Littérature générale

  • La romancière Clarissa Katsef quitte son mari à la suite d'une découverte qui l'a profondément bouleversée et peine à trouver un nouveau toit. La chance semble tourner lorsqu'elle est admise, contre toute attente, dans la très convoitée résidence pour artistes CASA. Mais est-ce vraiment une chance ?
    Après quelques jours passés dans son superbe appartement, au huitième étage d'un immeuble ultramoderne, elle éprouve un malaise diffus, le sentiment d'être observée en permanence. Ses nuits sont agitées, des traumatismes passés reviennent la hanter.
    Qui se cache derrière CASA, projet à visée philanthropique ? Que veut vraiment ce « bienfaiteur » ? Affaiblie par le drame qui a fait imploser son mariage, tenaillée par le doute, Clarissa s'interroge.
    A-t-elle raison de se méfier ou cède-t-elle à la paranoïa, victime d'une imagination beaucoup trop fertile ?

  • Au centre, Manon.
    Autour, une ronde de personnages, qui projettent sur elle leurs peurs, leurs insécurités et leurs fantasmes.
    Ils croient la connaître mieux que personne. Ce sont ses parents, ses frères, son amie au lycée, l'homme qu'elle aime. Et ce sont eux qui vont raconter cette année où tout bascule parce que Manon, seize ans, entame une relation avec un éditeur de bande-dessinée de trente ans son aîné. Elle a du talent. Il va la publier. Ils s'aiment. La femme de l'éditeur aussi l'aime. Les lignes se brouillent, tout se mélange : l'histoire qu'ils vivent et l'écriture de la bande-dessinée, l'admiration, l'amour. Et le passé ressurgit soudain dans le présent.
    Rapidement, la mère de Manon refuse ce prétendu amour, cherche à protéger sa fille par tous les moyens, s'expose à la colère adolescente de celle-ci. Deux visions du monde s'affrontent. Deux visions de l'amour. Deux visions de ce que signifie être adulte. Et entre elles, d'autres voix, qui chacune renferme un morceau de la vérité.
    Et au centre, Manon.

    Comme Laura Kasischke, Manon Fargetton croise des points de vue contradictoires, voire divergents, pour mieux saisir la réalité. Un roman choral saisissant et novateur. D'une éblouissante sensibilité qui épouse au plus juste la psychologie des protagonistes, Tout ce que dit Manon est vrai réinvente l'autofiction.

  • Paris, mai 2002. Julia Jarmond, journaliste pour un magazine américain, est chargée de couvrir la commémoration de la rafle du Vel' d'Hiv. Au cours de ses recherches, elle est confrontée au silence et à la honte qui entourent le sujet. Au fil des témoignages, elle découvre, avec horreur, le calvaire des familles juives raflées, et en particulier celui de Sarah. Contre l'avis des siens, Julia décide d'enquêter sur le destin de la fillette et de son frère. Soixante ans après, cela lui coûtera ce qu'elle a de plus cher.

    Paris, le 16 juillet 1942 : la rafle du Vel' d'Hiv'. La police française fait irruption dans un appartement du Marais. Le petit Michel, paniqué, se cache dans un placard, et sa grande soeur Sarah, dix ans, l'enferme et emporte la clef en lui promettant de revenir. Mais elle est arrêtée et emmenée avec ses parents...

  • À quinze ans, Dominique se voyait déjà promener ses presque deux mètres à travers la campagne vosgienne sur une Peugeot 103 orange. Il a fait beaucoup d'efforts pour l'avoir à Noël et en finir ainsi avec la série des Noël pourris. Il y a cru, il a été très déçu. La déception est d'ailleurs une constante dans la vie familiale chaotique de Dom. La déception entre autres choses. De là à en déduire que la suite des événements en découle, il n'y a qu'un pas. Quelques pas pour être précis. Un foyer pour ados sorti d'un méchant conte de fée. Une vie de jeune père guère épanouissante. Une vie maritale en berne. Une séance de ciné qui vire au pugilat. Une baignade mouvementée. Des retrouvailles du troisième type dans les bois. Et deux soeurs aussi féroces qu'attachantes.
    Accrochez-vous.

