Langue française

  • Mystérieusement absent de la campagne présidentielle, le thème de l'école ne va pas tarder à réapparaître dès que le nouveau président aura pris ses fonctions.
    Les principales questions débattues dans ce volume sont celles :
    - de la formation des maîtres (IUFM) ;
    - de l'apprentissage de la lecture ;
    - de l'enseignement des humanités ;
    - de la langue française/des langues régionales ;
    - de la réforme des universités ;
    - de l'autorité.
    Parmi les intervenants : Philippe Meirieu, François Bayrou, Daniel Bancel, Philippe Raynaud, Alain Bentolila, Jean-Pierre Rioux, Luc Ferry, Guy Carcassonne.

  • jamais l'accord sur les objectifs et les valeurs de l'éducation n'a été aussi large : tout le monde se retrouve dans l'idéal d'une éducation vraiment démocratique.
    mais jamais l'incertitude n'a été aussi grande quant aux moyens à employer pour y parvenir. les divisions font rage chez les professionnels de l'éducation. les uns souhaitent le retour à des pratiques qui, disent-ils, ont fait leurs preuves ; les autres s'efforcent d'adapter les discours et les pratiques à une réalité sociale nouvelle et confuse. l'effort des trois auteurs est ici de repenser radicalement le lien entre démocratie et éducation, en s'interrogeant cette fois sur les conditions de l'enseignement. car nous nous accordons tous pour dire que l'école doit transmettre des savoirs, mais nous ne savons plus quelle signification ce mot a aujourd'hui. qu'est-ce qu'un savoir dans un monde qui égalise toutes les convictions ? qu'est-ce que l'autorité dans un monde qui énonce l'égalité des individus ? qu'est-ce que la transmission dans un monde marqué par l'instantanéité et la coupure des générations ?
    tant que l'on n'aura pas posé ces questions, et qu'on ne leur aura pas trouvé d'éléments de réponse, on continuera à ne pas savoir ce qu'enseigner veut dire.

  • Attention : ceci n'est pas un manuel, un recueil de recettes à l'usage des parents angoissés. C'est autrement plus ambitieux et intéressant.
    Pour la première fois, un collectif de profs a décidé de rendre l'école compréhensible par ses usagers, d'ouvrir la boîte noire, de raconter ce qui se passe en coulisse, bref, de jouer à fond le jeu de la transparence. D'inviter ceux dont les enfants fréquentent l'école à pénétrer l'institution, à la regarder fonctionner - bien ou mal -, à comprendre sa logique et ses absurdités, ses réussites et ses impasses.
    L'histoire est toujours présente car on ne comprend rien au système scolaire si l'on ne comprend pas d'où il sort, de quelles décisions politiques il est la résultante, comment les objectifs et les méthodes sont nés et ont évolué, de quelle manière l'école, dès l'origine, a été voulue inégalitaire puis a tenté de s'ouvrir. Loin des querelles partisanes, des formules toutes faites, on découvre le comment et le pourquoi des mathématiques, les chemins de la lecture, de l'orthographe, les recherches en matière d'apprentissage, d'intelligence, les raisons de l'échec et de la réussite. Et l'on aboutit à des questions brûlantes : que peut, que doit l'école ? Qu'attendons- nous d'elle ? Le tri de quelques privilégiés ou la prise en charge de tous ?
    L'ouvrage sera postfacé par le président de la FCPE, première organisation de parents d'élèves.

  • En dépit des efforts destinés à le réformer, le système éducatif français est toujours en panne. Et pour cause : il continue de fonctionner d'après des objectifs qui méprisent les différences d'aptitudes des enfants. Or dès 3 ou 4 ans les plus démunis, les plus fragiles, les moins soutenus chez eux seront anéantis par l'école sans grande possibilité de récupérer une bonne image d'eux-mêmes.

    Afin de renoncer au mythe du petit écolier normalisé, Catherine et Guy Vermeil se penchent sur ce que l'on méconnaît trop souvent : le développement psychomoteur des enfants, la transmission des caractères héréditaires, l'influence de l'environnement et les rythmes biologiques.

    Ils nous disent aussi ce qui doit être amélioré dans l'organisation des premières années d'école et les programmes initiaux pour permettre aux enfants plus lents de progresser selon leurs capacités et donner à tous les mêmes chances de succès.



    Catherine Vermeil, docteur ès sciences, a dirigé pendant vingt ans une équipe au CNRS, poste d'observation privilégié pour évaluer les résultats de notre système d'enseignement.

    Guy Vermeil, pédiatre, s'est particulièrement intéressé aux difficultés scolaires de ses jeunes patients. Il a publié plusieurs livres et de nombreux articles sur ce thème.

  • Quand on parle d'école, en France, on parle comme au café du commerce. Pour la première fois, notre pays s'est doté, durant sept années, d'un outil d'évaluation sérieux rassemblant les meilleurs experts français et étrangers. Ils
    ont travaillé librement, sans souci de déplaire et sans langue de bois.
    Ce livre rassemble, de manière très lisible, les conclusions de ces recherches. Notre enseignement est-il égalitaireoe
    Le niveau baisse-t-il ou non ? Comment sont pris en charge les 20 % d'élèves en très grande diffi culté ? Que vaut l'orientation, est-elle scrupuleuse, est-elle sexiste ? Pourquoi les jeunes Français sont-ils, en Europe, les plus mauvais
    élèves en anglais ? Pourquoi le redoublement - spécialité de notre pays - est-il ineffi cace ? Pourquoi, alors que nous comptons parmi les cinq pays qui consacrent le plus d'argent à l'éducation, n'atteignons-nous qu'un niveau
    moyen de performance oe

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