Chandeigne

  • Les compagnons français de Magellan 1519-1522 Nouv.

    Les compagnons français de Magellan 1519-1522

    Bruno d' Halluin

    • Chandeigne
    • 5 Mai 2022

    En 1519, cinq nefs espagnoles commandées par le Portugais Magellan appareillaient du port de Séville. À bord de cette flotte à la destination lointaine mais confidentielle se serraient deux cent trente-sept membres d'équipage. Parmi eux, dix-neuf étaient originaires du territoire français actuel. Ces hommes venaient de Bretagne, de Normandie, de Gascogne et du Béarn, du Languedoc, d'Aunis, d'Anjou et de Touraine, de Champagne et de Picardie, de Lorraine. Ils ne savaient pas encore qu'ils embarquaient pour le plus extraordinaire voyage maritime jamais tenté, où ils eurent à partager le destin singulier des cinq navires : naufragé, déserteur, incendié, appréhendé, premier circumnavigateur.

    Quand, en 1522, la nef Victoria parvint enfin à accomplir le premier tour du monde de l'Histoire, il ne restait alors à son bord que trente-deux Européens, parmi lesquels un Normand et un Breton Comment se nommaient ces dix-neuf Français, dans quels lieux ont-ils vu le jour puis grandi ? Dans quelle mesure peuvent-ils être considérés comme français, dans un royaume encore en pleine phase d'unification ? Pourquoi, comment et dans quel contexte historique se sont-ils retrouvés à Séville ? Comment s'est déroulé leur périple, lesquels y ont survécu ?

    Nous allons tenter de répondre à ces questions, en nous appuyant sur toutes les sources directes ou indirectes disponibles, documents d'archive, relations et chroniques d'acteurs ou témoins, travaux d'historiens. Nous pouvons déjà reconnaître à ces compagnons de Magellan du courage et un certain esprit d'aventure, pour s'être ainsi embarqués dans cette entreprise hors norme pour laquelle on prévoyait deux ans de vivres, un avitaillement inédit pour une flotte espagnole.

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  • Moeurs et coutumes des Indiens du Brésil (1584)

    Fernao Cardim

    • Chandeigne
    • 17 Juin 2021

    Le jésuite portugais Fernão Cardim, missionnaire dans les terres brésiliennes à la fin du xvie siècle, est un personnage clé pour la connaissance des Indiens du Brésil. Son parcours tient parfois du roman d'aventures.

    Cardim est envoyé au Brésil en 1582 pour rendre compte de l'avancée de l'évangélisation. Il se familiarise aussitôt vec l'environnement et observe finement la faune et la flore brésilienne, tout autant que les coutumes des populations indigènes. Il compile ses impressions dans deux textes qui reflètent toute la curiosité que ce territoire suscite chez celui qui le découvre. Nous publions ici l'un d'eux, De l'origine des Indiens du Brésil et de leurs coutumes, adoration et cérémonies, qui propose une description très détaillée des indiens, notamment tupinamba.

    Ces écrits ont eu un destin des plus rocambolesque ! Une fois au Brésil Cardim ne le quittera qu'une fois, le temps d'une mission à Rome. Alors qu'il s'apprête à revenir au Brésil, il est fait prisonnier par un corsaire anglais et sera retenu pendant 2 ans en Angleterre entre 1601 et 1603. Il porte dans ses bagages les deux textes. Le corsaire les vend immédiatement. Après maintes publications et traductions sous des noms erronés, ce n'est qu'en 1881 qu'un chercheur brésilien republie le traité en portugais et l'attribue à Cardim sans hésitation ! Voici donc une destinée hors du commun pour un texte qui offre de précieux renseignements sur les moeurs et coutumes indigènes et tout particulièrement les rites anthropophages.

    Cette première édition française apporte une nouvelle pierre à l'édifice des connaissances des sociétés brésiliennes. C'est une source riche et précise qui permet aussi de mieux comprendre des enjeux tout à fait contemporains, comme l'importance notamment de protéger les peuples et les communautés indiennes brésiliennes d'un gouvernement mortifère.

