Albin Michel

  • De l'âme

    François Cheng

    • Albin michel
    • 2 Novembre 2016

    « Lorsque j'ai reçu votre première lettre, chère amie, je vous ai répondu immédiatement. Avoir de vos nouvelles plus de trente ans après m'a procuré une telle émotion que ma réaction ne pouvait être qu'un cri instantané.
    Votre deuxième lettre, que j'ai sous les yeux, je l'ai gardée longtemps avec moi, c'est seulement aujourd'hui que je tente de vous donner une réponse.
    La raison de ce retard, vous l'avez sans doute devinée, puisque votre missive contient une singulière requête : « Parlez-moi de l'âme »...
    Votre phrase : «Sur le tard, je me découvre une âme », je crois l'avoir dite à maintes reprises moi-même.
    Mais je l'avais aussitôt étouffée en moi, de peur de paraître ridicule. Tout au plus, dans quelquesuns de mes textes et poèmes, j'avais osé user de ce vocable désuet, ce qui sûrement vous a autorisée à m'interpeller. Sous votre injonction, je comprends que le temps m'est venu de relever le défi... »

  • Comme ses Cinq méditations sur la beauté, ce texte de François Cheng est né d'échanges avec ses amis, auxquels le lecteur est invité à devenir partie prenante. Il entendra ainsi le poète, au soir de sa vie, s'exprimer sur un sujet que beaucoup préfèrent éviter. Le voici se livrant comme il ne l'avait peut-être jamais fait, et transmettant une parole à la fois humble et hardie.

    Il n'a pas la prétention de délivrer un « message » sur l'après- vie, ni d'élaborer un discours dogmatique, mais il témoigne d'une vision de la « vie ouverte ». Une vision en mouvement ascendant qui renverse notre perception de l'existence humaine, et nous invite à envisager la vie à la lumière de notre propre mort. Celle-ci, transformant chaque vie en destin singulier, la fait participer à une grande Aventure en devenir.

  • Cinq méditations sur la beauté

    François Cheng

    • Albin michel
    • 2 Novembre 2017

    « En ces temps de misères omniprésentes, de violences aveugles, de catastrophes naturelles ou écologiques, parler de la beauté pourrait paraître incongru, inconvenant, voire provocateur. Presque un scandale.
    Mais à cause de cela même, on voit qu'à l'opposé du mal, la beauté se situe bien à l'autre bout d'une réalité à laquelle nous avons à faire face.
    Nous sommes donc convaincus qu'au contraire nous avons pour tâche urgente, et permanente, de dévisager ces deux mystères qui constituent les deux extrémités de l'univers vivant : d'un côté, le mal, et de l'autre, la beauté... Ce qui est en jeu, nous n'en doutons pas, n'est rien moins que l'avenir de la destinée humaine, une destinée qui implique les données fondamentales de la liberté humaine. » Confronté très jeune à ces deux « mystères » par la fréquentation de l'époustouflant site du mont Lu dans sa province natale d'une part, et par le terrible massacre de Nankin perpétré par l'armée japonaise de l'autre, François Cheng nous livre ici ses réflexions sur les questions existentielles les plus radicales qui n'ont cessé de travailler en lui. Ce faisant, il nous fait revisiter les moments phares de la culture d'Orient et d'Occident.

  • L'éternité n'est pas de trop

    François Cheng

    • Albin michel
    • 4 Janvier 2002

    Au xviie siècle, à la fin de la dynastie ming - époque de bouillonnement et de bouleversement où l'occident même était présent avec la venue des premiers missionnaires jésuites en chine -, dans un monastère de haute montagne, un homme qui n'a pas encore prononcé ses voeux se décide à quitter ce lieu de paix et de silence pour retrouver, trente ans après, la seule femme qu'il ait jamais aimée.
    Un roman d'envoûtement et de vérité, récit d'une passion - celle d'un tristan et iseult chinois avec ses codes et ses interdits aussi précis que stricts - qui n'est pas seulement affaire de coeur et des sens, mais engage toute la dimension spirituelle de l'être, ouvrant sur le mystère de l'univers et le transfigurant.

