copernicienne » en faisant de la classe ouvrière et des luttes de classes le moteur du développement du capitalisme, et inauguré l'un des courants de pensée les plus originaux de l'après-guerre, l'opéraïsme italien. Le Démon de la politique est le premier ouvrage en français à proposer une introduction au parcours intellectuel de Tronti, à explorer les multiples facettes de la trajectoire théorique et militante de ce penseur pour qui le xxe siècle inaugure le « crépuscule » de la politique.
Conversation avec les philosophes Étienne Balibar et Antonio Negri, cet ouvrage nous invite à une méditation passionnée sur le destin et la vocation que représentent la politique pour celles et ceux qui, comme l'écrit Max Weber, sont possédés par son démon. Les interventions de ces trois figures majeures de la pensée critique contemporaine y dessinent une réflexion passionnante sur la nature de la politique et son avenir incertain. -
Étienne Balibar tente ici un double pari : rendre accessibles les thèmes et les problèmes proprement philosophiques qui ont été traités par Marx ou qui peuvent être posés à partir de son oeuvre et - au terme d'un siècle et demi de controverses passionnées dont la " philosophie marxiste " a été le lieu ou l'enjeu - proposer les éléments d'un bilan et d'un pronostic.
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Libre parole rassemble trois essais complémentaires, de style et de circonstance différents : la Conférence Hrant Dink sur la démocratie et la liberté d'expression par temps de violence, donnée en public à Istanbul en janvier 2018, les Thèses élaborées en 2015 sur « Liberté d'expression et blasphème », pour intervenir dans la discussion qu'ont relancé les assassinats de journalistes impliqués dans la publication des « caricatures de Mahomet » par les membres de Daesh, enfin le séminaire donné en 2013 et rédigé l'année suivante sur les parrèsia(s) de Michel Foucault, où se trouve déployée à partir de l'exemple grec sa conception du « courage de la vérité ».
Leur objectif commun est de problématiser les conditions et la fonction de la liberté d'expression en tant que « droit aux droits », fondamental dans une période de régression des formes démocratiques et du politique lui-même, facilitée par les effets sociaux désagrégateurs de la mondialisation capitaliste, et surdéterminée par les effets de terreur et de contre-terreur que suscite une situation de guerre endémique à laquelle aucune région du monde ni aucun pays n'échappe entièrement désormais. Il est aussi de montrer que, si la liberté d'expression institutionnellement garantie, et la « libre parole » qui en forme la condition et lui confère sa vitalité du côté des sujets, constituent indiscutablement un droit subjectif, donc une « propriété » inaliénable des individus et des groupes dont l'autonomie est (théoriquement) reconnue en démocratie, il faut s'élever à la conception d'un bien public de la communication et de l'expression si l'on veut en généraliser l'exercice, en prévenir les usages discriminatoires, et lui conférer par là-même toute sa normativité politique.
Les hypothèses qui sont ainsi combinées entre elles constituent par là-même un hommage aux héros contemporains de la liberté de parole comme responsabilité du citoyen, qui en illustrent la signification et en ont suggéré l'interprétation. -
Citoyen sujet et autres essais d'anthropologie philosophique
Etienne Balibar
- PUF
- Pratiques Theoriques
- 29 Septembre 2011
- 9782130520023
Qu'appelons-nous " modernité " ? Cette question est travaillée selon une triple orientation philologique, épistémologique et historique, en prenant pour fils conducteurs l'auto-énonciation du sujet, la constitution du " nous " communautaire, l'aporie de l'institution judiciaire. L'interprétation défendue pose que les processus opposés du devenir-citoyen du sujet et du devenir-sujet du citoyen en viennent à se recouvrir. C'est aussi le moment où le rapport du commun à l'universel devient un écart politique au sein de l'universel lui-même. Le " jugement des autres " doit être rapporté à un " jugement de soi-même " attestant pour chacun sa propre normalité. Dès lors, l'humain ne peut coïncider avec l'institution du politique qu'à la condition de se retrancher de soi-même, dans la forme des " différences anthropologiques ". Le citoyen-sujet ne peut se comprendre indépendamment de son envers, qui le conteste et le défie.
