Elyzad

  • Faysal, Palestinien trentenaire, reçoit un mystérieux faire-part de décès. Mais qui est donc cette tante Rita ? Intrigué, il abandonne son amant et sa vie en Europe pour retourner à Jabalayn, son village natal. Dans le palais déserté de son enfance, il erre. Le passé resurgit, fastueux et lourd de secrets. Alors que plane la menace d'une annexion imminente, qu'une famille et un pays sont au crépuscule, l'esprit de Faysal bascule.
    Karim Kattan nous donne à lire un premier roman troublant, à la fois tendre et violent, qui explore les contradictions de l'engagement politique et de la mémoire. A l'ombre des amandiers en fleurs, se dévoile une Palestine devenue lieu de l'imaginaire, intime et insoumise.

  • Dans l'Irak rural d'aujourd'hui, alors que des combats sévissent, la narratrice a, en cachette, une relation amoureuse avec Mohammed. Celui-ci meurt sous les obus, elle est enceinte. Destin inéluctable : elle sera tuée par Amir, le frère aîné, dépositaire de l'autorité masculine depuis le décès du père. Un crime pour laver l'honneur de la famille, laquelle approuve en pleurs et en silence : la belle-soeur, épouse soumise ; le jeune Hassan qui aimerait fuir le pays ; la mère qui a bâti pour ses filles la même prison que pour elle ; Ali, tolérant mais lâche ; et la petite soeur, Layla, celle pour qui on tue, afin que cela serve d'exemple.
    Résonnent en contrepoint la présence tutélaire de Gilgamesh et la poésie du Tigre, fleuve qui porte en lui la mémoire du pays et la perdition des hommes.

  • Né aux premiers jours de la révolution tunisienne, le chat Willis from Tunis est toujours vivant ! Après dix ans de manifestations, de combat contre les obscurantistes, d'injustice sociale, d'attentats, de corruption généralisée, d'espoirs brisés par les politicien. ne. s, de révolte et de rage, il nous raconte une folle aventure : la marche pleine de chausse-trappes d'un pays vers sa liberté.

  • Roland et Jaffar sont chômeurs, ils sont jeunes. Ils rêvent d'amour, de révolte et d'argent.
    Ils se retrouvent en prison dans la même cellule et se racontent les coups foireux, les désespoirs, les filles des Petites Annonces. Lise la fille des hold-up, la ferme, le pays, la mère... dans leur langue, rude et émotive.
    Jaffar et Roland refusent de vivre le destin lamentable de leurs pères. Ils deviennent ainsi les héros maudits, tragiques, d'une mythologie moderne qui leur échappe.

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  • Auditionné par la « Haute Instance de réparation des maux du passé », un vieux poète fait revivre les voix de ses sept camarades condamnés à mort il y a quinze ans. Seul survivant, son rôle est de retracer leur utopie commune : la fondation de l'improbable République de la Source-de-l'Aube. Une république heureuse, fondée sur l'estime des siens et la justice sociale, mais qui ne vécut que trois jours, entre la chute de Ben Ali et la reprise en main du pouvoir central.
    Les huit narrateurs hors du commun dessinent le portrait caustique d'une Tunisie multiforme et talentueuse, dont les habitants sont minés par la haine de soi. Au-delà de la rive sud de la Méditerranée, ces destins algériens, français, tunisiens, bretons, libyens, rendent hommage aux peuples qu'on gouverne sans les estimer.

  • Une baignoire dans le désert est l'histoire d'Adel, un enfant qui rencontre son premier ami, Darwin, un scarabée géant, au moment où ses parents lui annoncent leur divorce et où la guerre éclate dans le pays. Le temps que sa mère rende visite à sa grandmère, Adel est seul, dans la tourmente des combats qui agitent jusqu'à son village. Sa mère ne peut plus rentrer.
    Apparaît alors Tardigrade, son second ami. Le trio demeure dans l'appartement aussi longtemps que possible. Puis c'est la fuite, et l'enlèvement d'Adel qui se retrouve face à un cheikh soupçonneux. Adel devra faire ses preuves et démontrer qu'il devient un garçon responsable.
    Réflexion sur le passage de l'enfance à l'âge adulte, ce roman d'apprentissage intéressera un public large, de 7 à 77 ans.