  • Le dit de Tianyi

    François Cheng

    • Albin michel
    • 3 Septembre 1998

    Lors d'un voyage en chine, l'auteur retrouve le peintre tianyi qui lui remet ses confessions écrites.
    L'homme a vécu les années 30 et 40 dans une chine en plein bouleversement, oú l'héritage culturel gardait pourtant sa force et sa diversité colorée. il a ensuite passé plusieurs années en europe, durant lesquelles il a connu la misère mais aussi découvert une autre vision de l'art et de la vie. a son retour dans son pays soumis aux soubresauts révolutionnaires, il y recherche les deux êtres qui lui sont le plus chers : yumei, l'amante, et haolang, l'ami fraternel, qui l'avaient tant marqué.
    Dès lors, il sera pris, sans pouvoir y échapper, dans un enchaînement de drames atteignant des dimensions insoupçonnées.
    François cheng, écrivain, poète et auteur d'essais sur l'art et la poésie, nous donne là un texte d'une sensibilité peu commune. echappant à toute loi de genre, le dit de tianyi est à la fois un roman d'apprentissage, un témoignage personnel avec l'histoire pour toile de fond et une vision singulière de l'occident dans les années 50 - notamment de paris, lieu d'expérience exceptionnelle.
    C'est aussi le récit d'une quête proprement spirituelle, qui interroge avec passion le mystère du destin. une oeuvre généreuse, au confluent des cultures chinoise et occidentale.

  • Quand reviennent les âmes errantes

    François Cheng

    • Albin michel
    • 28 Mars 2012

    Il y a dans cette oeuvre atypique quelque chose de la tragédie grecque, de la poésie épique, ou même de l'oratorio (tant il est vrai que l'on imagine aisément une scène avec ces trois « voix » et ce choeur).
    Mais bien que l'on soit devant un grand poème spirituel en prose aux accents claudéliens, il y a bien là un récit, qui s'inscrit dans un cadre historique. Les trois personnages sont pris dans la tourmente de l'écroulement du dernier royaume indépendant devant le tyran qui prendra le nom de Premier empereur (fin du IIIe siècle avant J.-C.). Au milieu de ce chaos, deux hommes sont épris de la même femme, sans jalousie aucune.
    Le premier, joueur de zhou (instrument traditionnel à percussion), est autant l'incarnation du yin que le second, valeureux chevalier, l'est du yang. Tous deux périront dans d'atroces souffrances après avoir tenté vainement de s'approcher du tyran pour le supprimer. Entre eux et avec eux, la femme aimée incarne le souffle de vie, le désir généreux de pureté qui élève l'homme jusqu'à sa plus haute dimension.
    Et à cette hauteur, elle continuera à dialoguer par-delà la mort avec ses deux amours, dont lui reviennent les âmes errantes. Le livre se termine par une exaltation en vers de la « nuit mystique où la terre se donne au ciel », dans laquelle, comme dans le Cantique des cantiques biblique, on ne distingue pas toujours qui, des trois personnages, est le locuteur. Sublime !

  • Toute sa vie, François Cheng a été habité par l'errance orientale de Victor Segalen (1878-1919), symétrique de son propre exil occidental. C'est même le cycle chinois de l'oeuvre de Segalen - tout comme lui poète, romancier et critique d'art - qui lui a d'abord permis de revisiter de façon imaginaire une Chine trop tôt quittée, et que Segalen, lui, avait été un des premiers à connaître dans toute sa profondeur et sa diversité.
    En trois textes et un poème, augmentés dans cette édition de poche d'un texte écrit pour le centenaire de la mort de Segalen, François Cheng exprime l'intime proximité qui le lie à ce frère spirituel. L'un comme l'autre n'ont que faire du tourisme culturel, la surface ne les intéresse pas : ils sont allés voir « ailleurs » pour mieux voir au-dedans - non pour se fuir mais pour se chercher. Les deux poètes « exotes », selon l'expression de Victor Segalen, nous invitent ainsi à une démarche d'élévation où chaque culture épouse l'autre dans sa meilleure part.

