Philippe Arnaud

  • La proie

    Philippe Arnaud

    Anthéa sent si souvent qu'il faudrait fuir. Fuir les manoeuvres des garçons que sa beauté fascine. Fuir les humiliations de l'école, la violence des adultes. Et ce couple de Blancs qui veut l'emmener avec elle en France, si loin du Cameroun... sont-ils vraiment la chance qu'imaginent ses parents ? En vérité, Anthéa ne demandait rien d'autre que vivre chez elle, dans son pays. Travailler la terre, conter aux enfants les histoires de son village, rire avec Diane du monde des adultes.
    Quand l'étau se resserre, il ne lui reste plus pour l'aider à survivre - et à se battre - qu'une ombre familière dans ses rêves. Et le souvenir d'un garçon qui l'aimait.

  • Les philosophes ne rient pas souvent. Le sage ne rit qu'en tremblant, dit le proverbe. Non ridere, sed intelligere, il ne faut pas rire, mais comprendre, disait Spinoza.

    Les rares moments où les philosophes « lâchent prise », et se laissent aller à la plaisanterie sont d'autant plus intéressants. Philippe Arnaud les recense ici, de Socrate à Michel Foucault, dans de courts chapitres érudits et plaisants.
    Ce livre ne vise pas à l'exhaustivité. Il n'a qu'une ambition, celle d'instruire en amusant.

  • En 2050, Tony, ancien directeur d'un parc d'attractions à succès, a été accusé à tort de terrorisme, et comme les autres condamnés à mort, est parachuté en Afrique. Sur le continent, contaminé par les déchets industriels occidentaux, ne survivent plus que des mutants évoluant sous la surveillance de drones. De son côté, sa fille tente de l'innocenter en identifiant les auteurs du complot.

  • Dans une petite ville abandonnée par les humains, les chiens font leur révolution. Après une brève lune de miel durant laquelle ils mènent une vie libre et fraternelle, sous la direction éclairée du briard Spartacus et du bouledogue Badger, le pouvoir est progressivement confisqué par un groupe de gangsters molossoïdes.

    Extrait :
    " Ses yeux en amande tombèrent sur un petit coffret en bois. À l'intérieur se trouvait une médaille en or en forme de coeur avec son nom gravé et un numéro de téléphone. Qui donc portait encore de pareilles médailles ? Il se sentit prêt à fondre en larmes. Pourquoi était-il dans cet état-là ? Il s'étira et fit un énorme dos rond. Il bâilla cinq ou six fois consécutivement. Puis il s'adossa au chambranle et inspecta minutieusement ses dents blanches dans un miroir octogonal. Il s'était fait faire un détartrage la veille. Oui, décidément, il appartenait à une espèce en voie de disparition. Il avait du mal à haïr l'"Espèce tourmenteuse", le "Tyran humanoïde". Son idiosyncrasie l'en rendait incapable.
    Il respira profondément, à plusieurs reprises. Il se décevait lui-même terriblement. Il se sentait coupé du temps. Il n'était pas assez tourné vers le futur. Il avait besoin de la caresse d'un homme ! Il fut submergé de dégoût. "

  • "La guerre de Troie telle que L'Iliade la raconte est faite pour un bon tiers d'une suite de 148 duels sanglants d'une violence sans limite. À ce jeu-là, Achille se montre « le meilleur des Achéens », avec Ajax son plus fidèle compagnon. Mais alors, quel genre de modèles constituent ces héros archaïques ? Pourquoi la tradition a-t-elle fait d'Achille le héros principal des épopées homériques, au détriment d'Ulysse qui conduit, lui, les troupes grecques jusqu'à la prise de Troie ? C'était dès l'Antiquité le débat entre la force pure (biê) et le calcul, - l'intelligence (métis). Notre culture n'est-elle pas restée tributaire de la réponse qui y a été donnée ? - "

  • Technicien du froid

    Philippe Arnaud

    • Foucher
    • 7 Novembre 2007


    le technicien frigoriste, issu du bac professionnel, est garant du respect de la chaîne du froid.
    il reçoit toujours les instructions de travail de la part de son supérieur hiérarchique mais, la plupart du temps, il est le seul intervenant chez le client et doit effectuer son travail en complète autonomie, avec une parfaite maîtrise des techniques et des procédures à appliquer. l'ouvrage vous conduit sur le chemin de cette maîtrise professionnelle à travers la réalisation et la mise en service d'une installation frigorifique.