  • L'expansion portugaise dans le monde XIVe- XVIIIe siècles : les multiples facettes d'un prisme Nouv.

    Dès ses origines, l'expansion portugaise, que l'on prend ici de ses prémisses au XIVe siècle jusqu'au XVIIIe siècle, a constitué un phénomène historique d'une immense diversité, bien davantage que l'expansion espagnole. Celle-ci, en effet, se concentra en Amérique, entre les Caraïbes et les empires inca et aztèque, et malgré des différences abyssales entre les diverses civilisations rencontrées, il s'agit tout de même d'un monde qui trouve une certaine unité.

    L'expansion portugaise, elle, se déroula sur trois siècles à l'échelle de trois océans (Atlantique, Indien et Pacifique) et de trois continents (Amérique, Afrique, Asie), dans des contrées où les conditions géographiques, sociales, économiques et politiques étaient des plus variées. Quoi de semblable en effet, ne serait ce que dans le premier quart du xvie siècle, entre les pêcheurs de Terre-Neuve, les Indiens du Brésil abordé en 1500, les multiples peuples des deux côtes africaines, reconnues de 1434 à 1498, ceux de l'Inde (1498-1510), d'Ormuz (1507) et de l'Insuline (1511), de la Chine (1513) voire du Japon que les Portugais sont les premiers Européens à découvrir en 1543.

    Cet empire maritime portugais d'un type nouveau, était en fait un vaste réseau commercial, dont les Portugais eurent le monopole pendant presque tout le xvie siècle, avec des escales plus ou moins fortifiées sur la moitié du globe. Certaines furent l'embryon de comptoirs importants et durables (Goa, Macao), ou plus tard d'États (Angola, Mozambique, São Tomé et Principe, Guinée Bissau, Cap-Vert, Timor).

    Les chroniques ne nous laissent pas toujours entrevoir clairement la nature de cet empire, et s'en tiennent le plus souvent à consigner l'expansion officielle - c'est-à-dire, son volet impérial - et surtout les exploits de guerre. Ils délaissent ainsi les autres modalités d'expansion, comme la diaspora spontanée d'aventuriers et de marchands, qui dans certaines aires géographiques fut le fait majeur.
    Aussi a-t-il toujours été impossible jusqu'à présent d'offrir une synthèse sur ce sujet vaste et passionnant, qui a touché le monde entier du XVIe au XVIIIe siècle. Il fallait un livre qui soit à la fois lisible et vraiment concis, qui balaie nombre d'idées reçues et surtout qui n'élude pas la grande complexité des situations et des enjeux.

    Ce tour de force, Luís Filipe Thomaz l'a réalisé dans un ouvrage paru en espagnol en 2017 (Colombie), dont nous livrons ici une version remaniée et augmentée.

  • Le voyage de Magellan, 1519-1522

    Antonio Pigafetta

    • Chandeigne
    • 11 Janvier 2018

    Magellan est le plus connu des navigateurs, son voyage, la plus extraordinaire des aventures, mais des dizaines d'erreurs et d'approximations, invariablement reprises de livre en livre, circulaient malheureusement dans tous les ouvrages, même réputés sérieux, notamment la biographie de Zweig. L'édition critique de l'intégralité des sources directes sur le Voyage de Magellan (1050 p.), publiée en 2007 par les éditions Chandeigne a pu rectifier ces erreurs et faire de nombreuses découvertes sur cette expédition. Elle est devenue l'ouvrage de référence dans le monde. Ce livre de poche fait la synthèse de cette édition critique. Il donne à lire le récit de Pigafetta, le plus célèbre des témoignages, accompagné des itinéraires détaillés. Un cahier couleurs rassemble les cartes de l'époque. L'appareil de notes développe les principaux apports de l'édition de 2007 et ajoute, chapitre par chapitre, tout ce que la relation de Pigafetta omet. Une annexe traite des navires et des équipages, dont la liste et le nombre ont été pour la première fois établis en détails. Ce livre de poche devient donc désormais l'édition de référence, accessible à tous, de la relation d'Antonio Pigafetta et du voyage de Magellan.

