Pascale Robert-Diard

  • En avril 2014, Maurice Agnelet comparaît devant la cour d'assises d'Illeet- Vilaine. C'est la troisième fois que cet ancien avocat est jugé pour l'assassinat de sa maîtresse, Agnès Le Roux, disparue à Nice trentesept ans plus tôt. Un coup de théâtre survient à l'audience quand le fils aîné de l'accusé, Guillaume, demande à être entendu comme témoin. Il brise enfin le secret de famille qui entoure cette fascinante énigme criminelle, en livrant les confidences qu'il a reçues de son père.
    Guillaume Agnelet dépose devant la cour, mais avant tout devant son père, sa mère et son frère auxquels il est confronté. Cinq jours plus tard, Maurice Agnelet est condamné à vingt ans de réclusion criminelle.
    Pascale Robert-Diard a rencontré Guillaume et déroule le fil d'une existence prisonnière de ce terrible secret. Connaissant parfaitement le dossier d'instruction et la psychologie des personnages, l'auteur parvient à composer le théâtre intime de cette famille qui a préféré le poison du silence à la violence de la vérité.

  • Qui a été confronté à la justice ou s'intéresse aux affaires judiciaires a parfois le sentiment d'une gigantesque loterie.
    D'un juge à un autre, d'un tribunal à une cour d'appel, l'appréciation des faits fait pencher la balance d'un côté ou de l'autre. Au fil des affaires de moeurs, d'endettement, d'animaux domestiques récalcitrants, de picrocholines querelles de voisinage ou de grands scandales publics, Pascale Robert-Diard déshabille les juges, avec ironie et légèreté. Elle révèle, à travers leurs dilemmes et leurs combats, la part insoupçonnée d'humanité de ces personnages emblématiques de la justice.
    Que les justiciables soient précaires, stars du football, du cinéma ou de la politique, Pascale Robert-Diard démontre l'existence d'une « part du juge », véritable marge d'imagination et de création. Plongez-vous dans cette série de chroniques mordantes : elles retracent l'évolution de la justice face aux moeurs et offrent un panorama inédit de la société française.

  • « Quand Guillaume Agnelet a quitté la barre, j'ai baissé la tête, je tremblais. Sur mon carnet j'ai griffonné mise à mort d'un homme. Deux jours après la déposition du fils, la cour d'assises a déclaré son père, Maurice Agnelet, 76 ans, coupable de l'assassinat de sa maîtresse et l'a condamné à vingt ans de réclusion criminelle. L'affaire avait trouvé son épilogue judiciaire.

    Mais une autre histoire était venue la culbuter, tout aussi dense et douloureuse. Elle se passait juste à côté, elle avait duré presque aussi longtemps et on n'en avait rien su, rien deviné. J'avais la scène sans les coulisses. La lumière, sans les ombres. J'ai voulu comprendre. »

  • Septembre 1967. Gabrielle Russier fait sa rentrée : elle enseigne le français au lycée Nord de Marseille. Elle porte les cheveux courts, elle fume. Elle fait découvrir à ses classes L'Écume des Jours, de Boris Vian. Plusieurs mois plus tard, Gabrielle et l'un de ses élèves, Christian, 16 ans, commencent une relation amoureuse. C'est le début d'une passion interdite.
    Cette histoire fait scandale, à l'heure où Mai 68 proclame l'amour libre. Gabrielle Russier est poursuivie pour détournement de mineurs, et incarcérée. Elle se suicide avant son procès en appel. L'affaire bouleverse le pays.
    Avec un sens aigu de la psychologie, Pascale Robert- Diard fait une plongée intime dans l'époque de la fin des années 1960. Une reconstitution extrêmement vivante d'une histoire d'amour tragique, devenue emblématique, qui a inspiré le célèbre film Mourir d'aimer. Un récit illustré d'archives rares et de photos d'époque, fruit de l'enquête du documentariste Joseph Beauregard.

  • Trahisons, morts, drames, passions. Ici, tout est vrai. Sur les bancs des cours d'assises se côtoient amants naïfs et grands voyous, vieillards amoureux et maris assassins, tueurs en série et crapules de circonstance. Au fil des audiences, leur intimité se dévoile : secrets, mensonges, aveux, silences... Des procès de l'ombre aux affaires célèbres, on pleure et on rit. Colère et tendresse se font face, tandis que l'humanité cabossée défile à la barre.

    Journalistes et auteurs, Pascale Robert-Diard et Stéphane Durand-Souffland sont, depuis quinze ans, deux chroniqueurs judiciaires passionnés des cours d'assises.

  • Les deux plus grands chroniqueurs judiciaires français arpentent depuis quinze ans les palais de justice et livrent ici le meilleur de ce qu'ils y ont vécu, en mille et un éclats haletants, tragiques ou tendres.

    Rien ne leur échappe ; aucun regard, aucune esquive, aucune ficelle. Ici on croise Yvan Colonna et le préfet Érignac, Guy Georges ou Michel Fourniret, les accusés d'Outreau, deux mères éplorées, chacune à sa façon - celles de Marie Trintignant et de Bertrand Cantat -, mais aussi toutes les célèbres voix du barreau : Hervé Temime, Georges Kiejman ou Éric Dupond-Moretti. Au fil de ce voyage dans la France des cours d'assises et des tribunaux se mêlent amants naïfs et grands voyous, vieillards amoureux et maris assassins, tueurs en série et criminels d'occasion, fous et écrivains, mendiants et milliardaires, enfants brisés et femmes perdues.

  • Pendant trois semaines, devant le tribunal correctionnel de Lille, assis côte à côte sur le banc des prévenus, ils ont été accusés, confrontés et se sont défendus : Dominique Strauss- Kahn, l'homme qui fut « le plus puissant du monde », Dodo la Saumure et sa gouaille, et une dizaine d'autres - chefs d'entreprise, avocat, directeur d'hôtel - que l'affaire du Carlton a brutalement exposés au regard public.

    Les débats furent âpres, tendus, parfois obscènes, drôles aussi. Ils revivent sous la plume de la chroniqueuse judiciaire du Monde, Pascale Robert-Diard et le trait percutant des croquis de François Boucq.

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