  • Roman ou antiroman, comme on voudra, Sardanapale raconte le voyage en Allemagne de deux personnages, sur les traces de Tristram Shandy et de Jacques le Fataliste. D'où viennent-ils ? De Cervantes, de Rabelais, de Scarron, de Molière, de Fielding, de Sterne, de Diderot, de Joyce..., mais aussi de la Commedia dell'arte, et d'Indiana Jones.

    Comme chez Sterne et Diderot, le conteur sollicite le lecteur et se place parmi les protagonistes du conte, constamment interrompus, sollicités par des histoires en tout genre et des digressions sur l'Art de raconter ou sur l'Amour.

    Sardanapale est le personnage principal du récit. Il remplit à la fois les fonctions de secrétaire, de chauffeur, de garde du corps, et d'homme à tout faire d'un comparse assez original répondant au nom - ou au pseudonyme - de "Le Marquis".

    Le topos classique du couple maître-serviteur est ici enrichi d'un élément nouveau : Sardanapale est un enfant abandonné, qui va retrouver sa vraie famille grâce à la Médecine.

    À propos de Sardanapale, Guy Jouvet, auteur de la traduction de La Vie et les Opinions de Tristram Shandy, de Laurence Sterne (éditions Tristram, 2005) écrit : "On est de moins en moins capable de penser, vivre et écrire consubstantiellement littérature et philosophie [...] J'ai toujours pensé que toute philosophie comme toute littérature était fondamentalement humoristique. Dans Sardanapale, l'humour règne en maître. On y trouve la joie du style et l'ironie de la pensée, qualités rares."

  • Premiers Sanglots de l'âme Date de l'édition originale : 1869 Le présent ouvrage s'inscrit dans une politique de conservation patrimoniale des ouvrages de la littérature Française mise en place avec la BNF.
    HACHETTE LIVRE et la BNF proposent ainsi un catalogue de titres indisponibles, la BNF ayant numérisé ces oeuvres et HACHETTE LIVRE les imprimant à la demande.
    Certains de ces ouvrages reflètent des courants de pensée caractéristiques de leur époque, mais qui seraient aujourd'hui jugés condamnables.
    Ils n'en appartiennent pas moins à l'histoire des idées en France et sont susceptibles de présenter un intérêt scientifique ou historique.
    Le sens de notre démarche éditoriale consiste ainsi à permettre l'accès à ces oeuvres sans pour autant que nous en cautionnions en aucune façon le contenu.

    Pour plus d'informations, rendez-vous sur www.hachettebnf.fr

  • La fabrique des jugements Nouv.

  • Terre promise Nouv.