  • 4 mai 1897. Pendant trois jours, le Tout-Paris se presse rue Jean-Goujon à la plus mondaine des ventes de charité. Les regards convergent vers le comptoir tenu par la charismatique duchesse d'Aleçon qui, au mépris du qu'en-dira-t-on, a accordé le privilège de l'assister à Violaine de Raezal, ravissante veuve à la réputation sulfureuse, et à Constance d'Estingel, qui vient de rompre ses fiançailles. Dans un monde d'une politesse exquise qui vous assassine sur l'autel des convenances, la bonté de Sophie d'Alençon leur permettra-t-elle d'échapper au scandale ? Mues par un désir de rédemption, ces trois rebelles verront leurs destins à jamais liés par l'incendie du Bazar de la Charité.
    Enlèvements, duel, dévotion, La Part des flammes nous plonge dans le Paris de la fin du XIXe au coeur d'une histoire follement romanesque qui allie avec subtilité émotion et gravité.

  • Les parents de Samir ont fui la guerre au Liban pour se réfugier en Allemagne et offrir un meilleur avenir à leur famille. Mais un soir, une simple photo fait tout basculer. Le père de Samir, bouleversé, disparaît sans laisser de trace. Samir vient de fêter ses huit ans. Terrassé par ce départ, l'enfant devenu adulte n'en finit pas de se heurter au deuil impossible.
    Pour sortir de cette impasse, la femme qu'il aime ne lui laisse pas le choix : Samir doit se rendre à Beyrouth à la recherche de son père et des pièces manquantes de son histoire. C'est pour lui le début d'un voyage initiatique, où il fera la lumière sur les drames du passé et découvrira la beauté du pays de ses ancêtres.

    Tant qu'il y aura des cèdres est un roman poignant qui retrace le portrait d'une famille exilée, déchirée par le secret, la guerre et les remords. Peut-on jamais cicatriser d'une blessure d'enfance dont on ignore les causes ? En choisissant la vérité, Samir doit renoncer à ce qu'il croit savoir et se confronter à ce pays qui à tant à lui apprendre.

  • Qui se souvient de Lamartine ? Qu'il a été candidat à la première élection présidentielle française ? Qu'on lui doit le suffrage universel, l'abolition de la peine de mort en politique, la seconde abolition de l'esclavage, la conservation du drapeau tricolore et tant d'autres choses encore ? À la parution des Misérables, en 1862, Marianne de Lamartine, la discrète épouse du poète, qui a parfois tenu la plume pour lui, décide de prendre la parole pour défendre l'action de son mari résolu à se taire à tout jamais. Car, pour avoir récusé les Rouges comme les Royalistes, le candidat malheureux a pu mesurer combien nul n'est prophète en son pays.
    À la manière d'une feuilletoniste, Marianne de Lamartine nous raconte la vie du plus méconnu de nos hommes illustres, poète éclatant des Méditations de 1820 mais aussi historien et homme d'État. On croise les écrivains engagés de l'époque, au premier rang desquels Victor Hugo. Tous ou presque vont d'abord s'enthousiasmer pour cette révolution pacifique où semble enfin poindre la lumière, lumière qui dura ce que dure le printemps des peuples...

    Après son best-seller Mousseline la Sérieuse (prix littéraire des Princes et prix du Cercle de l'Union) et du très remarqué Une année folle (prix Napoléon Ier), Sylvie Yvert poursuit le roman vrai de notre histoire en retraçant la destinée d'une figure politique et littéraire qui se confond avec le génie français.

  • Assassins !