Étienne Balibar, né en 1942, est professeur émérite (philosophie politique et morale) à l'Université de Paris Ouest, et Distinguished Professor of Humanities à l'Université de Californie à Irvine. Il a publié récemment Violence et Civilité (Éditions Galilée) et La proposition de l'égaliberté (PUF). -
Cosmopolitique : des frontières à l'espèce humaine ; écrits III
Etienne Balibar
- La découverte
- L'Horizon Des Possibles
- 28 Avril 2022
- 9782348055195
Troisième volume des Écrits d'Étienne Balibar, cet ouvrage rassemble des textes rédigés sur plus de trente ans, et pour certains inédits, consacrés à la cosmopolitique et à l'alternative aux formes présentes de la mondialisation capitaliste, dans une perspective résolument internationaliste.
La cosmopolitique n'est ni une discipline comme la géopolitique ni une tradition philosophique (comme le cosmopolitisme des Lumières et du romantisme) : elle est un problème pratique collectif ouvert. Et celui-ci est devenu d'une urgence extrême depuis que la catastrophe climatique, à laquelle s'ajoute maintenant la pandémie, ont fait virtuellement de l'humanité un sujet politique unifié. Mais qui doit devenir aussi un sujet actif.
Les objets d'une telle réflexion ont surgi pour l'auteur au détour d'événements très différents : les tensions entre l'idée cosmopolitique et la pratique internationaliste ; l'articulation entre les formes de la guerre et le devenir de la forme-nation ; le statut local et mondial des frontières à la lumière de l'alternative entre guerre et traduction ; enfin, la question du droit d'hospitalité que porte l'errance des réfugiés et des migrants, cette part mobile de l'humanité que la communauté des États traite aujourd'hui non en étrangers, mais en ennemis.
Dans l'épilogue sont tirées quelques leçons du Covid-19 qui élaborent l'idée d'une politique de l'espèce humaine, en ciblant particulièrement le problème de la santé commune et de l'égalité d'accès aux ressources de protection et de soin. -
Lacan avec les philosophes
Jean-Luc Nancy, Alain Badiou, Etienne Balibar, Elisabeth Roudinesco, Jacques Derrida
- PU de Paris Nanterre
- 24 Septembre 2020
- 9782840163619
En 1991, à l'initiative du Collège international de philosophie, philosophes et psychanalystes ont
débattu des rapports multiples et complexes de l'oeuvre de Jacques Lacan avec les philosophes
et la philosophie. Le colloque « Lacan avec les philosophes » entendait rendre l'hommage qui lui était dû, dix ans après sa mort, à celui qui, plus que tout autre, a voulu sortir la psychanalyse d'un dangereux repliement sur elle-même et renouer, en innovant, le débat que Freud n'avait cessé d'entretenir avec les intellectuels de son temps sur les questions les plus vives pour la civilisation.
Les thèmes essentiels qui jalonnent la pensée de Lacan à partir de l'expérience psychanalytique et
avec les philosophes sont abordés: l'éthique; l'idée du symbolisme; Lacan avec Platon; la triplicité du
symbolique, du réel et de l'imaginaire; la Parole et la Vérité; le statut de la négation; la théorie du
sujet; la psychanalyse et la science moderne; psychanalyse et déconstruction avec Jacques Derrida.
Des philosophes soutenant des positions parfois très divergentes, des psychanalystes de divers courants, ont apporté leur contribution à ce colloque qui est devenu une référence pour la pensée et a marqué l'histoire du Collège international de philosophie de son archive inestimable.