  • L'amas ardent

    Yamen Manaï

    • Elyzad
    • 11 Avril 2017

    Dans une contrée imaginaire, voici l'histoire du Don, vieil apiculteur qui menait une vie d'ascète auprès de ses abeilles, loin de ses souvenirs et des hommes.
    Un matin, il découvre les corps inanimés de ses « filles » dans leur ruche de montagne :
    C'est que la marche du monde vient de le rattraper, mettant le sien en péril. Pour le protéger, il lui faudra renouer avec ses semblables et se mettre en quête de réponse, de son village jusqu'à la capitale, et même jusqu'au Japon.

  • Une femme qui devient folle. C'est ce qu'entreprend de raconter Samia pendant ses longues vacances d'enseignante. Mais on ne sort pas indemne d'une telle entreprise. A force de s'obstiner à écrire l'histoire d'un être que la déraison éloigne peu à peu des lieux communs, voilà que le propos se défait, les histoires se défont : celle de la folle à propos de laquelle les mots manquent à la narratrice, mais surtout... la sienne propre.

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  • Cet amour

    Yasmine Khlat

    Un petit appartement à Paris. Une femme n'en peut plus de ses tocs - ses tics obsessionnels compulsifs. Elle fixe la fenêtre de son salon, attirée vers le vide. Puis elle réagit, va vers son téléphone et compose un numéro : Allô, docteur Rossi ? Une discussion s'engage dans la nuit avec ce psychiatre dont elle a seulement entendu la voix à la radio. Il saisit sa détresse, lui maintient la tête hors de l'eau.
    Mais elle est libanaise, et lui s'avère être israélien. Or son pays interdit tout contact avec un citoyen israélien. Peuvent-ils même se parler ? Les guerres, les murs virtuels et réels peuvent-ils séparer deux êtres qui se rencontrent ? De ce huis-clos impossible surgit une bulle d'humanité et de douceur.

  • À Tripoli, dans les années soixante, on fête la circoncision du narrateur. Pourtant le jeune garçon ne peut se résoudre à quitter le royaume régi par sa mère et ses amies, Fella la « mangeuse d'hommes », Nafissa qui fume et qui boit, Jamila la sensuelle. toutes tripolitaines d'origine arabe, berbère, africaine, italienne, juive. De ses errances d'une femme à l'autre, dans une société où l'on ne mâche pas ses mots et où le regard porté sur les hommes est sans concession, le petit mâle en devenir forge sa sensibilité.
    C'est un monde débridé, puritain, une Libye hors temps qui s'exprime dans cette ronde de portraits de femmes. Au-delà des contraintes de la bienséance comme dans l'intimité d'un gynécée, explosent leurs bravades et leurs malices, leurs vengeances et parfois leurs révoltes.

  • Lorsqu'un chantier gigantesque s'installe avec fracas près du campement de la fière tribu des Oulad Mahmoud, le silence du désert et le fil de la tradition s'en trouvent rompus. La belle Rayhana, la nièce du Chef, attire l'attention d'un ingénieur brillant. Autour du feu, il chante et loue les qualités de la jeune fille avec talent, et finit par venir la retrouver en secret la nuit sous la tente. Prise entre menaces et sentiments, Rayhana cède. Alors qu'elle pense devenir bientôt sa femme, elle découvre un matin avec stupéfaction que les ouvriers et les monstres d'acier ont abandonné le chantier. Nulle trace de l'ingénieur. Rayhana est enceinte. Pour éviter le déshonneur, sa mère l'oblige à abandonner son enfant, puis la marie contre son gré au bon Memed, qui l'aime sincèrement. Mais Rayhana n'a de cesse de retrouver son enfant, et elle s'échappe de sa tribu pour rejoindre la ville d'Atar, puis de Nouakchott.
    Dans sa fuite, pour se venger, elle emporte avec elle le tambour sacré des siens, scellant ainsi son destin à la rage des hommes.