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  • Assise ; une rencontre inattendue

    François Cheng

    • Albin michel
    • 29 Octobre 2014

    Dans ce très court texte, François Cheng explique qu'il a eu le privilège (au moment de sa naturalisation) de choisir son prénom. Certes, celui-ci fut élu par lui pour sa signification (« français »), mais aussi pour sa rencontre avec le poverello d'Assise qu'il avait découvert en se rendant dans ce haut-lieu italien dix ans auparavant.
    Cette visite fut pour lui une véritable initiation : « Figé sur place, j'eus le brusque pressentiment que mon voyage ne serait pas que touristique, qu'il constituerait un moment décisif de ma vie. Je me surpris à m'exclamer en moi-même : « Ah, c'est là le lieu, mon lieu ! C'est là que mon exil va prendre fin ! » » Le récit est suivi du Cantique des créatures que François d'Assise se mit à chanter à l'approche de la mort.

  • Dans une forme éminemment originale, François Cheng signe là un drame épique où le destin humain, avec toute la complexité des désirs qui l'habitent, se dévoile comme dans les tragédies antiques.
    Quand reviennent les âmes errantes, un singulier échange se noue, et toute la vie vécue, extrêmes douleurs et extrêmes joies mêlées, se trouve éclairée d'une lumière autre, revécue dans une résonnance infinie.Plus rien ne subsiste à part le désir Pur désir inaccompli Mûr désir inassouvi...

  • Le livre du vide médian

    François Cheng

    • Albin michel
    • 12 Novembre 2009

    "Trois types de souffles, émanant du souffle primordial, agissent de façon concomitante : le souffle Yin, le souffle Yang et le souffle du Vide médian. Ce dernier, tirant son pouvoir du Vide originel, intervient chaque fois que le Yin et le Yang sont en présence. Drainant la meilleure part des deux, il les élève vers la transformation bienfaisante." Cette idée d'un entre-deux évanescent qui insuffle sa vie à la réalité duelle, secret de la rencontre féconde des opposés, est présente en filigrane dans toute l'oeuvre de François Cheng. Lui-même, en tant que poète chinois et français, incarne cet échange incessant. En plus de cent poèmes nourris de sa vision du monde et de son expérience humaine, il nous offre son testament littéraire : il a en effet décidé que c'était là son ultime oeuvre poétique. Cette édition de poche, augmentée d'une nouvelle préface et de poèmes inédits, en constitue la version définitive.

  • Entre source et nuage ; voix de poètes dans la Chine d'hier et d'aujourd'hui

    François Cheng

    • Albin michel
    • 1 Février 2002

    Entre source et nuage n'est pas une simple anthologie, mais la transcription d'un héritage poétique et spirituel auquel françois cheng donne ici une vie renouvelée, avec toute la ferveur née de son expérience intérieure de poète naviguant entre deux langues et deux cultures.
    Ce recueil se compose principalement de poèmes de la dynastie des tang (618-907) et de celle des sung (960-1279), qui font partie de l'âge d'or de la poésie classique chinoise.
    Li po, taoïste, chante la communion totale avec la nature et les êtres ; tu fu, confucéen, exprime le destin douloureux de l'homme, mais aussi sa grandeur ; wang wei, l'adepte du bouddhisme ch'an, fixe ses méditations dans des vers d'une parfaite simplicité. a côté de ces géants, d'autres voix dans la chine contemporaine participent de la même aventure. malgré une histoire souvent tragique, les poètes de la chine d'hier et d'aujourd'hui ont su porter témoignage d'une spiritualité toujours vivante.

