Sciences humaines & sociales

  • à la découverte de la mythologie basque

    Michel Duvert

    • Elkar
    • 18 Novembre 2019

    "La mythologie basque : un univers complexe, fascinant voire même fantasmé, parfois à l'extrême. On peut se satisfaire d'un folklore de parc d'attractions, mais mieux vaut se laisser accompagner par l'ethnologie.
    S'éloignant délibérément de la littérature de type « contes et légendes », Michel Duvert propose un choix de mythes et de légendes recueillis par des maîtres de l'ethnologie basque, en particulier Webster, Cerquand, Barandiaran et Azkue. L'accent est mis sur le fait qu'une grande part de cet imaginaire trouve son équivalent dans la mythologie pyrénéenne et dans le monde vascon au sens historique du terme. Certains récits sont même des sortes de synoptiques.
    Plus concrètement, l'auteur s'emploie à faire revivre une grande partie de cet imaginaire, comme à en recueillir les échos, notamment dans le pays de Xareta à partir de Sare et d'Ainhoa, au coeur de la montagne navarro-labourdine. C'est ainsi que la montagne est privilégiée, elle qui est lourdement frappée par la déprise mais qui reste au coeur de nos vies. Elle qui sert aussi de cadre si foisonnant au mythe.
    Cherche à comprendre ces mythes, ses principaux personnages et leur cadre naturel ou surnaturel, à les interpréter, est toujours périlleux. Mais saisir quelques clés et tenter d'en tirer donner du sens de manière pédagogique est un exercice salutaire.
    La mythologie fait partie des cartes postales et autres mythes entourant le Pays Basque, mais entre les travaux de pointe et les récits de légendes, il n'y avait pas de livre de vulgarisation de qualité à destination du grand public. Auteur de ce point sur un thème emblématique, Michel Duvert est l'ethnographe spécialiste, formé à l'école Barandiaran dont il avait déjà assuré la traduction du célèbre Dictionnaire de mythologie basque."

  • "Etxea, c'est l'élément iconique du Pays Basque, qu'on admire autant qu'on en raconte tout et n'importe quoi. Il n'existait aucun ouvrage de synthèse à la fois sérieux, complet et récent sur ce sujet pourtant archi réclamé.
    Depuis son impérissable « Etxea ou la maison basque » en 1979, l'association Lauburu s'est imposée comme la seule spécialiste du patrimoine bâti basque. Ce livre est donc une référence appelée à être durable."

  • Quand nous chantions sous Franco

    Colette Larraburu

    • Elkar
    • 7 Octobre 2021

    Sous la dictature franquiste, chanter en basque est quasi interdit. En soutien à leurs amis du Sud, une poignée de chanteurs du Pays Basque nord se lance dans le chant, créent ni plus ni moins que la chanson basque contemporaine et passent la frontière chanter devant les mitraillettes. Dix ans de bravoure. Ceci est le premier recueil de témoignages de ces chanteurs emblématiques (Etxamendi, Carrère et Ospital, Guk, Manex Pagola etc.), mis en forme par la journaliste Colette Larraburu. Le livre est assorti d'un disque, véritable bande originale de l'époque en 17 titres impérissables.

  • Napoléon et le pays basque

    Caroline Lugat

    • Elkar
    • 15 Avril 2021

    "Maître de son destin, Napoléon Bonaparte a mis tout en oeuvre pour réussir. Comme tous les empires fondés sur la conquête, celui qu'il instaure a pour vocation de s'agrandir. L'épopée est brillante et le Premier Empire, prospère.
    Cependant, son génie militaire lui fera parfois défaut, jusqu'à mener son régime à sa perte et, pour lui, à mourir en exil à Sainte-Hélène.
    Pour le bicentenaire de sa mort, ce petit format cherche à connaître comment le Pays Basque a vécu l'aventure napoléonienne. Déjà durement éprouvé lors de la Révolution, le Pays Basque aspire, avec le nouveau régime, à retrouver ce qu'il a perdu. Une nouvelle fois, ses espoirs seront déçus. Peu propice pour lui, très éprouvé par la guerre d'Espagne, obligé à une mutation non désirée, il finira par rejeter l'Empire."