    Préface de Carmen Bernand & Xavier de Castro. Dossier cartographique en couleurs de Xavier de Castro. Édition établie par Xavier de Castro, Jocelyne Hamon et Luís Filipe Thomaz.

  • Le nouveau monde, 1507

    Amerigo Vespucci

    • Chandeigne
    • 12 Novembre 2020

    Amerigo Vespucci n'est pas seulement le personnage qui a donné son nom au Nouveau Monde. Ce Florentin, ami de Christophe Colomb, a laissé un témoignage vivant et très documenté sur les côtes orientales du continent américain, dont il avait pressenti l'existence, où l'on peut lire le premier témoignage sur les rites cannibales de « sauvages » et dont un des marins de l'expédition fit les frais. Vespucci a-t-il été le découvreur des côtes du continent américain ? La question peut sembler dérisoire, mais elle a suscité une longue polémique qui dure toujours. La controverse sur l'authenticité de ses quatre voyages et sur l'attribution de son prénom au Nouveau Monde fait l'objet d'une analyse détaillée dans cet ouvrage qui offre la première traduction intégrale des écrits de Vespucci : Le Mundus Novus, La lettera qui comprend le récit de quatre voyages, et enfin les lettres familières manuscrites. Il s'agit de textes fondateurs auxquels le grand public avait rarement accès.

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  • En janvier 1627, une tempête exceptionnelle dans le golfe de Gascogne provoqua le plus terrible naufrage de l'histoire de la marine portugaise. Sept navires coulèrent, dont deux énormes caraques des Indes chargées de toutes les richesses de l'Orient, et cinq galions de guerre qui les escortaient : près de 2000 morts et moins de 300 survivants, des centaines de canons perdus, une fortune engloutie... Dom Francisco Manuel de Melo, âgé alors de 19 ans, fut l'un des survivants. Devenu l'un des grands écrivains portugais de son siècle, il publia en 1660 un récit superbe, baroque et étrange de cette tragédie en saluant les baleiniers de Saint-Jean-Luz qui sauvèrent au péril de leur vie une grande partie l'équipage de son galion. Mais d'autres sources, longtemps ignorées ou oubliées, éclairent ce désastre sous un autre jour plus sombre, mettant en lumière les rôles peu glorieux des pilleurs d'épaves de la côte landaise, de la noblesse d'Aquitaine en général et du duc d'Épernon en particulier.

  • Idées reçues sur les grandes découvertes

    ,

    • Chandeigne
    • 23 Mai 2019

    Longtemps réduites à celle du Nouveau Monde en 1492, les Grandes Découvertes furent beaucoup plus vastes et mobilisèrent non seulement l'Espagne et le Portugal, mais aussi marins, savants, banquiers et missionnaires de toute l'Europe.

    En moins de cent ans, le monde connu décupla, un océan et un continent furent découverts et, peu ou prou, l'espace fini tel que nous le connaissons aujourd hui.

    Comme tous les grands événements, les mythes empiètent sur les faits. De l'école de Sagres d'Henri le Navigateur - qui n'a jamais existé - au tour du monde de Magellan, de l'oeuf de Colomb aux vaisseaux en feu de Cortès et à la route des Indes de Vasco de Gama, sans compter l'imposante malle d'idioties que constituent à elles seules les pseudo-croyances au mythe de la Terre Plate, ou la forêt d'âneries proférées imperturbablement sur le voyage de Magellan, ce livre recense et analyse les idées reçues les plus répandues - cependant pas toujours complètement fausses - sur les Grandes Découvertes.