  • « Ça s'est passé durant une séance au cabinet du psy, en juin, mon mois de naissance. C'était une évidence. Mon absence avait trop duré, je ne pouvais plus fuir éternellement, il fallait revenir et affronter la situation. » Un homme, qui vit à Paris, décide de retourner parmi les siens, après dix ans d'absence. L'Algérie lui manque, la mort de son père est imminente. Les relations sont rompues depuis l'annonce de son homosexualité. L'idée lui vient de consigner son voyage dans un journal. Écrire dans un souffle l'histoire d'un retour, pour conjurer les tourments et ne rien oublier. »

  • Kenza est médecin à l'hôpital de son village. Son père lui a transmis sa passion des livres, tandis que sa mère lui a appris à tenir une maison. Depuis toujours Kenza se sent différente des autres, en rien semblable à sa mère ou à ses camarades de classe. Habitée par un vif désir de connaissance, elle fait tout pour échapper aux conventions de son milieu. Aussi, quand ses parents lui annoncent avec joie qu'un jeune homme a demandé sa main, offusquée par ce procédé, Kenza n'hésite pas à s'enfuir.
    Elle fuit cette « odeur de henné », l'emprise de la tradition et la mascarade des mariages arrangés.
    Mais déchirée entre ses aspirations à l'émancipation, les réconforts de la tradition et ses propres empêchements, Kenza finit par rejeter également cet espace de liberté qu'elle s'est octroyée en partant pour Paris.
    Cécile Oumhani fait vivre un personnage attachant, parfois irritant, qui se débat dans ses contradictions, vit intensément ses émotions, s'émancipe, mais à quel prix, et découvre à travers la souffrance une forme de liberté.

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  • Dans la chaleur moite d'un pays blessé à vif, en Cisjordanie occupée, soldats et jeunes Palestiniens s'affrontent à combat ouvert dans les rues. Les femmes, dans la pénombre des maisons embaumées de jasmin et de myrte, s'attardent devant le narguilé. Une nuit, le couvre-feu contraint Samar, universitaire de vingt-six ans, à se réfugier chez Nouzha dont la mère a été assassinée par les combattants palestiniens parce qu'elle était accusée de collaborer avec les Israéliens.
    Mais la jeune fille n'est pas seule : elle a recueilli Houssam, un résistant du quartier, grièvement blessé. Tandis que résonnent au-dehors les cris des enfants et le tapage des soldats, les femmes, au fil de la nuit, s'ouvrent aux confidences, dévoilant leurs craintes. Bientôt se joignent au trio, Sitt Zakia, la sage-femme du quartier, et Oum Azzam, désireuse d'échapper à la violence de son mari. Comment pourront-elles fuir l'impasse et rejoindre leur famille sans être dénoncées ? À travers le destin de ces quatre protagonistes, c'est la difficile condition de femme palestinienne dont nous parle Sahar Khalifa dans un récit saisissant de réalisme.

  • Dans la bonne ville de Santa Clara, celle qui produit le meilleur rhum du pays, personne n'est au courant de la Révolution que le dictateur Alvaro Benitez a menée il y a une vingtaine d'années. Les habitants vivent et cultivent au gré des sérénades d'Ibrahim Santos, musicien météorologue. Alors forcément, l'intrusion des troupes armées révolutionnaires, et plus encore, l'arrivée d'un jeune ingénieur agronome brillantissime, vont quelque peu bousculer les habitudes. Sur le mode du conte, avec une pincée de réalisme magique, Yamen Manai moque ici les prouesses de nos avancées technologiques et parodie allègrement ces dictatures modernes qui souvent perdurent.