    Jean-Paul Delfino

    En 1897, la publication de J'accuse... !
    Et l'engagement d'Émile Zola dans l'affaire Dreyfus déclenchent des torrents de haine. Les attaques ne cessent de pleuvoir sur l'auteur des Rougon-Macquart, devenu la cible, entre autres, du fondateur de la Ligue antisémite de France et de La Libre Parole, Édouard Drumont.
    Lorsqu'en septembre 1902, Zola décède à son domicile d'une intoxication au monoxyde de carbone, sa mort, officiellement considérée comme accidentelle, ne permet pas d'écarter la piste de l'assassinat - le conduit de sa cheminée pourrait avoir été délibérément bouché - car le célèbre écrivain avait plus d'un ennemi.
    Depuis les moqueries dont il fut la cible sur les bancs de l'école, où il rencontra Cézanne, jusqu'à ses amours dans les bras d'une lingère accorte, Assassins ! revient sur la vie de l'homme derrière le mythe littéraire. En réponse aux dernières pensées du condamné, les suspects défilent sur la scène politique gangrénée par l'intolérance.

  • Ethan, adolescent new-yorkais, se prend d'affection pour madame Janik, sa voisine, qu'il voit chaque jour nourrir les pigeons dans la cour de l'immeuble. Ces deux solitaires pas à pas s'apprivoisent, et la vieille femme va accepter pour la première fois de lui dévoiler ce qu'elle a toujours tu.
    1913, Kalisz. Alors qu'elle se découvre enceinte, Katarzyna est contrainte de fuir sa Pologne natale pour les États-Unis. Modeste couturière du Lower East side, elle rencontre Isak, un jeune ambitieux, valeur montante de la pègre, qui s'éprend d'elle et accepte d'élever l'enfant comme le sien. Des années plus tard, le meurtre de Katarzyna conduit Edith à partir sur les traces de cette mère si secrète. Mais à l'aube de la Seconde Guerre mondiale, l'horreur est en chemin. Edith et les siens n'en sortiront pas indemnes.
    Le Fil rompu nous embarque de Poznan à New York, de Dresde à Lódz, dans une fresque romanesque époustouflante retraçant le parcours de trois femmes (Katarzyna, Edith et Magda) à travers le XXème siècle. Plongez au coeur d'une bouleversante histoire qui sort de l'ombre le destin d'une famille et délivre du silence les âmes emmurées.

  • Tout oppose Lise, la mère, et Cerise, la fille. Pourtant, elles cohabitent bon gré mal gré. Jusqu'au jour où Cerise a vent d'une étrange rumeur : elle aurait été adoptée. Et la source n'est autre que sa mère ! D'abord incrédule, puis choquée, elle en est presque soulagée, mais le répit est de courte durée. La mort d'Axel, ce père qu'elle adore, laisse les deux femmes en tête à tête, alors que Cerise apprend que la rumeur n'était qu'un mensonge. Mais pourquoi sa mère a-t-elle inventé pareille énormité ?
    J'ai failli te manquer est le roman à trois voix d'une famille où l'on se déchire avec élégance à défaut de se parler. Mais un jour surgit une inconnue dans l'équation, celle qui balaie le passé et apporte dans son sillage d'inespérées retrouvailles.
    Une fois encore, avec ses personnages aussi complexes qu'attachants, Lorraine Fouchet nous enchante. De la Bretagne à la Namibie elle nous transporte dans un tourbillon de rires et de larmes.

  • Tu étais un homme, mon père.
    Charles Vergely a tout juste dix-sept ans lorsqu'il s'engage dans la Résistance en juillet 1940. Il est arrêté le 10 mars 1941 par la police militaire allemande. Torturé, emprisonné, jugé de façon expéditive et condamné à mort avec six autres de ses camarades, Charles Vergely est d'abord incarcéré à la prison du Cherche-Midi où il a, entre autres voisins de cellule, Honoré d'Estienne d'Orves. Il est ensuite transféré à la prison de Fresnes, la " Filiale de l'Enfer ", puis déporté au camp de Rheinbach en juin 1942, où une partie des prisonniers finissent décapités à la hache. Au lendemain d'un bombardement qui ravage le camp, il rejoint celui de Ludwigsburg au terme d'une " marche de la mort " de quarante-cinq jours. Il y voit quotidiennement des hommes se faire exécuter, d'autres mourir de fatigue ou de faim. Lui-même ne pèse alors plus que trente-huit kilos. En février 1945, à la suite d'un autre bombardement, il est entassé avec une centaine d'hommes dans un wagon à bestiaux pour un ultime voyage vers la forteresse de Landsberg, une annexe du camp de Dachau, jusqu'à sa libération par les troupes alliées à la fin du mois de mai.