    Un livre étonnant et parfois très drôle que devrait lire de manière préventive toute personne abordant ces question, car les ouvrages de vulgarisation qui encombrent les rayons des libraires sont la plupart un immense bêtisier sans cesse recommencé où puise jusqu'à notre ministre, Marlène Schiappa, qui déclare au Sénat : « Ce n'est pas parce que la majorité des personnes pensent que c'est une mauvaise idée que ça l'est. Je vous rappelle que Galilée était tout seul face à la majorité pour dire que la Terre était ronde et qu'elle tournait. La majorité pensait qu'elle était plate et statique». Marlène Schiappa, 22-01-2018.

  • Prisonniers des glaces, 1594-1597

    Gerrit de Veer

    • Chandeigne
    • 16 Mai 2018

    Willem Barentsz est le navigateur hollandais le plus célèbre en son pays, mais sa figure reste peu connue en France. Pourtant, il fut l'un des premiers à tenter le passage du nord-est vers la Chine lors de trois voyages mémorables de 1594 à 1596. Lors du troisième, il redécouvrit l'archipel du Spitzberg, le Svalbard des Vikings, dont la connaissance s'était depuis perdue. Poursuivant plus à l'est, son navire fut pris par les glaces au nord de la Nouvelle-Zemble.

  • Vasco de Gama ; le premier voyage, 1497-1499

    Alvaro Vleho

    • Chandeigne
    • 12 Janvier 2017

    Après l'arrivée de Christophe Colomb en Amérique (1492), le voyage de Vasco de Gama aux Indes par le cap de Bonne-Espérance (1497-1499) est l'un des événements majeurs de l'époque des Grandes Découvertes. Il se trouve que l'on a découvert en 1834 une relation du voyage de Vasco de Gama écrite par un homme qui y a personnellement participé, mais dont le nom n'est pas mentionné. Son identification avec un certain Álvaro Velho n'est pas certaine. Mais qu'importe. L'essentiel est que nous avons là un témoin oculaire. Cet homme n'est ni un écrivain, ni un chroniqueur, mais il partage les connaissances, les certitudes et parfois les illusions des marins portugais de son temps, et il parle de ce qu'il connaît. De là provient l'exceptionnel intérêt de ce récit. Cette nouvelle édition est complétée par les annexes du manuscrit (un mémoire sur les royaumes de l'Inde et un vocabulaire malais), et les trois lettres de marchands florentins présents à Lisbonne à l'arrivée des navires de Gama. Ces dernières rapportent des informations recueillies auprès des marins et constituèrent longtemps les seules narrations de cette expédition imprimées et divulguées en Europe.

  • Histoires tragico-maritimes, 1552-1563

    Collectif

    • Chandeigne
    • 12 Janvier 2017

    Trois récits de naufrage devenus classiques de la littérature de voyages, témoignages de l'exploration de la route des Indes après Vasco de Gama, au XVIe siècle.

  • François Caron (1600-1672), fils de huguenots français réfugiés aux Pays-Bas, s'engagea très jeune au service de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales, fondée en 1602. Il vécut plus de vingt ans au Japon, y prit femme, y éleva six enfants, et y réussit si bien qu'il s'éleva dans la Compagnie jusqu'au poste de directeur général, avant de se retirer des affaires, en 1651.

  • Dès ses origines, l'expansion portugaise, que l'on prend ici de ses prémisses au XIVe siècle jusqu'au XVIIIe siècle, a constitué un phénomène historique d'une immense diversité, bien davantage que l'expansion espagnole. Celle-ci, en effet, se concentra en Amérique, entre les Caraïbes et les empires inca et aztèque, et malgré des différences abyssales entre les diverses civilisations rencontrées, il s'agit tout de même d'un monde qui trouve une certaine unité.

    L'expansion portugaise, elle, se déroula sur trois siècles à l'échelle de trois océans (Atlantique, Indien et Pacifique) et de trois continents (Amérique, Afrique, Asie), dans des contrées où les conditions géographiques, sociales, économiques et politiques étaient des plus variées. Quoi de semblable en effet, ne serait ce que dans le premier quart du xvie siècle, entre les pêcheurs de Terre-Neuve, les Indiens du Brésil abordé en 1500, les multiples peuples des deux côtes africaines, reconnues de 1434 à 1498, ceux de l'Inde (1498-1510), d'Ormuz (1507) et de l'Insuline (1511), de la Chine (1513) voire du Japon que les Portugais sont les premiers Européens à découvrir en 1543.