Ont contribué à cet ouvrage : Natalia Avtonomova, Alain Badiou, Etienne Balibar, François Baudry, Mikkel Borch-Jacobsen, Claude Conté, Michel Deguy, Jacques Derrida, Elie Doumit, Françoise Duroux, Jorge Forbes, Jean-Joseph Goux, Gérard Granel, Patrick Guyomard, Paul Henry, Christian Jambet, Philippe Lacoue-Labarthe, Pierre Lavalle, Guy Le Gaufey, Andréa Loparic, Nicole Loraux, Pierre Macherey, René Major, Stephen Melville, Jean-Claude Milner, Jean-Luc Nancy, Bertrand Ogilvie, Wiliam J. Richardson, Jacob Rogozinski, Elisabeth Roudinesco, Pierre-André Terzian, Jean-Michel Vappereau, Serge Viderman, Samuel Weber. -
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Écrits Tome 1 ; histoire interminable : d'un siècle l'autre
Etienne Balibar
- La découverte
- L'Horizon Des Possibles
- 13 Février 2020
- 9782348055171
Ce volume - le premier des six recueils qui composent cette série d' Écrits d'Étienne Balibar - réunit des essais et des textes d'intervention à caractère historique, philosophique et politique, pour certains inédits, rédigés entre 1995 et 2019. Ils ont en commun de chercher à éclairer le passage d'un siècle l'autre et d'affronter la question de la " fin de l'histoire ", en référence, d'une part, à l'achèvement de la mondialisation capitaliste et, de l'autre, à l'altération de notre environnement biologique et planétaire, qui a atteint le point de non-retour à la fin du XXe siècle mais demeure en partie indéterminé dans ses conséquences sociales et civilisationnelles.
Dans cette perspective, il faut arriver à penser philosophiquement un écart entre des " futurs passés " et des " nécessités contingentes ", non pas de façon purement spéculative, mais en combinant d'une façon toujours singulière la mémoire et l'analyse : repérant des traces événementielles déterminantes pour notre institution de la politique (la " Grande Guerre ", la révolution d'Octobre, l'insurrection de Mai 68) ; décrivant des frontières essentiellement contestées entre Orient et Occident, Nord et Sud, dans notre espace commun méditerranéen (France-Algérie, Israël-Palestine) ;
Conjecturant les formes et les objectifs d'une gouvernementalité stratégique, qui devrait se préoccuper simultanément de grandes régulations planétaires institutionnelles et parier sur la capacité d'invention et de rupture des insurrections locales.
Une politique d'après la politique, à laquelle conviendront peut-être encore les noms de démocratie, de socialisme et d'internationalisme. -
Écrits Tome 2 ; passions du concept : épistémologie, théologie et politique
Etienne Balibar
- La découverte
- L'Horizon Des Possibles
- 13 Février 2020
- 9782348055188
Ce deuxième volume des Écrits d'Étienne Balibar est constitué de neuf études à caractère philosophique portant sur des auteurs classiques ou contemporains (Canguilhem, Badiou, Pascal, Machiavel, Marx, Foucault et Althusser, d'autres encore) et traversant les questions du savoir scientifique, de la " prise de parti " politique et de son incidence sur la connaissance, du statut de la théorie entre spéculation théologique et interprétation de l'actualité.
Rédigées entre 1994 et 2016, ces études illustrent le passage de l'auteur d'une épistémologie historique et critique, dont la question centrale avait été celle de l'articulation entre l' idéologie et la science, à une phénoménologie des énonciations de la vérité, dont le caractère intrinsèquement conflictuel, ouvert sur les " réquisitions " de la conjoncture, implique des interférences constantes entre la recherche de l'intelligibilité, le moment inéluctable de la décision et la répétition des grandes traditions spéculatives. Ces deux types de recherches, apparemment incompatibles, partagent une même passion du concept, qui est commune à tous les auteurs commentés.
Distribuées en trois constellations thématiques, les lectures proposées s'organisent autour de formulations symptomatiques dont on documente à chaque fois les trajectoires d'un auteur à l'autre :
Histoire de la vérité, point d'hérésie, idéologie scientifique. Elles débouchent sur l'esquisse d'une problématique de l'ascension polémique (par opposition à l'" ascension sémantique " des logiciens) à laquelle donnent lieu les confrontations théoriques en révélant dans l'actualité leurs enjeux de principe. -
Spinoza et la politique (4e édition)
Etienne Balibar
- PUF
- Philosophies
- 11 Septembre 2011
- 9782130591153
L'ouvrage se propose d'introduire à la philosophie de Spinoza à partir du rapport intrinsèque qu'elle entretient avec la politique. Après une mise en situation de Spinoza dans les conflits de son temps, ce qui éclaire les multiples dimensions de son projet intellectuel, les trois grandes oeuvres sont analysées. Les thèmes, tels le rapport entre raison et imagination, la démocratie, la religion... sont particulièrement étudiés.