    Pierre Vergely est le fils de Charles. À propos de ce roman, il écrit : " Lorsque j'ai démarré la rédaction de l'histoire de mon père, je ne savais pas où je mettais les pieds. J'avais une idée du poids de l'Histoire, mais je n'avais encore jamais eu l'occasion de mesurer sa puissance, et j'ai découvert que derrière ce mot se cachent à la fois l'ensemble de toutes les vies du passé, mais aussi notre présent et les raisons de notre présence. Je pourrais clamer qu'avec ce livre j'ai tenté, en plus de rendre hommage à mon père, de célébrer la lutte pour la liberté, la défense de la justice, la dignité ou le sens du devoir, mais ce serait faux. Ce livre parle avant tout du courage. Du combat face à la peur. De cet acte qui, pour être authentique, consiste à joindre à l'élan total de l'esprit l'engagement entier du corps. "

  • Le miroir de Venise Nouv.

    Venise, quartier du Dorsoduro. 1560. Un tableau raconte avec une faconde singulière sa naissance dans l'atelier de maître Jacopo, dit le Tintoret, le petit teinturier. Cette toile magistrale, le maître de la couleur l'imagine aussi vaste que le campo Santa Margherita, avec des dizaines de personnages en mouvement comme lors d'un bal au palais des Doges. Le Spozalizio (Le Mariage de la vierge) est à l'origine le fruit d'une commande des frères Mineurs, qu'ils refuseront, mais l'oeuvre se forge un destin tumultueux, d'abord sur la Lagune, puis à Bergame et Ferrare. Sa vision de la société et des hommes du temps est d'autant plus mordante qu'il perçoit le monde en cinq dimensions et s'estime immortel. Outre le lien affectif à ses deux auteurs, le Tintoret et l'un de ses élèves flamands en formation à Venise, ses premières années vont être marquées par la rencontre décisive avec le Nonce Archinto et la belle Nicoletta, petite-nièce de Giorgione. Mais le bonheur de son séjour auprès de l'homme d'église est fugace, car il se trouve, auprès d'eux, pris dans le dédale d'une conspiration criminelle qui menace leur vie. Parviendront-ils à y échapper ? Rien n'est moins sûr !

  • Robert Desnos a vécu mille vies - écrivain, critique de cinéma, chroniqueur radio, résistant de la première heure -, sans jamais se départir de sa soif de liberté et d'amour. Pour révéler cette vie, aussi héroïque qu'engagée, Gaëlle Nohant a épousé les pas du poète, des Halles à Montparnasse, non sans quelques détours, à Cuba ou à Belle Ile. Comme si elle avait écouté les battements de son coeur dans l'atelier de la rue Blomet, s'était assise aux terrasses du Select ou du Flore en compagnie d'Antonin Artaud, de Prévert et d'Aragon ; avait tressailli en écoutant les anathèmes d'André Breton, fumé l'opium avec la chanteuse Yvonne George, et dansé des nuits entières aux côtés de Kiki et de Man Ray.
    Pour ce voyage avec Desnos, elle puise dans son oeuvre, sondant les âmes en medium, et comme lui, « parle surréaliste ». S'identifiant à Youki, le grand amour de Robert, elle l'accompagne jusqu'au bout du voyage, au camp de Terezín.
    Fabuleuse investigation littéraire, Légende d'un dormeur éveillé ressuscite quinze ans d'histoire, des années 1930 à l'Occupation. Une traversée du XXe siècle, vivante et tumultueuse, sur les traces d'un héros dont on ne peut que tomber amoureux.