  • À l'origine de ce livre, il y a deux passions : la littérature et la culture anglaise.
    Car à force d'entendre dire que le français disparaît dans la communication globale anglo-saxonne, on en oublierait l'affinité profonde entre le français et l'anglais. Mallarmé comme Borges - qui furent l'un l'autre professeur d'anglais - disaient que français et anglais étaient en " rapport historique permanent ".
    La tentation existe cependant de considérer les classiques de la littérature anglaise, de Swift à Waugh, en passant par Sterne, Fielding, D. H. Lawrence, Stevenson ou Shaw, comme des monuments d'un autre temps. Ces auteurs ont pourtant quelque chose de vital, et peut-être même d'urgent, à nous dire. Orwell, dont il est également question ici, se moquait des livres à " prétentions littéraires ".
    Ce travail ne prétend à rien, sinon à distraire le lecteur en l'instruisant un peu. Il ne s'agit pas de faire littéraire, ni de parler sur la littérature, mais de relire tout simplement ces auteurs, en essayant de penser à partir de la littérature, le roman étant, comme chacun sait, la continuation de la pensée par d'autres moyens.
    De tous côtés, on nous répète aujourd'hui, pour s'en réjouir ou le déplorer, que le statut " exceptionnel " autrefois dévolu à la littérature n'est plus. Comme si l'on voulait en finir une fois pour toutes avec la question : Qu'est-ce que la littérature ? Quitte à être à contre-courant, le désir de l'auteur est bien de se confronter une nouvelle fois avec cette question, à son avis, loin d'être forclose, et d'exercer son droit de suite, comme l'indique le titre de cet essai. Droit de suite, c'est-à-dire exercice de prérogatives sur la bibliothèque. Grâce aux classiques de la littérature de langue anglaise, que s'agit-il de recouvrer si ce n'est la jouissance ?
    Les voies du roman européen passent par l'Angleterre. Et il faut bien l'avouer : la littérature anglaise est la plus riche, la plus universelle, la plus libre, la plus souveraine, la plus merveilleuse, la plus vivante, et la plus drôle du monde.

  • " Leurs yeux se rencontrèrent. " Cette approche de l'érotique gionienne propose une interprétation de la " scène de première vue " dans l'ensemble de l'oeuvre : utilisation de l'espace et du temps, portrait des personnages, analyse de l'effet qu'ils produisent l'un sur l'autre, des échanges verbaux (ou non) et des différents degrés qui les conduisent vers une éventuelle conjonction.

  • De quoi est fait Un roi sans divertissement ? Fondé sur la triple distinction de la rhétorique antique, le présent essai aborde l'oeuvre de Giono comme la mise en récit d'une histoire par une écriture. Avec les outils de la poétique et de la narratologie, il tente de décrire les procédés de composition qui définissent l'art du conteur, de mettre au jour une dialectique entre les formes de la narration et la vision du monde de l'auteur.

  • Droit des societes cotees a l'actionnariat concentre - enjeux, gouvernance et perspectives Nouv.

  • Un grand sac à malice d'imaginaire, où se côtoient une héroïne bègue qui parle aux animaux, un cirque maléfique et une sorcière gaffeuse, dans un texte qui chante et pétille !

    À l'école, on appelle Zoé « la naine ». Et à la maison, tout le monde la prend pour une folle... parce qu'elle parle aux animaux. Le seul qui la comprenne, c'est son vieux grand-père qui perd un peu la boule. Aussi, lorsqu'il est enlevé par Zampa, un odieux directeur de cirque qui en a fait un clown et nourrit d'obscurs projets de sorcellerie, le sang de Zoé ne fait qu'un tour : elle part à sa recherche.
    Elle découvre bientôt d'autres prisonniers du cirque : des enfants abandonnés, mais aussi Nasie la girafe, Nestor le lion, Barnabé le chimpanzé - bref, toute la ménagerie. Au cours de cette incroyable aventure, elle rencontrera également Barbarochue, la sorcière qui rate tous ses sortilèges...
    Entre les caquètements des volatiles de Zoé et le clown Séraphin qui s'exprime en alexandrins, le texte chante et pétille : quel régal !

  • Dans mon collège, les adultes disent que je suis un cocktail explosif d'insolence et de rébellion. Alors, quand un vieux millionnaire m'a recruté comme agent secret, j'ai adoré l'idée : aller dans les salles de classe du monde entier pour défendre les faibles contre les tortionnaires qui les harcèlent. Alexandre, agent secret ! Ce que je n'avais pas prévu, c'est que le maléfique Rector Jones, frère jumeau de mon patron, enverrait à mes trousses les agents de son organisation, les " Régulateurs ", chargés de répandre le désordre afin de chasser les plus faibles des écoles...
    Heureusement, il y a mon binôme : Julie, une fille beaucoup trop impressionnante - et jolie - pour que je renonce à ma mission.
    />

empty