Étienne Balibar, né en 1942, est professeur émérite à l'Université de Paris X-Nanterre et Distinguished Professor of Humanities à l'Université de Californie à Irvine. Il a publié Lire le Capital avec Louis Althusser, Roger Establet, Pierre Macherey, Jacques Rancière, 1965 (réédition aux PUF, " Quadrige ", 1996) ; Race, Nation, Classe. Les identités ambiguës avec Immanuel Wallerstein (La Découverte, 1988) ; La philosophie de Marx (La Découverte, 1993) ; La crainte des masses. Politique et philosophie avant et après Marx (Galilée, 1997) ; Droit de cité. Culture et politique en démocratie (1997 ; réédition augmentée PUF, 2002) ; Nous, citoyens d'Europe ? Les frontières, l'État, le peuple (La Découverte, 2001) ; Violence et civilité (Galilée, 2010) ; La proposition de l'égaliberté (PUF, 2010). -
Philosophie magazine : Face à la guerre
Etienne Balibar, Judith Butler, Frédéric Gros, Etienne Klein, Hartmut Rosa, Michael Walzer, Francis Wolff
- Philosophie magazine Éditeur
- Philosophie Magazine
- 7 Avril 2022
- 9782900818176
Face à la guerre qui fait son retour en Europe, il est plus que jamais indispensable de parvenir à comprendre ce qui nous arrive, sur le plan politique et militaire, mais aussi existentiel, éthique et métaphysique.
Des penseurs de tous les continents nous invitent à affronter la guerre... et à imaginer la paix. -
Europe, constitution, frontiere
Etienne Balibar
- Le Passant ordinaire
- Poches De Resistance
- 18 Mai 2005
- 9782912636263
A un moment où la réflexion sur la construction européenne est dominée par la ratification du projet de « Constitution pour l'Europe », Etienne Balibar s'efforce de prendre le maximum de distance par rapport aux tactiques de parti. L'affrontement des partisans et des adversaires du projet ne saurait clarifier les enjeux historiques, car il évite soigneusement de poser la question de savoir comment une construction supra-nationale peut représenter en même temps, pour les populations qu'elle réunit, une avancée dans l'ordre des droits et de la participation. Le projet en discussion est donc une construction mort-née. Il faut relancer le débat, en revanche, sur les questions de l'avancée démocratique après l'Etat-nation, de la transformation du statut des frontières, de la dimension culturelle et multi-culturelle dans la construction européenne, conditions de la formation d'un citoyen capable de contrôler la délégation de ses pouvoirs. Un citoyen sans lequel on peut parler d'empire ou de coalition, mais pas de gouvernement représentatif et de destin collectif. Dans cette perspective, l'Europe n'est pas une fin en soi, mais elle doit être reconnue comme un instrument de transformation du cours de la mondialisation, peut-être irremplaçable. Il est grand temps pour les peuples qu'elle associe de s'en occuper.
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Race, nation, classe ; les identités ambiguës
Etienne Balibar
- La découverte
- Poches Decouverte
- 28 Février 2007
- 9782707152084
Ce livre, devenu un classique depuis sa première édition en 1988, est d'abord une contribution à la discussion d'un des plus graves problèmes de notre temps : pourquoi, cinquante ans après la défaite du nazisme, trente ans après la décolonisation et la reconnaissance des droits civiques aux Noirs américains, le racisme est-il en progression dans le monde ? La thèse soutenue ici est qu'il ne s'agit ni d'un épisode, ni d'une survivance, ni d'un préjugé, mais d'un rapport social indissociable des structures mêmes de ce monde : le complément intérieur de l'universalisme « bourgeois ». Ce livre est ensuite un dialogue entre deux auteurs, historien et philosophe, américain et français, chacun représentant à sa façon un courant et une expérience de rencontre entre la recherche théorique et l'activité militante au cours des trente dernières années. D'un texte à l'autre, les divergences se redistribuent, les convergences se dégagent en vue de l'analyse des conflits sociaux de demain, dans l'espace de la politique-monde où la crise de la forme nation s'accompagne de la flambée du nationalisme. Enfin ce livre est une tentative pour avancer sur les questions qui ont été traditionnellement les points faibles de la conception marxiste de l'histoire, et qui peuvent devenir les points forts de sa refonte, après Braudel, après Althusser l'espace du capitalisme périphérique, l'idéologie dominante.