  • La famille Malegarde est réunie à Paris pour fêter les 70 ans de Paul, le père, arboriste de renommée internationale. Sa femme Lauren prépare l'événement depuis deux ans, alors qu'importe les pluies diluviennes qui s'abattent sur la Ville Lumière et contrarient les retrouvailles. Mais Linden, le fils cadet, photographe charismatique, pressent que la redoutable crue de la Seine n'est pas la plus grande menace qui pèse sur l'unité de sa famille. Les secrets enfouis déferlent sous le ciel transpercé par les flots...
    Sentinelle de la pluie est un roman d'une rare intensité dramatique où Tatiana de Rosnay déploie une tension psychologique magnifiée par un cadre apocalyptique renversant. Elle fait surgir de l'ordinaire bouleversé, l'insubmersible pouvoir de l'amour et de la rédemption.

  • David, acteur à la carrière avortée, reçoit une demande inattendue : rendre visite à Elena, un flirt de jeunesse, atteinte d'un cancer incurable, et que sa vie sentimentale tumultueuse a isolée. Plus surprenant encore, ce service - rémunéré ! - émane d'une cousine d'Elena, Alexia, millionnaire dont la fortune provient des investissements immobiliers plus ou moins occultes de son ex-mari.
    Séduction et non-dits, mensonges et trahisons sont ici au rendez-vous. Les conversations entre David, Elena et Alexia tissent un huis clos d'où chacun devra tirer son épingle du jeu pour démêler le vrai du faux.
    Drôle, corrosif et malicieux, Dieu n'a pas que ça à faire passe au crible la complexité des rapports hommes-femmes, et pointe du doigt les paradoxes du lien social. On s'amuse à suivre les aventures de ce trio de coeurs brisés. Décapante, Lucía Etxebarria questionne sans détour la toxicité de certaines liaisons et l'érosion du sentiment amoureux. Elle plante ses banderilles là où ça fait mal et aucun stéréotype ne résiste à son humour dévastateur.

  • « Pour ceux qui ne te connaissaient pas, tu étais un homme politique imposant et sérieux.
    Pour moi, tu étais un papa souriant qui avait pour amis Charles de Gaulle, Saint-Exupéry ou André Malraux. Un papa pour lequel je suis devenue urgentiste. Tu m'as dit au téléphone la veille de ta mort que médecin c'était le plus beau métier du monde. Heureusement que tu n'as pas dit mannequin, ça m'aurait privée pour la vie de moelleux au chocolat. » Ainsi débute le livre de Lorraine Fouchet, donnant le ton de ce texte très personnel qui mêle confidences, humour et hommage à un acteur de l'histoire de France. Christian Fouchet (1911-1974) est une figure incontournable du gaullisme. Il rallie le Général deux heures après la capitulation, la veille de l'appel du 18 juin, et sera un de ses plus proches collaborateurs et amis. Aviateur, en 1945 il organise le regroupement des prisonniers français libérés des camps polonais. Il rejoint le RPF à sa création et devient député de la Seine. Il occupe divers postes ministériels importants : Affaires marocaines et tunisiennes en 1962, Éducation nationale. Ministre de l'Intérieur en 1968, il jouera un rôle capital pendant les journées de mai en évitant le bain de sang. Il décède d'un infarctus en 1974, alors que sa fille n'a que dix-sept ans.
    Près de quarante ans après la mort de son père, Lorraine Fouchet nous offre un témoignage touchant, sorte de dialogue entre un père et une fille à qui le destin a laissé le temps de s'aimer mais pas de se parler. Les souvenirs de l'auteur s'entrecroisent avec le récit de la vie politique de Christian Fouchet pour dresser le portrait intime et original d'un héros.