  • Ce coffret regroupe trois grands textes de François Cheng :

    Cinq méditations sur la beauté : La clé de l'oeuvre de François Cheng, qui rassemble des considérations littéraires, esthétiques, poétiques, philosophiques et spirituelles. Une réflexion profonde sur les énigmes majeures de l'expérience humaine.

    Cinq méditations sur la mort, autrement dit sur la vie (Prix des Ecrivains croyants 2014) : Une vision en mouvement ascendant qui renverse notre perception de l'existence humaine, et nous invite à envisager la vie à la lumière de notre propre mort.

    De l'âme : François Cheng s'est lancé ici dans une exploration de l'âme, cette singulière chose qui peine à se faire une place dans le monde d'aujourd'hui, coincé dans un face à face corps- esprit "confiné et desséchant". Ni encyclopédie, ni précis, De l'âme est une invitation à vagabonder sur un chemin de pensée, en très bonne compagnie.

  • Entre source et nuage

    François Cheng

    • Albin michel
    • 4 Décembre 1990

    François Cheng est né en Chine en 1929. Docteur ès lettres, il occupe actuellement une chaire de professeur à l'Institut national des Langues et Civilisations orientales. Écrivain et poète, il est l'auteur d'importants ouvrages sur l'art et la poésie de son pays d'origine.

    Entre Source et Nuage n'est pas une anthologie chinoise comme il en existe déjà tant, mais bien la transcription d'un héritage poétique que l'auteur connaît par coeur, auquel il donne une vie renouvelée, avec toute la ferveur fidèle et cette part de lui-même née de son expérience intérieure de poète.

    Cette poésie chinoise, dit-il, seul trésor que j'aie emporté avec moi au moment de quitter ma terre, seule lueur qui m'ait tenu compagnie dans ma longue nuit, seul guide enfin qui ait su m'initier à l'amour d'une autre terre et d'une autre langue, c'est elle qui m'a permis de me réenraciner dans l'être, de chanter à nouveau. Une poésie vécue et réinventée donc, en ce sens que par elle j'ai tenté de recréer une autre possibilité de vivre..

  • Poésie chinoise

    ,

    • Albin michel
    • 29 Mars 2000

    " les poèmes proposés dans ce carnet du calligraphe illustrent une tradition qui correspond à l'âge d'or de la poésie classique chinoise.
    Les poètes de la dynastie des tang ont su continuer, en la magnifiant, une culture littéraire dont l'origine remonte à presque mille ans avant notre ère. " françois cheng spécialiste de l'art et de la poésie de son pays d'origine, la chine, françois cheng a publié de nombreux ouvrages, dont le dit de tianyi, prix fémina 1998 ; l'ecriture poétique chinoise shi tao, la saveur du monde, prix andré malraux 1998 - chu ta, le génie du trait et entre source et nuage.

    Dans ce carnet du calligraphe, françois cheng donne sa traduction d'un héritage poétique qu'il connaît par coeur, en lui insufflant une vie nouvelle. par la magie du pinceau et des couleurs, les calligraphies de fabienne verdier participent de ce même élan créateur.

  • Entretiens avec Françoise Siri

    ,

    • Albin michel
    • 25 Février 2015

    Ces entretiens sont issus de la série de cinq émissions « A voie nue » diffusées sur France Culture en octobre 2014. Sur un ton très personnel, François Cheng y dévoile certains épisodes de son enfance et de son adolescence chinoise, évoque la misère de ses premières années en France et son apprentissage du français. Il revient sur ses thèmes de prédilection - la beauté, la mort, le mal - mais aborde aussi d'autres thèmes comme la méditation telle qu'il la pratique, l'amitié, l'amour. et même son goût pour les saveurs - délicieux passage sur sa découverte de sa première pâtisserie occidentale en Chine....

    Les entretiens sont assortis et suivis de poèmes, dont douze inédits, liés aux thèmes évoqués.

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