La Révolution française fut d'abord un changement de société. En sortent ruinés la noblesse d'Ancien Régime, le clergé et les bourgeois qui avaient prêté à l'État. À l'aristocratie succède la ploutocratie. Ce n'est plus la naissance mais la fortune qui devient le critère de la distinction sociale.
L'argent joue désormais un rôle essentiel. Comment s'enrichir sous Napoléon ? Par les donations impériales,par le pillage à la faveur de la guerre, par la corruption ou par la spéculation. La France a désormais le regard fixé sur la Bourse, baromètre de l'opinion. C'est l'envers oublié de l'épopée impériale mais qui ne ternit en rien l'éclat des institutions créées et des victoires remportées par Napoléon.
Et si le Premier Empire avait été l'empire du crime ? Derrière une apparence d'ordre et de puissance, le régime napoléonien fut en fait le théâtre de l'éclosion d'une criminalité nouvelle : bandes de brigands, contrebandiers, fausse monnaie...
En nous faisant pénétrer dans les arcanes les plus sombres du monde du crime entre 1799 et 1815, Jean Tulard dévoile un univers méconnu. Sous sa plume vivante et précise, les faits divers s'enchaînent et les personnages historiques défilent dans toute leur truculence. Fantastique récit d'une période de peur et de sang, Le Monde du crime sous Napoléon donne à lire l'histoire ignorée mais capitale de ceux que l'histoire voudrait oublier.
Le 12 octobre 1809, Napoléon s'est installé dans la demeure des Habsbourg, la dynastie régnante sur l'Autriche, qu'il a soumise.
Frédéric Staps, étudiant nationaliste de 18 ans, quelque peu exalté, considère l'Empereur comme un despote et entend en débarrasser l'Europe.
Il a prévu de tuer Napoléon à l'occasion d'une parade militaire.
Mêlé à la foule, il réussit à approcher de celui qu'il considère comme un tyran, et, sortant un poignard qui était dissimulé dans son vêtement, il lui lance : « Vous tuer n'est pas un crime, c'est un devoir ! » Fort heureusement intercepté par deux gendarmes, il ne peut commettre son acte.
Interrogé par différents généraux, et par Napoléon lui-même, Frédéric Staps fut jugé par une commission militaire, le 15 octobre 1809, laquelle le condamna à la peine de mort.
Jean Tulard, immense spécialiste napoléonien, détaille avec une minutie exemplaire ce que furent les conséquences de cet attentat, sur la politique de l'époque, et surprenant peut-être, sur le moral de Napoléon.
Après le coup d'État de Brumaire, Bonaparte affirme : « Je suis la Révolution », pour ajouter « La Révolution est finie ». Trois voies sont alors offertes : le retour au système monarchique, la consolidation des conquêtes bourgeoises et paysannes ou la satisfaction des aspirations des sans-culottes parisiens.
Biographie traditionnelle mais aussi ouvrage de référence, ce Napoléon ou le mythe du sauveur est devenu au fil des ans un véritable classique dont nul ne saurait se passer.
Augmentée d'annexes, d'une chronologie et d'une filmographie, cette nouvelle édition est enrichie des recherches les plus récentes menées par les historiens sur le contexte de la France du début du XIXe siècle et la geste napoléonienne.
Historien de renommée mondiale, Jean Tulard est le meilleur spécialiste de Napoléon Bonaparte et de l'époque napoléonienne, à laquelle il a consacré une quinzaine d'ouvrages fondamentaux.Édition mise à jour et augmentée
Ce sont les victoires d'Italie et d'Égypte qui ont porté le général Bonaparte au pouvoir et c'est une défaite en Belgique qui l'en a chassé. Le génie politique est chez lui inséparable du génie militaire.
Personne n'a jusqu'à présent cerné avec rigueur et hauteur de vue ce qu'implique une évocation totale de Napoléon chef de guerre : comment a-t-il remporté ses premières victoires, comment savait-il se faire aimer et craindre à la fois par ses hommes ? Quelle part prenait-il à l'organisation de l'armée, comment finançait-il la guerre ? était-il indifférent aux souffrances des autres et à l'hécatombe de morts et de blessés ? Pourquoi a-t-il mal compris la guerre navale et surtout la « petite guerre », c'est-à-dire la guerre de partisans (Espagne, Russie) ?
Jean Tulard règne sur les études napoléoniennes depuis quarante ans. Il sait tout d'elles et s'est longtemps attaché à comprendre le « mythe du sauveur » (Fayard, 1977), à cerner l'oeuvre politique et administrative de l'Empereur, à décrire la société française et ses maîtres.