  • Alors que Dom est sur son ordinateur en pleine nuit, son jeu plante tout à coup. Au même moment, la sonnerie de l'entrée retentit et des bruits de voix résonnent dans l'appartement. S'il a l'espoir fou que sa mère soit enfin de retour après cinq ans d'absence, il se retrouve en réalité face aux médecins du SAMU qui tentent de faire repartir le coeur de son père. Que s'est-il passé ? Qui est la mystérieuse blonde qui passait la nuit avec lui et les a appelés ?
    Orphelin à quinze ans, Dom n'est pourtant pas au bout de ses peines. Parmi les condoléances, il reçoit la lettre d'un homme qui a connu ses parents en Argentine à la naissance de leur fille... Oui mais voilà, Dom est fils unique ! Il aurait donc une soeur ? Il ne lui en faut pas plus pour se décider.
    Accompagné de sa tante Tifenn, il quitte Paris et s'envole au bout du bout du bout du monde à la recherche de la vérité.
    De son écriture lumineuse, chatoyante et pleine de surprises, Lorraine Fouchet ne craint pas les épreuves que nous réserve l'existence, et nous apprend à les affronter pour profiter de toutes ses petites et grandes félicités. Une ode réjouissante à la vie !

  • Le jour où sa mère est partie, Leena s'est réfugiée dans le silence et les mots des auteurs qu'elle aime et dévore. Jeep, son frère, a préféré les rêves évanescents de la poudre.
    Après le décès de leur père, chacun va suivre son chemin pour tenter de se reconstruire. La jeune femme mutique débarque alors dans un village face à l'océan où elle achète une ancienne mercerie qu'elle va réhabiliter en librairie. Et lorsqu'au cours des travaux, Leena découvre un trésor caché depuis des décennies, elle tient enfin le moyen de renouer avec Jeep, dont la trace s'est perdue outre-Atlantique.
    De sa voix singulière où s'entremêlent souffle romanesque et poésie, Annabelle Combes dévoile en écho le parcours de deux égarés, leurs quêtes et leur renaissance.
    Roman solaire, La Calanque de l'Aviateur est une ode puissante aux mots qui vous marquent et vous bouleversent. Un chant d'amour aux livres qui libèrent.

  • En devenant romancière, Prune ignorait qu'elle serait aussi marieuse. Pourtant, grâce à l'un de ses livres, un couple va s'unir à Groix. Et elle est conviée à la noce. Elle qui s'était juré de ne plus jamais remettre les pieds sur l'île accepte. Il est peut-être temps de cesser de fuir. Sur place, fuir sera de toute façon impossible : une tempête retient les bateaux à quai. Les invités vont devoir se supporter plus longtemps que prévu... advienne que pourra !

    Que serait un mariage sans imprévus, petites vengeances familiales et rencontres sentimentales ? Certains sont là par affection, par politesse, ou pour ne pas dormir seuls. Mais cerné par la mer immense, chacun repartira transformé.

  • Ce livre - Dieu me pardonne ! - est un roman sur Dieu, sur son oeuvre, sur les hommes et sur rien.

    « Disons les choses avec simplicité, avec une espèce de naïveté : il me semble impossible que l'ordre de l'univers plongé dans le temps, avec ses lois et sa rigueur, soit le fruit du hasard.
    Du coup, le mal et la souffrance prennent un sens - inconnu de nous, bien sûr, mais, malgré tout, un sens. Du coup, je m'en remets à quelque chose d'énigmatique qui est très haut audessus de moi et dont je suis la créature et le jouet.
    Je ne suis pas loin de penser qu'il n'y a que l'insensé pour dire : « Il n'y a pas de Dieu. » Je crois en Dieu parce que le jour se lève tous les matins, parce qu'il y a une histoire et parce que je me fais une idée de Dieu dont je me demande d'où elle pourrait bien venir s'il n'y avait pas de Dieu. »

  • Jo vient de perdre Lou, l'amour de sa vie. Il est désormais seul sur l'île de Groix, leur île bretonne. Chez le notaire, entouré de ses enfants Cyrian et Sarah, avec lesquels ses rapports sont distendus, il découvre le testament de sa femme. Stupeur !
    Elle l'accuse (à tort !) de l'avoir trahie. Pourquoi ce mensonge ? Lou, mère dévouée et épouse amoureuse, lance un ultime défi à son « piroche ». Jo aura deux mois pour renouer avec Cyrian et Sarah et les rendre heureux. Mais entre une belle-fille rigide et jalouse, un fils sur la défensive, une petite-fille en mal de père et une fille cabossée par l'amour, il a du pain sur la planche.
    Chaque famille a son lot de secrets, de colères tues et de sourires entendus. Est-il jamais trop tard pour se retrouver et rattraper le temps perdu ? Avec Entre ciel et Lou on rit, on pleure, on s'engueule, et surtout, on s'aime ! Un roman aux effluves iodés à dévorer face à la mer.