  • CE ROMAN EST INSPIRÉ D'UN CRIME SAUVAGE commis dans un quartier populaire de Tunis dans les années 70 : un jeune homme d'une vingtaine d'années avait brûlé sa mère veuve sous la pression des habitants du quartier qui l'accusaient de prostitution clandestine... Mais l'auteur a choisi la décennie 2000 comme cadre pour les événements de son roman. En effet, cette décennie était marquée par des crises sociales et politiques qui allaient conduire à la chute du régime de Ben Ali. Le héros du roman est un de ces milliers de jeunes touchés par les crises. Ayant perdu son père alors qu'il était encore adolescent, il quitte l'école pour exercer divers petits métiers. Sa mère, une très belle femme, qui a consommé un mariage sans amour, est constamment persécutée par les habitants du quartier qui se plaisaient, les hommes comme les femmes, à empoisonner sa vie, l'accusant surtout de se prostituer ; cela ne tarde pas à provoquer une violente confrontation entre la mère et le fils qui finit par un crime odieux...

  • Je suis seul

    Beyrouk

    Je suis seul, dit le narrateur, caché de tous, alors que sa ville située aux portes du désert est tombée aux mains de terroristes. Au fil de son soliloque haletant, se déroule la mécanique inexorable des évènements qui l'ont mené à se retrancher, presque à étouffer, dans cette chambre étroite et sombre. L'histoire de sa vie, de la pauvreté nomade aux succès mondains, porte en son coeur le germe de la perte. Seule Nezha, son ex-bien aimée, qu'il avait abandonnée pour la fille du maire, aurait le pouvoir de le sauver. Mais le veut-elle ?

  • C'est une conversation entre une mère et son fils. Le fils revient dans la maison natale, au pays de l'immigration, dans une banlieue française. Comme lorsqu'il est parti, il n'a prévenu personne. Longtemps absent, il n'a pas donné signe de vie. La mère est seule dans la cuisine. Elle fait du café et du thé à la menthe pour le fils, sort les gâteaux au miel et aux amandes. Le fils ne dit presque rien. C'est la mère qui parle. Elle a beaucoup à dire dans sa langue où glissent des mots français. La mère a le langage d'une mère méditerranéenne, généreux, subtil, insidieux. Elle lui parle de la maison, du père, des filles, de lui, son fils aîné...
    L'épouse idéale, les femmes françaises. La religion, l'Islam. Un livre sur l'oubli, l'oubli du nom, de la terre.

  • Ouatann

    Azza Filali

    Tunisie 2008, ciel bleu, âmes grises. Pègre et politique ont scellé leurs épousailles, l'affairisme tient le haut du pavé. Non loin de Bizerte, un village qui se meurt en silence où des jeunes embarquent pour l'Italie, les soirs sans lune.
    Dans une maison, au bout d'une corniche déserte, deux hommes et une femme se trouvent réunis : Rached, jeune fonctionnaire cupide et désinvolte, Naceur, ingénieur dont la vie, un jour, bascula, et Michkat, avocate en quête de repères.
    Tous trois soudés par un même désir, celui d'un avenir qui se fait attendre. La vie patine. À la jointure entre ciel et mer, le bonheur danse, insaisissable. Vivre, vivre... mais comment ?
    Un roman puissant qui nous donne à lire une Tunisie rarement décrite. Un tableau d'une société pré-révolutionnaire où le dénuement des uns, le luxe effréné des autres et l'atrophie programmée des valeurs citoyennes ont privé les êtres d'une dimension essentielle : le bonheur du pays partagé.

  • « Tazmamart n'existe pas ». C'est ce qu'ont prétendu pendant près de 20 ans les autorités marocaines. Et pourtant. Après 18 ans de détention, en 1991, quand s'ouvrent les portes de cette prison d'un autre âge sous la pression internationale, 28 détenus survivants sortent de l'enfer. Ahmed Marzouki, qui a occupé la cellule 10 de ce mouroir, témoigne.
    Au début des années 70, 58 officiers et sous-officiers impliqués, à leur corps défendant, dans deux tentatives de coup d'État contre la monarchie, sont enfermés à l'est du Maroc dans l'Atlas. Détenus dans des conditions inhumaines, à la merci d'un directeur et de gardiens sadiques, torturés et laissés à l'agonie, à la folie et à la mort, seuls 28 survivront.