Manquait le grand livre qui nous montrerait comment cet incontestable surdoué que fut Napoléon a conduit son destin personnel. S'écartant des voies classiques d'une stricte biographie, Jean Tulard a choisi d'évoquer le fabuleux destin de Napoléon en s'arrêtant sur chacun des moments où l'histoire a hésité. Parmi les épisodes qui ont tissé cette existence incroyable, certains étaient bien connus mais pâtissaient d'un éclairage insuffisant, d'autres étaient omis ou traités cavalièrement. Rarement, en tout cas, on les avait rassemblés et liés avec une telle agilité, et jamais l'exclamation du principal intéressé à Sainte-Hélène « Quel roman que ma vie ! » n'a été aussi vraie que dans ces 50 chapitres.
Jean Tulard est membre de l'Académie des Sciences morales et politiques et lauréat de l'Académie française. Il est aujourd'hui reconnu comme l'un des meilleurs spécialistes de Napoléon et du Premier Empire, auxquels il a consacré une quinzaine d'ouvrages fondamentaux.
"Quand en aura-t-on fini avec Talleyrand ? se serait exclamé Napoléon en 1812. On ne finit jamais avec le diable boiteux : Louis XVI, Barras, Louis XVIII, Charles X, Louis-Philippe qu il a servis tour à tour auraient pu faire la même observation que Napoléon. Si la vie de Talleyrand est bien connue, ce livre illustre des aspects de sa biographie : sa religion, sa réputation de corruption, son duel avec Fouché, ses idées en matière de diplomatie, mais aussi les femmes, la table et le jeu, et ses ""sincérités"" successives. Une chronologie, une généalogie et une bibliothèque complètent ce portrait d un personnage qui, de 1789 à 1838, n a cessé de peser sur le cours de notre histoire."
Machiavel dictateur, nullité couronnée, joujou de la Révolution, obsédé sexuel, chéri de Satan, empoisonneur de soldats, Attila-Croquemitaine, mythe solaire : Napoléon, s'il est tout cela et autre chose encore, a-t-il même existé?
À travers libelles anonymes et pamphlets sous le manteau, à travers Sade, Chateaubriand, Clausewitz et mille autres oubliés, Jean Tulard dresse le portrait du «tyran des nations», le tableau de la contre-légende impériale, le «Bréviaire de la haine» que suscita partout en Europe, et pas seulement chez les dominants, l'aventure impériale de l'Ogre français.
De la Révolution au Grand Empire, Jean Tulard analyse dans ce manuel une période historique considérée comme le berceau de la construction de notre nation moderne. Leçon par leçon, il tente de mettre en perspective toutes les articulations politiques, intellectuelles, mais aussi économiques inhérentes à ce quart de siècle héritier des Lumières. Pour approfondir, une bibliographie, une iconographie et une filmographie sont proposées à la fin de chaque partie. Cet ouvrage permet ainsi à tout historien - apprenti ou aguerri - de comprendre une période charnière de l'histoire de France.
Des grands héros de l'Histoire, Napoléon a probablement été le plus prolixe. Il a écrit d'abondance tout au long de sa vie, abordant tous les sujets et toujours soucieux du regard de la postérité.
Ses jugements et ses opinions ont été soigneusement recueillis par de multiples interlocuteurs, conscients d'avoir affaire à un homme extraordinaire. Certains propos conservent aujourd'hui une brûlante actualité : sur le droit du sol, la femme, le Coran... Mais on ne compte pas les formules tronquées et les interventions détachées de leur contexte historique.
Il fallait toute la science de Jean Tulard, lecteur depuis des décennies des correspondances et des Mémoires des contemporains, pour rassembler, thème par thème, une masse de citations dont l'origine et l'authenticité sont parfaitement établies.
À Marengo, rien ne s'est passé comme prévu...
Ce 14 juin 1800, dans la campagne piémontaise, l'histoire s'est accélérée : d'abord défait puis finalement victorieux, le Premier Consul Bonaparte lève les derniers obstacles dans sa course folle vers le pouvoir absolu. Et pourtant... ce que la propagande impériale transformera en un coup de génie stratégique fut d'abord une déroute et l'armée française ne dut son salut qu'à l'arrivée de Desaix. C'est cette bataille que Jean Tulard raconte ici heure par heure, rebondissement après rebondissement.
Une légende naît. De la conjuration de Fouché et Talleyrand imaginée par Balzac à Tosca, le fameux opéra de Puccini, du peintre David à Alexandre Dumas, du chien Moustache au poulet préparé le soir de la victoire, Jean Tulard nous en révèle toutes les facettes.