  • Franco et le Pays basque

    Mathieu Elgoyhen

    • Elkar
    • 2 Novembre 2015

    "Bombardement de Guernica, procès de Burgos, exécutions de Txiki et Otaegi... autant d'événements qui ont fortement marqué l'histoire contemporaine du Pays Basque... autant de souvenirs qui demeurent profondément ancrés dans la mémoire collective du peuple basque. Ces événements ont pour dénominateurs communs le général Franco, la Guerre civile espagnole et la dictature franquiste.
    Quarante ans après la mort du caudillo, force est de constater que la Guerre civile et le franquisme demeurent des sujets qui passionnent autant qu'ils divisent.
    Comme son titre l'indique, cet ouvrage s'intéresse à l'histoire du Pays Basque pendant la période franquiste, envisagée « au sens large » par l'auteur (il intègre la Guerre civile, abordée dans ses grandes lignes, et « déborde » sur les débats mémoriels qui ont surgi ces dernières années). Aucunement exhaustif, ce petit focus à caractère pédagogique a pour seule ambition de proposer au lecteur, à partir d'un état des lieux de l'historiographie, une synthèse des connaissances de base sur le sujet.
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  • "Une date anniversaire : Fin octobre 2018, cela fera 40 ans que la constitution espagnole aura été adoptée aux Cortes, puis approuvée par référendum, sauf au Pays Basque. Un moment charnière, coeur de la « Transition démocratique », dont la déclinaison au Pays Basque se révèlera à la fois riche et dramatique.
    Une synthèse : Dans ce petit opuscule, presque une suite du « Franco et le Pays Basque » de M. Elgoyhen, P. Etcheverry-Ainchart brosse l'évolution de 20 ans d'histoire récente du Pays Basque, ponctuées de faits majeurs tels que le statut d'autonomie de 1979, l'apogée d'ETA et l'apparition du GAL, une crise économique profonde. En un mot, un moment clé de l'histoire récente du Pays Basque.
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  • "Saint-Jean-de-Luz, cette carte postale idéale mêlant l'aubaine naturelle d'une anse abritant sa plage à la fortune historique qui en fit le lieu d'un mariage royal... À n'y pas prendre garde, on bornerait vite la ville à ces pâtés de sable estivaux et à ce statut royal.
    Pourtant, de la même manière que la « Maison de Louis XIV » se nomme en réalité Lohobiagenea, découvrir la ville suppose de conserver à l'esprit que son identité tient d'abord à son port de pêche et à ses gens de mer. Si un roi vint s'y marier au milieu du XVIIe siècle, c'est bien parce que ce port rayonnait déjà de ses expéditions atlantiques à la baleine et à la morue, de ses constructions navales ou de ses talents commerciaux.
    Avec ses pêcheurs, armateurs, artisans, corsaires ou filetières, Saint-Jean-de-Luz est avant tout la soeur de l'océan ; elle lui doit ses gloires comme ses malheurs, comme ces jours de mars 1782 durant lesquels la tempête l'engloutit en partie sous les flots. Au bord de l'abandon, une fois à l'abri de ses digues elle sut renaître en embrassant la mode des bains de mer et du tourisme, qui depuis fait d'elle une station balnéaire prisée. La mer, toujours la mer...
    C'est cet extraordinaire destin que ce petit livre souhaite présenter, des plus obscures origines jusqu'à la pimpante ville d'aujourd'hui, au fil de ses rues et à l'écoute de ses murs."

  • La présidence de De Gaulle couvre grossièrement les années 1960, décennie porteuse d'énormes changements au Pays Basque : urbanisation, modernisation des campagnes, débuts du tourisme de grande masse sur la côte, naissance du nationalisme basque par contraste avec une centralisation française, révolution des moeurs autour de Mai-68, etc.

  • "Au printemps 1917, l'offensive Nivelle du Chemin des Dames devait être une bataille décisive de la pre¬mière guerre mondiale. Elle avait pour objectif de percer les défenses allemandes en Champagne, dans un secteur jugé inexpugnable depuis les guerres napoléoniennes. La perspective d'une victoire totale, rompant enfi n une ligne de front fi gée depuis 1914, suscita un immense espoir parmi les soldats et dans l'ensemble de la population française. Malgré la mobilisation d'un million d'hommes, l'attaque conduite par le général Nivelle fut à la fois un échec stratégique, un désastre humain et une immense désillusion.
    Dans ce contexte de défaite, les soldats basques, béarnais et gascons, unis dans les régiments du Sud-Ouest des 35e et 36e divisions, s'illustrèrent en conquérant avec courage les plateaux de Craonne les 4 et 5 mai 1917, des hauteurs occupées par l'ennemi depuis le début de la Grande guerre.
    À partir de documents d'archives, ce livre raconte avec précision le terrible sacrifi ce de ces soldats pour la prise et la conservation des hauteurs du Chemin des Dames. Utilisant de manière détaillée des documents de justice militaire, l'auteur fait aussi des révélations inédites sur la mutinerie du 18e régiment d'infanterie de Pau, conséquence de la démoralisation qui a suivi la conquête des plateaux.
    Le monument des Basques, édifié à Craonnelle au lieu-dit « le carrefour de la mort », symbolise les souffrances et le courage des soldats basques, gascons et béarnais, à la fois dans leur assaut victorieux des plateaux du Chemin des Dames et dans leur manifestation collective de refus de la guerre.
    "

