Georgina Tacou

  • L'Évangile des égarés est un texte sur la survie en trois parties, celle de Flora, la narratrice. Ces trois actes se passeront sous la forme de trois rencontres. Trois expériences, aussi vitales que différentes. La première rencontre est avec la figure de Fritz Zorn, écrivain héroïque et injustement oublié d'un seul livre culte, Mars, paru en 1976. À travers sa vie si singulière, Zorn offre à Flora sa révolte et sa colère. La deuxième rencontre a lieu avec les patients d'une clinique psychiatrique où Flora est internée parmi ceux qu'elle nomme les égarés. Grâce à eux , elle renoue avec l'humanité et la fraternité à travers une série de portraits où se donne à voir ce que peut être la solidarité humaine face aux violences du monde extérieur. La dernière de ces expériences et de ces rencontres est celle avec son fils, Vladimir (17 ans), du moins l'homme qu'il devient : c'est un adolescent qui s'oppose à la dématérialisation du monde d'aujourd'hui en permanence connecté. Par lui, et un événement tragique, reviendra à Flora la capacité d'aimer et de vivre.
    Ce livre raconte une renaissance singulière et humaine parce qu'elle passe par un renversement des valeurs de notre époque. En s'attachant aux maudits, aux laissés-pour-compte où à une jeunesse qui refuse aujourd'hui ce monde à bout de souffle, l'auteur montre que reprendre vie consiste avant tout à ne pas s'y soumettre. Le style est riche d'images poétiques ou violentes. Le parallèle avec le roman culte de Fritz Zorn est très enrichissant, car Georgina Tacou a mené une véritable enquête pour mieux connaître la vie privée de cet écrivain discret dont on connait peu de choses.

  • Au travers de tableaux brefs, souvent outrés, une jeune femme conte l'agonie d'une mère, la dislocation d'une fratrie, la majesté d'une île en guerre, la furia des sabbats des grandes villes et l'héritage du désordre.
    Au coeur de sa course éperdue pointe un amour que l'on dirait contre-nature avec gianni, l'âme-frère. entre mythe et facétie, deuil et espoir, ce récit célèbre une renaissance. la mort n'en saura rien résonne comme l'un de ces chants qui, nés des ténèbres, s'élancent vers de vivantes couleurs.

  • Apnee

    Georgina Tacou

    • Lulu
    • 19 Juin 2014

    Après un premier roman "La Mort n'en Saura Rien" ( éditions Leo Sheer 2009) Voici un recueil de nouvelles entre classicisme et anticipation revisitant monstres et masques . Une contrebandière de tulipes, un loup perdu parmi les hommes, un navire en détre

  • La mort du papillon de nuit est un texte exclusivement contemplatif : la narratrice raconte son observation à la fois chirurgicale et métaphysique d'un papillon de nuit agonisant devant elle. Elle y noie son propre rapport à la mort, à la vie aussi, et à la nature. Elle décrit la fragilité de l'existence comme étant à la fois un miracle et une fatalité.
    Face à ce texte, Nous le printemps, écrit par Georgina Tacou en 2019, est une nouvelle d'anticipation dans laquelle elle raconte l'histoire d'amour naissante entre Elie et la narratrice. Cette histoire d'amour naît dans un contexte particulier : nous sommes en 2021 et des chercheurs ont développé une machine capable d'aspirer le monde entier dans un mini trou noir. La première partie du texte raconte ce contexte, et la seconde la fin du monde, l'Apocalypse, le monde se faisant aspirer dans un chaos impensable. Cette histoire lui permet de développer son rapport à l'amour et à la mort, en tout cas à la destruction.

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