Meilleur spécialiste du premier XIXe siècle, de l'Empire et de Napoléon, Jean Tulard est l'auteur d'une oeuvre considérable (la cinquantaine d'ouvrages parus en plusieurs décennies le démontre amplement). Imminent spécialiste également de l'histoire du cinéma (son Dictionnaire amoureux du cinéma fait autorité) et du roman policier, il dispose d'une quantité de cordes à son arc et la variété de ses curiosités est prodigieuse.
Pour faire connaître un certain nombre de ses travaux d'érudition, aujourd'hui peu connus, et pour donner un aperçu de la gamme de ses centres d'intérêt, la Fondation Napoléon et les éditions Tallandier présentent ici une sélection de publications et d'interventions qui ont ponctué sa vie de chercheur et d'âme cultivée. Du véritable rôle de Cambacérès sous l'Empire au fonctionnement des institutions en l'absence de l'empereur ; de la question du supposé empoisonnement de Napoléon au marquis de Sade ;
Du tombeau de Monseigneur Visdelou à Saint-Pol-de-Léon aux talents de Michel Platini, cet ouvrage tout à la fois sérieux, drôle et spirituel enchantera les dizaines de milliers de lecteurs habituelsde Jean Tulard.
Ce livre se veut un supplément aux Guides des films de la collection Bouquins qui recensait en cinq tomes plus de 20 000 films tournés entre 1898 et 2017. La pandémie éclatée en 2020 a entraîné la fermeture des salles pendant de longs mois. Désormais s'ouvre l'ère du cinéma à la maison avec le succès de la vidéo à la demande alors que les salles obscures étaient privées de public. Une étude du Centre national du cinéma a montré qu'en 2020 la vidéo à la demande a progressé de 35,8 %. De nouveaux géants apparaissent supplantant les Paramount, MGM, Universal ou Gaumont. Ils s'appellent Netflix, Amazon, Canal Video ou Disney. Dans ce volume, on trouvera les principaux films des cinq dernières années dont certains distribués sur Netflix, sélection qui pourra sembler subjective comme les jugements qui y sont formulés, mais il s'agit d'un guide et non d'un dictionnaire. Grâce aux chaînes de télévision françaises ou étrangères, aux sorties en DVD ou aux programmes des cinémathèques ont été redécouverts des films anciens oubliés ou négligés dans les tomes précédents et qui ont trouvé leur place dans ce volume. 1 000 films sont ici référencés dans ce nouveau répertoire, ce qui permet de se faire une idée de la richesse du 7e art.
Expliquer pour comprendre et donc mieux juger. Tel est l'objet de ce livre qui se veut objectif, rigoureux et pourtant personnel sur l'un des héros les plus célèbres de notre histoire.
Napoléon est le personnage le plus admiré et le plus haï de notre histoire. Il est le fondateur de nos institutions et le synonyme de gloire militaire, mais on lui reproche les morts de la Grande Armée et le rétablissement de l'esclavage dans nos colonies. On peut toutefois évoquer Napoléon avec admiration sans dissimuler ses erreurs et ses faiblesses. Par ailleurs, il faut détruire une certaine légende noire concernant les conséquences des guerres napoléoniennes, du million de morts à la ruine financière du pays. Il faut expliquer les conditions de l'exécution du duc d'Enghien et pourquoi l'Empereur fut battu à Waterloo. Tel est le projet de ce dictionnaire qui se veut objectif et rigoureux, sans pour autant dissimuler le vif intérêt de son auteur pour l'une des périodes les plus passionnantes de notre histoire.
que serait le cinéma sans les stars ? on va voir un film de greta garbo, marilyn monroe, louis de funès ou encore de george clooney.
le public ignore jusqu'à l'existence des metteurs en scène des courts ou moyens métrages de laurel et hardy. ce sont ces derniers qui attirent les spectateurs. on trouvera ici la filmographie complète de plusieurs milliers d'acteurs: toutes les vedettes du cinéma occidental et oriental depuis le muet, mais aussi les "troisièmes couteaux ". on trouvera également les révélations récentes du cinéma français ou étranger, de scarlett johansson (le dahlia noir) à kirsten dunst (marie-antoinette), de clovis cornillac (le serpent) à olivier gourmet (congorama).
chaque filmographie est suivie d'une évocation de la carrière de l'acteur, ce qui fait de ce livre un ouvrage de référence complétant le volume sur les réalisateurs.