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Ce livre est paru en langue française sous le titre : Saeculum, culture, religion, idéologie. Il est issu de la Anis Makdisi Memorial Lecture prononcée en 2009 à l'Université américaine de Beyrouth, voudrait servir à l'élaboration d'un « cosmopolitisme » de l'époque de la mondialisation, en partant du malaise de là sécularisation qu'elle engendre (en particulier pour ce qui concerne sa forme institutionnelle française: la « laïcité »), et en explorant ses dimensions philosophiques. Quelle contribution un sécularisme lui-même sécularisé, indépendant des religions civiles aussi bien que des cléricalismes ou des fondamentalismes, pourrait-il apporter à la citoyenneté dans un monde où tout différend local a une répercussion globale, où toute frontière-monde se projette dans l'espace des relations de voisinage, des ségrégations et des conflits civils qui font la réalité de la politique et différencient ses sujets ?
Cet ouvrage, traduit en langue arabe, a bénéficié du soutien des programmes d'aide à la publication de l'Institut français.
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Bien que les médias ne lui portent qu'un intérêt à éclipses, la question des sans-papiers est désormais posée de façon permanente à la société française et à l'Europe. Et ce ne sont pas les régularisations partielles et temporaires intervenues ces dernières années qui peuvent laisser espérer une solution.
Comme le montrent les auteurs de cet essai, le problème tient à des facteurs structurels, dont rien ne permet de penser qu'ils pourraient disparaître dans un avenir prévisible par un simple bricolage institutionnel : la persistance d'une offre significative de travail clandestin liée aux profits substantiels de la « délocalisation sur place », encourageant une « clandestinité officielle » ; l'illusion entretenue de la maîtrise étatique des phénomènes migratoires, au prix de l'insécurisation des populations d'origine étrangère ; le marasme de la coopération et l'ignorance dans laquelle notre système juridique tient les dispositions du droit international ; la tentation croissante d'un apartheid européen. Dans tous ces domaines, les auteurs proposent un « état des lieux », procèdent au recensement critique des idées reçues, avancent des contre-propositions nouvelles. Et, sur la base de ce solide argumentaire, ils dénoncent avec vigueur les contre-vérités du discours gouvernemental justifiant le maintien dans la précarité de dizaines de milliers de sans-papiers. -
La proposition de l'égaliberté : Essais politiques 1989-2009
Etienne Balibar
- PUF
- 10 Avril 2010
- 9782130571773
Un ensemble cohérent d'essais théoriques et pratiques, publiés ou inédits, défendant l'idée d'une démocratisation de la démocratie comme seule alternative aux processus de « dé-démocratisation » enclenchés par la crise de l'État national-social et dramatiquement aggravés par la mondialisation néo-libérale.
Cet ouvrage rassemble deux séries d'essais, écrits sur une période de vingt ans (1989-2009) : les uns, philosophiques, portent sur l'énonciation et l'institution des droits fondamentaux, au cours d'un processus inséparable des luttes d'émancipation de la modernité ; les autres sont des interventions dans l'actualité politique française, à propos d'événements qui ont eu un retentissement mondial en raison des problèmes qu'ils révélaient (en particulier l'interdiction des « signes religieux » dans les établissements scolaires et les émeutes des banlieues en 2005).
Leur point de rencontre est une problématique des antinomies de la citoyenneté, en tant qu'institution du politique que son rapport originaire à la démocratie oblige en permanence à repenser ses conditions de légitimité et de transformation. Leur horizon est un projet collectif de démocratisation de la démocratie, seule alternative au processus de « dé-démocratisation » enclenché par la crise de l'État national social, et accéléré par la mondialisation néo-libérale.