  • Élevée dans le culte d'un père mort par accident, Chiara, 25 ans, apprend fortuitement que son père biologique vit à Groix en Bretagne. Ébranlée par cette révélation, Chiara part à sa recherche sur l'île aux grenats. Elle remplace la factrice pour s'intégrer à la communauté Groisillonne et mener son enquête en toute discrétion. Mais tout se complique lorsque la jeune femme apprend que deux frères Tonnerre ont croisé sa mère vingt-cinq ans plus tôt.
    Sur place, Chiara se lie d'amitié avec Urielle, une jeune groisillonne qui ne supporte plus le stress de Paris, et Perig, un vieux correspondant de presse dont le fils a disparu en mer. Alors que l'île l'envoûte et l'invite à rester, elle rencontre Gabin, un écrivain corse qui prête sa plume à des romanciers célèbres. Cette histoire d'amour inattendue s'épanouira-t-elle ?
    Un roman breton où la tendresse ne reste pas poste restante, où les liens du sang n'accusent pas réception, où le bateau du courrier apporte bien des surprises, et les boites aux lettres recèlent de lourds secrets.

  • Une année folle

    Sylvie Yvert

    Une année folle suit la vie de deux fidèles de Napoléon. L'un est militaire, l'autre est un homme politique. Ils sont issus de générations différentes, de milieux différents mais, par loyauté envers l'Empereur, lui ont fait allégeance durant l'intermède des Cent-Jours, avant d'être condamnés à mort au début de la Seconde Restauration.
    Avec trois régimes en un an, 1815 est peut-être une des périodes les plus spectaculaires de l'Histoire de France. Face à ces multiples changements, le peuple français, en état d'apesanteur, attend de voir de quel côté le pouvoir va retomber.
    Entre crises d'État, batailles homériques, trahisons et histoires d'amour, Sylvie Yvert revient avec une tragicomédie haute en couleur. À travers cette fable politique, elle démontre avec brio que la fidélité est bien mal récompensée, tandis que la trahison vaut un ministère. Un chassé-croisé rythmé, entre deux hommes de valeur et leurs femmes, qui épouse au plus près le calendrier des événements de cette folle époque...

  • Retour sur le destin hors du commun de Moishe Zakharovich Shagalov, pauvre gamin d'un shtetl russe, à qui André Malraux propose la rénovation du plafond du palais Garnier en 1964. Le peintre accepte, refusant d'être rémunéré pour ce qu'il considère comme la consécration ultime par son pays d'adoption. Les douze panneaux sont l'illustration éclatante de son énergie créatrice. Il a alors soixante-dix sept ans.
    Dès son arrivée à Paris en 1911 à l'âge de vingt-trois ans, Chagall n'aura de cesse de croire en ses rêves face aux échecs et aux drames qui viendront bouleverser le XXème siècle. À ses côtés, pendant trente-cinq ans et par-delà sa mort en 1944, son amour légendaire, Bella, qui fut sa muse, son modèle et sa première femme. Ils firent ensemble le choix absolu de la beauté, de la couleur et de l'art comme remparts face à l'adversité.

    Prêtant sa voix à Bella, l'éternelle fiancée qui survole ses compositions oniriques, Caroline Grimm revisite les toiles, comme autant d'expression des états d'âme du peintre. Invitation au voyage dans l'univers incomparable d'un artiste de génie, Ma double vie avec Chagall célèbre la gloire du coeur, credo du peinte et du couple. De Vitebsk à Paris en passant par Berlin et New York, l'histoire d'une passion flamboyante, à l'image des toiles du maître.

empty