Etre né avec le cinéma parlant et voir des films depuis l'âge de sept ans permet de parler avec amour du Septième Art. Avec nostalgie aussi. Le cinéma était jadis une fête et un spectacle. On choisissait sa salle. l'ouvreuse nous plaçait, les lumières s'éteignaient. un rideau s'écartait. Sur l'écran se succédaient les actualités. un documentaire et un dessin animé ; puis venait l'entracte avec ses esquimaux glacés : et c'était enfin le grand film tant attendu. Dans les années cinquante naquit une culture cinématographique t travers les longues files d'attente de la Cinémathèque, rue d'Ulm puis au Palais de Chaillot, les ciné-clubs et les revues spécialisées. Aujourd'hui, près de cent films passent quotidiennement sur le petit écran, et le MD permet de constituer son Panthéon cinématographique. Le cinéma a perdu beaucoup de sa magie. Niais comment ne pas continuer a l'aimer ?
La cinquième et dernière édition du Guide des films en trois volumes datait de 2005. Un Nouveau guide des films devenait nécessaire. Il traite de quelque 2 500 films :
- les principaux films sortis entre l'année 2005 et l'année 2009, qui a vu triompher Le Concert, de Radu Mihaileanu, - des films anciens redécouverts à la faveur de leur passage sur les chaînes de télévision ou des rétrospectives des cinémathèques, - des films méconnus à l'époque de leur sortie et qui entament une nouvelle carrière.
Chaque notice contient un générique détaillé, un résumé du scénario et un jugement critique. Un index général à la fin du volume recense tous les films référencés dans les trois volumes du Guide des films et le Nouveau guide des films. Ainsi dispose-t-on d'un répertoire de tout ce qui a compté depuis l'invention du cinéma.
Ce cinquième volume d'une série qui compte parmi les best-sellers de la collection « Bouquins » offre un large panorama de la production cinématographique depuis 2010. Cette année-là était publié le premier supplément du Guide des films, dont la dernière édition en trois volumes remontait à 2005. Un nouveau supplément s'imposait huit ans plus tard, tant la création cinématographique reste vivante et florissante : 599 films sont sortis dans les salles en 2010, 609 en 2011, 638 en 2012, 677 en 2013, 679 en 2014, plus de 600 en 2015, autant en 2016 et en 2017. À quoi il faut ajouter ceux parus directement en DVD ou en Blu-ray. Au total, ce sont ainsi plus de 800 films nouveaux qui sont offerts aux amateurs du septième art chaque année.
Le cinéphile pressé ou le simple curieux trouveront dans ce Guide non l'intégralité de cette production, mais un répertoire des 2 000 oeuvres qui ont compté durant cette période : des James Bond successifs au Camille Claudel de Bruno Dumont ou au Loup de Wall Street de Martin Scorsese... Une large part est faite aux films anciens sortis à la télévision ou en DVD chez Bach, Montparnasse ou Sidonis, la plupart étant inédits ou oubliés.
On trouvera aussi à la fin de ce livre un index général recensant tous les titres analysés dans les cinq volumes de ce Guide, soit plusieurs milliers de films - ceux qui ont fait, du point de vue occidental, l'histoire du cinéma.
Aux origines de la Préfecture de Police de Paris : naissance d'une administration moderne.
De simple rouage du ministère de la Police générale sous la Restauration, la Préfecture de Police devient à partir de 1830 une grande administration, dont le chef dispose d'un pouvoir presque aussi étendu que celui du ministre de l'Intérieur. Elle affronte alors les soulèvements républicains et l'action des sociétés secrètes, l'épidémie de choléra et la formation d'une « classe dangereuse » dont Lacenaire est resté le symbole. Répression du crime et de l'émeute, chasse aux conspirateurs, lutte contre le vagabondage et de la mendicité... La police s'adapte aux bouleversements d'une capitale où l'effervescence sociale et les menées séditieuses maintiennent les forces de l'ordre sur le qui-vive. Mais ses attributions ne se réduisent pas à la traque aux criminels et aux conspirateurs. Problèmes de voirie, entretien des fontaines, librairie et imprimerie, théâtres, cultes, hygiène publique : la police se confond avec l'administration de la ville. Une bureaucratie se constitue, des règles se font jour, un corps de police en uniforme est établi. Personnage influent et redouté, le préfet de police devient un conseiller écouté de la Couronne.
En faisant revivre, de 1830 à 1848, l'histoire de cette puissante administration qui inspira Balzac, Hugo, Stendhal et Eugène Sue, Jean Tulard raconte avec talent le Paris d'avant la révolution haussmannienne.