    Cet empire maritime portugais d'un type nouveau, était en fait un vaste réseau commercial, dont les Portugais eurent le monopole pendant presque tout le xvie siècle, avec des escales plus ou moins fortifiées sur la moitié du globe. Certaines furent l'embryon de comptoirs importants et durables (Goa, Macao), ou plus tard d'États (Angola, Mozambique, São Tomé et Principe, Guinée Bissau, Cap-Vert, Timor).

    Les chroniques ne nous laissent pas toujours entrevoir clairement la nature de cet empire, et s'en tiennent le plus souvent à consigner l'expansion officielle - c'est-à-dire, son volet impérial - et surtout les exploits de guerre. Ils délaissent ainsi les autres modalités d'expansion, comme la diaspora spontanée d'aventuriers et de marchands, qui dans certaines aires géographiques fut le fait majeur.

    Aussi a-t-il toujours été impossible jusqu'à présent d'offrir une synthèse sur ce sujet vaste et passionnant, qui a touché le monde entier du XVIe au XVIIIe siècle. Il fallait un livre qui soit à la fois lisible et vraiment concis, qui balaie nombre d'idées reçues et surtout qui n'élude pas la grande complexité des situations et des enjeux.

    Ce tour de force, Luís Filipe Thomaz l'a réalisé dans un ouvrage paru en espagnol en 2017 (Colombie), dont nous livrons ici une version remaniée et augmentée.

  • Merveilles de la Chine (1570) Nouv.

    Merveilles de la Chine (1570)

    Gaspar Cruz

    • Chandeigne
    • 3 Juin 2022

    Merveilles de la Chine remarquable synthèse des savoirs qui circulaient sur cette région du monde, est le premier traité à se présenter comme entièrement dédié à la civilisation chinoise. Il constitue pour le lecteur actuel un cliché instantané du regard européen porté sur les civilisations asiatiques à l'époque des «Grandes Découvertes».
    Entre condamnation brutale et ouverture d'esprit, les réactions de Gaspar da Cruz face au peuple chinois reflètent le prisme projeté par les Européens sur une société qu'il leur est impossible de modeler à leur image.
    À une époque où l'humanité se voit confrontée à une situation inédite dont elle perçoit la Chine comme l'épicentre, rappeler que notre vision de l'Autre est toujours nourrie de nos propres craintes et espoirs apparaît comme une nécessité.

  • La decouverte du Brésil ; les premiers temoignages (1500-1515)

    Collectif

    • Chandeigne
    • 10 Janvier 2000

    Le 22 avril 1500, la flotte de Cabral qui avait quitté Lisbonne pour gagner les Indes orientales aborda à l'ouest, dans l'Atlantique Sud, une terre couverte d'épaisses forêts.
    E y avait là des hommes nus à la peau cuivrée allant et venant sur le rivage. Une terre nouvelle était alors officiellement découverte : Ile de la Vraie-Croix, Terre de Sainte-Croix, des Perroquets, des Cannibales ou encore Brésil, du nom de ce bois de teinture qui fut la première richesse exploitée. Les différents noms qui donnent son identité au pays révèlent déjà le balancement entre la rêverie paradisiaque, la singularité de la nature et l'intense spéculation.

    Ce volume réunit les principaux témoignages de cet événement : la reconnaissance d'une terre, la description d'une nouvelle humanité, les premiers contacts tour à tour débonnaires ou cruels. Ce sont là les images inaugurales, et les clichés, d'une découverte qui ouvre l'Europe à l'insolite, ébranle ses conceptions de l'espace et du temps ainsi que ses normes de connaissance.

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