  • "Longtemps, ce fut un village de pêcheurs de baleines puis de morue à Terre-Neuve, de marins participant à la guerre de course tandis que d'autres étaient laboureurs. Puis, au milieu du XVIIIe siècle, Biarritz attira des voyageurs curieux de découvrir la mer, des baigneurs pratiquant ce que l'on appellera bien plus tard la thalassothérapie, d'autres encore n'étant autres que les habitants des environs venus pour des « parties de plaisir ». Biarritz devient alors au XIXe siècle une station balnéaire, en deux étapes : la première dans les années 1830 (premières baraques de bains, premiers hôtels), la seconde sous le Second Empire (construction d'un casino, d'établissements de bains, de grands hôtels...). Biarritz devient la résidence estivale de l'empereur Napoléon III et de l'impératrice Eugénie, lui donnant une renommée internationale qui, depuis, ne se dément pas. Biarritz acquiert ensuite le titre de « Plage des Rois », mais durant la première moitié du XXe siècle son essor est interrompu avec les deux guerres mondiales et les difficultés économiques, excepté les années vingt durant lesquelles Biarritz vit les « années folles ». Depuis, Biarritz ne perd rien de sa renommée internationale en s'adaptant aux changements de la société, aux demandes de touristes toujours plus nombreux à venir. Deux changements profonds en découlent : elle devient une ville résidentielle et surtout la capitale européenne du surf.
    Pierre Laborde est le grand spécialiste de l'histoire de Biarritz, il a déjà publié de nombreux ouvrage à ce sujet, sur des aspects plus spécifiques."

  • "Les archives familiales recèlent souvent des documents permettant de faire se côtoyer la petite histoire et la grande et nous proposons ici de présenter le parcours de vie d'un jeune adolescent basque émigré au Mexique durant le Porfiriat, au début du XXe siècle.
    Jean Baptiste Lissarrague, quitta son village de Hasparren au Pays Basque en 1902 à l'âge de quinze ans. Il émigra pour rejoindre son oncle, Martin Lissarrague et ses deux cousins, Laurent et Joseph qui possédaient un commerce de tissus appelé «La Bufa» à Guanajuato, une ville au centre du Mexique. Il rédigea tout d'abord un journal de voyage à bord du vapeur qu'il emprunta pour la traversée depuis la France vers le Mexique, un récit empreint de fraîcheur et d'humour qui illustre fort bien les conditions de transport des émigrants vers l'Amérique. Puis Jean Baptiste envoya presque chaque semaine une lettre à ses parents et une centaine de ces missives écrites entre 1903 et 1906 ont été conservées par la famille. Il y parle de son intégration progressive, de son travail et décrit avec ses yeux et ses mots d'adolescent la ville, les fêtes populaires et les événements qui se produisaient. Souvent, ses lettres étaient accompagnées de photographies du magasin où il était employé ou des personnes qu'il côtoyait, des émigrants pour la plupart."

  • "Avec la question des origines du peuple basque, le conflit politique est assurément le sujet que le grand public cherche le plus à comprendre lorsqu'on lui parle du Pays Basque. Mais comment mieux expliquer tous les enjeux entourant cette question que par un canevas de questions-réponses passant de l'histoire aux différents aspects de la problématique ? C'est le propos de ce livre, complété par des documents complets (schémas, cartes...) Depuis sa première publication en 2005, ce livre a connu plusieurs rééditions et est actuellement le livre le plus complet sur la question.
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  • "Le Pays Basque cherche-t-il a oublier les tragiques affaires de sorcellerie du 17e sie cle ? On pourrait le penser en voyant la façon avec laquelle on traite cette page d'histoire. Il est temps de sortir des interpre tations simplistes et des rancoeurs absurdes. Pour cela, Claude Labat vous propose de relire cette histoire a partir d'e tudes re centes qui apportent des e le ments de cisifs sur l'origine et le de roulement des faits. Cela nous entraî ne a suivre simultane ment les proce s du Labourd, de Zugarramurdi et de Fontarrabie, ainsi qu'a replacer ces drames humains dans le contexte europe en et bien plus loin encore. De son co te , Marko nous plonge dans une singulie re sarabande pour de couvrir les mentalite s de l'e poque et pe ne trer dans l'imaginaire de la sorcellerie diabolique.
    Avec cette double approche, vous serez probablement surpris de de couvrir que les peurs et les utopies de nos ance tres trouvent un e cho surprenant dans les interrogations et les re ves qui sont les no tres au 21e sie cle. Certes, on ne parle plus de sorcellerie aujourd'hui, mais le monde nouveau est toujours a venir !
    Les proce s de sorcellerie mene s par De Lancre en 1609 au Labourd alimentent les fantasmes collectifs, tant sur le nombre de victimes que sur les modalite s des proce s ou leur signification. Ce livre cumule les apports des plus re centes recherches et offre une e tude renouvele e de la question.
    Outre l'inte re t du texte lui-me me, le concept du livre est e galement nouveau : le dessinateur Marko offre son talent dans l'e laboration d'une sarabande d'aquarelles qui parcourt la totalite du livre et replace le lecteur dans l'imaginaire de la fin du Moyen a ge. Le tout constitue un ve ritable livre d'art et d'histoire."