Une collection unique, souvent imitée, jamais égalée, qui explore tous les champs du savoir et de la littérature et qui est devenue, en moins de trois décennies, la bibliothèque idéale de l'honnête homme de notre temps. Chez « Bouquins », nous publions aussi bien des dictionnaires d'histoire, de musique ou de littérature que des récits de voyage, des grands classiques de la littérature mondiale ou de l'art de vivre que des portraits de ville ou des textes sacrés. Ils ont été établis par les meilleurs spécialistes et font référence dès leur parution. « Bouquins » s'adresse à tous ceux qui ont la passion de lire et de découvrir, aussi bien à l'étudiant qu'au professeur ou à l'amateur de curiosités, bref à tous ceux qui croient encore qu'un bon livre reste l'un des plus merveilleux compagnons qui nous ait été donné depuis que Gutenberg, avec ses caractères de plomb et d'antimoine, ses moules en métal et ses poinçons, a permis aux textes, parfois tirés de la nuit de l'oubli, de rencontrer en Europe leurs lecteurs par milliers.
Il y a quatre-vingts ans, en 1933, paraissait sur les écrans Fra Diavolo, parodie de l'opéra Auber qui rendit célèbres Stan Laurel et Olivier Hardy. Un mythe cinématographique était né. Leur carrière s'étend de 1917 à 1951, multipliant les succès avant un inévitable déclin. À l'inverse, d'autres acteurs du burlesque, Laurel et Hardy n'ont jamais été oubliés. Ce livre est un nouvel hommage rendu à leur génie comique, proposant une analyse de tous leurs films avec leurs meilleurs gags.
Après le succès rencontré par Le pouvoir du Mal (L'Harmattan, 2012) qui reprenait les textes d'émissions radiophoniques de la série Questions pour l'Histoire, voici une nouvelle galerie de ces tyrans qui ont horrifié leurs contemporains et qui n'avaient trouvé place dans le précédent volume. Treize portraits où l'on retrouve méchants célèbres comme Ivan le Terrible ou Catherine de Médicis et insolites comme Fabre d'Églantine ou Sade.
Joseph Fouché (1759-1820) fascine toujours aujourd'hui parce qu'il fut un acteur de premier plan durant plus de vingt années d'une densité exceptionnelle (ses deux grands rivaux ne s'appelèrent-ils pas Robespierre et Napoléon?) et qu'il fut l'inventeur de la police politique.Il n'eut pas son pareil pour vouloir être de tout , comme le déclara un jour l'Empereur, pour occuper le devant de la scène à tout prix ( l'intrigue [lui] était aussi nécessaire que la nourriture ). Ne pouvant se résoudre à rester au second plan, il se singularisa durant la Terreur par un comportement particulièrement sanguinaire comme représentant en mission à Nevers et à Lyon; il fut ensuite l'un des inspirateurs du complot contre Robespierre le 9 thermidor; le 13 vendémiaire, il prodigua ses conseils à Barras mais l'abandonna le 18 brumaire. Ministre de la Police de Napoléon, il se délectait à démêler les fils des intrigues jacobines ou royalistes. Disgracié à deux reprises pour avoir manifesté une fidélité à éclipse au régime et au souverain, il intrigua un peu plus tard auprès de Murat, roi de Naples, pour le détacher de Napoléon. La confusion des Cent-Jours le combla par les occasions qu'elle lui donna de multiplier les manoeuvres, et il parvint un temps à devenir le ministre de la Police de Louis XVIII, lui le régicide, avant de mourir en exil, riche à millions.Ce parcours plus tortueux encore _ s'il est possible _ que celui de Talleyrand a passionné des auteurs aussi divers que Balzac, Zweig et, récemment, Jean-Claude Brisville. N'était-il naturel qu'il retînt l'attention de notre meilleur historien de l'Empire, Jean Tulard?Membre de l'Institut (Académie des sciences morales et politiques), professeur à l'université de Paris-Sorbonne, directeur de l'Institut Napoléon, Jean Tulard a publié plusieurs dizaines d'ouvrages sur la Révolution et l'Empire. Il est ainsi l'auteur de Napoléon ou le mythe du Sauveur (Fayard) et a dirigé le Dictionnaire Napoléon ainsi que le Dictionnaire du Second Empire (Fayard).
L'Histoire n'est pas une magnifique suite d'actions héroïques et de gestes admirables. Sans le Mal pas d'Histoire. Et il faut l'avouer, les méchants sont les personnages les plus fascinants de la saga des peuples. En voici treize, présentés à travers des dramatiques interprétées jadis sur les ondes. Treize portraits où l'on retrouve des méchants célèbres comme Néron ou Beria et héros insolites comme Olivier Le Daim ou le prince de Palagonia. Ils illustrent le pouvoir du Mal.