  • Dans le sud de l'Irak, pour restaurer l'unité du Califat, un prince-régent arbore le drapeau noir de sa dynastie, lève une armée nombreuse et donne l'assaut à ses adversaires chiites. La guerre, longue, brutale, chemine avec son cortège d'horreurs : têtes coupées, chefs crucifiés, femmes violées et gardées captives.
    Ces quelques lignes pourraient sembler d'une actualité récente. L'histoire que raconte « Rose noire sans parfum », pourtant, ne se situe pas dans le Moyen- Orient en lambeaux de ce xxie siècle naissant, mais longtemps, bien longtemps avant, au ixe siècle de notre ère. Durant près de quinze ans, de 869 à 883, l'empire abbasside est secoué par la révolte des Zandjs, ces esclaves originaires de l'Est de l'Afrique que l'on emploie, depuis plus d'un siècle déjà, pour rendre cultivables les marais du Bas-Euphrate. A leur tête, Ali ibn Muhammed, un personnage mystérieux, mi-prédicateur mi-chef de guerre, faux prophète dont on sait peu de choses. Face à lui, le régent Al-Muwaffaq et son fils dirigent l'armée califale.

  • Depuis la palestine, où Naïma est née, jusqu'aux alentours de Genève où Lila grandit, quatre générations de femmes, chacune au caractère bien trempé, prennent la parole pour se raconter, entre mariages arrangés et velléité d'émancipation. Pourtant l'Histoire se répète. Confrontées aux guerres et à la violence des hommes, elles trouvent en elles la même vitalité immense qui les aide à passer entre les drames, conservant intacts leur humour obstiné, leur désir de liberté et leur aspiration à la vie.

    1 autre édition :

  • Michelle Perrot rend hommage à trois figures féminines du XVIIIe et XIXe siècle. Trois femmes de lettres qui ont marqué leur époque en s'engageant contre la violence de l'ordre établi. Trois vies soumises à la brutalité de l'opinion publique et de la sphère privée.
    Olympe De Gouges (1748-1793), auteur de la « Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne », rabaissée, méprisée puis guillotinée à la sortie de la Révolution qu'elle avait tant souhaitée. Flora Tristan (1803-1844), harcelée à mort par son mari, voyageuse infatigable (Pérou, Angleterre, tour de France), qui avait pour ambition d'unifier le monde ouvrier. George Sand (1804-1876), « l'égérie de la révolution de 1848 » selon ses adversaires, amie de Balzac, Dumas, Flaubert et pourtant dédaignée, par misogynie et jalousie, par une grande partie de la société.
    Dans ses portraits enrichis des textes des trois auteurs, Michelle Perrot réhabilite la mémoire et l'héritage de personnalités longtemps oubliées et qui ont tant contribué à la cause des femmes.

  • Egypte 51

    Yasmine Khlat

    • Elyzad
    • 12 Février 2019

    1951. Stéphane est tombé amoureux de la fantasque et fragile Mia lors d'un séjour au Caire. Depuis Ismaïlia, petite ville au bord du Canal de Suez où il exerce en qualité de médecin, il courtise la jeune fille. Tous deux, imprégnés de culture française et protégés par le cocon de leurs familles syro-libanaises aisées et raffinées, peinent à comprendre cette grande Égypte où se côtoye aussi tant de misère. Ils se sentent un peu en dehors. Ils s'interrogent sur leur décalage, tandis qu'au-delà des différences, des liens forts se nouent, avec Abd el Hay le confrère égyptien médecin, avec Léa qui enseigne au Lycée de l'Union juive, avec le mystérieux Ramo qui a fait chavirer le coeur de Mia... Mais les conflits grondent déjà. En 1956, la nationalisation du Canal jette les personnages dans la tourmente. Vers où les vents puissants de l'exil les mèneront-ils ? Libéria, France, Liban... autant de tentatives pour recréer des fragments de bonheur, malgré les séparations et la guerre...

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