  • "Le Pays basque a change. Et, chaque jour, il n'est plus exactement le me me. De la premie re ikastola aux e coles d'inge nieurs, de l'espadrille a l'aéronautique, du droit d'aînesse au mariage pour tous, des Hauts de Sainte-Croix aux lotissements périurbains ...
    La société , la vie publique, la population, la langue basque, les institutions, l'activité économique, les initiatives culturelles, les sports, le logement et les mobilite s sont dans ce livre passés au peigne fin.


    Dans tous ces domaines, se confirment des mutations qui, en Pays basque aussi, s'accélèrent sur une cinquantaine d'années : depuis les années soixante, la fin des Trente glorieuses, la construction européenne et la mondialisation. Le monde basque a pu un temps paraître en marge de l'Histoire. Qui aurait dit qu'ensuite, il allait devenir un territoire d'innovation...
    Des témoins de cette période, spécialisés dans leurs domaines, universitaires, journalistes, observateurs prennent du recul et répondent ici, page après page, aux questions de notre époque. Avant d'esquisser comment peut-t-on être Basque aujourd'hui.
    Les deux auteurs ont eu la de marche originale de s'adresser à des spécialistes, tous analystes « extérieurs » (journalistes ou universitaires), pour brosser l'évolution du Pays Basque nord depuis 1970 dans chaque domaine : institution, société, culture, sport, économie, aménagement du territoire, langue basque, culture..."

  • Au milieu des années 1950, le coeur de Saint-Jean-de-Luz et Ciboure bat au rythme du tangage des bateaux du port de pêche. C'est alors que s'ouvre l'une des pages les plus audacieuses de son histoire : pêcheurs luziens et cibouriens partent pour la pêche au thon à Dakar. Entre 1956 et 1970, cela devient une telle aventure que les « Afrikanoak », appellation donnée aux pêcheurs ayant traqué le thon au large des côtes africaines, peuvent dire avec fierté : « j'ai fait Dakar ! ». Ces campagnes de pêche à Dakar sont ici relatées selon deux narrations. La première, « vue de terre », conte sous la plume de Jacques Ospital la renaissance et la transformation du port de Saint-Jean-de-Luz, la revalorisation du métier de pêcheur, l'esprit aventurier des acteurs, les résultats exceptionnels obtenus au travers de cette saga sénégalaise. La seconde narration, « vue de mer », nous mène sur le pont des bateaux et au plus près des pêcheurs qui sont allés pêcher à Dakar. L'un d'eux, Xan Alzate, a fait ces campagnes durant 16 ans. Son vivant témoignage est un véritable journal de bord. Sans far, il nous livre les mille facettes de leur quotidien : la dureté de l'éloignement, la découverte de Dakar, les longues recherches de bancs de thon, les trépidantes captures, les solidarités entre bateaux, la dure vie à bord, et tant d'autres tranches de vie. C'est un témoignage passionnant, les paquets de mer déchaînée et le sang des thons giclent sur le visage du lecteur. C'est aussi la possibilité de découvrir le métier de pêcheur et de rendre hommage à l'esprit d'aventure et à la ténacité de ces hommes de la mer.

  • Des origines du peuple basque

    Michel Duvert

    • Elkar
    • 20 Décembre 2016

    "Un sujet emblématique : La question des origines du peuple basque attise depuis longtemps la curiosité du grand public... mais on ne lui offre souvent que des réponses insatisfaisantes voire farfelues. Le petit opuscule de Mikel Duvert fait le point des recherches en matières linguistique, physiologique, biologique, donnant un aperçu global.
    Réédition : Ce livre est paru en 2005 mais est vite devenu un pilier de librairie. La collection ayant évolué depuis, il ressort fin 2016 avec une nouvelle maquette et un nouvel ISBN.
    "

  • Lorsque l'ETA se crée durant le franquisme, la répression policière pousse des dizaines puis des centaines de militants à se réfugier en territoire français. Tout une organisation se met en place pour leur venir en aide (matérielle, administrative etc.). L'association Anai Artea se crée à cet effet en 1969, qui vient de fêter ses 50 ans. Ce livre est l'histoire de ce demi-siècle d'action militante.

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