Le recueil inclut la réédition de l'essai de 1989, « La proposition de l'égaliberté », dont les formulations sont associées au point de vue « post-marxiste » défendu par l'auteur en philosophie politique. Il s'achève par un essai inédit sur la « co-citoyenneté », appliquant à la circulation des migrants les principes d'une démocratie sans exclusion. Entre ces pôles, ont été insérés plusieurs essais critiques (sur Rancière et Esposito, Poulantzas, Arendt, Laclau), esquissant une topique des courants les plus significatifs en philosophie de la démocratie. -
Ambiguïté, violence et civilité : (re)lire aujourd'hui José Bleger (1923-1972) à Genève
Silvia Amati-Sas, Etienne Balibar, Ricardo Bernardi, José Bleger, Marie-claire Caloz-tschopp, Valeria Wagner
- Éditions L'Harmattan
- 23 Octobre 2014
- 9782343048222
Ces dix textes interdisciplinaires analysent la notion d'ambiguïté développée par un médecin, psychiatre et psychanalyste argentin, José Bleger (1923-1972). Voici un outil pour explorer l'histoire proche, un autre continent, d'autres expériences, recherches et pour analyser la violence interne et externe et appuyer la résistance, la création sociale dans nos sociétés. Comment connaître l'ambiguïté, l'observer dans les pratiques, les discours d'aujourd'hui, et la travailler?
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La crise qui frappe l'Europe - depuis que la révélation du déficit des finances grecques, ébranlant de proche en proche la " notation " des trésors publics européens et fragilisant la monnaie commune, a contraint à improviser des stratégies de défense et révélé l'ampleur des divergences entre les Etats pour faire face à la nouvelle distribution mondiale des capitaux et des pouvoirs - n'est ni purement conjoncturelle ni simplement économique. Elle touche à la possibilité même de parier sur l'avenir de la construction européenne : du moins en tant que construction politique affirmative, susceptible d'accroître la solidarité entre ses membres et de leur procurer une influence suffisante sur le cours du monde pour leur éviter le déclin.
La question est désormais posée dans la forme d'une alternative radicale : ou bien les nations européennes trouvent la formule " constitutionnelle " de leur unité, manquée en 2005 et jamais approchée depuis, ou bien elles vont vers l'éclatement des intérêts, la montée des nationalismes, la soumission aux fluctuations de la nouvelle économie financière, dominée par le jeu des acteurs privés et de nouvelles nationalismes, la soumission aux fluctuations de la nouvelle économie financière, dominée par le jeu des acteurs privés et de nouvelles puissances géopolitiques.
Pour l'auteur, toute construction politique a pour condition une invention démocratique sans précédent. Plus précisément :l'invention de pratiques et d'institutions transnationales qui élèvent le degré de participation et de décision démocratiques au-dessus de ce que les vieux Etats-nations souverains ont pu eux-mêmes offrir à leurs citoyens, et que la " dé-démocratisation " néolibérale menace de désagrégation.
Elle débouche sur une interpellation directe, adressée aux militants et aux intellectuels européens, pour refonder au niveau des exigences de l'époque et à l'échelle de ses conditions réelles une " gauche " qui n'en finit plus de se décomposer, entre l'insignifiance de sa rhétorique et la timidité de ses programmes.
L'auteur met ainsi à l'épreuve de notre actualité immédiate une conception de la théorie pour qui toute interprétation du monde est indissociable d'un choix et d'une intervention dans ses luttes.
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Constitué de huit essais complémentaires - de la « désobéissance civique » à la « citoyenneté européenne », de la « préférence nationale » à la possibilité d'une « culture mondiale » - ce livre traite des questions vives de la citoyenneté : fondements de l'autorité de la loi, mise en oeuvre des Droits de l'homme et du citoyen dans des conditions nouvelles, démocratisation de la frontière, pratique de l'art et rencontre des cultures... Multipliant les éclairages à l'occasion des débats de ces derniers mois, ce livre audacieux en montre les cohérences politique et philosophique. Les pratiques et les représentations touchant au statut des étrangers dans la nation constituent, pour Étienne Balibar, la pierre angulaire de « politiques de la citoyenneté » mutuellement incompatibles, entre lesquelles il nous faut choisir. L'articulation de telles questions résulte d'une conjoncture caractérisée par la montée du néofascisme dont les causes sont structurelles, profondément enracinées dans la crise de l'État national et social. Il faut les comprendre en profondeur pour réinventer la politique et forger les institutions nouvelles d'une démocratie ouverte.